Tunisie: 12 policiers condamnés à deux ans de prison pour la mort d'un supporter de foot – Arabnews fr

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TUNIS: Douze policiers tunisiens ont été condamnés jeudi à deux ans de prison pour homicide involontaire après le décès d’un jeune supporter de foot, mort noyé après un match en mars 2018, une affaire considérée comme symbolique d’un usage excessif de la force.
Deux autres policiers poursuivis dans cette affaire, ont obtenu un non-lieu, a indiqué à l’AFP l’avocat Ghazi Mrabet ajoutant que la famille de la victime va interjeter appel.
« C’est une mascarade de justice », a-t-il dénoncé.
Au total 14 policiers, tous en état de liberté, étaient accusés d’avoir poursuivi jusqu’à un petit cours d’eau proche du stade de Radès, en périphérie sud de Tunis, un groupe de fans du Club africain, l’une des principales équipes tunisiennes, impliqués dans des échauffourées avec d’autres supporteurs.
Selon des témoins cités par Me Mrabet, Omar Laabidi, 19 ans, a crié aux policiers qu’il ne savait pas nager avant de sauter dans l’eau pour leur échapper.
La police s’est contentée, selon les mêmes sources, de lui dire: « tu n’as qu’à apprendre à nager », une formule reprise depuis sur les réseaux sociaux et dans les stades de football pour critiquer les exactions policières.
Le corps du jeune homme avait été repêché le lendemain à environ trois kilomètres du stade de Radès. Son frère a accusé les policiers de l’avoir poussé à se jeter à l’eau.
Selon des témoins, le jeune homme aurait été frappé par des policiers puis poussé vers le cours d’eau.
« Le rapport médico-légal préliminaire fait état de deux hématomes majeurs relevés sur le corps de la victime, l’un à la cuisse et l’autre au thorax. Ces deux hématomes étaient manifestement la conséquence de coups de matraque », avaient rapporté 16 ONG tunisiennes et internationales dont Amnesty International.
Ces organisations avaient appelé les autorités tunisiennes à réformer « en profondeur » les services de sécurité, dénonçant de graves violations des droits humains commises par des policiers et restées impunies.
Le drame avait eu lieu le 31 mars après un match entre le Club africain et l’Olympique de Médenine (1-1). La violence est récurrente dans et autour des stades en Tunisie.
Selon la Ligue tunisienne des droits de l’Homme qui a dénoncé une « impunité » de la police, 14 jeunes ont été tués ces dernières années lors d’affrontements avec les forces de l’ordre.
Des ONG et l’opposition ont accusé les services de sécurité de recourir à des méthodes rappelant celles de l’Etat policier sous la dictature de Zine el Abidine ben Ali, depuis que le président Kais Saied s’est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.
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Charm el-Cheikh: Le monde est sur «l’autoroute vers l’enfer climatique», a averti le secrétaire général des Nations unies lors de l’ouverture de la Conférence sur les changements climatiques en Égypte.
S’adressant aux dirigeants de la planète réunis à Charm el-Cheikh pour la COP27, António Guterres a soutenu que l’humanité devait coopérer dans la lutte contre le réchauffement climatique, ou périr.
António Guterres n’a pas hésité à reprocher aux deux plus grandes économies du monde, les États-Unis et la Chine, de ne pas collaborer suffisamment pour faire face aux problèmes environnementaux.
Il s’est joint aux appels en faveur d’un nouveau pacte entre les pays riches et les pays pauvres visant à réduire davantage les émissions grâce à une aide financière et à éliminer progressivement le charbon dans les pays riches d’ici 2030 et ailleurs d’ici 2040.
«En ce début de COP27, j’appelle à un pacte historique entre économies développées et  émergentes, un pacte de solidarité climatique. Un pacte dans lequel tous les pays font un effort supplémentaire pour réduire les émissions au cours de cette décennie, conformément à l’objectif de 1,5°C», a déclaré António Guterres.
«L’humanité a le choix: coopérer ou périr. Il s’agit soit d’un pacte de solidarité climatique, soit d’un pacte de suicide collectif», a-t-il insisté.
Selon le chef de l’ONU, un tel pacte permettrait aux pays et aux institutions financières internationales de collaborer pour fournir une assistance financière et technique afin d’aider les économies émergentes à accélérer leur transition vers les énergies renouvelables.
Il a ajouté que le pacte mettrait également fin à la dépendance aux combustibles fossiles et fournirait une énergie universelle, abordable et durable pour tous.
Un rapport des Nations unies sur le changement climatique publié avant la COP27 indique que, bien que les pays continuent d’infléchir la courbe des émissions mondiales, les efforts sont encore insuffisants pour empêcher la température mondiale d’augmenter de 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle.
La COP27, qui se poursuit jusqu’au 18 novembre, est le plus grand rassemblement annuel sur l’action climatique auquel participent des chefs d’État, des ministres et des négociateurs, ainsi que des militants du climat.
Wael Aboulmagd, représentant spécial du président de la COP27, a déclaré à Reuters que l’événement se concentrera sur l’obtention de fonds distincts pour les «pertes et dommages», soit le versement de compensations aux pays vulnérables qui souffrent déjà de phénomènes météorologiques extrêmes liés au climat.
En mai dernier, l’Égypte a annoncé son intention de se positionner comme un arbitre impartial en accueillant le sommet de cette année. «Il est dans l’intérêt du processus de maintenir une perception d’impartialité et de distance égale de chacun», a soutenu M. Aboulmagd.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a profité de son discours d’ouverture pour exhorter les pays à en faire davantage pour rassurer les citoyens que les préoccupations environnementales sont prises au sérieux.
«La confiance sera la meilleure garantie de notre réussite, de nos progrès et de la réalisation de nos objectifs», a déclaré M. Al-Sissi.
Il a également appelé à des actions aux effets tangibles sur le réchauffement climatique. «Depuis cette tribune, je vous exhorte à devenir le modèle que le monde espère», a-t-il ajouté.
Al-Sissi a déclaré que l’humanité avait un avenir commun et qu’elle avait «un objectif et un espoir, ce même espoir que nous chérissons également ici».
«Le changement climatique ne s’arrêtera jamais sans notre intervention… Notre temps sur terre est compté et nous devons utiliser chaque seconde dont nous disposons», a lancé El-Sissi.
Le cheikh Mohammed ben Zayed, président des Émirats arabes unis, a déclaré dans son allocution que le changement climatique amplifiera des défis déjà complexes et compliqués tels que la stabilité et la sécurité mondiales.
Il a rappelé que tous devaient coopérer pour lutter contre le changement climatique et en faire une opportunité pour innover et construire de nouvelles économies.
«Comme nous n’avons qu’une seule planète, il est essentiel que nous unissions nos efforts pour relever ce défi», a-t-il insisté.
Il a déclaré que les Émirats arabes unis continueraient d’être un producteur d’énergie fiable tant que cela sera nécessaire. «Les Émirats sont connus comme un fournisseur d’énergie responsable et continueront à jouer ce rôle tant que le monde aura besoin de pétrole et de gaz.»
«Nous nous concentrerons sur la réduction des émissions de carbone émanant de ce secteur.», a-t-il indiqué.
Les Émirats arabes unis ont annoncé une initiative stratégique visant la neutralité carbone d’ici 2050.
Le cheikh Mohammed a salué le récent accord conclu par son pays avec les États-Unis pour investir 100 milliards de dollars dans les énergies propres et produire 100 gigawatts d’énergie propre dans différentes régions du monde.
Les Émirats arabes unis s’attacheront à soutenir la mise en œuvre des résultats des précédentes COP en préparant la COP28 à Dubaï en 2023, a-t-il déclaré.  
Par ailleurs, M. Guterres a indiqué qu’environ 3,5 milliards de personnes vivent actuellement dans des pays vulnérables au changement climatique.
«Nous avons cruellement besoin de progrès en matière d’adaptation. À Glasgow (COP26 de l’année dernière), les pays développés ont promis de doubler le soutien à l’adaptation à 40 milliards de dollars par an (un dollar = un euro) d’ici à 2025. Et nous devons reconnaître que ce n’est qu’un premier pas. Les besoins d’adaptation devraient atteindre plus de 300 milliards de dollars par an d’ici 2030», a-t-il déclaré.
Il a exhorté les institutions financières et les banques à faciliter la transition du monde vers l’abandon des combustibles fossiles et à investir dans les nouvelles technologies.
M. Guterres a ajouté que la guerre en Ukraine avait révélé les risques profonds de la dépendance aux combustibles fossiles.
«L’activité humaine est la cause du problème climatique. L’action humaine doit être la solution. L’action pour rétablir l’ambition. Et l’action pour rétablir la confiance entre le Nord et le Sud», a-t-il affirmé.
Il a ajouté que les humains disposaient désormais des outils financiers et technologiques nécessaires pour réaliser les objectifs climatiques, et que les nations devaient se rassembler et mettre en œuvre ces objectifs.
«L’heure est venue de faire preuve de solidarité internationale dans tous les domaines», a-t-il lancé. «Une solidarité qui respecte tous les droits humains et garantit un espace sûr aux défenseurs de l’environnement et à tous les acteurs de la société pour contribuer à notre réponse climatique.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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WASHINGTON: Joe Biden a appelé Benyamin Netanyahou lundi « pour le féliciter de la victoire de son parti » à la suite d’élections « libres et justes » en Israël, a dit sa porte-parole Karine Jean-Pierre.
Le président américain a pendant cet appel « souligné son soutien sans faille à la sécurité d’Israël », a-t-elle ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne, indiquant que la Maison Blanche allait « suivre de près le processus de formation du gouvernement ».
Avec 64 sièges, le bloc de droite mené par Benyamin Netanyahou, déchu du pouvoir en juin 2021 après 12 ans de règne continu, est arrivé en tête des législatives du 1er novembre.
M. Netanyahou a lancé les tractations avec ses alliés en vue de former un gouvernement qui pourrait être le plus à droite de l’histoire d’Israël.
Le chef du Likoud a confirmé l’échange. « Le président Biden a appelé pour me féliciter à propos de ma victoire à l’élection, et a déclaré que l’alliance entre Israël et les États-Unis était plus forte que jamais », a-t-il dit dans un communiqué.
Benjamin Netanyahou a indiqué avoir remercié Joe Biden pour son amitié et son soutien à Israël de longue date.
« Je lui ai dit que nous pouvions obtenir davantage d’accords de paix, et aussi faire à la menace d’une agression iranienne », a par ailleurs assuré M. Netanyahou.
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RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a envoyé lundi un message de remerciements au président Abdel Fattah al-Sissi.
Le prince héritier l’a envoyé en quittant l’Égypte, après avoir organisé conjointement avec le président égyptien le Sommet de l’initiative verte au Moyen-Orient.
Le prince Mohammed a exprimé «ses remerciements et sa reconnaissance pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité» reçus par lui-même ainsi que sa délégation.
«Je voudrais vous remercier d’avoir accueilli la deuxième édition du Sommet de l’initiative verte au Moyen-Orient, qui est la preuve de votre conviction de l’importance de ses objectifs qui seront atteints grâce à des efforts concertés et à la participation active des pays de la région. Ce projet conduira à une plus grande prospérité pour nos peuples», a déclaré le prince héritier.
Le prince Mohammed a également rencontré divers dirigeants en marge du sommet.
Il a tenu une réunion avec le prince héritier du Koweït, Cheikh Meshal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, portant sur les efforts déployés pour faire face au changement climatique ainsi que sur les relations bilatérales.
Il a également rencontré son homologue tunisienne, Najla Bouden, et discuté avec elle des actions visant à réduire les émissions de carbone et à préserver l’environnement.
Le prince Mohammed s’est aussi entretenu avec le président irakien, Abdel Latif Rashid, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif et le chef du Conseil souverain du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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