Russie: Cinq ans de prison pour un soldat qui a refusé de combattre … – Arabnews fr

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MOSCOU: Un tribunal russe a condamné un militaire contractuel à cinq ans de prison pour avoir refusé d’aller combattre en Ukraine, a-t-on appris officiellement jeudi de sources judiciaires.
Le procès a eu lieu au tribunal militaire d’Oufa, dans la République du Bachkortostan (Oural).
Ne voulant « participer à l’opération militaire spéciale » russe déclenchée en Ukraine en février dernier, Marsel Kandarov, 24 ans, ne s’est pas présenté en mai à son lieu de service, a indiqué jeudi dans un communiqué le service de presse unifié des tribunaux du Bachkortostan.
En septembre, il a été « retrouvé » par les forces de l’ordre, selon la même source.
Il a été reconnu coupable de s’être dérobé à son service militaire pendant plus d’un mois lors d’une période de mobilisation et a été condamné à cinq ans de détention dans un camp pénitentiaire, précise le communiqué.
En septembre, le président russe Vladimir Poutine avait ordonné la mobilisation de 300.000 réservistes, après une série de revers militaires russes en Ukraine.
Des dizaines de milliers d’hommes russes avaient quitté la Russie dans la foulée pour échapper à la mobilisation, notamment en se rendant dans les pays voisins de la Russie comme l’Arménie, la Géorgie et le Kazakhstan.
Séparément, un tribunal militaire de Moscou a condamné un réserviste mobilisé à cinq ans et demi de camp pénitentiaire à régime sévère pour avoir « frappé » un officier lors d’une dispute, a rapporté mercredi l’agence officielle russe TASS.
Selon l’agence de presse, le réserviste a exprimé son « mécontentement » sur l’organisation de l’entraînement des mobilisés près de Moscou, avant de cracher la fumée de sa cigarette à la figure d’un officier et de lui donner un coup de poing.
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ZURICH: Après s’être affrontés en finale de la Coupe du monde, l’Argentin Lionel Messi et le Français Kylian Mbappé devraient se disputer le Trophée Fifa The best de meilleur joueur de l’année 2022, dont la liste des candidats a été dévoilée jeudi.
Neymar, le troisième membre de la « MNM » du Paris Saint-Germain figure aussi dans les nominés comme le Ballon d’Or Karim Benzema, le prodige norvégien Erling Haaland ou le Croate Luka Modric. Le résultat sera dévoilé le 27 février.
Chez les femmes, la double Ballon d’or espagnole Alexia Putellas, l’Anglaise Beath Mead ou l’Australienne Sam Kerr.
Pour le trophée de meilleur entraîneur, les finalistes de la Coupe du monde Didier Deschamps (France) et Lionel Scaloni (Argentine) se mesurent à Pep Guardiola (Manchester City), au vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, Carlo Ancelotti et au sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, quatrième au Mondial et vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique avec le Wydad Casablanca.
La Fédération internationale récompense aussi la meilleure entraîneure, le meilleur gardien et à la meilleure gardienne, et prévoit également un trophée du supporter et le prix Puskas du but de l’année, pour lequel Kylian Mbappé, pour sa volée en finale mondiale, ou la talonnade de l’Anglaise Alessia Russo en demi-finale de l’Euro.
FP. Début février 2023, la Fifa annoncera les trois finalistes de chacune des catégories.
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PARIS: Face à l’échec militaire, un nouveau responsable. Moscou a choisi mercredi son chef d’état-major pour diriger les opérations en Ukraine, signe de l’impatience et du désarroi de la Russie face à une guerre qu’elle n’arrive pas à gagner, selon des experts.
Nommé fin octobre, le redouté Sergueï Sourovikine n’aura pas duré trois mois. Il est relégué au rang de numéro deux, derrière Valéri Guerassimov, qui trône au sommet de la hiérarchie militaire russe depuis dix ans.
A Moscou comme en Occident, les observateurs évoquaient jeudi l’impatience du président Vladimir Poutine face à la résistance ukrainienne, la fragilité du commandement russe en proie à des exigences irréalisables et la promesse d’une prochaine offensive majeure.
Sans précédent

En Russie ou ailleurs, il est rarissime de désigner un chef d’état-major – Valéri Guerassimov conserve cette fonction – sur une seule opération. Celui qui coordonne, anticipe, évalue la menace globale, ne peut être celui qui commande sur le terrain.
« La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 1941 pendant l’invasion nazie », se souvient un analyste moscovite sous couvert de l’anonymat.
Guerassimov, numéro deux dans la hiérarchie militaire derrière le ministre de la Défense, porte la valise nucléaire. « Est-ce qu’il va l’emmener avec lui » en Ukraine ? ironise-t-il. Pour lui, cette nomination « viole toutes les règles existantes » du commandement militaire. Une décision qui révèle que « les choses ne se passent pas comme prévu ».
Car près de onze mois après le début de l’invasion, la Russie ne peut que constater son enlisement.
Actuellement, les villes de Bakhmout et Soledar (Est), font l’objet de combats acharnés. « Ce n’est pas cohérent de changer le chef des opérations en pleine bataille », estime pour l’AFP Tatiana Kastouéva-Jean, chercheur sur la Russie à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
« Cela déséquilibre toute la hiérarchie, de haut en bas. Cela ne peut pas être un bon signal ».
L’offensive à venir

Les experts convergent à voir dans cette décision le signe d’une accélération de l’opération russe. Une offensive est évoquée depuis plusieurs mois et l’hypothèse d’une nouvelle mobilisation n’est pas exclue, après une première en septembre de quelque 300.000 hommes.
« Il est évident que ce remaniement signifie qu’il y a des projets d’extension de l’échelle des combats », affirme l’expert militaire russe indépendant Alexandre Khramtchikhine, pour qui le but est bien de s’assurer le contrôle effectif des régions que revendique la Russie (Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporijia).
Pour Mark Galeotti, du think-tank britannique Royal United Services Institute (RUSI), cette décision est la « confirmation, s’il en était besoin, que de sérieuses offensives sont à venir et que Poutine admet que la mauvaise coordination est un problème ».
L’opacité de Poutine

Que pouvait faire le général Sourovikine en moins de trois mois ? Quels torts lui attribuer ? Comment justifier la valse des chefs d’une armée structurellement inefficace ? Les experts pointent l’impatience et l’opacité de l’homme fort du Kremlin.
En l’absence de succès militaires récents, Poutine constate le dénigrement croissant des performances de son armée, qui convoque les « éternelles questions russes : + à qui la faute+ et +que faut-il faire+ », résume sur Twitter Tatiana Stanovaya, spécialiste des élites russes.
Mais la nomination de Guerassimov n’y répond pas. « Tout le monde a l’air sous le choc : les hommes de Prigojine (le patron du groupe paramilitaire privé Wagner, ndlr), les correspondants militaires et l’armée. Un grand nombre de gens très informés semblent ne pas comprendre non plus la substance de cette décision ».
Certains évoquent le choix d’envoyer en Ukraine un homme à la fidélité indiscutable. Mais pour Mark Galeotti, « si vous n’arrêtez pas de nommer, faire tourner, griller vos étoiles, fixer des exigences irréalistes et les rétrograder arbitrairement, cela ne génèrera pas de la loyauté. »
Le doute russe

En changeant encore de direction militaire, Poutine ne calmera pas le doute qui habite une partie des élites de Moscou et de l’opinion russe.
Aujourd’hui monte « un mécontentement sur pourquoi nous n’avons pas gagné cette guerre », admet Alexandre Khramtchikhine, qui accuse « les mauvaises estimations au début » du conflit. Estimations, de fait, validées par Guerassimov…
Et bien des analystes voient dans ce nouveau volte-face le signe d’intrigues de palais. « La bataille de la communication autour de Soledar montre que chacun, l’armée comme Wagner, tente de tirer la couverture à lui et de s’attribuer les mérites », estime Tatiana Kastouéva-Jean.
« Il y a tout dans cette histoire : luttes intestines, luttes de pouvoir, jalousie », tranche Dara Massicot, expert de la Rand Corporation à Washington.
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LONDRES: Le gouvernement britannique est invité à dénoncer la «décision claire et manifeste» d’Israël de passer d’une politique d’occupation à l’annexion complète du territoire palestinien.
S’adressant à Arab News, le directeur du Council for Arab-British Understanding décrit le nouveau gouvernement de coalition israélien comme le «plus extrémiste» de son histoire. «Ce nouveau gouvernement israélien menace de bafouer tant le droit international que les propres lois nationales d’Israël», indique Chris Doyle.
«Le cœur de son programme est fondé sur l’effronterie et l’intolérance, allant bien au-delà de ce qui a jamais été fait auparavant, avec une escalade ambitieuse de son programme d’établissement de colonies, passant d’une politique d’occupation à l’annexion totale.»
Dans un contexte de détérioration de la situation des Palestiniens, le Royaume-Uni a tenu cette semaine des négociations commerciales avec Israël.
Lors une première visite au niveau ministériel depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement israélien, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Ahmad, a participé à des entretiens axés sur un nouvel accord commercial, et sur ce que la BBC a décrit comme des «problèmes de sécurité régionale».
Lord Ahmad a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Eli Cohen, et le ministre de l’Économie, Nik Barkat, quelques semaines seulement après que le Royaume-Uni a voté contre une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU renvoyant la question de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens à la Cour internationale de justice (CIJ).
 «Compte tenu des politiques et des points de vue de ce nouveau gouvernement israélien, il est scandaleux que les Britanniques aient des relations commerciales normales et habituelles, notamment en matière de cybersécurité», dénonce M. Doyle. «La technologie est utilisée pour espionner les groupes palestiniens de défense des droits humains et restreindre leur capacité à opérer, ce qui a pu persister en raison d’un climat d’impunité qui a entraîné le plus grand nombre de morts en Cisjordanie depuis 2005.»
Dans le cadre de l’accord de sa coalition, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a accepté de légaliser rétroactivement les avant-postes de colons, et a promis d’annexer la Cisjordanie occupée. L’accord a aussi consacré la nomination du colon de Cisjordanie et chef du mouvement sioniste religieux, Bezalel Smotrich, pour superviser le bureau chargé d’approuver la construction de colonies et de contrôler certains aspects de la vie des Palestiniens.
Itamar ben Gvir, un autre colon et chef du parti ultranationaliste Otzma Yehudit («Force juive»), a également été nommé ministre de la Sécurité nationale en charge de la police. Il a été reconnu coupable de racisme et de soutien à une organisation terroriste et avait précédemment demandé l’expulsion des Arabes «déloyaux», et le tir sur les Palestiniens qui jetaient des pierres sur les forces de sécurité israéliennes.
Lord Dubs, membre du Parti travailliste britannique, a déclaré que «confier à Ben Gvir la responsabilité de la sécurité nationale est très alarmant car son bilan est épouvantable», mettant en doute la capacité de Netanyahou à le contrôler.
«Les gouvernements précédents ont tenté de camoufler leurs activités illégales par une approche libérale tournée vers l’extérieur. Ce nouveau gouvernement commet ces actes avec toujours plus de zèle, ne cherchant même plus à les dissimuler», précise M. Doyle. «Le fait qu’il n’y ait pas de reddition de comptes de leur part ne fait que les enhardir, leur permettant ainsi d’agir impunément. Le minimum que nous attendons de notre gouvernement est de s’exprimer plutôt que de rester silencieux.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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