Sopra Steria : signature d'un contrat d'acquisition portant sur 29,73% du capital de CS Group – Boursorama

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(AOF) – Sopra Steria progresse de 0,69% à 145,90 euros. Le groupe informatique a annoncé avoir signé un contrat d’acquisition en vue d’acquérir l’intégralité des actions CS Group ,détenues par Yazid Sabeg, président du Conseil d’administration et Eric Blanc-Garin, directeur général, et leur holding commune Duna & Cie représentant environ 29,73 % du capital de CS Group, pour un prix de 11,50 euros par action.
Cet accord est conclu à la suite de l’entrée en négociations exclusives annoncée le 28 juillet 2022 et des procédures d’information-consultation des instances représentatives du personnel respectives de Sopra Steria et de CS Group.
Il vient compléter les promesses de vente déjà consenties le 27 juillet 2022 par Cira Holding et les fondateurs de Novidy’s à Sopra Steria portant sur respectivement environ 29,15 % et 6,38 % du capital de la société ( » autres blocs « ) pour un prix par action égal à celui du bloc principal. A l’issue de l’acquisition du bloc principal et des autres blocs (l’  » opération « ) et compte tenu des 9,80 % déjà détenus, Sopra Steria détiendra 75,06 % du capital de CS Group.
La réalisation de l’opération, qui pourrait intervenir au cours du premier trimestre 2023, reste soumise à des conditions suspensives usuelles, en particulier en matière de contrôle des concentrations et de contrôle des investissements étrangers.
Invest Securities, qui a ajusté sa cible à 188 euros contre 198 euros, a réitéré sa recommandation Achat sur Sopra Steria, jugeant que ‘le momentum est clairement en train de s’améliorer sur la valeur, ce qui ne se perçoit pas du tout dans la valorisation’.
AOF – EN SAVOIR PLUS
Points clés
– Un des 5 leaders européens de la transformation digitale né de la fusion en 2014 de Sopra et Steria ;
– Société organisée en 4 métiers générant 4,3 Mds€ de revenus : le conseil et intégration de systèmes (61 %), l’édition de solutions (15 %), le « business process services (15 %) et la gestion d’infrastructures et cloud (19 %) ;
– Présence européenne, en France (48 % des revenus), au Royaume-Uni (13%), le pôle autre Europe avec de fortes positions en Allemagne (31 %) et le reste du monde ;
– Modèle d’affaires : être, en Europe, le partenaire stratégique des grandes administrations,
opérateurs financiers et industriels et entreprises stratégiques en les appuyant dans leur transformation digitale et en préservant leur indépendance digitale ;
– Pacte d’actionnaires entre les familles fondatrices Odin et Pasquier et les dirigeants, soit 22,3 % du capital et 33,6 % des droits de vote, devant les salariés (4,8 % et 7,8 %), Pierre Pasquier présidant conseil d’administration de 15 membres et Cyril Malargé étant directeur général ;
– Bilan sain avec une dette ramenée à 345 M€ face à 1,8 Md€ de capitaux propres à fin juin.
Enjeux
– Stratégie axée sur un positionnement fort en Europe, sur le développement de solutions (objectif de 20 % des revenus dans l’édition et l’intégration de solutions), sur le conseil (objectif de 15 % des revenus), l’intégration du digital et visant à moyen terme une croissance annuelle des revenus entre 4 % et 6 %, une marge opérationnelle de 10 % et un flux de trésorerie disponible entre 5 % et 7 % des revenus ;
– Stratégie d’innovation :
-veille sur les technologies et leurs usages assurés par les Digital Champions, missions d’innovation données aux équipes projet, hackathons ouverts aux clients et aux partenaires, espaces de démonstration, d’idéation, de codesign,
– partenariats ciblés (startups, universités, laboratoires de recherche, grands éditeurs type Axway et GAFAM, Campus Cyber France)
– entrée au capital de jeunes pousses, notamment dans la cybersécurité ;
– mise en place de 2 plateformes de développement, l’une pour le cloud, l’autre pour la blockchain, l’intelligence artificielle et le machine learning ;
– Stratégie environnementale avec pour objectif zéro émission nette de GES en 2028 :
– 3 étapes : zéro émission nette pour les activités directes fin 2022, pour les indirectes (déchets, trajets) fin 2025 et les achats de biens et services fin 2028,
– accompagnement des clients dans leur transition bas carbone ;
– Positionnement fort dans le « cloud computing » (nuage informatique), le big data (gestion des volumes de données) notamment dans la défense, le secteur public et l’aéronautique ;-
– Accélération dans l’intelligence artificielle : partenariat avec OVH Cloud, participation au collectif Confiance.ai… ;
– Visibilité élevée avec la récurrence du chiffre d’affaires (plus de 40 %).
=/ Défis /=
– Vers une OPA, au 1er trimestre 2023, sur CS Group, qui renforcera l’activité services numériques et systèmes critiques pour la défense & sécurité, l’espace et le nucléaire et sera relutive sur le bénéfice par action dès la 1ère année ;
– Cession de la participation de 32 % dans Axway, soit un impact négatif de 25 M€ avant impôt ;
– Après une hausse de 7,7 des revenus à fin septembre, relèvement des objectifs 2022 : croissance du chiffre d’affaires de 7%, taux de marge opérationnelle entre 8,5 % et 9 % et flux net de trésorerie disponible de l’ordre de 250 M€.
Le marché juteux des bases de données
Ce marché mondial, mature, devrait générer plus de 40 milliards de dollars de recettes cette année contre 22 milliards de dollars en 2017, d’après IDC. Contrairement à ses ambitions initiales, SAP n’a pas réussi à détrôner Oracle. Cela provient essentiellement de l’évolution majeure sur ce marché avec l’irruption d’Amazon Web Services ou de Google Cloud. Bénéficiant d’un avantage concurrentiel important en tant qu’hébergeurs des données des entreprises, ces intervenants ont gagné de belles parts de marché sur les dernières années. Toutefois, face à un appétit croissant des entreprises pour les données à forte valeur ajoutée, les acteurs traditionnels ont une carte à jouer.
Rotation maximale des effectifs
Les entreprises du secteur des services informatiques ont constaté le départ de plus de 20 % de leurs effectifs en douze mois. Cette tendance n’est pas inhabituelle dans le secteur mais elle atteint une ampleur inédite, dans un contexte de forte croissance et de belle dynamique de recrutement. De plus les collaborateurs ont de nouvelles exigences et aspirations. Le principal critère est la flexibilité du travail et la façon dont il est mis en place dans l’entreprise. La société américano-indienne Cognizant a vu environ 35% de ses 330.000 ingénieurs quitter l’entreprise en un an. Capgemini, regroupant 32.000 salariés français, a récemment subi sa première grève depuis 2008, avec une demande de hausse collective des rémunérations.
Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 21/11/2022 à 16:26:00.
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