Transition numérique & critères ESG – Chaînes d'approvisionnement et numérisation: cap sur la durabilité – Bilan

Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.
La pandémie de Covid-19 a démontré la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Les données du FMI (Fond Monétaire International) montrent que le commerce mondial des biens a chuté de 12,2% en 2020 et qu’il est resté instable pour les biens qui dépendent des chaînes d’approvisionnement globales.
Elle nous a également rappelé que les entreprises ont besoin de la bonne technologie au bon moment. Celles qui disposent d’outils pour suivre et gérer le mouvement des marchandises dans leur chaîne d’approvisionnement sont mieux équipées pour faire face à la volatilité.
Gartner a constaté que près des deux tiers (61%) des responsables de la chaîne d’approvisionnement considère la technologie comme un avantage concurrentiel. Côté consommateurs il en va de même et un récent sondage d’Oracle a trouvé que 70% d’entre eux seraient plus disposés à acheter auprès d’une marque si elle se dote d’intelligence artificielle pour gérer sa chaîne d’approvisionnement.
Cependant, alors que les organisations se préparent à la reprise, elles doivent envisager des solutions vouées à améliorer leur efficacité sans oublier un développement durable.
Il existe un consensus clair sur le fait que la durabilité devrait être un principe directeur de toute organisation du XXIe siècle. Une étude d’Oracle a révélé que 94% des chefs d’entreprise s’accordent à dire que de la durabilité devrait être partie inhérente des actions commerciales traditionnelles.
Mais au risque d’adopter une vision trop simpliste des critères ESG, les entreprises devraient éviter de se concentrer uniquement sur le CO2 ou les déchets plastiques, afin d’adopter une vision plus holistique de leurs chaînes d’approvisionnement. En effet, tout doit être pris en compte, en commençant par les émissions produites lors de la fabrication et le transport jusqu’à l’impact des matériaux individuels et des produits bruts tels que le bois ou l’huile de palme.
Mais rassembler les informations provenant de l’ensemble des chaînes d’approvisionnement est un obstacle pour de nombreuses organisations – plus d’un tiers (35%) des chefs d’entreprise considère que leur plus grand défi est d’obtenir des mesures ESG de la part de partenaires et de tiers.
La mesure est fondamentale pour toute stratégie ESG. Mais tant que les organisations ne comprennent pas l’impact de leur chaîne de valeur sur le monde qui les entoure, elles ne peuvent pas prendre les mesures nécessaires pour y remédier.
La plupart des émissions sont produites en dehors des activités principales des entreprises: une étude de McKinsey a révélé que 80% des émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise moyenne de biens de consommation sont produites par sa chaîne d’approvisionnement.
C’est là qu’intervient la technologie, car pour fixer, mesurer et atteindre les objectifs de durabilité des chaînes d’approvisionnement, les organisations doivent adopter la numérisation. L’infrastructure et les applications cloud permettent aux organisations d’extraire des données de diverses sources pour produire des rapports précis en temps réel et des analyses prédictives.
Ainsi, la quantification peut être intégrée aux opérations – et des solutions de gestion vouées aux chaînes d’approvisionnement (SCM) permettent aux organisations de gérer plus efficacement les achats, les stocks et la logistique, tout en offrant une visibilité inégalée.
Retraced, une plateforme de mode durable basée en Allemagne, a utilisé Oracle Autonomous Database avec blockchain pour gagner en visibilité sur des chaînes d’approvisionnement complexes. La plateforme fournit à ses clients la traçabilité des matériaux à travers la chaîne d’approvisionnement. À la base de la stratégie, l’infrastructure cloud fournit l’évolutivité nécessaire pour prendre en charge des milliers de requêtes simultanément.
Le transport des marchandises et des matériaux doit être rendu plus durable. Selon l’AEE (L’Agence Européenne pour l’environnement), le transport maritime international représente à lui seul 5% des émissions de l’UE-28. Il devra être réduit d’un tiers d’ici à 2050 pour atteindre les objectifs de l’UE. Heureusement, c’est un domaine qui peut être optimisé par les applications cloud, qui peuvent contribuer à minimiser l’impact du transport sur l’environnement.
Les applications cloud de gestion de la chaîne logistique sont des solutions de gestion des transports dédiées afin d’optimiser des réseaux logistiques entiers. Ainsi, les mouvements des flottes de véhicules peuvent être planifiés pour utiliser au mieux les ressources disponibles, tandis que le machine learning peut prédire avec précision les temps de transit et identifier les endroits où les émissions et les coûts pourraient être réduits.
La société de transformation et d’emballage Tetra Pak a transformé sa logistique globale avec le cloud. Avec l’objectif d’atteindre le zéro net d’ici 2030, la firme a consolidé ses systèmes de gestion du transport pour une meilleure visibilité de son impact environnemental. En automatisant un grand nombre de ses processus de chaîne d’approvisionnement et de logistique, elle peut également améliorer sa productivité et son efficacité.
L’emballage peut avoir un impact considérable sur les déchets produits par les chaînes d’approvisionnement. De nombreux clients sont très attentifs à la manière dont les produits sont emballés et apprécient la transparence lorsqu’il s’agit de leurs références en matière de durabilité. En effet, le Boston Consulting Group a constaté que 70% des consommateurs sont prêts à payer une prime de 5% pour des produits fabriqués de manière durable.
Les emballages doivent être évalués sur la base de données et d’informations concrètes. Par exemple, si les emballages compostables ont le potentiel d’introduire la circularité dans cet aspect de la chaîne d’approvisionnement, ils ne peuvent pas être décomposés ce qui est privilégié par des pays comme le Royaume-Uni. La sensibilisation des consommateurs est également un facteur limitatif: une enquête du BBIA (Industries et Associations Biodégradables) a révélé que seuls 10% des acheteurs reconnaissent les étiquettes de compostage.
Dans certains cas, les plastiques recyclés et recyclables peuvent permettre de réduire les déchets alimentaires par rapport à d’autres types d’emballages en préservant la fraîcheur plus longtemps. Huel (producteurs d’aliments complets) a effectué une analyse multivariable sur ses produits de substitution aux repas. Il en ressort que le sachet en plastique ne représente que 3% de l’empreinte carbone du produit et lui confère une durée de conservation d’un an.
Une vision interconnectée de la durabilité est nécessaire pour correspondre aux modèles complexes de dégradation du climat décrits dans le sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Face à cette menace, les organisations doivent s’attaquer non seulement aux émissions directes et aux déchets, mais aussi aux émissions indirectes produites par les activités en amont et en aval.
Le cloud offre aux organisations la visibilité, le contrôle et l’évolutivité dont elles ont besoin pour rendre leurs chaînes d’approvisionnement plus durables et éthiques. En consolidant leurs solutions de gestion de la chaîne d’approvisionnement et du transport, elles peuvent optimiser leur efficacité et intégrer la durabilité dans leurs opérations. Xavier Chabanne Oracle Suisse
Directeur des applications pour la Suisse chez Oracle
Xavier Chabanne accompagne des entreprises de toutes tailles pour Oracle depuis 1999 pour les aider à mettre en place les meilleures solutions pour réinventer leurs business models et tirer parti des nouvelles technologies.
Ses domaines d’expertise sont la présentation des dernières tendances en matière d’adoption des nouvelles technologies (cloud, intelligence artificielle, chat bot, blockchain, etc.) dans les entreprises; les analyses des actualités réglementaires et économiques impactant les entreprises en termes de gestion des données (Big data), que ce soit pour leurs services RH, finance, opérations ou marketing; et la présentation des enjeux de la transformation digitale dans les entreprises selon les secteurs (santé, public, banque, industrie, etc.) à travers des exemples concrets en Suisse et à l’étranger.
Vous avez trouvé une erreur?

source

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire