Ukraine: La Banque mondiale accorde 530 millions de dollars supplémentaires – Arabnews fr

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WASHINGTON: La Banque mondiale (BM) a annoncé vendredi accorder 530 millions de dollars supplémentaires de soutien à l’Ukraine afin de lui permettre de « faire face aux besoins urgents engendrés par l’invasion russe ».
Ce soutien, qui prend la forme d’un nouveau prêt via la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), est garanti par le Royaume-Uni à hauteur de 500 millions de dollars et par le Danemark pour 30 millions, a précisé l’institution dans son communiqué.
« Le bilan des destructions et dommages en Ukraine et impressionnant et continue d’augmenter. Le soutien de la communauté internationale a jusqu’ici été impressionnant (…). Le peuple ukrainien fait face à un long chemin en vue de la reconstruction et les partenaires poursuivront leur soutien », a déclaré la vice-présidente de la BM pour l’Europe et l’Asie centrale Anna Bjerde, citée dans le communiqué.
Selon les estimations réalisées par l’institution, « les coûts à long terme de la reconstruction sont énormes et dépassent largement les 100 milliards de dollars sur les trois prochaines années », a ajouté Mme Bjerde.
Cette nouvelle tranche porte l’aide accordée par la BM en faveur de l’Ukraine à 13 milliards de dollars depuis le début du conflit, dont 11 milliards ont d’ores et déjà été décaissés.
Un peu plus tôt dans la journée, le Congrès américain a également voté une nouvelle tranche d’aide de 12,3 milliards à destination de l’Ukraine, dont 3,7 milliards d’euros d’équipements militaires, portant l’enveloppe totale américaine à 65 milliards d’euros depuis le début de l’invasion russe.
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen en a profité pour appeler « les autres donateurs à non seulement accélérer leurs décaissements vers l’Ukraine mais également à augmenter leur aide ».
Alors que les contre-offensives ukrainiennes se poursuivent dans le nord-est et le sud-ouest du pays, le président russe Vladimir Poutine a annoncé l’annexion officielle de quatre régions ukrainiennes actuellement occupées, promettant la victoire devant plusieurs milliers de personnes rassemblées sur la Place Rouge à Moscou.
« L’Amérique et ses alliés ne se laisseront pas intimider » et Vladimir Poutine « ne nous effrayera pas », a répondu le président américaine Joe Biden lors d’un discours à la Maison Blanche, promettant que l’OTAN défendrait « chaque centimètre » de son territoire.
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PARIS: Pour moins déforester et continuer à déguster tablettes et carrés de chocolat, il va falloir mieux rémunérer les producteurs de cacao, qui pâtissent de prix toujours plus bas selon les coopératives et acteurs du commerce équitable.
Du Pérou au Ghana, où sont cultivées les cabosses contenant les précieuses fèves, « certains producteurs n’arrivent pas à manger trois fois par jour », a martelé vendredi Cesar Paz, président du label Symbole des Producteurs Paysans (SPP), lors d’une table ronde organisée au Salon du chocolat à Paris.
« Il a été divisé par trois depuis les années 1980 », avec en particulier une chute de 30% en 2017, selon Julie Stoll, déléguée générale chez Commerce équitable France.
Le cacao conventionnel, dont le prix est fixé comme beaucoup de matières premières à la Bourse de New York, se vend actuellement autour de 2 300 dollars la tonne. Celui qui est certifié par des labels comme SPP, créé par des producteurs latino-américains, « se vend entre 3 000 et 3 500 dollars » la tonne.
Preuve d’une certaine fébrilité, le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui produisent environ deux tiers du cacao mondial, ont boycotté mercredi la réunion organisée par la Fondation mondiale du cacao à Bruxelles pour défendre les revenus de leurs planteurs.
Ces anciens concurrents se sont alliés en 2021 dans l’Initiative cacao Côte d’Ivoire-Ghana, pour tenter de leur garantir un prix rémunérateur et « assurer une durabilité à l’économie cacaoyère ».
Ils ont déjà, dans ce cadre, instauré le « Différentiel de revenu décent » (DRD), une prime de 400 dollars par tonne en sus du prix du marché.
Parents pauvres du secteur, les producteurs ne perçoivent que 6% des 100 milliards de dollars annuels que pèse le marché mondial du cacao et du chocolat.
Déforestation importée
La culture du cacao est encore aujourd’hui à l’origine d’une déforestation massive, notamment en Afrique de l’Ouest.
Avec un meilleur revenu, les paysans peuvent « engager plus de main-d’oeuvre locale ou cultiver de manière biologique avec des pratiques d’agroforesteries », a défendu Julio Valencia, directeur général d’Herencia Chocolate, une coopérative qui rassemble 600 familles de petits producteurs en Equateur.
« Quand il n’y a plus de forêt, la fertilité naturelle du sol se perd, la production décroît petit à petit. Il faut alors utiliser des produits chimiques qui polluent les sols, l’eau, et nuisent à la santé », a pointé Cesar Paz.
L’une des solutions est de replanter des arbres d’ombrage, qui protègent les cacaoyers du soleil. Cela permet aussi de mieux anticiper les impacts du changement climatique, et de produire un chocolat de meilleure qualité.
Dans les prochains mois, la filière va aussi être secouée par une « révolution », car la Commission européenne travaille depuis 2021 à interdire l’importation de plusieurs produits issus de terres déboisées, comme le soja, le café ou le cacao.
Ce futur règlement dit sur « la déforestation importée » obligera les importateurs comme les chocolatiers à garantir une traçabilité le long de leur chaîne d’approvisionnement.
Cette décision aura des effets « drastiques », s’est félicitée Julie Stoll, qui appelle toutefois à rester vigilant sur la manière dont elle affectera les petits producteurs.
Ils devront, en effet, se mettre en conformité avec ces nouvelles normes, « alors qu’on les a incités pendant des décennies à une production intensive en monoculture, avec beaucoup d’intrants chimiques ».
Les industriels devront, quoi qu’il en soit, prendre une partie de ces coûts en charge, et les annonces de programmes de durabilité dans les plantations se sont multipliées ces dernières semaines.
La multinationale Mars Wrigley (M&M’s, Snickers) s’est récemment engagée à utiliser dans ses chocolateries « 100% de cacao d’origine responsable en Europe dès 2023 ».
Son plan « vise notamment à lutter contre la déforestation, à faire progresser le respect des droits de l’Homme et à soutenir les producteurs de cacao et leurs communautés », a indiqué le groupe.
Mercredi, le groupe Mondelez (Milka, Toblerone) a également fait part de son intention d’investir 600 millions de dollars supplémentaires d’ici 2030 dans son programme Cocoa Life. Ils serviront à « améliorer les conditions de vie » de 300 000 cultivateurs de cacao à terme, avec « une augmentation d’environ 15% au Ghana et d’environ 33% en Côte d’Ivoire des revenus nets ».
Une « prise de conscience » qui est bienvenue, selon Julie Stoll, « mais n’apporte souvent pas de garanties sur le prix », a-t-elle regretté.
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MEUDON, France : Se chauffer avec une énergie propre grâce aux nappes d’eaux souterraines: la ville de Meudon, dans les Hauts-de-Seine, va transformer un de ses réseaux de chaleur pour raccorder un tiers de sa population à la géothermie.
En Île-de-France, de plus en plus de municipalités se tournent vers ce système permettant d’apporter chauffage et eau chaude à partir du sous-sol, où la température de l’eau se situe entre 50 et 95 degrés.
A Meudon, c’est le quartier de Meudon-la-Forêt, qui compte environ 15.000 habitants, qui sera raccordé à la géothermie.
Selon les estimations d’Engie et de la municipalité, cela permettra d’éviter l’émission de 17.700 tonnes de CO2 par an.
«Ce n’est pas une première mondiale, mais ça n’en reste pas moins un projet important, à cause de ce chiffre massif: 83% du réseau sera alimenté par des énergies renouvelables», a expliqué vendredi Yann Madigou, directeur grand territoire d’Engie Solutions.
Généralement, la géothermie ne suffit pas à elle seule à alimenter les réseaux auxquels elle est rattachée, qui doivent compléter avec d’autres énergies, comme le gaz.
Dans le quartier de Meudon-la-Forêt, le gaz sera seulement utilisé à 17%.
«Sur l’Île-de-France, il n’y a pas beaucoup de réseaux qui ont un taux d’énergie renouvelable aussi haut», a souligné Yann Madigou.
A titre d’exemple, la ville voisine de Vélizy-Villacoublay, dont la centrale géothermique a été mise en service l’année dernière, avait annoncé que sa production énergétique serait issue «à plus de 60% d’énergie renouvelable».
La démarche est écologique, mais également économique.
«En fonction de l’évolution du prix de gaz, la réduction sur la facture sera comprise entre 25 et 40%», a évalué vendredi le maire (UDI) de Meudon, Denis Larghero.
L’élu participait à une cérémonie pour officialiser la création de la société GéoMeudon, qui construira et exploitera la géothermie, et dont Engie Solutions et la mairie seront actionnaires.
«Ce projet a commencé avant la crise ukrainienne mais la crise énergétique a accéléré la prise de conscience par les clients de sa nécessité», a indiqué M. Larghero.
«Dans un moment où le contexte énergétique était très tendu, on a pris des décisions en quelques mois là où ça aurait pu prendre quelques années», s’est réjoui Yann Madigou, également directeur général de GéoMeudon.
L’ensemble des investissements est évalué à 36,8 millions d’euros. Le projet sera concrétisé par la mise en service de la géothermie à l’automne 2026.
Le démantèlement de l’ancienne chaufferie de gaz commencera au printemps 2023, après enquête publique.
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PARIS : Les dirigeants de la Banque centrale européenne ne sont «en rien obligés» de reproduire lors de la prochaine réunion de décembre la hausse de taux «jumbo» de 0,75 point décidée lors de ses deux dernières réunions, a affirmé vendredi le gouverneur de la Banque de France.
«Nous ne sommes pas abonnés à ce qu’on a appelé des hausses jumbo», a dit François Villeroy de Galhau au cours d’une interview dans l’émission en ligne Ecorama, affirmant que les gouverneurs de l’institution ne sont «en rien obligés lors de notre prochaine réunion de reproduire la hausse à 75 points de base que nous avons (décidée) en septembre puis en octobre».
L’inflation dans la zone euro a frôlé les 10% en septembre, soit près de cinq fois l’objectif de 2% de la BCE, justifiant selon ses dirigeants des hausses de taux inédites.
Comme d’autres banques centrales, la BCE riposte par des mesures visant à freiner la demande en rendant le crédit plus coûteux pour les ménages et les entreprises.
«Notre boussole c’est l’inflation», a poursuivi le gouverneur de la Banque de France vendredi, le jour de la publication des chiffres de l’inflation en France pour octobre montrant une nouvelle accélération à 6,2% sur un an après deux mois de ralentissement.
A mesure que les taux d’intérêt de l’institution augmentent, les craintes de récession grandissent dans le même temps car ces hausses ont pour objectif clair de ralentir l’activité économique, une activité déjà très mise à mal par la guerre en Ukraine.
Selon M. Villeroy de Galhau, «trop d’inflation c’est mauvais pour la croissance».
«L’inflation c’est une maladie de l’économie», a-t-il poursuivi, estimant que «comme toute maladie, plus on la traite tôt moins le traitement doit être lourd». Pour la France, le gouverneur a estimé que s’il y a une récession, elle sera «limitée et temporaire».
Il est trop tôt pour mesurer les effets de la politique monétaire sur l’inflation, a-t-il par ailleurs dit vendredi, rappelant que les délais de transmission des décisions monétaires sur l’économie sont entre un et deux ans.

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