Un homme nie avoir financé Daech avec l'argent qu'il a reçu du gouvernement durant la Covid-19 – Arabnews fr

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LONDRES: Un homme britannique nie avoir envoyé aux combattants de Daech en Syrie de l’argent provenant d’un colis de soutien pendant la pandémie de Covid-19, pour un montant total de 25 000 de livres sterling (1 livre sterling = 1,16 euro).
Tarek Namouz, ancien propriétaire de pub et coiffeur, a reçu des milliers de livres dans le cadre   du programme gouvernemental de soutien aux entreprises locales touchées par la pandémie de Covid-19 et est accusé d’avoir envoyé les fonds à Daech, a-t-on appris jeudi auprès de la Kingston Crown Court.
Le gouvernement britannique a prêté environ 47 milliards de livres dans le cadre de ce programme, et il a été estimé plus tôt cette année que 17 milliards de livres ne seront jamais remboursés et que 4,9 milliards de livres ont été réclamés frauduleusement.
Le tribunal a appris que M. Namouz, 43 ans, voulait acheter un bâtiment pour «entreposer des armes» et y installer des «combattants de Daech».
Un montant total d’environ 11 280 de livres sterling a été transféré au complice Yahya Ahmed Alia entre novembre 2020 et mai 2021, ont appris les jurés.
Cependant, alors qu’il était en détention provisoire, M. Namouz a déclaré à un visiteur qu’il avait transféré «plus du double» de ce montant, selon le journal Metro.
L’avocat John McGuinness C.R. a indiqué à la cour que l’analyse médico-légale du téléphone portable de M. Namouz révèle qu’il «communiquait régulièrement sur WhatsApp» avec M. Alia.
Il ajoute que Tarek Namouz et Yahya Ahmed Alia étaient «engagés dans la culture extrémiste islamique», «soutenaient avec ferveur» la culture de Daech et étaient «engagés dans la cause du terrorisme».
Les deux hommes ont également échangé des messages exprimant leur désir de «brûler le christianisme» et de «(tuer) les non-croyants».
M. Namouz nie huit chefs d’accusation pour conclusion d’un accord de financement entre novembre 2020 et mai 2021 et deux chefs d’accusation pour possession d’informations terroristes en mai 2021.
Le procès se poursuit.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 
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PANAMA : La conférence sur le commerce international des espèces menacées réunie à Panama a pris vendredi une décision qualifiée d’«historique» par le pays hôte, visant à protéger une cinquantaine d’espèces de requins menacés par le florissant trafic de leurs ailerons en Asie.
Au dernier jour de cette 19e Conférence (COP19) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées (CITES), les délégués de 183 Etats et de l’Union européenne (UE) ont décidé en séance plénière de réguler la pêche de 54 espèces de requins requiem (Carcharhinidae) et de requins-marteaux (Sphynidae).
Ces squales ont été inscrits à l’Annexe II de la CITES limitant strictement le commerce de certaines espèces par consensus, malgré les réserves émises par le Japon concernant la protection accordée au requin bleu, estimant qu’il ne s’agit pas d’une espèce menacée.
Le délégué japonais a exprimé «la vive préoccupation» de son pays concernant les conséquences de cette décision jugée «préjudiciables d’un point de vue social et économique» pour les pêcheurs de son pays.
– Mesure la plus discutée –
La protection de ces requins, demandée par l’UE et une quinzaine de pays, dont le Panama, a été la plus discutée des décisions du sommet qui a débuté le 14 novembre.
Elle est devenue au fil des débats une mesure emblématique de la conférence et plusieurs délégations avaient posé sur leurs bureaux des requins en peluche.
Mme Shirley Binder, la déléguée du Panama, a fait valoir que les requins qui bénéficieront dorénavant de la protection de la CITES représentaient «approximativement 90% du marché» des ailerons de squales.
Ce marché, dont le centre est à Hong Kong, dépasse le demi-milliard de dollars par an (483 millions d’euros). Les ailerons peuvent se vendre 1.000 dollars le kilo en Asie de l’Est pour confectionner des soupes très réputées de la gastronomie chinoise traditionnelle.
– Vertus mythiques –
Paré de mythiques vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, autrefois réservées à l’empereur de Chine, puis à une élite, ce plat est devenu un marqueur de réussite sociale, incontournable dans les banquets et repas de fête.
Les raies-guitares (Rhinobatidae) et des espèces de raies d’eau douce (Potamotrygon) vont également bénéficier de la protection de l’Annexe II, a décidé la CITES par consensus.
Il s’agit d’espèces qui ne sont pas encore menacées d’extinction mais pourraient le devenir si leur commerce n’était pas étroitement contrôlé. L’Annexe I, quant à elle, interdit totalement le commerce de certaines espèces.
«Ceci restera dans les mémoires comme le jour où nous avons inversé la tendance pour empêcher l’extinction des requins et des raies du monde», s’est félicité dans un communiqué l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS).
«Cette liste historique d’une centaine d’espèces fortement commercialisées conduira à l’adoption des mesures de conservation au niveau national dont ces espèces ont urgemment besoin. La prochaine étape cruciale consistera à mettre en œuvre ces inscriptions et à veiller à ce qu’elles se traduisent par des mesures commerciales et de gestion des pêches plus solides dès que possible», avertit l’ONG.
– 100 millions de requins tués/an –
D’après le directeur pour l’Amérique latine et les Caraïbes de l’ONG IFAW, Joaquin de la Torre, «les requins et les raies sont aujourd’hui le groupe d’espèces les plus menacées, plus menacées même que les éléphants et les grands félins». «La demande internationale pour leurs ailerons et leur chair (…) a provoqué une diminution significative de leurs populations dans le monde entier : on estime que plus de 100 millions de requins meurent chaque année dans les pêcheries, soit le double» du nombre des prélèvements permettant de préserver l’espèce, a-t-il dit à l’AFP.
Le monde «est au milieu d’une grande crise d’extinction des requins», renchérit Luke Warwick, le directeur pour la protection des requins de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS).
Seule voix dissonante au sein des organisations de défense de l’environnement, l’ONG française Fondation Brigitte Bardot a dénoncé dans un communiqué «une grand-messe (qui) a encore une fois démontré que la CITES n’est pas destinée à protéger les animaux sauvages mais à orchestrer leur commerce international en tentant de réparer, avec quelques pansements, le désastre écologique qu’il cause».
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PARIS: Le chef d’Etat français Emmanuel Macron n’a pas d’entretien prévu avec son homologue russe Vladimir Poutine avant sa visite d’Etat aux Etats-Unis qui se déroulera la semaine prochaine, a indiqué vendredi l’Elysée.
« Le président n’a pas d’entretien avec le président Poutine a son agenda avant la visite aux États-Unis », a déclaré à des journalistes un conseiller du président. « Ses conversations avec le président (Vladimir) Poutine ne sont pas indexées sur celles qu’il peut avoir avec le président (Joe) Biden », a-t-il commenté.
Emmanuel Macron arrivera à Washington mardi soir pour une visite d’Etat.
Le conseiller de la présidence a assuré qu’un entretien aurait lieu « assez vite » tout en précisant qu’aucune date n’avait encore été fixée.
Mi-novembre, l’Elysée avait indiqué que M. Macron appellerait M. Poutine après le G20, qui a eu lieu les 15 et 16 novembre en Indonésie.
Puis, mercredi, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il comptait avoir « un contact direct avec lui (Vladimir Poutine) dans les prochains jours sur les sujets nucléaire civil en premier chef et la centrale de Zaporijjia ».
Le dernier entretien officiel entre les deux présidents remonte au 11 septembre.
Les entretiens avec le chef d’Etat russe se déroulent en fonction des besoins et « non pas sur une base routinière », a également réagi vendredi l’Elysée.
Emmanuel Macron souhaite rappeler à son homologue russe les exigences de la France: « que les troupes russes quittent l’Ukraine et que la souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale de l’Ukraine soient rétablies », a expliqué l’Elysée.
Il travaille par ailleurs à la sécurisation de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud de l’Ukraine) occupée par les Russes, « qui a déjà été au coeur d’un entretien, voire de deux entretiens avec le président (Vladimir) Poutine », a-t-on ajouté.
« Ce que nous comprenons, c’est qu’il y a un accord de principe des Russes pour mettre en place cette zone de protection, mais les modalités sont tout à fait délicates et il y a encore du travail à faire », a déclaré le conseiller.
Il faut « maintenir une grande pression sur tous les acteurs parce que (…) personne, qu’ils soient russes ou ukrainiens ne peut jouer avec la sûreté de la centrale », a-t-il ajouté.
S’agissant d’une sortie du conflit via des négociations, une source diplomatique française estime qu’aucune des deux parties « n’a une volonté réelle de négocier » car elles sont pour l’heure « convaincues de reprendre l’avantage sur le terrain dans les mois qui viennent ».
Pour les autorités russes comme ukrainiennes, « c’est le temps de la guerre et non le temps des discussions ou des diplomates », a poursuivi la source diplomatique qui conclut: « On a la conviction que ce conflit va durer ».
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BRASILIA: Au moins trois personnes ont été tuées et 11 autres blessées vendredi au Brésil lorsqu’un homme a attaqué deux écoles avec une arme à feu dans l’État d’Espirito Santo (sud-est), ont annoncé les autorités.
Plusieurs « bandits » sont entrés dans une école d’Aracruz, et l’un d’eux a tiré sur des enseignants qui étaient réunis, tuant deux femmes et blessant neuf autres personnes, a indiqué le maire Luis Carlos Coutinho à la radio CBN.
Ils se sont ensuite rendus dans une autre école, où une adolescente a été tuée par balle, tandis que deux personnes ont été blessées, selon la même source.
Le vice-président élu du Brésil, Geraldo Alckmin, s’est dit « consterné » par ces attaques. « J’exprime ma solidarité aux communautés scolaires, aux familles et aux amis des victimes », a-t-il écrit sur Twitter, appelant à une enquête.
M. Alckmin prendra ses fonctions le 1er janvier en même temps que le président élu Luiz Inacio Lula da Silva, qui a fait campagne contre la réduction spectaculaire des lois sur le contrôle des armes à feu pendant le mandat du président d’extrême droite sortant Jair Bolsonaro.
Les fusillades dans les écoles sont relativement rares au Brésil, un pays pourtant violent. La plus meurtrière a eu lieu le 7 avril 2011, quand un homme de 24 ans a ouvert le feu dans son ancienne école de la banlieue ouest de Rio de Janeiro, tuant 12 élèves, avant de se donner la mort.
Plus récemment, le 13 mars 2019, deux anciens élèves ont tué par balle huit personnes et blessé 11 autres avant de se donner la mort dans un collège de Suzano, dans la région de Sao Paulo.

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