Volodymyr Zelensky se félicite des "bons résultats" de son armée dans la région de Kherson – RTS.ch

Retrouvez-nous sur :
– Kiev a revendiqué vendredi de nouvelles avancées dans la région stratégique de Kherson, une ville du sud de l’Ukraine dont la Russie a entrepris d’évacuer la population civile. Le président ukrainien s’est félicité vendredi soir dans une vidéo des « bons résultats » de son armée dans cette région.
– L’Ukraine a accusé la Russie d’avoir miné un barrage hydro-électrique près de Kherson, dans le sud du pays, en vue de provoquer une « catastrophe » dans cette région. Moscou a commencé à évacuer la population civile face à l’avancée des troupes de Kiev.
– Des militaires iraniens se trouvent « sur le terrain en Crimée » pour aider les forces russes à mener des attaques à l’aide de drones de fabrication iranienne en Ukraine, a affirmé la Maison Blanche. La Russie et l’Iran ont fermement démenti mercredi soir à l’ONU toute fourniture par Téhéran de drones armés à Moscou dans sa guerre en Ukraine.
– Les Etats membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur des sanctions contre trois individus ainsi qu’une entité fournissant à la Russie des drones iraniens utilisés en Ukraine, a annoncé jeudi la présidence tchèque de l’UE.
– Ignazio Cassis a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de sa visite surprise en Ukraine jeudi. A la tête d’une délégation, le président de la Confédération a notamment évoqué la reconstruction de l’Ukraine et l’aide suisse aux civils.
Suivi assuré par RTSinfo
01h00
Le suivi de la journée de samedi
23h15
Les Européens réclament une enquête de l'ONU sur les drones iraniens en Ukraine
21h20
Aucune preuve d'une volonté de la Russie à mettre fin à son agression de l'Ukraine
20h30
Volodymyr Zelensky se félicite des "bons résultats" de son armée dans la région de Kherson
19h30
L'Ukraine accuse la Russie de retarder les exportations de céréales
17h15
La Biélorussie affirme "ne pas avoir besoin de la guerre"
16h05
Moscou dénonce 4 morts, dont 2 journalistes, lors d'une frappe à Kherson
16h00
L'Ukraine affirme avoir repris 88 localités dans la région de Kherson
15h50
Le ministre russe de la Défense parle avec son homologue américain
15h40
L'UE prévoit une aide de 1,5 milliard d'euros par mois pour l'Ukraine
15h30
La "vérité" sur Nord Stream "surprendrait" les Européens
13h55
La Russie prépare la "forteresse" de Kherson
12h45
Les pays baltes réclament un tribunal spécial
12h10
Le Kremlin n'attend "aucune sagesse politique" au Royaume-Uni
11h55
Le Kremlin condamne l'arrestation de deux Russes en Europe
11h00
Ignazio Cassis en Moldavie
09h30
4800 Ukrainiens et Ukrainiennes ont trouvé un emploi en Suisse
09h10
Moscou dénonce des bombardements durant les évacuations de Kherson
08h30
Des milieux religieux russes défavorables à la guerre
07h15
A Kherson, le risque d'une sanglante retraite des Russes
06h00
Kiev accuse les Russes d'avoir miné un barrage près de Kherson
VENDREDI 21 OCTOBRE
La Finlande veut son nouveau rideau de fer
21h50
Israël préoccupé au sujet des liens militaires irano-russes
20h30
Des soldats iraniens aident la Russie en Crimée, selon Washington
20h00
Ignazio Cassis a parlé de reconstruction et d'aide aux civils
19h20
Londres se joint aux sanctions de l'UE contre l'Iran
18h50
La Russie clame qu'elle "ne perdra jamais" devant l'ONU
18h20
La Russie discute avec le CICR de l'accès aux prisonniers de guerre
17h35
A Kiev, Cassis et Zelensky évoquent l'aide humanitaire en Ukraine
16h30
L'occupation russe annonce 15'000 évacuations à Kherson
16h10
L'Ukraine inquiète d'une possible offensive russe via la Biélorussie
14h45
Réponse de l'UE saluée par Kiev, démentie par l'Iran
14h30
Le fils d'un responsable russe arrêté en Italie
14h15
Sanctions de l'UE contre l'Iran
14h00
L'armée de l'air russe patrouille sur la frontière biélorusse
13h45
L'Ukraine limite la consommation d'électricité de sa population
13h20
L'UE est "partie au conflit", selon Moscou
12h30
Kherson, une défaite à venir lourde de conséquence pour la Russie?
12h10
Pour Joe Biden, Vladimir Poutine se trouve dans une "situation incroyablement difficile"
10h15
Les besoins financiers de l'Ukraine d'ici la fin de l'année "pratiquement couverts"
09h40
L'hiver va compliquer la tâche des belligérants en Ukraine
09h30
Olaf Scholz: la "tactique de la terre brûlée" menée par la Russie renforce l'Ukraine
08h50
Visite surprise d'Ignazio Cassis à Kiev
08h30
Libéré après 3 mois de détention, un jeune Ukrainien témoigne
06h00
Russie et Iran nient l'usage de drones d'attaque iraniens devant l'ONU
JEUDI 20 OCTOBRE
Retour sur les événements de mercredi
>> Le suivi de la journée de samedi: Des coupures de courant dans plusieurs régions d’Ukraine après de nouvelles frappes
La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont réclamé vendredi, dans un courrier adressé à l’ONU, une enquête « impartiale » sur les drones iraniens fournis selon les Occidentaux à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine.
« Une enquête de l’équipe du secrétariat de l’ONU chargée de la mise en oeuvre de la résolution du Conseil de sécurité 2231 serait la bienvenue et nous sommes disposés à soutenir le travail du secrétariat pour mener son enquête technique et impartiale », note la lettre adressée au Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
La résolution 2231 de 2015 encadre le désormais moribond accord sur le nucléaire civil iranien entre Téhéran, la Russie, la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, qui prévoyait à l’époque une levée progressive des sanctions économiques contre l’Iran.
L’Union européenne, qui a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran, a assuré cette semaine disposer de « suffisamment de preuves ». Moscou et Téhéran ont fermement nié, mercredi à l’issue d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, tout partenariat sur ces armes, des drones Shahed-136 et Shahed-131.
Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré vendredi qu’il n’avait aucune preuve démontrant la volonté de la Russie à mettre fin à son agression envers l’Ukraine, ajoutant que Moscou semblait plutôt s’orienter dans la direction opposée.
Antony Blinken a expliqué que Washington envisagerait tous les moyens de parvenir à une issue diplomatique s’il entrevoyait une telle possibilité.
Plus tôt dans la journée, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe Sergueï Choïgou.
Le président ukrainien s’est félicité vendredi des « bons résultats » de son armée face aux troupes russes dans la région de Kherson, dans le sud du pays, où Kiev revendique avoir repris des dizaines de localités et récupéré des armes russes.
« Merci aux soldats de la 60e brigade d’infanterie séparée, dont les unités affichent de bons résultats dans la région de Kherson », a indiqué Volodymyr Zelensky dans une vidéo, annonçant la capture de plus de 30 blindés, d’un millier de projectiles pour chars et de trois pièces d’artillerie.
>> Lire aussi: A Kherson, le risque d’une sanglante retraite des Russes traversant le Dniepr
Kherson est la première ville importante à avoir été prise par les forces russes au début de leur offensive.
L’administration prorusse prévoit d’évacuer « 50’000 à 60’000 » personnes en quelques jours.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de retarder « délibérément » le passage des navires chargés de céréales ukrainiennes, un approvisionnement vital pour de nombreux pays d’Afrique et d’Asie.
« Plus de 150 navires sont dans une file d’attente pour remplir les obligations contractuelles d’approvisionnement de nos produits agricoles. Il s’agit d’une file d’attente artificielle, apparue uniquement parce que la Russie retarde délibérément le passage des navires », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo, sans préciser de quoi il accusait Moscou.
La Biélorussie « n’a pas besoin de la guerre », a affirmé son président Alexandre Loukachenko, allié de Moscou, alors que son pays a créé une force militaire commune avec la Russie, laissant craindre une intervention directe dans le conflit en Ukraine.
« Aujourd’hui, nous n’avons l’intention d’aller nulle part. Il n’y a pas de guerre à ce stade », a-t-il martelé lors de la visite d’un centre d’entraînement militaire.
Le pays a servi de base arrière aux troupes russes pour leur offensive contre l’Ukraine fin février, mais l’armée biélorusse n’a pas pris part jusqu’à présent aux combats sur le territoire ukrainien.
Minsk a affirmé par ailleurs que la force militaire commune lancée avec Moscou ces derniers jours avait uniquement un but « défensif ».
Les autorités russes ont annoncé la mort de quatre personnes, dont deux journalistes, lors d’un bombardement nocturne sur un pont de Kherson, une ville sous occupation russe dans le sud de l’Ukraine, Kiev démentant avoir mené cette frappe.
Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe, en charge des principales investigations criminelles, a affirmé qu’une « colonne de civils » avait subi un bombardement ukrainien alors qu’elle franchissait le fleuve Dniepr qui borde Kherson. Des évacuations y sont en cours face à l’avancée de l’armée ukrainienne.
Selon cette source, au moins quatre personnes ont été tuées, « dont deux journalistes qui se trouvaient avec la population », et 13 autres personnes blessées. Aucun détail n’a été donné à ce stade sur l’identité des journalistes tués.
Pour sa part, un responsable russe sur place, Alexandre Malkevitch, a lui affirmé à la chaîne de télévision Rossiya-24 qu’un journaliste avait été tué et dix autres blessés lors de cette frappe dans la nuit de jeudi à vendredi, sans davantage de détails.
L’armée ukrainienne nie avoir visé des civils
Les autorités d’occupation russes de la région ont accusé Kiev d’avoir visé lors de ce bombardement le pont Antonovski, sur le fleuve Dniepr, utilisé pour des évacuations.
L’armée ukrainienne a rapidement nié avoir visé des civils: « Nous ne touchons pas les infrastructures essentielles, nous ne touchons pas les localités pacifiques et la population locale », a affirmé à la télévision ukrainienne la porte-parole du commandement Sud de l’armée, Natalia Goumeniouk.
« Nous appelons l’ONU, l’UE et d’autres organisations à organiser une mission d’observation internationale de Kakhovka. Des experts internationaux doivent arriver immédiatement (sur le site), ainsi que le personnel ukrainien », a exhorté le Premier ministre, Denys Chmygal, lors d’une réunion du gouvernement.
L’Ukraine a affirmé avoir repris 88 localités aux forces russes dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, au moment où l’administration d’occupation prorusse évacue des milliers de civils face à cette poussée.
Un précédent bilan, le 13 octobre dernier, faisait état de 75 villes et villages repris par Kiev.
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s’est entretenu au téléphone avec son homologue américain, Lloyd Austin, a annoncé Moscou. C’est la deuxième conversation entre les deux hommes depuis le début du conflit en Ukraine.
« Plusieurs questions d’actualité de sécurité internationale, dont la situation en Ukraine, ont été abordées » lors de cet échange, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.
Lloyd Austin a souligné « l’importance du maintien de canaux de communication » dans le contexte de la guerre en Ukraine, selon le ministère américain de la Défense. Le Pentagone n’a pas donné d’autres détails sur leur conversation. Le ministre américain a également parlé avec son homologue ukrainien Oleksiï Reznikov, réitérant « l’engagement inébranlable des Etats-Unis à soutenir la capacité de l’Ukraine à contrer l’agression de la Russie ».
L’Union européenne projette de fournir une aide de 1,5 milliard d’euros par mois à l’Ukraine en 2023 pour soutenir ce pays en guerre, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l’issue d’un sommet des 27.
« Cela donnera donc un chiffre global de 18 milliards pour l’année prochaine (…), un flux de revenus prévisibles, stables et fiables », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « Nous avons chargé les ministres des Finances de développer le mécanisme approprié », a-t-elle précisé.
De son côté, Kiev évalue à entre 3 et 4 milliards d’euros les besoins de financement mensuels du gouvernement. Ces milliards devraient être financés par l’UE, les Américains et les institutions financières internationales, a précisé Ursula von der Leyen.
Dans les conclusions du sommet, les 27 plaident pour un déblocage rapide des trois milliards d’euros restants d’un paquet d’aide de 9 milliards pour 2022 annoncé en mai. Cette « assistance macrofinancière » prend la forme de prêts à long terme assortis de conditions très favorables. Les leaders appellent aussi la Commission à concevoir une « solution plus structurelle ».
Le Kremlin a assuré que les Européens seraient « surpris » de savoir la « vérité » sur les explosions à l’origine le mois dernier des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, construits pour acheminer le gaz russe en Europe.
La Russie a exigé à plusieurs reprises d’être intégrée à l’enquête internationale sur ces fuites survenues en plein conflit en Ukraine et sur fond de lutte gazière entre la Russie et l’Union européenne.
Le président russe Vladimir Poutine avait estimé le 12 octobre qu’il s’agissait d’un acte de « terrorisme international » profitant aux Etats-Unis, à la Pologne ainsi qu’à l’Ukraine et la diplomatie russe a appelé le président américain Joe Biden à révéler si son pays était responsable de ces explosions.
Les gazoducs Nord Stream étaient au centre d’une controverse géopolitique avant même le conflit en Ukraine, Kiev et Washington s’opposant à leur construction qui accentue, selon eux, la dépendance européenne au gaz russe.
Les séparatistes prorusses ont déclaré être en train de faire une « forteresse » de la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, dont la Russie évacue les habitants face à l’avancée des forces de Kiev.
Le responsable adjoint en charge de l’occupation russe à Kherson, Kirill Stremoussov, a accusé les forces ukrainiennes d’avoir tué quatre personnes en bombardant le pont Antonovski, enjambant le Dniepr, utilisé pour les évacuations face à l’avancée des forces ukrainiennes.
« La ville de Kherson, comme une forteresse, prépare sa défense », a-t-il ajouté sur Telegram.
La télévision russe a diffusé des images d’une voiture endommagée et d’un embouteillage de véhicules attendant pour traverser le fleuve.
Les pays baltes ont réclamé la mise en place d’un tribunal spécial pour juger les « crimes d’agression » contre l’Ukraine commis par la Russie, reprenant ainsi une demande de Kiev, au second jour d’un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
« Nous devons absolument discuter de la réponse légale aux crimes d’agression qui ont été commis, et de la mise en place d’un tribunal spécial pour les poursuivre », a déclaré la Première ministre estonienne Kaja Kallas.
« Les crimes de guerre sont du ressort de la Cour pénale internationale, mais les crimes d’agression ne peuvent être jugés que par un tribunal spécial, et je pense que l’Union européenne pourrait être un leader pour aller dans ce sens », a-t-elle poursuivi.
« Nous avons entendu le président ukrainien parler des actes terroristes que la Russie commet en Ukraine », a-t-elle ajouté, au lendemain d’une intervention de Volodymyr Zelensky par visioconférence au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.
Le Kremlin a dit ne s’attendre à « aucune sagesse politique » de la part des dirigeants britanniques au lendemain de la démission de la Première ministre Liz Truss
« Il n’est pas nécessaire d’attendre une quelconque perspicacité ou sagesse politique de quiconque au sein de l’Occident collectif, y compris de la part de Grande-Bretagne », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant que la succession de Liz Truss relevait d’une « affaire interne au Royaume-Uni ».
>> Lire aussi: Début d’une campagne-éclair pour déterminer le successeur de Liz Truss
Le Kremlin a fustigé l’arrestation de deux ressortissants russes en Italie et en Allemagne, à la demande de Washington qui les accuse d’avoir vendu illégalement des technologies américaines à des entreprises d’armements en Russie.
« Nous condamnons de telles arrestations de citoyens russes », a réagi le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, promettant de « tout faire » pour défendre les intéressés. L’un d’entre eux, Artiom Ouss, arrêté lundi à Milan, est le fils d’un haut responsable politique russe.
Le président de la Confédération Ignazio Cassis se trouve en Moldavie ce vendredi. Il doit s’entretenir à Chisinau avec la présidente Maia Sandu des conséquences de la guerre en Ukraine voisine sur son pays et notamment de la situation humanitaire.
Le Tessinois rentrera ensuite en Suisse, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères.
Ignazio Cassis a effectué une visite en Ukraine jeudi. A la tête d’une délégation, il a rencontré le président Volodymyr Zelensky et a notamment évoqué la reconstruction de l’Ukraine et l’aide suisse aux civils. L’aide humanitaire et le soutien à la reconstruction sont nécessaires pour faire face à l’hiver et à la période qui suivra, a déclaré le Tessinois sur Twitter.
Le président de la Confédération participera mardi à Berlin à la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine. Celle-ci se tient sous la houlette de la présidence allemande du G7 et de la commission européenne.
Au total, 13% des réfugiés ukrainiens en âge de travailler ont trouvé un emploi en Suisse, ce qui représente près de 4800 personnes, selon les derniers chiffres du Secrétariat d’Etat aux migrations. L’intégration professionnelle des Ukrainiennes et Ukrainiens progresse donc, mais lentement, avec notamment la difficulté de la langue.
Le magazine 15 Minutes de la RTS a suivi un cours de français pour migrants à Fribourg. Dans cette classe, une quinzaine d’Ukrainiennes et un seul homme. La plupart sont arrivés récemment en Suisse. En ligne de mire, il y a l’intégration professionnelle, mais ce n’est pas toujours simple.
Selon Etienne Guerry, du service de l’action sociale du canton de Fribourg, « ça se passe plus lentement que ce qu’on pourrait s’attendre. D’abord, des personnes sont complètement débutantes en français et en allemand. Ensuite, ces gens ont eu une migration forcée, ce qui signifie que ce n’est pas dans leur projet de s’intégrer durablement en Suisse. En plus, on a principalement des femmes avec des enfants et les solutions de garde sont limitées, tout en sachant, pour finir, que l’intégration des personnes avec un permis S n’est pas une obligation ».
>> Ecouter le reportage de La Matinale:

13% des réfugiés ukrainiens en âge de travailler ont trouvé un emploi en Suisse [PETER SCHNEIDER - KEYSTONE]PETER SCHNEIDER – KEYSTONE

13% des réfugiés ukrainiens en âge de travailler ont trouvé un emploi en Suisse / La Matinale / 2 min. / hier à 06:30


Les autorités prorusses de la région méridionale de Kherson ont accusé les forces de Kiev d’avoir tué quatre personnes en bombardant le pont Antonovski reliant les rives nord et sud du fleuve Dniepr, utilisé pour des évacuations.
« Quatre personnes ont été tuées », a indiqué sur Telegram Kirill Stremooussov, le chef adjoint de l’occupation russe à Kherson. « La ville de Kherson, comme une forteresse, prépare sa défense », a-t-il ajouté.
L’administration russe d’occupation avait affirmé plus tôt que Kiev avait tiré « 12 (roquettes de longue portée) HIMARS sur un point de passage de civils près du pont Antonovski » et que la défense antiaérienne russe en avait abattu onze.
En Russie, une première condamnation pénale vient de tomber sur un opposant à la guerre pour des motifs religieux. Le Père Nikander Pinchuk, un prêtre orthodoxe, sera astreint à payer une amende de 100’000 roubles, l’équivalent pour lui de six mois et demi de salaire. En plus, c’est une condamnation pénale, ce qui lui vaut un casier judiciaire. Une prochaine condamnation serait donc beaucoup plus sévère.
Son crime est d’avoir posté un message de 134 mots sur un réseau social russe dénonçant l’invasion de l’Ukraine « par les hordes de l’Antéchrist ». Tous les religieux russes ne suivent en effet pas le patriarche Kirill, fidèle soutien de Vladimir Poutine. Le prêtre condamné fait d’ailleurs partie d’une branche de l’Eglise orthodoxe qui a refusé de rejoindre le patriarcat de Moscou après l’effondrement de l’URSS. Un patriarcat de Moscou, donc, très lié au Kremlin.
D’autres leaders religieux ont choisi de fuir la Russie pour conserver leur liberté de parole, comme le grand rabbin de Moscou, le primat de l’Eglise luthérienne de Russie ou la députée communiste protestante Nina Beliaïéva, qui a affirmé lors d’une séance de sa municipalité que cette guerre n’était pas légitime et n’avait rien de chrétien.
Une minorité de prêtres orthodoxes liés au patriarcat de Moscou a aussi le courage de prendre la parole. Le Père Nicolaï Platonov a par exemple demandé en avril à être relevé de toute fonction, conscient qu’une de ses vidéos publiées sur YouTube allait lui attirer des ennuis.
Il y dénonce l’attitude du patriarche Kirill, ainsi que la pression sur les paroisses pour faire des quêtes en faveur de l’armée russe. Il va jusqu’à mettre en garde ses concitoyens: « Fuyez, fuyez, dit-il. Un homme fou est au pouvoir. Sur l’autel de sa vanité, il sacrifiera des centaines de milliers de personnes… vos enfants et les enfants d’un Etat voisin. »
A Kherson, dans le sud de l’Ukraine, la situation apparaît de plus en plus précaire pour les forces du Kremlin. Si les autorités ont commencé à évacuer la population de la ville, le temps semble surtout compté pour les soldats positionnés sur la rive droite du fleuve Dniepr. Avec l’ensemble des ponts endommagés, une retraite serait très difficile.
Selon les estimations, des dizaines de milliers de soldats russes demeurent sur le flanc ouest du fleuve. Problème, depuis les mois de juillet et d’août, l’armée ukrainienne a consciencieusement bombardé les ponts qui permettent de traverser le Dniepr. Les deux principaux points de passage, le pont Antonovsky, à l’est de la ville et, plus en amont, le pont routier de la centrale hydroélectrique de Nova Kakhovka, sont ainsi devenus impraticables.
Les troupes russes présentes sur la rive droite du fleuve (ouest) se sont retrouvées coupées de possibilités de ravitaillement efficaces en provenance du sud, spécialement de Crimée. Le commandement russe a bien sûr mis en place un schéma alternatif, composé de ferrys et de ponts flottants, mais l’ensemble du dispositif reste à la merci des troupes ukrainiennes.
>> Plus de détails: A Kherson, le risque d’une sanglante retraite des Russes traversant le Dniepr
L’Ukraine a accusé la Russie d’avoir miné un barrage hydro-électrique près de Kherson, dans le sud du pays, alors que Moscou a commencé à évacuer la population civile face à l’avancée des troupes de Kiev.
« La Russie prépare consciemment le terrain pour une catastrophe de grande ampleur dans le sud de l’Ukraine », a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à distance devant le Conseil de l’Union européenne.
Selon lui, les forces russes « ont miné le barrage et les unités de la centrale hydroélectrique de Kakhovka », une des plus grandes infrastructures de ce type en Ukraine. Si le barrage explose, « plus de 80 localités, dont Kherson, se retrouveront dans la zone d’inondation rapide », s’est-il alarmé.
« Cela pourrait détruire l’approvisionnement en eau d’une grande partie du sud de l’Ukraine » et affecter le refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia, qui puise son eau dans ce lac artificiel de 18 millions de mètres cubes, a ajouté Volodymyr Zelensky.
Le but de la Russie est d’arrêter l’avancée des troupes ukrainiennes dans la région et de protéger les forces russes, a estimé sur Twitter un des conseillers de la présidence.
L’administration russe de la région de Kherson a assuré que les évacuations de civils avaient débuté, avec jeudi 15’000 personnes évacuées de ce territoire annexé par Moscou. Elle prévoit d’en déplacer « 50’000 à 60’000 » en quelques jours sur l’autre rive du Dniepr.
Un ouvrage clé pour alimenter la Crimée
Le barrage hydroélectrique de Kakhovka, dans le Sud de l’Ukraine, permet notamment d’alimenter en eau la péninsule de Crimée, annexée par Moscou.
Aménagé sur le fleuve Dniepr, l’ouvrage en partie en béton et en terre, mesure 16 mètres de haut et 3850 mètres de long. Il s’agit de l’une des plus grandes infrastructures de ce type en Ukraine.
Selon le site internet de la société ukrainienne exploitante, Ukrgidroenergo, la puissance de la centrale hydroélectrique est de 334,8 mégawatt (MW).
Construit en 1956, pendant la période soviétique, le barrage hydroélectrique de Kakhovka permet d’envoyer de l’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui part du sud de l’Ukraine et traverse toute la péninsule de Crimée.
Plus de 30 ans après la fin de la Guerre froide, la Finlande prévoit d’ériger des dizaines de kilomètres de barrières et de barbelés à sa frontière avec la Russie.
En pleine adhésion à l’Otan, la Première ministre Sanna Marin a annoncé cette semaine disposer d’un large soutien au Parlement pour installer de hautes clôtures métalliques sur 10 à 20% de sa frontière de près de 1300 kilomètres avec la Russie, un chantier à plusieurs centaines de millions d’euros.
Actuellement, et même au temps de l’URSS, la Finlande n’a que de maigres clôtures existantes en bois, principalement conçues pour éviter que le bétail ne franchisse la limite.
Helsinki veut aujourd’hui construire des barrières plus hautes, faites d’un grillage solide et surmontées de barbelés courant le long d’une route. Officiellement pour se protéger d’un scénario d’afflux migratoire, comme à la frontière entre la Biélorussie et l’Union européenne l’an dernier.
Depuis l’ordre de mobilisation pour la guerre en Ukraine du président Vladimir Poutine en septembre, la Finlande a connu un afflux de citoyens russes, jusqu’à ce que le pays ne décide de sévir et restreigne drastiquement les entrées.
La clôture ne couvrira pas la totalité de la frontière, qui se trouve en grande partie sur des terrains boisés et éloignés des zones habitées. Mais selon les gardes-frontières, elle aidera à détecter de grands groupes et concentrer les intrusions à des zones plus petites et plus gérables.
Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid s’est dit « profondément inquiet » au sujet des liens militaires entre l’Iran et la Russie lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba.
Lors de cette conversation téléphonique, Yaïr Lapid a été « informé des derniers développements de la guerre en Ukraine et a souligné qu’Israël se tient aux côtés du peuple ukrainien », selon un communiqué de son bureau.
Des militaires iraniens se trouvent « sur le terrain en Crimée » pour aider les forces russes à mener des attaques à l’aide de drones de fabrication iranienne en Ukraine, a affirmé la Maison Blanche.
« Aujourd’hui, nous pouvons confirmer que des soldats russes basés en Crimée ont piloté des drones iraniens, les utilisant pour mener des frappes en Ukraine, y compris sur Kiev ces derniers jours », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la présidence américaine John Kirby.
« La Russie a reçu des dizaines de drones jusqu’ici et va continuer à en recevoir », a poursuivi le porte-parole, soulignant que les Etats-Unis craignaient que la Russie cherche désormais à acquérir des armes conventionnelles iraniennes, comme des missiles sol-sol, pour les utiliser en Ukraine.
John Kirby a précisé que les Iraniens présents sur le territoire ukrainien étaient des formateurs et des techniciens et que les frappes, qui ont gravement endommagé les infrastructures ukrainiennes, avaient été menées par des soldats russes. « Téhéran est maintenant directement engagé sur le terrain », a-t-il insisté.
Ignazio Cassis a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de sa visite surprise en Ukraine jeudi. A la tête d’une délégation, le président de la Confédération a notamment évoqué la reconstruction de l’Ukraine et l’aide suisse aux civils.
>> Voir le reportage du 19h30
>> Lire aussi: En visite à Kiev, Ignazio Cassis évoque l’aide humanitaire en Ukraine avec Zelensky
Londres a annoncé imposer de nouvelles sanctions contre l’Iran visant trois généraux et une entreprise d’armements « responsables de fournir à la Russie des drones kamikazes » pour bombarder l’Ukraine.
Le Royaume-Uni se joint ainsi aux Etats membres de l’Union européenne (UE) qui ont adopté jeudi des sanctions. « En fournissant ces drones, l’Iran se montre activement belliqueux, profitant des attaques odieuses de la Russie contre des civils ukrainiens », critique le gouvernement britannique dans un communiqué.
« Battre la Russie sur le champ de bataille ne pourra jamais être atteint », a déclaré jeudi l’ambassadeur russe à l’ONU à Genève Guennadi Gatilov, critiquant aux passage les Etats-Unis qui n’auraient « retenu aucun enseignement » de la crise des missiles à Cuba il y a 60 ans.
Il a accusé Washington et l’Union européenne de pousser l’Ukraine à poursuivre la guerre contre son pays. « La Russie souhaiterait s’engager en faveur d’une solution politique », a affirmé Guennadi Gatilov.
>> Ecouter le sujet consacré au discours de Guennadi Gatilov dans Forum:

L'ambassadeur de la Russie Guennadi Gatilov donne une conférence de presse aux Nations Unies [RTS]

L’ambassadeur de la Russie Guennadi Gatilov donne une conférence de presse aux Nations Unies / Forum / 4 min. / jeudi à 18:00

Visites systématiques impossibles
La Russie dit également « travailler » à des visites du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) auprès des prisonniers de guerre ukrainiens. Cinq à six ont déjà eu lieu. Mais il n’est « pas possible » d’organiser des visites auprès de plus de 6000 détenus, a-t-il insisté. « Nous faisons le mieux que nous pouvons », a-t-il ajouté, niant les accusations de mauvais traitements.
Guennadi Gatilov demande une « réciprocité » de la part de l’Ukraine, où les détenus russes sont torturés selon lui. Le CICR a de son côté récemment appelé les parties à garantir des visites auprès de tous les prisonniers de guerre liés à ce conflit.
Guennadi Gatilov a enfin averti que Moscou pourrait ne pas reconduire l’accord sur l’exportation des céréales depuis les ports ukrainiens, en vigueur depuis juillet dernier pour quatre mois. Il déplore encore des obstacles à l’exportation de céréales et d’engrais depuis la Russie.
La Russie a affirmé que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait l’autorisation de visiter la prison d’Olenivka, contrôlée par la Russie dans l’est de l’Ukraine, où des dizaines de prisonniers de guerre ukrainiens sont morts dans des circonstances non élucidées en juillet, mais que ces visites étaient bloquées par la situation sécuritaire.
« Il n’est pas facile d’assurer le type de sécurité » réclamé par le CICR, « car les bombardements se poursuivent », a expliqué Guennadi Gatilov, ambassadeur de Russie à Genève.
Depuis la semaine dernière, Kiev accuse le CICR d' »inaction » à l’égard des prisonniers ukrainiens détenus par la Russie, et affirme que l’absence de visites expose les prisonniers au risque de torture.
Le CICR a quant à lui déclaré qu’il partageait la frustration des autorités ukrainiennes, mais que ces visites n’étaient possibles qu’avec une autorisation et des garanties de sécurité. L’organisation a exhorté les deux parties à faciliter l’accès à leurs prisonniers de guerre et a exprimé sa préoccupation particulière concernant le manque d’accès à la prison d’Olenivka.
Ignazio Cassis a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de sa visite surprise en Ukraine. Le président de la Confédération a témoigné sa solidarité avec le peuple ukrainien, a-t-il tweeté.
>> Lire: En visite à Kiev, Ignazio Cassis évoque l’aide humanitaire en Ukraine avec Zelensky

Contenu externe
Ce contenu externe ne peut pas être affiché car il est susceptible d’utiliser des cookies. Pour voir ce contenu vous devez autoriser les cookies.

« Nous nous sommes entretenus sur les besoins humanitaires et l’assistance suisse en faveur de l’Ukraine dans un cadre bilatéral et multilatéral », précise le conseiller fédéral sur son compte Twitter.
On l’y voit sur des photos saluant Volodymyr Zelensky et assis autour d’une table avec une douzaine de personnes, dont notamment Patricia Danzi, responsable de la Direction du développement et de la coopération (DDC).
>> Les précisions de Forum:

Visite surprise d'Ignazio Cassis à Kiev pour observer la situation sur place [RTS]

Visite surprise d’Ignazio Cassis à Kiev pour observer la situation sur place / Forum / 2 min. / jeudi à 18:00

Les incertitudes qui entourent l’accord d’exportation de céréales ukrainiennes a déjà fait remonter le prix de certains produits, a mis en garde l’ONU, appelant à la prolongation de l’accord afin d’en préserver les effets bénéfiques pour la sécurité alimentaire.
« Lorsqu’il n’y a pas de clarté, personne ne sait ce qui va se passer, et la spéculation et l’accumulation prennent le dessus », a déclaré Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), dans un communiqué accompagnant un rapport de ses services faisant le point sur l’Initiative de la mer Noire en faveur des céréales (BSGI).
Des tractations sont en cours avec la Russie, qui se plaint de ne pas trouver son compte dans les accords signés par Moscou et Kiev le 22 juillet dernier sous l’égide de l’ONU et de la Turquie.
L’administration d’occupation russe de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, a affirmé que 15’000 personnes avaient été évacuées de ce territoire annexé par Moscou, face à l’avancée des troupes ukrainiennes.
« L’évacuation dans le calme des habitants de la région de Kherson se poursuit », a affirmé sur Telegram un responsable prorusse. Il précise que ces 15’000 personnes se sont réfugiées sur la rive gauche du fleuve Dniepr, qui borde Kherson.
Les autorités d’occupation russes de la région avaient annoncé mercredi le début des évacuations, Kiev dénonçant ces mesures comme une « déportation » de civils vers la Russie.
L’armée ukrainienne s’est dit préoccupée de la « menace croissante » d’une nouvelle offensive russe depuis la Biélorussie, son voisin au nord, dont le territoire a servi de base arrière aux forces russes pour leur invasion de l’Ukraine fin février.
« La rhétorique agressive des dirigeants militaires et politiques de la Russie et de la Biélorussie s’intensifie », a déclaré à la presse un responsable de l’état-major militaire ukrainien.
« La menace de reprise de l’offensive sur le front nord par les forces armées russes grandit », a-t-il aussi affirmé, alors que Moscou et Minsk ont lancé une force militaire commune ces derniers jours.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a salué la réponse « rapide » de l’Union européenne pour sanctionner Téhéran, accusé par Bruxelles de fournir à la Russie des armes et des drones utilisés par Moscou pour son invasion de l’Ukraine.
Pour sa part, l’Iran a démenti des informations de presse selon lesquelles la République islamique prévoyait d’envoyer des missiles à la Russie pour servir dans sa guerre contre l’Ukraine. La Russie, elle, a dénoncé « la pression » mise sur Téhéran par Washington et Bruxelles.
Moscou a confirmé jeudi l’arrestation en Italie du fils d’un haut responsable russe, à la demande de Washington, dans une affaire de vente illégale de technologies américaines à des entreprises d’armements en Russie.
Dans un communiqué, l’ambassade de Russie en Italie a indiqué qu’Artiom Ouss, le fils du gouverneur de la région sibérienne de Krasnoïarsk, Alexandre Ouss, avait été arrêté lundi à l’aéroport Malpensa de Milan.
La veille, la justice américaine avait annoncé l’inculpation d’une dizaine de personnes accusées d’avoir vendu des technologies américaines à la Russie, dont certaines se sont retrouvées utilisées, selon Washington, sur les champs de bataille ukrainiens.
Les Etats membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur des sanctions contre trois individus ainsi qu’une entité fournissant à la Russie des drones iraniens utilisés en Ukraine, a annoncé la présidence tchèque de l’UE. « Les Etats membres de l’UE ont décidé de geler les avoirs de trois individus et d’une entité responsable de la livraison de drones », a-t-elle ajouté.
D’après une liste des sanctions vue par l’AFP avant leur adoption, celles-ci visent notamment la compagnie iranienne Shahed Aviation Industries, liée aux puissants Gardiens de la Révolution, et trois responsables militaires, dont le général Mohammed Hossein Bagheri, chef d’état-major des forces armées iraniennes.
« L’UE est également prête à étendre les sanctions à quatre autres entités iraniennes qui ont déjà figuré sur une liste de sanctions antérieure », a ajouté la présidence tchèque.
Drones kamikazes
L’Ukraine avait demandé lundi à l’UE plus de sanctions contre l’Iran après plusieurs frappes de drones kamikazes sur Kiev qui ont fait au moins trois morts, la Russie étant accusée d’utiliser des engins de fabrication iranienne pour ses bombardements.
L’armée de l’air ukrainienne a affirmé mercredi avoir détruit 223 drones iraniens depuis mi-septembre.
Mercredi à l’ONU, la Russie et l’Iran ont fermement démenti toute fourniture par Téhéran de drones armés à Moscou dans sa guerre en Ukraine.
L’UE a parallèlement annoncé avoir rassemblé des « preuves » démontrant que les drones utilisés par la Russie contre l’Ukraine ont été fournis par l’Iran et préparer des sanctions.
Un drone vole au-dessus de Kiev durant une attaque le 17 octobre 2022. [Sergey Shestak - Keystone]Un drone vole au-dessus de Kiev durant une attaque le 17 octobre 2022. [Sergey Shestak – Keystone]
La Biélorussie a indiqué que l’armée de l’air russe avait effectué jeudi des vols de patrouille réguliers au-dessus de leur frontière commune, alors que l’Occident et Kiev craignent que Minsk ne joue un rôle plus actif dans la guerre en Ukraine.
La Russie a déployé une force opérationnelle de 9000 soldats et du matériel militaire chez son voisin, après que le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré la semaine dernière que son pays était menacé par l’Ukraine.
La Biélorussie partage une frontière de 1085 kilomètres avec l’Ukraine et se trouve à moins de 100 kilomètres de la capitale ukrainienne Kiev à son point le plus proche.
L’Ukraine a limité jeudi la consommation d’électricité de sa population et ses entreprises, notamment à Kiev, après plusieurs frappes russes ces derniers jours qui ont fortement endommagé ses infrastructures énergétiques, à l’approche de l’hiver.
Dans la capitale ukrainienne Kiev, le maire Vitali Klischko a exhorté les entreprises, les magasins, les cafés et les restaurants à « économiser au maximum » leur consommation d’électricité sur les éclairages et la publicité lumineuse.
« Même de petites économies au sein de chaque ménage aideront à stabiliser le système énergétique du pays », a-t-il ajouté.
Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré jeudi que les livraisons d’armes de l’Union européenne à Kiev faisaient du bloc une « partie au conflit » en Ukraine.
Lors d’un point de presse à Moscou, la porte-parole du ministère Maria Zakharova a estimé que les Etats, notamment la France, qui fournissent des armements à l’Ukraine étaient des « parrains du terrorisme ».
La Russie, qui a déclaré la loi martiale dans les territoires ukrainiens annexés, a commencé mercredi à évacuer la population de Kherson, ville stratégique du sud de l’Ukraine. L’ancien ambassadeur de France Michel Foucher y voit une défaite à venir pour Moscou.
De par son positionnement, Kherson revêt une importance stratégique particulière pour les belligérants. « C’est la seule ville occupée par l’armée russe sur la rive droite du Dniepr. A une cinquantaine de kilomètres de Kherson, vous avez le grand réservoir de Kakhovka, qui alimente le canal du nord, du Dniepr jusqu’en Crimée. Cette dernière est une région très sèche qui a absolument besoin de ce canal. Ça sera le prochain enjeu, mais Kherson sera inévitablement reconquise par l’armée ukrainienne », analyse celui qui est aussi géographe.
L’ancien diplomate précise que la fin des empires peut être sanglante et chaotique. « Les empires déclinants sont agressifs. La chute de Kherson va représenter une défaite et aura certainement des conséquences. Quand vous regardez l’histoire de l’empire russe, à l’exception de Staline en 45, tous les changements de régime ont été la conséquence de défaites militaires à l’extérieur », insiste-t-il, en prenant les exemples de la bataille de Tsushima (1905) contre le Japon, la défaite de l’armée rouge sur le front en 1917 ou encore l’échec de l’URSS lors de la guerre d’Afghanistan (1979-1989).
>> Plus d’informations: Michel Foucher: « On dit souvent que les empires déclinants sont agressifs »
Le président russe Vladimir Poutine se trouve dans une « situation incroyablement difficile », a affirmé mercredi le président américain Joe Biden, interrogé sur la loi martiale dans les territoires ukrainiens récemment annexés par Moscou.
>> Voir la déclaration du président des États-Unis, Joe Biden:

Joe Biden: "Vladimir Poutine se trouve dans une situation incroyablement difficile" [RTS]

Joe Biden: « Vladimir Poutine se trouve dans une situation incroyablement difficile » / L’actu en vidéo / 38 sec. / jeudi à 12:02


Les besoins financiers de l’Ukraine d’ici la fin de l’année sont « pratiquement couverts », a assuré jeudi devant le Bundestag le chancelier allemand Olaf Scholz.
L’Union européenne et le G7 « jouent un rôle décisif » dans cette couverture financière, a-t-il assuré peu avant un conseil européen à Bruxelles.
L’hiver approche en Ukraine et la boue, la neige et le froid vont compliquer la tâche des forces ukrainiennes comme de l’armée russe dans les mois qui viennent. Le combat ne sera pas facile au plus fort de l’hiver: les soldats auront froid et il sera plus difficile de maintenir en état leurs véhicules et leurs armes. La neige va aussi recouvrir les mines, ce qui rendra leur détection plus hasardeuse.
L’armée ukrainienne, qui a lancé une offensive pour reprendre des territoires occupés par Moscou, a plus à perdre que l’armée russe d’une pause dans ses opérations, car elle veut capitaliser sur ses récents gains avant que l’hiver ne s’installe.
De l’expérience dans les combats en hiver
« Je m’attends à ce que l’Ukraine continue à faire tout ce qui est en son pouvoir pendant l’hiver pour reprendre du territoire et rester efficace sur le champ de bataille », a déclaré la semaine dernière à Bruxelles le ministre américain de la Défense Lloyd Austin. Mais « l’hiver représente toujours un défi en termes de combat », a-t-il noté.
Un avis partagé par Mark Cancian, du Center for strategic and international studies (CSIS), qui rappelle néanmoins que la guerre a commencé en février, en plein hiver, et que les belligérants ont donc l’expérience de ce genre de combats.
Les équipements fournis aux forces ukrainiennes par les alliés, notamment les vêtements chauds et équipements spécialisés pour le grand froid, donnent un avantage à l’Ukraine sur la Russie, qui a des problèmes logistiques depuis le début de la guerre.
La « tactique de la terre brûlée » menée par la Russie « ne fait que renforcer la détermination et la persévérance de l’Ukraine et de ses partenaires », a déclaré jeudi le chancelier allemand Olaf Scholz devant le Bundestag.
« La terreur exercée par les bombes et les missiles russes est un acte de désespoir », a ajouté le chancelier allemand, qui s’exprimait devant les députés avant le début d’un sommet de l’UE à Bruxelles.
Le président de la Confédération Ignazio Cassis est arrivé en Ukraine pour une visite surprise, un an après un premier déplacement à Kiev, avant le déclenchement de la guerre.
Il entend se faire une idée de la situation sur place sur le plan militaire et humanitaire, ainsi qu’observer l’avancée des travaux préparatoires pour la reconstruction du pays, a-t-il indiqué jeudi matin sur Twitter.

Contenu externe
Ce contenu externe ne peut pas être affiché car il est susceptible d’utiliser des cookies. Pour voir ce contenu vous devez autoriser les cookies.

La photo qui accompagne le tweet montre Ignazio Cassis accueilli à la gare de Kiev par l’ambassadeur suisse Claude Wild, en présence du vice-ministre ukrainien des affaires étrangères Yevhen Perebyinis et d’autres autorités ukrainiennes.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n’a pour l’heure pas fourni d’informations sur cette visite surprise.
>> Plus de détails dans notre article: Visite surprise d’Ignazio Cassis à Kiev
Vlad, jeune Ukrainien de 16 ans emprisonné par l’armée russe au printemps, est désormais libéré et sain et sauf en Suisse. Dans un témoignage brut et rude, il a raconté à la RTS les conditions de son enfermement pour aider les autres enfants toujours séquestrés.
>> Plus de détails dans notre article: « Ils m’ont donné pour mission de nettoyer la salle de torture »
>> Ecouter le récit dans La Matinale jeudi:

Le sous-sol d'un bâtiment qui, selon les autorités ukrainiennes, était une prison russe de fortune et une chambre de torture pendant l'invasion russe dans le village de Kozacha Lopan, dans la région de Kharkiv (image d'illustration). [Viktoriia Yakymenko - Reuters]Viktoriia Yakymenko – Reuters

Récit d’un enfant ukrainien prisonnier des forces russes / La Matinale / 5 min. / jeudi à 07:19


La Russie et l’Iran ont fermement démenti mercredi soir à l’ONU toute fourniture par Téhéran de drones armés à Moscou dans sa guerre en Ukraine.
L’un après l’autre, l’ambassadeur russe adjoint auprès de l’ONU Dmitri Polianski et l’ambassadeur iranien Amir Saïd Iravani se sont succédé devant la presse à la porte du Conseil de sécurité après deux heures de réunion à huis clos, à la demande des Occidentaux, sur le dossier des drones iraniens en Ukraine.
« Théories du complot »
Le diplomate russe, ironique et très en verve, a fustigé « des accusations sans fondement, des théories du complot et aucune preuve présentée devant le Conseil de sécurité ». Il a affirmé que les drones « utilisés par l’armée russe en Ukraine étaient fabriqués en Russie », et donc pas d’origine iranienne, terminant son intervention par une menace de reconsidérer la collaboration de la Russie avec l’ONU en cas d’enquête onusienne « politique ».
L’ambassadeur iranien a également balayé des « allégations sans fondement et sans substance » sur ce transfert présumé de drones entre les deux alliés et a répété que son pays souhaitait un « règlement pacifique » du conflit ukrainien.
>> Retrouvez le détail des événements du début de semaine: L’armée russe admet que la situation est « tendue » pour ses troupes, notamment dans la région de Kherson

source

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire