Somalie: La sécheresse et la crise alimentaire imminente nécessitent une réponse innovante – Arabnews fr

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NEW YORK: Il y a quelques mois à peine, la Somalie était promise à une nouvelle ère. Après un vote pacifique et un transfert de pouvoir tout aussi pacifique, beaucoup espéraient que les décennies de divisions claniques, de politiques factieuses, de tensions accrues entre Mogadiscio et les régions, et d’une présence extrémiste persistante, étaient de l’histoire ancienne.
Ces dernières années, la Somalie a également enregistré une croissance économique encourageante, renforçant les espoirs de la communauté internationale. Jusqu’à ce qu’une tempête parfaite, mêlant la pandémie de coronavirus, une invasion de criquets et des inondations, ne frappe le pays, réduisant à néant les progrès réalisés.
Un nouveau président, dont l’élection avait couronné une période d’espoir marquée par la rédaction d’une nouvelle constitution provisoire, la mise en place d’un gouvernement fédéral et la formation ultérieure de cinq nouveaux États membres, avait promis de se concentrer sur la réconciliation nationale et sur la poursuite des réformes politiques et financières.
James Swan, le représentant spécial de l’ONU en Somalie, avait déclaré au Conseil de sécurité que la présidence d’Hassan Cheikh Mahmoud offrait une «occasion tant attendue de faire avancer les priorités nationales urgentes».
Pourtant, ce n’est pas en raison de ces progrès que la Somalie sera au cœur de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies cette année. Une fois de plus, le pays se trouve confronté à un état d’urgence alarmant résultant de crises multiples et simultanées.
Selon l’Organisation météorologique mondiale des Nations unies, la Corne de l’Afrique devrait connaître une cinquième saison des pluies défaillante consécutive d’octobre à décembre. La Somalie est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique et elle est mal équipée pour faire face à cette sécheresse, la pire qu’elle ait connue depuis quarante ans.
Beaucoup d’experts déclarent qu’il n’y a pas de fin en vue. Cinq années de sécheresse ont épuisé les niveaux d’eau du pays, entraînant de mauvaises récoltes, avec une production agricole inférieure de 70% à la moyenne. Plus de 3 millions de têtes de bétail ont péri. Les animaux qui sont restés sont maintenant émaciés.
L’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin reste un énorme défi. Certaines zones sont difficiles à atteindre à cause de l’insuffisance des infrastructures routières. D’autres sont sous le contrôle d’Al-Chabab, un groupe intransigeant et impopulaire ayant des liens avec Al-Qaeda.
L’insurrection meurtrière d’Al-Chabab contre le gouvernement fédéral a entraîné l’attaque de convois d’aide humanitaire. Dans un cercle vicieux, la pénurie, aggravée par Al-Chabab, résulte à son tour en un plus grand nombre de jeunes Somaliens vulnérables au recrutement.
Puis vint la guerre en Ukraine, dont les répercussions ont été profondément ressenties dans la Corne de l’Afrique. La flambée des prix mondiaux des céréales qui en a résulté a poussé des millions de Somaliens à quitter leur foyer à la recherche de nourriture, transportant des enfants affamés et mal nourris.
Cependant, seuls ceux physiquement capables de partir ont entrepris ce voyage. Quant aux plus vulnérables, les enfants, la nouvelle génération de Somaliens, ils sont en train de périr.
«L’insécurité alimentaire est un problème mondial», a déclaré à Arab News Abderrahmane Abdichakour, envoyé spécial du président somalien pour la lutte contre la sécheresse.
«Le monde entier a été affecté par les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales en céréales, engrais et carburant, résultant du conflit en Ukraine. Tout comme le reste du monde, la Somalie a également été touchée.
«La différence pour la Somalie est que cette crise vient s’ajouter à de nombreuses autres dont le pays souffre depuis des décennies», a-t-il ajouté.
Selon les rapports de l’ONU, certaines communautés, notamment les populations agro-pastorales des régions de Baidoa et Burhakaba et les personnes déplacées dans la ville de Baidoa, dans la région de Bay, connaîtront la famine à partir d’octobre si l’aide n’est pas immédiatement renforcée.
Abdichakour est à New York pour faire du lobbying et exhorter les donateurs, la communauté internationale et la diaspora somalienne à soutenir la réponse à la sécheresse «avant qu’il ne soit trop tard».
Plusieurs organismes des Nations unies, dont l’Unicef, le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ont averti à maintes reprises que la situation d’urgence ne semblait pas s’améliorer.
La FAO a déclaré dans un communiqué que «sans action, la famine sévira dans les semaines à venir», ajoutant que des décès liés à la sécheresse avaient déjà été enregistrés et que le bilan pourrait être bien plus lourd dans les zones rurales difficiles à atteindre par rapport au nombre enregistré dans les camps de familles déplacées.
Pendant la famine de 2011, 340 000 enfants somaliens ont eu besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë sévère, a expliqué James Elder, porte-parole de l’Unicef, à Genève, en Suisse. «Aujourd’hui, ce nombre s’élève à 513 000. C’est un cauchemar en suspens que nous n’avons pas vu au cours de ce siècle.»
Selon la FAO, environ 6,7 millions de personnes en Somalie seront probablement confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre de cette année, dont plus de 300 000 laissés «les mains vides» par la triple urgence du pays et qui devraient succomber à la famine.
Abdichakour a averti: «Les besoins ont augmenté, et les fonds restent inférieurs à ce qui est nécessaire. La communauté internationale n’a plus de temps à perdre. Si le monde n’intensifie pas son aide, la famine pourrait s’installer dès le mois d’octobre.»
Bien que ces prévisions catastrophiques aient placé la Somalie sous les projecteurs, les prévisions de famine remontent en fait au mois de mars.
«De nombreux gouvernements ont augmenté leur financement au cours de la sécheresse, et nous leur en sommes très reconnaissants. Cependant, le besoin de niveaux de financement adéquats afin de contenir l’urgence initiale n’a pas été atteint, permettant ainsi à la situation de se détériorer pour se transformer en la crise que nous connaissons aujourd’hui», a-t-il ajouté.
Aujourd’hui, Abdichakour lance un appel à une réponse humanitaire plus agressive à la crise afin de sauver autant de vies que possible.
«La gravité même de la situation exige une réaction plus agressive, plus innovante et plus concrète de la part de la communauté internationale», a-t-il affirmé. Il a appelé la communauté internationale à «se rallier à l’esprit de la diplomatie humanitaire» et à augmenter ses contributions «avant qu’il ne soit trop tard».
«Personne ne devrait mourir de faim en 2022. Dans ce monde de richesses, de compétences et de connaissances stupéfiantes, il devrait y avoir suffisamment de soutien pour tous», a ajouté Abdichakour.
Ce n’est ni la première ni même la dixième fois qu’un appel d’urgence est lancé pour la Somalie aux pays donateurs, et Abdichakour a fait remarquer que ce ne serait pas la dernière si la même approche continuait à être adoptée chaque année par le gouvernement somalien ou la communauté internationale.
Il a souligné: «Je ne veux pas frapper aux portes de nouveau dans cinq ans ou jamais. Environ un milliard d’euros sont dépensés chaque année pour l’aide accordée à notre pays et pourtant les besoins ne cessent d’augmenter. L’aide humanitaire est vitale pendant une crise, mais elle ne peut pas être une solution permanente.»
Les Somaliens sont conscients des progrès qu’ils avaient commencé à percevoir, mais ils craignent désormais que le potentiel de leur pays ne soit pas pleinement atteint.
Selon les experts, si ce potentiel avait été utilisé, la Somalie aurait pu contribuer à la sécurité alimentaire et à la production d’énergie durable dans la Corne de l’Afrique et dans le monde.
En tant qu’envoyé du président pour la lutte contre la sécheresse, Abdichakour préconise une nouvelle méthode de travail visant à mettre un terme au cycle de la faim et de la souffrance, qui se concentre sur l’adaptation à long terme au changement climatique et l’atténuation de ses effets.
Outre les fonds urgents nécessaires pour sauver des vies, il a appelé à des investissements axés sur la lutte contre l’insécurité alimentaire, la promotion des moyens de subsistance et la construction d’infrastructures, notamment de routes.
Il a révélé qu’entre 20 et 40% des produits agricoles en Somalie sont perdus dans le transport en raison du mauvais état des routes.
*Une famine est un épisode aigu de manque extrême de nourriture caractérisé par la faim, des décès généralisés, la misère et des niveaux extrêmement critiques de malnutrition aiguë.
«La Somalie a besoin de partenariats qui permettent à ses habitants de prospérer en continuant à vivre selon leur mode de vie traditionnel, tout en ajoutant quelques pratiques d’adaptation au climat et d’atténuation de ses effets», a indiqué Abdichakour.
«La Somalie a des ressources. Nous avons des minéraux, des rivières, du vent et du gaz naturel. Nous avons le plus long littoral d’Afrique. Nous avons une population agropastorale importante qui vit d’amples pâturages et exporte du bétail vers les marchés mondiaux lorsque la sécheresse ne ronge pas nos terres.
«Pour sortir des crises récurrentes, nous avons besoin que la communauté internationale comprenne l’importance de renforcer la résilience de nos populations face aux chocs climatiques, économiques et sécuritaires.
«En plus de sauver des vies de toute urgence, l’engagement international en Somalie doit contribuer aux moyens de subsistance, développer des infrastructures modernes et vitales comme les routes et les canaux d’irrigation, et aider les familles à s’adapter à une nouvelle réalité climatique», a-t-il expliqué.
Se tournant vers l’avenir, Abdichakour a insisté: «Nous savons que notre gouvernement a un long chemin à parcourir, mais nous sommes déterminés à mettre fin à cette crise et à arrêter le cycle, notamment en améliorant notre mode de fonctionnement, notre transparence et notre prise de responsabilité.»
«Nous demandons à la communauté internationale, et à tout groupe disposant d’une expertise et de ressources pertinentes, de travailler avec notre gouvernement afin de sauver d’urgence des vies aujourd’hui et de faire des investissements durables dans la Somalie de demain.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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WASHINGTON: Le Pentagone a lancé une enquête interne sur des opérations de guerre psychologique après la découverte de faux comptes disséminant sur les réseaux sociaux de la désinformation pro-occidentale, a indiqué mardi son porte-parole, le général Pat Ryder.
« Le ministère a demandé une enquête sur nos activités militaires de soutien à l’information », a admis le porte-parole, confirmant au cours d’un point de presse des informations déjà divulguées par le Washington Post.
Le quotidien américain citait une étude réalisée par l’université de Stanford et la société d’analyse des réseaux sociaux Graphika, faisant état d’une centaine de comptes « d’origine inconnue » sur Facebook, Twitter et Instagram, ayant disséminé de la propagande anti-Russie, anti-Chine et anti-Iran entre 2017 et 2022.
Citant une source gouvernementale anonyme, le Washington Post affirmait que ces comptes avaient été créés par des unités spéciales de l’armée américaine.
Le porte-parole du Pentagone a assuré que les activités de guerre psychologique de l’armée étaient encadrées et légales.
« Nous avons établi des garde-fous sur la façon de gérer nos opérations », a-t-il assuré au cours d’un point de presse. Cette enquête représente « juste une opportunité d’évaluer notre travail dans ce domaine ».
Questionné sur la nature des opérations de guerre psychologique de l’armée américaine, le général Ryder a cependant reconnu qu’elles pouvaient comprendre « des informations non véridiques ».
« Il est possible de mener des opérations contre des adversaires en utilisant l’information de façon à les aider à penser d’une certaine façon », a-t-il dit. « Nous menons ces opérations en soutien à nos objectifs de sécurité nationale ».
« C’est un aspect de la guerre aussi vieux que la guerre elle-même », a-t-il ajouté, citant notamment les opérations menées par les Alliés durant la Deuxième guerre mondiale pour tromper le commandement allemand sur le lieu du Débarquement.
Le général Ryder a souligné que le lien entre ces faux comptes et le ministère de la Défense n’avait pas été clairement établi, laissant entendre qu’ils pourraient être liés à d’autres agences gouvernementales, sans les nommer.
« À ma connaissance, nous n’avons pas examiné les informations » en question, a-t-il dit. « Il ne faut pas partir du principe que c’est le ministère de la Défense ».
Les activités découvertes par les réseaux sociaux américains étaient clandestines, mais ni Facebook ni Twitter n’ont attribué ces faux comptes à une quelconque agence gouvernementale, selon l’étude publiée par Stanford.
Twitter a simplement cité les États-Unis et la Grande-Bretagne comme leur « pays d’origine supposé », tandis que Meta, maison mère de Facebook et Instagram, a établi que les États-Unis en étaient le « pays d’origine ».
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WASHINGTON: Des sénateurs américains ont condamné mardi l’avalanche de menaces reçues par la police fédérale depuis la perquisition le mois dernier de la résidence de l’ancien président Donald Trump, accusé d’encourager ce déversement de haine.
« J’ai dit de nombreuses fois que la violence contre les forces de l’ordre n’était jamais — jamais — acceptable, peu importe l’idéologie qui la motive », a déclaré l’influent sénateur démocrate Dick Durbin.
« Mais voici la réalité: le mois dernier, après la perquisition par le FBI de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump, la police fédérale a fait face à une avalanche de menaces contre ses employés et ses bâtiments, et ces menaces ont été encouragées par l’ancien président et ses alliés », a-t-il poursuivi.
Le Sénat a voté « à l’unanimité » un texte condamnant ces menaces, notant au passage des remarques de certains membres républicains du Congrès qui ont appelé à « arrêter de financer » le FBI ou ont comparé la perquisition « aux actions de la Gestapo », la police politique de l’Allemagne nazie.
Le 8 août dernier, le FBI avait perquisitionné la résidence de Donald Trump en Floride, et saisi des cartons de documents confidentiels que le républicain n’avait pas rendus après avoir quitté la Maison Blanche, malgré de multiples demandes.
Les enquêteurs fédéraux soupçonnent Donald Trump d’avoir ainsi violé une loi américaine sur l’espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels.
Donald Trump, qui envisage ouvertement de se représenter lors de la présidentielle de 2024, tempête depuis contre une perquisition qu’il juge « illégale et inconstitutionnelle », et répète avoir été visé pour des raisons politiques.
Depuis cette opération, le FBI et le ministère de la Sécurité intérieure ont fait état d’une augmentation des menaces et actes de violence contre les agents de la police fédérale.
Le 11 août, un homme armé de 42 ans avait par exemple tenté d’entrer de force dans les locaux du FBI à Cincinnati, dans l’Ohio, après avoir lancé un « appel aux armes » sur le réseau social de Donald Trump, Truth Social. L’homme, tué par les forces de l’ordre, estimait qu’il fallait « répondre par la force » à la perquisition chez Donald Trump et « tirer à vue sur les agents du FBI ».
Le texte adopté par le Sénat décrit d’autres tentatives d’intimidation, comme la menace de déposer une « bombe sale », confectionnée à partir de matériaux radioactifs dérobés, devant le siège du FBI, ou encore des appels à la « guerre civile » et à la « révolte armée ».
Il souligne aussi les « attaques répétées de l’ex-président qui a, entre autres insultes, traité les responsables du FBI de monstres vicieux ».
L’équipe de Donald Trump n’a pas réagi dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.
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NATIONS A-UNIES: « Fractures », monde « paralysé », besoin de « solidarité »: les dirigeants qui se sont succédé mardi à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU ont mis en garde contre les divisions dangereuses d’un monde qui subit déjà un amoncellement de crises, de la guerre en Ukraine au réchauffement.
« La crise du pouvoir d’achat se déchaîne, la confiance s’effrite, les inégalités explosent, notre planète brûle » et malgré tout, « nous sommes bloqués par un dysfonctionnement mondial colossal », a déploré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en ouvrant cette semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, qui a repris en personne après deux années marquées par la Covid-19.
« Ces crises menacent l’avenir même de l’humanité et le destin de la planète », a-t-il estimé. « Ne nous berçons pas d’illusion (…) Un hiver de grogne mondiale se profile à l’horizon. »
Parmi les dangers qui menacent le monde évoqués par le secrétaire général, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, au cœur de cette semaine diplomatique de haut niveau. Avec notamment une intervention mercredi du président ukrainien Volodymyr Zelensky — par vidéo grâce à une autorisation spéciale votée la semaine dernière par les États membres — et un Conseil de sécurité jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères.
Dernier développement dans ce conflit, les autorités installées par Moscou dans quatre régions d’Ukraine ont annoncé mardi la tenue en urgence, du 23 au 27 septembre, de « référendums » d’annexion par la Russie. Des « référendums fictifs » qui ne sont pas acceptables, a dénoncé le chancelier allemand Olaf Scholz. Une « parodie » pour le président français Emmanuel Macron.
Mais les pays du Sud s’agacent de plus en plus du fait que les Occidentaux focalisent leur attention sur l’Ukraine. Alors Américains et Européens ont notamment appelé à faire plus pour la sécurité alimentaire, conséquence de cette guerre dont souffre toute la planète et en particulier les pays les plus pauvres.
Pas «l’Ouest contre le reste»
L’heure n’est pas « à l’opposition de l’Ouest contre le reste », a de son côté martelé le chef de l’État français.
« Il ne s’agit pas ici de choisir un camp entre l’Est et l’Ouest, ni entre le Nord et le Sud, il s’agit de la responsabilité de tous ceux qui sont attachés (…) à notre bien le plus précieux, la paix », a-t-il ajouté, accusant frontalement la Russie d’être responsable d’un « retour des impérialismes et des colonialismes ».
« Ne nous résignons pas à la fracturation du monde et à la montée des menaces à la paix », a-t-il insisté lors d’un discours parfois enflammé à la tribune.
« Le seul moyen d’apporter une lueur d’espoir dans ce sombre tableau auquel fait face l’humanité est de renforcer la coopération et la solidarité internationales dans une approche juste », a de son côté plaidé le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Une urgence à « agir ensemble » soulignée également par le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, qui préside l’Union africaine. « Je suis venu dire que l’Afrique a assez subi le fardeau de l’Histoire, qu’elle ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide », a-t-il ajouté.
Les tensions provoquées par la guerre en Ukraine font écho au ressentiment Nord-Sud dans la lutte contre le changement climatique.
Les pays pauvres, en première ligne des impacts dévastateurs d’un réchauffement dont ils ne sont pas responsables, se battent notamment pour que les pays riches tiennent enfin leurs promesses d’aide financière.
Une «guerre suicidaire»
« Il est grand temps de dépasser ces discussions sans fin », a lancé Antonio Guterres.
S’en prenant aux grandes entreprises productrices d’énergies fossiles qui « se régalent » de profits gonflés par la guerre en Ukraine, il a d’ailleurs appelé les pays riches à taxer ces profits pour les « rediriger » en partie vers les pays subissant des « pertes et dommages » en raison des impacts dévastateurs du changement climatique et vers les populations subissant l’inflation.
À deux mois de la conférence sur le climat de l’ONU COP27 en Égypte, « l’action climatique est passée au second plan » des autres crises, a-t-il également dénoncé, appelant à mettre fin à « notre guerre suicidaire contre la nature ».
En raison des funérailles de la reine Elizabeth II lundi, le déroulé de la semaine a été perturbé. Le président américain Joe Biden a ainsi décalé son discours à mercredi, alors que les États-Unis, pays hôte du siège des Nations unies, s’expriment traditionnellement dans les premiers.
Autre sujet de préoccupation de la communauté internationale, le programme nucléaire de l’Iran, dont le président Ebrahim Raïssi est également à New York pour sa première Assemblée générale.
« La balle est maintenant dans le camp de l’Iran », a insisté Emmanuel Macron après une longue rencontre avec son homologue iranien, alors que des négociations sont en cours pour redonner vie à l’accord nucléaire de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.
Des dissidents iraniens ont eux annoncé le dépôt d’une action en justice à New York contre M. Raïssi pour son rôle de juge pendant la révolution lors de laquelle des milliers de personnes ont été condamnées à mort.

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