Ukraine: les frappes russes du Nouvel an ont fait quatre morts et 50 … – Arabnews fr

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KIEV : Les autorités ukrainiennes ont fait part dimanche d’un bilan de quatre morts et 50 blessés dans les frappes russes menées peu avant et juste après le Nouvel an, qui ont visé selon Moscou des installations de fabrication de drones.
Ces attaques ont visé notamment la capitale, Kiev, et sept autres régions ukrainiennes, selon le dernier bilan des autorités locales et régionales.
Les journalistes de l’AFP présents à Kiev avaient entendu une dizaine d’explosions samedi en début d’après-midi et plusieurs autres quelques dizaines de minutes après le Nouvel an. Dans le centre de Kiev, un missile a notamment éventré la façade d’un hôtel.
L’armée de l’air ukrainienne a également annoncé avoir abattu au cours de la nuit 45 drones explosifs Shahed, de fabrication iranienne, lancés par la Russie. Elle n’a pas précisé si des drones avaient atteint leurs cibles.
Le chef de la police de Kiev, Andriï Nebitov, a publié de son côté une photographie sur Facebook montrant ce qui semble être les restes d’un drone avec les mots « Bonne année » en russe.
« C’est tout ce dont vous avez besoin de savoir sur l’Etat terroriste et son armée », a-t-il écrit.
«Ne pardonnera pas»
L’armée russe a elle affirmé avoir mené samedi « une attaque aéroportée de précision à longue portée contre des installations de l’industrie de la défense ukrainienne impliquées dans la fabrication de drones d’attaque utilisés pour mener des attaques terroristes contre la Russie ».
« Les plans du régime de Kiev visant à mener des attaques terroristes contre la Russie dans un avenir proche ont été déjoués », s’est félicité le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien.
Moscou qualifie souvent « d’actes terroristes » les opérations menées par l’armée ukrainiennes en territoire russe ou sur ses installations en Ukraine.
L’armée russe a par ailleurs annoncé poursuivre son offensive dans la région de Donetsk, dans l’Est de l’Ukraine, où se concentre actuellement l’essentiel des combats.
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba avait lui accusé la Russie d’avoir délibérément visé samedi des zones résidentielles. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait réagi en assurant que son pays « ne pardonnera pas » à Moscou.
Selon le détail du bilan des frappes russes du Nouvel an, trois personnes sont mortes, dont une jeune femme de 22 ans, dans la ville de Khmelnytsky dans l’Ouest du pays. Parmi les 50 blessés figurent notamment un adolescent de 13 ans et sa soeur de 12 ans dans un village près de Kherson, dans le Sud, selon la présidence.
«Affaiblir la Russie»
Une personne a également été tuée dimanche et trois autres blessées dans une frappe russe à Orikhiv dans la région de Zaporijjia, dans le Sud, selon les autorités régionales.
Côté prorusse, les autorités des territoires séparatistes de l’Est de l’Ukraine ont rapporté la mort d’un civil dans des bombardements ukrainiens dimanche à Iassynouvata dans la région de Donetsk.
Selon elles, l’armée ukrainienne a aussi frappé Donetsk et la ville voisine de Makiïvka juste après minuit, faisant au moins 15 blessées.
Dans ses voeux de Nouvel an aux Ukrainiens, Volodymyr Zelensky a loué la résistance ukrainienne à l’invasion russe lancée en février, assurant que son pays allait se battre jusqu’à la « victoire » et le retour de tous les territoires occupés par la Russie.
Le président russe Vladimir Poutine était lui apparu pour ses voeux de Nouvel an aux côtés de militaires ayant combattu en Ukraine. Il a assuré que la « justesse morale et historique » était du côté de son pays dans cette guerre, accusant les Occidentaux « d’utiliser cyniquement l’Ukraine et son peuple pour affaiblir et diviser la Russie ».
Moscou, qui a revendiqué en septembre l’annexion de quatre régions ukrainiennes qu’elle contrôle au moins partiellement, a connu des revers sur le terrain ces derniers mois, devant notamment se retirer de la région de Kharkiv dans le nord-est et de la ville de Kherson dans le sud.
En réaction à ces défaites et à des attaques ukrainiennes contre des sites civils et militaires en Russie et en Crimée annexée, l’armée russe a opté à partir d’octobre pour une tactique de bombardement des infrastructures d’Ukraine, provoquant régulièrement des coupures massives d’électricité et d’eau.
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BOGOTA: Le gouvernement colombien a conclu un cessez-le-feu de six mois avec les cinq principaux groupes armés opérant dans le pays – la guérilla de l’ELN, les dissidents des FARC et des gangs de trafiquants de drogue, a annoncé le président Gustavo Petro.
« Nous avons convenu un cessez-le-feu bilatéral avec l’ELN, la Segunda Marquetalia, l’Etat-major central, les AGC (Autodéfense gaïtanistes de Colombie) et les forces d’autodéfense de la Sierra Nevada, du 1er janvier au 30 juin 2023, dont la prolongation dépendra des progrès réalisés dans les négociations, » a affirmé le chef de l’Etat dans un tweet diffusé à la veille du Nouvel An.
La trêve conclue bilatéralement était le principal objectif du gouvernement dans le cadre de son initiative de « paix totale » pour mettre fin au conflit qui persiste malgré la dissolution des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en 2017.
Le premier gouvernement de gauche de Colombie, entrée en fonctions le 7 août, a repris en novembre les pourparlers de paix suspendus par l’ancien gouvernement d’Ivan Duque (2018-2022) pour tenter de mettre fin au dernier conflit armé interne du continent par le biais de négociations.
Les négociations sont en cours, sans cessez-le-feu bilatéral, avec Cuba, la Norvège et le Venezuela comme garants. Le Mexique prévoit également de soutenir les négociations et devraient les accueillir à  une date à définir.
Ces discussions n’ont toutefois pas jusqu’ici pas permis d’enrayer les violences à travers le pays.
Les négociations se déroulent avec l’ELN (Armée de libération nationale), dernière guérilla constituée comme telle encore active en Colombie alors que les FARC ont signé un accord de paix en 2016. L’ELN a été fondée en 1964 par des syndicalistes et des étudiants sympathisants d’Ernesto « Che » Guevara et de la révolution cubaine.
Parallèlement, des « dialogues exploratoires » séparés se déroulent entre des délégués de M. Petro et les groupes Segunda Marquetalia et Etat-major central, dissidents des FARC.
Les milices d’Autodéfense gaïtanistes de Colombie (AGC), constituées de paramilitaires d’extrême droite démobilisés au début des années 2000, sont elles le bras armé du Clan del Golfo (Clan du Golfe), principal gang de trafiquants de drogue colombien.
Le gouvernement propose « un traitement indulgent du point de vue judiciaire » aux membres de groupes armés en échange de leur démantèlement, a récemment expliqué à l’AFP Iván Cepeda, sénateur pro-gouvernemental et négociateur avec les rebelles.
Selon l’ONG Indepaz (Instituto de Estudios para el Desarrollo y la Paz), près de 90 groupes politiques et/ou criminels opèrent aujourd’hui en Colombie, comptant au total 10 000 hommes armés. En 2022, Indepaz a comptabilisé près d’une centaine de massacres dans lesquels ces groupes seraient impliqués.
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MANILLE: Des dizaines de milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués dimanche dans les aéroports des Philippines à la suite d’une panne d’électricité qui a mis hors service les équipements de communication et le système radar du principal d’entre eux, à Manille, conduisant à annuler, retarder ou dérouter des centaines de vols.
Au total, plus de 360 vols prévus à l’arrivée et au départ de la capitale philippine ont été ainsi affectés, avec des conséquences pour environ 56 000 passagers, selon les autorités aéroportuaires
Et ce après que ces dernières eurent détecté dans la matinée un « problème technique » impliquant le centre de gestion du trafic aérien de l’aéroport national et international de Manille.
Une panne survenue au moment où de nombreux voyageurs regagnaient la capitale après les vacances de Noël et du Nouvel An.
Coupure de courant
S’en sont suivies des scènes de chaos aux comptoirs d’embarquement où des milliers de personnes tentaient de savoir quand leur avion pourrait décoller ou de prendre un nouveau billet.
D’autres qui avaient embarqué avant l’annonce de cet incident technique ont attendu des heures avant de devoir débarquer.
Les responsables du secteur n’ont pas précisé dans un premier temps la cause du problème.
Mais le secrétaire du département des Transports, Jaime Bautista, a par la suite expliqué qu’une coupure de courant avait été à l’origine de l’arrêt du fonctionnement du centre de gestion du trafic aérien, qui contrôle les vols à l’arrivé et au départ, celle-ci ayant provoqué l’interruption des communications radio, via internet et du fonctionnement des radars.
S’y est ajoutée « la surtension due à la panne de courant qui a affecté les équipements », a-t-il poursuivi.
Le système de gestion du trafic aérien était partiellement rétabli vers 16H00 (08H00 GMT) et des avions ont alors commencé à de nouveau décoller et atterrir à Manille, ont souligné les autorités aéroportuaires.
« Les retards de vols et les déroutages constituent de simples mesures de précaution pour assurer la sécurité des passagers, des équipages et des appareils », a assuré l’Autorité de l’aviation civile des Philippines.
Exaspération
Nombre de passagers ont protesté contre ce dysfonctionnement et le manque d’informations sur place.
Une femme qui devait partir pour Singapour a dit être restée plusieurs heures assise dans l’avion sur le tarmac avant de pouvoir en descendre et de se voir proposer une chambre d’hôtel.
« On nous a dit qu’il y avait une panne totale des communications radio au contrôle aérien », a-t-elle déclaré à l’AFP.
Le magnat philippin Manny Pangilinan a raconté sur Twitter que son avion reliant Tokyo à Manille avait été dérouté en vol vers l’aéroport de Tokyo-Haneda en raison d’une panne « des installations de radar et de navigation ».
« Six heures de vol pour rien mais les désagréments pour les voyageurs et les pertes pour le tourisme et les affaires sont horribles », a-t-il déploré.
A Manille, une passagère, Daryll Delgado, a expliqué à l’AFP avoir pu faire une nouvelle réservation pour plus tard après une expérience « exaspérante ».
A Davao (sud), des voyageurs se sont vu conseiller de « ne pas aller à l’aéroport » mais beaucoup ont découvert l’annulation de leur vol alors qu’ils étaient déjà à l’enregistrement, selon un journaliste de l’AFP.
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LONDRES: Les plans anti-immigration du gouvernement britannique se succèdent mais le phénomène ne cesse d’exploser: plus de 45 000 migrants ont rejoint illégalement les côtes anglaises en 2022 en traversant la Manche sur des embarcations de fortune, un nouveau record.
Depuis son arrivée à Downing Street en octobre, le Premier ministre Rishi Sunak a repris la position très dure de ses prédécesseurs et a encore évoqué dans ses voeux du Nouvel An ce sujet, très sensible politiquement depuis le Brexit, parmi ses priorités.
Les chiffres, eux augmentent, d’année en année. Selon les calculs de l’AFP à partir des chiffres du ministère de la Défense, 45 756 migrants ont effectué la dangereuse traversée de l’un des passages maritimes les plus fréquentées au monde, aux eaux très froides une grande partie de l’année, contre seulement 28.526 en 2021, pourtant déjà une année record.
Si la plupart des arrivées ont lieu en été, avec un record journalier de 1 295 migrants en 24 heures le 22 août, elles se poursuivent désormais les mois d’hiver avec 1 745 arrivées en décembre. Les dernières ont encore eu lieu le jour de Noël.
Le mois dernier a été marqué par le naufrage d’un canot pneumatique qui transportait des dizaines de migrants depuis la France au petit matin du 14 décembre. Quatre d’entre eux sont morts, des Afghans et Sénégalais selon les premiers éléments de l’enquête, un bilan qui aurait pu être bien plus lourd: 39 autres ont pu être secourus par un bateau de pêche à proximité.
Dans la nuit du 23 au 24 novembre 2021, 27 migrants âgés de sept à 46 ans avaient péri dans le naufrage de leur bateau pneumatique.
Le verrouillage croissant du port de Calais côté français et du tunnel sous la Manche expliquent l’explosion depuis 2018 du nombre des traversées de la Manche à bord de petites embarcations.
Le dossier est hautement sensible pour les conservateurs britanniques qui promettent depuis le Brexit de « reprendre le contrôle » des frontières, une volonté réaffirmée par Rishi Sunak et sa très à droite ministre de l’Intérieur Suella Braverman.
Mais malgré les plans successifs annoncés – deux encore cette année – les chiffres des traversées continuent d’augmenter, débordant complètement le système des demandes d’asile au Royaume-Uni.
Le plan Rwanda en suspens 
Londres a notamment conclu cette année un accord, critiqué par l’ONU, l’Eglise anglicane et de nombreuses organisations, avec le Rwanda pour y envoyer les migrants arrivés illégalement, quelle que soit leur origine, sans attendre l’examen de leur demande d’asile.
Le projet a été suspendu avant l’été après une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme, mais le gouvernement veut le relancer à la suite d’une récente décision favorable de la justice britannique.
L’objectif est de décourager les traversées et de briser le modèle économique des passeurs, sans succès pour l’instant. Pour les associations d’aide aux migrants, le seul moyen de lutter contre les passeurs est d’ouvrir des voies légales pour accéder au Royaume-Uni et y demander l’asile, ce qui est quasi impossible actuellement.
Paris et Londres ont signé un accord mi-novembre qui prévoit notamment une enveloppe de 72,2 millions d’euros que devront verser les Britanniques en 2022-2023 à la France pour augmenter de 800 à 900 le nombre des policiers et gendarmes sur les plages françaises, d’où partent de nombreux migrants.
Dernière tentative en date: un plan présenté en décembre par le Premier ministre, qui comporte un accord avec Tirana pour expulser massivement les Albanais, arrivés très nombreux cette année (un tiers des arrivées environ) bien que Londres juge ce pays, qui n’est pas en guerre, sûr.
Rishi Sunak a en outre annoncé un nouveau « commandement unifié » contre passeurs et petites embarcations. Le gouvernement va aussi recourir à d’anciens centres de vacances, résidences étudiantes ou locaux militaires pour réduire de moitié la facture de l’hébergement des demandeurs d’asile actuellement logés dans des hôtels.
A plus long terme, un quota annuel de demandeurs d’asile sera déterminé par les députés et une loi empêchera ceux qui arrivent illégalement au Royaume-Uni d’y rester.

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