Ukraine : «La guerre pourrait rapidement se terminer», selon Zelensky, de nouvelles négociations s'ouvrent en début de semaine – Le Figaro

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Des pourparlers entre Kiev et Moscou s’ouvrent en début de semaine à Istanbul, l’Ukraine se disant prête à discuter «en profondeur» de sa neutralité.
Kiev et Moscou ont annoncé dimanche 27 mars un nouveau round de négociations ce mardi à Istanbul, après le changement affiché par la Russie sur «l’objectif principal» de son invasion de l’Ukraine. Moscou a affirmé vendredi vouloir concentrer son offensive sur l’est de l’Ukraine. Un changement de cap qui fait craindre à Kiev une partition du pays, les séparatistes de Lougansk évoquant eux la tenue d’un référendum sur l’indépendance de leur territoire.
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L’un des points centraux des négociations avec la Russie tournera autour de la question de «neutralité» de l’Ukraine, qui est étudiée «en profondeur», a assuré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une interview à des médias russes.
Au cours de son interview, le président a ajouté ne pas vouloir «un papier du style des mémorandums de Budapest», en référence à des accords signés par la Russie en 1994 garantissant l’intégrité et la sécurité de trois ex-républiques soviétiques, dont l’Ukraine, en échange de l’abandon des armes nucléaires héritées de l’URSS.
L’accord entre les deux belligérants devra être «obligatoirement ratifié par les parlements des pays garants», a souligné Volodymyr Zelensky, répétant qu’il serait soumis à un référendum. Le chef de l’État ukrainien a par ailleurs déclaré qu’une victoire pour l’Ukraine serait que les troupes russes «se retirent dans» les territoires séparatistes.
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De son côté, le porte parole du Kremlun Dimitri Peskov a affirmé à la presse que «pour l’heure, nous ne pouvons pas parler des progrès et nous n’allons pas le faire», en précisant qu’il n’y avait «pas d’avancées» non plus dans l’organisation d’une éventuelle rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
Une séance de négociations avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des Affaires étrangères et à l’invitation d’Ankara, mais n’avait débouché sur aucune avancée concrète. Depuis lors, les discussions se sont poursuivies par visioconférence, jugées «difficiles» par les deux camps.
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Depuis l’annonce de ces nouveaux objectifs de Moscou, l’étau russe semble se desserrer dans certaines régions du sud de l’Ukraine. À Mykolaïv, les habitants ont retrouvé un peu d’espoir, après des semaines terribles pendant lesquelles l’armée russe a tenté en vain de faire sauter cette ville-verrou sur la route d’Odessa, plus grand port d’Ukraine, a constaté l’AFP.
Le front a même sensiblement reculé, avec une contre-offensive ukrainienne sur Kherson, seule ville d’importance dont l’armée russe avait revendiqué la prise totale, à quelque 80 kilomètres au sud-est. Mais à Kiev, «les groupes de sabotage de l’ennemi essayent toujours de pénétrer» dans la ville, selon l’état-major ukrainien. Il est cependant très difficile de vérifier de source indépendante ce qui se passe sur le terrain.
En vue de la nouvelle session de pourparlers, Kiev a annoncé renoncer lundi à tout couloir d’évacuation de civils par crainte de «provocations» russes. «Nos renseignements ont fait état de possibles provocations de la part des occupants sur les itinéraires des couloirs humanitaires. Par conséquent, pour des raisons de sécurité pour les civils, aucun couloir humanitaire ne sera ouvert aujourd’hui», a écrit la vice-première ministre Iryna Verechtchouk sur Telegram.
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Schtroumpfarceur
le
il faut qu il prenne son temps il n y aucune urgence non plus !
Léman
le
Les Ukrainiens cherchent à motiver leurs troupes pour leur faire croire qu’ils peuvent encore gagner. Au début c’était 2-3 semaines et vous verrez. Désormais, il semble miser dans ses derniers messages sur plusieurs mois, mais il faut tenir coûte que coûte! Le problème est que sur le terrain, c’est bien différent: plus de munitions, plus de carburant, et un moral en chute car l’armée russe avance fortement, et il y a de très nombreux soldats qui se rendent. Le front du Donbas va être le point central du conflit pendant quelques jours ou semaines, vu les efforts conjoints des fronts est, sud et nord russes pour faire tomber cette poche de résistance fortifiée ukrainienne. Désormais c’est bien une guerre du morale qui se passe, et après l’euphorie des premières semaines, ça semble totalement impossible aux forces ukrainiennes, qui l’ont très bien compris. Les négociations étaient réelles avant la guerre et ils pouvaient espérer quelque chose, c’était d’ ailleurs bien le seul moment où ils pouvaient espérer quoi que ce soit mais ont refusé. Là on sent bien que la Russie va aller jusqu’au bout se son opération et négociera une fois à l’Ouest de l’Ukraine. Ils n’ont strictement aucun intérêt à signer quoi que ce soit maintenant, vu qu’ils savent qu’ils iront au bout sur le terrain.
anonyme
le
Autant les uns que les autres vous me faites bien rire avec vos commentaires, vous pensez en connaître mieux que tous les spécialistes… Moi je, comme je l’avais écrit, etc… Ben dis donc vous êtes vraiment impressionnants. Pourquoi n’êtes vous pas à la tête d’état ou grands decisionnaires.
Je me régale des commentaires sous tous les articles du Figaro. Merci!!! Au fait j’aimerais bien avoir vos points de vue si la France était attaqué faudrait il tout de suite se rendre et accepté tous les compromis ? Vous les grands patriotes ?
Et encore merci pour tous ces commentaires qui m’assurent de longues heures de lecture une bière à la main.
Le premier ministre Nikol Pachinyan s’est entretenu cette nuit au téléphone avec les présidents russe et français, et en appelle à l’ONU pour faire cesser l’agression de Bakou.
«Notre armée doit devenir le pilier de la défense conventionnelle en Europe», a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz, sur fond de guerre en Ukraine.
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