Tarifs des taxis 2023 en France – ToutSurMesFinances

Les tarifs d’une course de taxi sont réglementés par la loi. Ils tiennent compte de la prise en charge, du prix au kilomètre et du tarif horaire, auxquels s’ajoutent des majorations et suppléments. Des forfaits s’appliquent pour des trajets menant à certains aéroports. Nos explications.
 
Les tarifs d’une course de taxi sont strictement encadrés en France. Cette règle vaut autant pour la maraude (lorsque le client hèle le chauffeur de taxi à la volée dans la rue) que pour la réservation d’une course en taxi.
La réglementation se fait à deux niveaux. D’une part, chaque année, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance fixe le tarif minimum pour une course (majorations et suppléments inclus). Ces tarifs font l’objet d’une publication d’un arrêté au Journal Officiel (JO). De facto, les tarifs réglementés au titre de l’année 2023 ont été publiés via un arrêté paru dans le JO du 20 janvier 2023, pour une application au plus tard le 1er février 2023.
Par ailleurs, le prix maximum du kilomètre parcouru et le prix maximum de prise en charge qui figurent parmi les composantes du tarif d’une course, sont définis, chaque année là aussi, par les préfets. Un arrêté préfectoral est donc publié dans chaque département pour établir ces prix maximums. Ces prix sont donc variables d’un département à l’autre.
Une fois la course effectuée et qu’il est arrivé à destination, le client est dans l’obligation de payer le tarif affiché sur le compteur du taxi (le taximètre, qui enregistre le parcours, la durée et la somme à régler). Le taximètre doit être éclairé et visible pour que le client puisse contrôler à tout moment le prix de la course.
Avant sa prise en charge, le client peut s’assurer qu’il fait appel à véritable un taxi en prêtant attention au dispositif lumineux fixé sur la partie avant du toit du véhicule. Ce dispositif doit notamment porter la mention « TAXI » (en lettres capitales) et indiquer le nom de la commune de rattachement (également en lettres capitales). Il doit aussi clairement indiquer, de jour comme de nuit, l’état d’occupation du taxi (éclairage vert : libre ; éclairage rouge : occupé ; éclairage éteint : hors service).
À NOTER : si les tarifs des taxis sont réglementés par l’État, il n’en va pas de même pour les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Là, les prix sont librement fixés par la plateforme sollicitée pour la course.
Un chauffeur de taxi ne peut pas fixer son propre tarif pour un trajet effectué à bord de son véhicule. Plusieurs critères sont pris en compte pour le calcul d’un trajet en taxi, dont le montant repose sur le compteur (taximètre) qui équipe obligatoirement le véhicule.
Conformément au décret du 7 octobre 2015 relatif aux tarifs des courses de taxi, publié dans le Journal Officiel du 9 octobre 2015, il s’agit (excepté dans les cas des forfaits) :
Concernant le prix au kilomètre ou à l’heure, c’est un barème qui fixe les taux appliqués. Il faut d’abord noter que la structure du barème varie selon que l’on fasse appel à un taxi parisien ou à un taxi provincial (taxi-non parisien). Ensuite, les taux du barème sont calculés département par département. En conséquence, le chauffeur de taxi doit se référer à l’arrêté préfectoral qui réglemente les tarifs dans son département de rattachement.
À côté de ces tarifs, d’autres prestations des taxis sont aussi encadrées, comme la réservation (immédiate ou à l’avance) d’un taxi. Des majorations au prix du kilomètre et des suppléments au prix de prise en charge sont également prévus dans certaines conditions. Par ailleurs, des forfaits aéroport s’appliquent dans certaines villes de métropole et en Guadeloupe.
En dehors des courses forfaitisées, le montant final de la course de taxi type est connu à la fin du trajet. Dans tous les cas, une fois la course achevée, le compteur indique un montant et les éventuels compléments (suppléments et majorations) que le client doit nécessairement payer au chauffeur en contrepartie du service rendu.
Quel que soit le montant à payer inscrit sur le compteur du taxi, le prix à payer ne peut jamais être inférieur à une somme fixée par arrêté. Le chauffeur de taxi ne peut pas être payé en deçà de ce montant lorsqu’il réalise une course, même si le trajet est très court.
Conformément à l’arrêté paru au Journal Officiel du 20 janvier 2023, le tarif minimum d’une course (majorations et suppléments éventuels inclus) reste fixé en 2023 à 7,30 euros pour tous les taxis (parisiens et non-parisiens).
« Le tarif de la course de taxi comprend un prix maximum de prise en charge », indique l’article 2 du décret du 7 octobre 2015 relatif aux tarifs des courses de taxi. Son montant maximum reste fixé à 4,18 euros en 2023. En d’autres termes, une prise en charge ne peut coûter plus que 4,18 euros. Des suppléments au prix de prise en charge peuvent être prévus dans certains cas (réservation, transports de bagages ou de colis, personne supplémentaire…).
Pour une course de taxi, le prix de l’indemnité kilométrique (soit le prix du kilomètre parcouru) est lui aussi plafonné. Pour l’heure, le coût maximal auquel doivent se conformer tous les chauffeurs de taxi, est fixé à 1,21 euro (contre 1,12 euros en 2022).
Chaque kilomètre parcouru par le client à bord du taxi est donc facturé à ce montant, excepté lorsque le véhicule est à l’arrêt ou circule à vitesse très réduite ou durant la période d’attente quand le client a effectué une réservation (c’est un tarif horaire qui prend le relais).
Des majorations au prix du kilomètre peuvent être appliquées dans certaines conditions. Le montant peut, par exemple, être majoré pour une course de nuit ou pour une course qui impose un retour à vide. L’application des termes kilométriques diffère selon qu’il s’agisse d’un taxi parisien ou d’un taxi non-parisien. Les tarifs sont définis par arrêté préfectoral pour chaque département.
En 2023, le prix de l’heure en cas d’attente du taxi (si le client a réservé) ou de marche lente du véhicule (lors de difficultés de circulation, par exemple) est fixé au plan national à 38,96 euros maximum. Le montant maximum appliqué en 2022 s’élevait à 37,46 euros.
Le client d’un taxi peut être soumis au règlement de suppléments exigés dans le cadre de sa prise en charge, conformément à l’article 2 du décret du 7 octobre 2015. Ces suppléments, dont les montants et les conditions peuvent varier selon la zone géographique, sont réglementés. Ils peuvent être prévus pour :
ATTENTION : aucun supplément ne peut être demandé au passager d’un taxi dans certains cas. Il ne peut être exigé de supplément pour :
Le tableau ci-dessous fixe les montants en vigueur en 2023 au titre des suppléments au prix de prise en charge pour un client d’un taxi parisien :
 
Les tarifs des suppléments susceptibles d’être perçus au titre de la prise en charge d’un passager par un taxi non-parisien (hors Paris) diffèrent de ceux appliqués dans la capitale. Concernant la réservation, des montants spécifiques s’appliquent à Lyon, Nice, Cannes, Antibes et Toulouse.
Ainsi, les taxis de Nice appliquent un supplément pour réservation, qu’elle soit d’avance ou immédiate, d’un montant de 4 euros maximum. À Lyon, une réservation immédiate est majorée à 2 euros maximum, et à 4 euros maximum pour une réservation à l’avance. À Cannes, le supplément pour réservation est plafonné à 3 euros.
Les tarifs réglementés qui s’appliquent en 2023 figurent dans le tableau ci-après :
 
Des majorations des prix maximum au kilomètre parcouru et du prix maximum horaire (qui prend le relais du prix du kilomètre en cas de marche ralentie du véhicule et durant la période d’attente pour une course réservée par le client) peuvent également s’appliquer dans certains cas. Conformément à l’article 1 du décret du 7 octobre 2015, ces majorations sont prévues pour :
IMPORTANT : les majorations pratiquées au titre d’une course de nuit et d’une course au tarif neige-verglas (sur route enneigée ou verglacée) ne peuvent pas se cumuler.
Pour fixer le prix des majorations du prix au kilomètre parcourue et du prix horaire, le chauffeur de taxi applique un barème qui tient compte non seulement du jour (semaine, dimanche, jour de fêtes) et du moment de la journée pendant lesquels la course est effectuée (tarif journée ou tarif nuit), mais aussi du type de transport réalisé (un aller-retour en charge de jour ou un retour à vide de nuit ou un jour férié, par exemple).
Dans ce cadre, les barèmes et les taux utilisés pour le calcul tarifaire d’une course diffèrent selon qu’il s’agit d’un taxi parisien ou d’un taxi provincial (non-parisien). Les barèmes permettent de retrouver les prix d’une course pour la journée, la nuit, mais également les jours fériés. Ils sont conjugués à des taux qui varient d’un département à l’autre et qui sont fixés dans l’arrêté préfectoral des tarifs.
Il existe trois tarifs kilométriques à Paris, d’après l’article 11 de l’arrêté du 2 novembre 2015 (paru au JO du 5 novembre 2015) :
Les lettres – chacune d’elle étant associée à une couleur de lampe (le blanc pour le tarif A, le orange pour le B et le bleu pour le C) – figurent de manière visible, sur le taximètre éclairé (à l’intérieur du taxi) et au niveau du dispositif lumineux extérieur (fixé sur le toit du taxi).
Le tableau ci-dessous indique le barème utilisé pour une course réalisée dans la zone des taxis parisiens :
 
À NOTER : comme le précise la loi (arrêté du 2 novembre 2015), le prix du kilomètre du tarif B peut excéder celui du tarif A, à condition que l’écart entre les deux ne soit pas supérieur à 100%. Le prix du kilomètre du tarif C peut excéder celui du tarif B, mais l’écart entre les deux ne peut excéder 50%.
Les barèmes qui s’appliquent pour un taxi provincial sont différents de ceux d’un taxi parisien. L’article 5 de l’arrêté du 2 novembre 2015 précise que les majorations du prix maximum du kilomètre parcouru et du tarif maximum horaire permettent l’application par les taxis non-parisien de quatre tarifs kilométriques.
Dans les départements de province (hors Paris), le tarif de journée court, en dehors de rares exceptions, de 7 heures à 19 heures. C’est donc le tarif de nuit qui s’applique durant les autres périodes. Le barème des taxis provinciaux tient compte aussi des jours ouvrés, des dimanches et des jours fériés.
Comme pour les taxis parisiens, c’est un système de lettres (A, B, C et D), associées à un code couleur (blanc pour le tarif A, orange pour le tarif B, bleu pour le tarif C et vert pour le tarif D), qui permet de connaître le tarif appliqué par les taxis provinciaux. Pour le prix à l’heure, rien de plus simple : il y a un taux de jour et un taux de nuit. Les taux qui s’appliquent varient selon les départements et sont définis par arrêté préfectoral. En attendant de connaître ceux de 2023, voici les tarifs 2022 qui figuraient dans ce tableau émis par le ministère de l’Économie.
Les règles relatives aux quatre tarifs kilométriques appliqués par les taxis en province figurent dans ce tableau :
 
IMPORTANT : un taxi provincial ne disposant que d’une zone de prise en charge très limitée (il a obligation de retourner sur sa commune d’origine pour pouvoir reprendre un autre client), le transport de retour lui est toujours payé.
Pour les courses directes en taxi menant à certains aéroports, un montant fixe et réglementé s’applique dans certaines villes.
Dans la capitale, ce sont quatre tarifs forfaitaires qui s’appliquent en fonction de l’aéroport (Roissy-Charles-de-Gaulle ou Orly) et du lieu de prise en charge ou de destination parisien (rive droite ou rive gauche de la Seine). Les forfaits sont les mêmes dans les deux sens, qu’il s’agisse d’une course au départ de Paris vers l’aéroport ou d’une course au démarrant de l’enceinte de l’aéroport pour rallier Paris.
Les lieux parisiens localisés sous l’appellation « Paris rive droite » (situés au nord de la Seine), correspondent aux arrondissements suivants :
Les lieux de prise en charge ou de destination situés « Paris rive gauche » (au sud de la Seine) concernent les arrondissements suivants :
Le montant de la course étant fixe, le prix d’une course entre la commune de Paris et l’enceinte de Roissy ou d’Orly (ou dans l’autre sens) est fixe. Un client ne peut payer davantage que ce que prévoit le forfait. En revanche, cette tarification forfaitaire ne s’applique pas si le passager « demande expressément un arrêt ou un passage du taxi dans un lieu de son choix » (article 14 de l’arrêté du 2 novembre 2015).
De même, peuvent s’ajouter à ce forfait aéroport les éventuels suppléments de prise en charge (passagers supplémentaires, réservation…).
Pour 2023, les tarifs des forfaits aéroports qui s’appliquent à Paris figurent dans le tableau ci-après :
 
Au regard du tableau, un passager qui effectue une course en taxi entre le 8ème arrondissement de Paris (situé rive droite) et l’aéroport Paris-Charles de Gaulle paie un forfait pour un montant fixe de 55 euros (hors suppléments de prise en charge éventuels). Ce montant est le même pour un passager qui effectue le même trajet en sens inverse.
Pour un trajet depuis l’aéroport d’Orly vers le XVème arrondissement de la capitale (situé rive gauche), le prix du forfait est de 35 euros (hors éventuels suppléments de prise en charge). C’est la même somme qu’il faut débourser pour le trajet dans l’autre sens.

Des forfaits aéroports s’appliquent également pour les courses de taxi au départ et à destination de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. Les montants du forfait varient selon la ville de départ ou de destination en lien avec cet aéroport. Ces forfaits concernent :
Les tarifs forfaitaires en vigueur en 2023 pour les courses en lien avec l’aéroport de Nice-Côte d’Azur figurent dans ce tableau :
 
Si l’on se réfère au tableau ci-dessus, le forfait pour se rendre dans le centre de Nice depuis avec l’aéroport de Nice-Côte d’Azur est fixé à 32 euros (sans compter les suppléments éventuels liés, par exemple, à la prise en charge de passagers supplémentaires ou de bagages encombrants). Un tarif qui reste identique dans le sens Nice centre – aéroport Nice-Côte d’Azur. Ce forfait est beaucoup plus conséquent pour se rendre ou partir de Monaco : il s’élève à 95 euros.
IMPORTANT : les lieux situés à Nice-centre et Cap d’Antibes où s’appliquent ces forfaits aéroports sont listés dans l’arrêté annuel qui fixe les tarifs réglementés des courses de taxi. Ils figurent, pour l’année 2023, dans l’arrêté du 16 janvier 2023 (paru au JO du 20 janvier 2023).
Depuis le 1er mars 2019, les taxis toulousains ont adopté des tarifs au forfait pour aller ou revenir de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Ces tarifs varient en fonction des zones de départ ou de destination de la ville. Ces zones sont au nombre de quatre. Les lieux situés dans chacune ces zones sont indiqués dans l’arrêté qui fixe chaque année les tarifs réglementés des courses de taxi. Pour 2023, ils sont énumérés dans un arrêté publié au JO du 20 janvier 2023.
Cette année, les prix forfaitaires de la desserte de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (dans les deux sens) par les taxis toulousains s’étalent entre 15 et 45 euros, selon la zone de la ville. Ils sont indiqués dans le tableau ci-dessous :
 
Hors métropole, la Guadeloupe applique aussi le système des tarifs forfaitaires pour les courses de taxis. Des forfaits sont ainsi prévus pour les courses :
En 2023, le tarif forfaitaire est fixé à 25 euros pour l’un et l’autre des deux trajets, comme indiqué dans ce tableau :
 
Dans le cas où l’itinéraire d’une course de taxi emprunte une portion d’autoroute, les éventuels frais de péages sont en principe à la charge du taxi et non du passager. En revanche, ces frais figureront sur la facture à régler par le client si ce dernier a expressément demandé au chauffeur d’emprunter un itinéraire à péage.
ATTENTION : les frais de péages ne peuvent pas être facturés au passager lorsque le taxi prend l’autoroute pour effectuer sa course d’approche (effectuée entre la station de taxi et le lieu de prise en charge du client).
Un chauffeur de taxi n’a pas le droit de refuser une course à un client, excepté dans les cas suivants fixés par la réglementation encadrant la profession :
En dehors de ces situations, le chauffeur de taxi ne peut pas refuser la prise en charge du client.

À l’issue d’une course, le client d’un taxi peut payer le chauffeur en liquide, par chèque ou par carte bancaire.
S’il arrive que des taxis refusent encore le paiement par carte bleue (notamment à Paris), cet acte est illégal. L’article L3121-11-2 du Code des transports dispose, en effet, que l’obligation des règlements par carte bancaire s’applique à « toutes les courses réalisées par un taxi », et ce, « quel que soit le montant du prix ». En clair, un chauffeur ne peut pas imposer un montant minimum pour payer par carte. L’article L. 3121-1 du Code des transports précise que les taxis doivent être munis de deux appareils :
IMPORTANT : le chauffeur de taxi est libre de refuser le règlement par chèque, mais il faut que cela soit clairement indiqué sur la vitre extérieure du véhicule.
Lorsqu’une course de taxi affiche un montant supérieur ou égal à 25 euros, le chauffeur doit obligatoirement remettre au client une note imprimée indiquant :
Si le client le demande, la note doit également mentionner son nom et le lieu de départ et le lieu d’arrivée de la course.
En dessous du seuil de 25 euros, la remise d’une facture est facultative.
Que faire si le prix de la course parait excessif ? Le client peut envoyer un courrier de réclamation en recommandé avec accusé de réception auprès de la mairie de la commune de stationnement ou, s’il s’agit d’un taxi parisien, à la préfecture de police de Paris. Avant toute contestation, le client est dans l’obligation de régler le taxi (dans le cas contraire, il est en infraction).
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