Rétrospective 2022 : ces 22 événements qui ont fait l'actualité cette … – CNEWS

Guerre en Ukraine, mort d’Elizabeth II, élection présidentielle, Coupe du monde… L’année 2022 a été riche en actualité politique, sportive et culturelle. Voici notre rétrospective.
Confronté au variant ultra-contagieux Omicron, l’exécutif transforme le pass sanitaire en pass vaccinal en janvier malgré une mobilisation parfois très vive de ses opposants. Ils sont plus de 100.000 à manifester le 8 janvier, après qu’Emmanuel Macron a déclaré dans la presse avoir «très envie d’emmerder» les non vaccinés. Mi-mars, le gouvernement lève l’essentiel des restrictions sanitaires. Mais l’épidémie continue de connaître des rebonds et repart en fin d’année alors que les hôpitaux sont déjà surchargés, entre épidémie de grippe et de bronchiolite.
La polémique éclate après la publication dans Le Monde des bonnes feuilles du livre-enquête de Victor Castanet «Les Fossoyeurs», qui dévoile les coulisses des Ehpad Orpea. Couches rationnées, repas frugaux dosés au gramme près, résidents négligés… Les faits rapportés scandalisent l’opinion. Accusé de graves manquements dans la prise en charge des résidents de ses maisons de retraite médicalisées et d’infractions financières, le groupe Orpea limoge son directeur général. En avril, la justice ouvre une enquête – toujours en cours – pour maltraitance institutionnelle et infractions financières, tandis que des familles déposent une cinquantaine de plaintes. Criblé de dettes, le groupe accepte en novembre de rembourser l’intégralité des 55,8 millions d’euros d’argent public qui lui sont réclamés au titre de ses mauvaises pratiques passées.
Après avoir massé ses troupes le long de la frontière ukrainienne pendant plusieurs semaines, Vladimir Poutine annonce le 24 février le lancement d’une «opération militaire spéciale». Le président russe vise la «démilitarisation et la dénazification» de l’Ukraine et dénonce l’extension de l’Otan vers l’est. Après avoir échoué à prendre la capitale Kiev, l’armée russe concentre ses attaques dans le Donbass – déjà occupé depuis 2014 par des séparatistes pro-russes – et dans le sud du pays. En août, l’armée ukrainienne lance une contre-offensive et reprend le contrôle de plusieurs villes stratégiques aux Russes. Inflexible, Vladimir Poutine n’hésite pas à brandir à plusieurs reprises la menace nucléaire. Fin septembre, il annexe les régions ukrainiennes de Donetsk, de Kherson, de Louhansk et de Zaporijjia. Après dix mois de combats et d’intenses bombardements, le bilan humain est lourd : des milliers de civils tués, des millions de réfugiés et des accusations de crimes de guerre, notamment à Boutcha près de Kiev. En décembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a dès le départ refusé de quitter son pays, est désigné «personnalité de l’année» par le prestigieux magazine Time.
Le 2 mars, un détenu radicalisé de la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône) agresse violemment le militant indépendantiste corse Yvan Colonna, 61 ans, qui plonge dans le coma. Condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, Colonna réclamait en vain son transfèrement en Corse. Sur l’île, l’événement réveille les velléités indépendantistes. Le 15 mars, alors que la Corse est secouée par d’importantes manifestations, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dit être prêt «à aller jusqu’à l’autonomie». Le lendemain, le FLNC (Front de libération nationale de la Corse) menace de reprendre sa lutte. Le 21 mars, Yvan Colonna décède. Sa famille engage une action contre l’Etat tandis qu’un rapport d’enquête pointe des dysfonctionnements au sein de la prison. En signe d’apaisement, le gouvernement annonce le transfert en Corse des détenus Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, complices d’Yvan Colonna.
Le 10 avril, Emmanuel Macron (27,8% des voix) et Marine Le Pen (23,1%) arrivent en tête au premier tour de la présidentielle, devant Jean-Luc Mélenchon (21,9%). Surprise de la campagne, le primo-candidat et ancien journaliste Eric Zemmour se place en quatrième position (7%) tandis que la candidate des Républicains Valérie Pécresse s’écroule sous la barre des 5% (4,7%). L’écologiste Yannick Jadot (4,6%) et le communiste Fabien Roussel (2,2%) arrivent devant la socialiste Anne Hidalgo (1,75%) qui réalise le pire score de l’histoire du PS. Le 24, Emmanuel Macron est réélu avec 58,5% des voix face à Marine Le Pen (41,6%). Une nette victoire tempérée par le score inédit de l’extrême droite et une abstention record (28%) depuis la présidentielle de 1969.
En mai, le Conseil national du PS adopte un accord historique avec La France insoumise (LFI) en vue des élections législatives. Malgré des dissensions internes et au prix d’un changement d’orientation historique, notamment sur l’Europe, le parti d’Olivier Faure rejoint la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), dont font également partie EELV et le PCF. A l’issue du second tour des législatives, l’alliance de gauche obtient 131 sièges et devient la deuxième force politique de l’Assemblée. La coalition présidentielle (LREM, MoDem) n’obtient elle qu’une majorité relative (245 sièges), contraignant le gouvernement à nouer des alliances ou à utiliser le 49-3 pour faire passer ses réformes. De son côté, le Rassemblement national fait élire 89 députés, un score inédit pour le parti de Marine Le Pen qui lui permet de constituer un groupe parlementaire pour la première fois depuis 1986. 
En politique, l’année 2022 est marquée par de nombreuses affaires de violences sexistes ou sexuelles. Certains responsables politiques sont condamnés par la justice, comme le député LFI Adrien Quatennens, qui a reconnu avoir giflé sa femme, ou l’eurodéputé RN Hervé Juvin, condamné en appel pour violences conjugales. D’autres sont visés par une enquête, comme le député Eric Coquerel (LFI), accusé de harcèlement sexuel, ou l’ex-ministre des Solidarités Damien Abad, accusé de viol par plusieurs femmes. Cas à part, le secrétaire national des Verts Julien Bayou est contraint à la démission après avoir été accusé de violences psychologiques envers une ex-compagne. Des accusations relayées à la télévision par sa collègue écologiste Sandrine Rousseau. La gestion de ces affaires, compliquée dans le cas de Julien Bayou par l’absence de plainte, crée de vifs débats dans les partis politiques.
Foule massée contre les grilles, supporters aspergés de gaz lacrymogène ou dépouillés par des voleurs : la finale de la Ligue des champions Real Madrid-Liverpool, organisée au Stade de France, est unanimement qualifiée de «fiasco» par la presse française et internationale. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin nie dans un premier temps les échecs du maintien de l’ordre et incrimine les «40.000 supporters anglais» munis, selon lui, de «faux billets». Un rapport du Sénat finit par pointer un «enchaînement de dysfonctionnements» et des «défaillances à toutes les étapes de la préparation». L’épisode écorne l’image de la France, à 777 jours du coup d’envoi des JO à Paris.
L’année 2022 est marquée par deux procès historiques : celui des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et celui du 14 juillet 2016 à Nice. Le 29 juin, la cour d’assises spéciale de Paris condamne Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre qui ont fait 130 morts, à la perpétuité incompressible. Ses 19 coaccusés, dont cinq présumés morts, sont condamnés à des peines allant de deux ans à la perpétuité. Le 13 décembre, les huit accusés de l’attentat de Nice écopent de 2 à 18 ans de prison. Un procès qui s’est déroulé sans Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, abattu par la police le soir du drame après avoir tué 86 personnes sur la promenade des Anglais avec son camion.
L’été 2022 a été le deuxième plus chaud jamais observé en France après celui de 2003. Le pays a connu trois vagues de chaleur et un nombre record de 33 jours de canicule. Sur la seule journée du 18 juillet, 64 records locaux de températures tombent dans la moitié ouest du pays, avec par exemple 42,6°C à Biscarrosse (Landes). Chaleur et sécheresse persistante provoquent d’énormes incendies, notamment en Gironde où la quasi-totalité des campings du Pilat brûlent en une semaine tandis que plusieurs milliers de personnes sont évacuées et des milliers d’hectares de végétation ravagés. Selon Santé publique France, 2.816 décès sont enregistrés en excès pendant les trois épisodes de canicule. Quelques mois plus tard, le mois d’octobre devient le plus chaud jamais enregistré dans le pays.
Après 70 ans de règne, Elizabeth II s’éteint le 8 septembre dans son château de Balmoral, en Ecosse, plongeant le Royaume-Uni dans une longue période de deuil. Le 19 septembre, après plusieurs jours de processions à travers le pays et des funérailles à l’abbaye de Westminster, elle est inhumée dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.
L’hymne national chanté aux funérailles de la reine Elizabeth II pic.twitter.com/k6eDrBVkMl
— CNEWS (@CNEWS) September 19, 2022
Reine de tous les records, Elizabeth II aura vu se succéder pas moins quinze Premiers ministres britanniques et dix présidents français. Femme de pouvoir, symbole de la tradition britannique mais aussi icône de la pop culture, la reine d’Angleterre aura marqué des générations entières de par son exceptionnelle longévité. Elle est remplacée par son fils, le roi Charles III, une figure qui fait moins l’unanimité auprès du public. Divorcé de l’ultra-populaire Lady Diana, le nouveau monarque est connu pour son franc-parler et ses engagements écologiques. Le couronnement de Charles III et de son épouse la reine consort Camilla aura lieu le 6 mai 2023.
La mort de Mahsa Amini, une kurde iranienne de 22 ans, déclenche une vague de manifestations inédites dans le pays. La jeune femme est morte dans des circonstances troubles après avoir été arrêtée par la police des mœurs, chargée notamment de faire respecter le port obligatoire du voile. Partout dans le pays, les Iraniens défilent au cri de «femme, vie, liberté» pour protester contre le régime ultra-conservateur du président Ebrahim Raïssi. La répression est sanglante, avec plus de 450 morts dont une cinquantaine de mineurs. Au moins deux hommes ont également été pendus, condamnés à mort par la justice. Sous pression de la communauté internationale, le régime des mollahs ne fléchit pas.
En 2022, l’Europe entière est marquée par une crise énergétique. Liée notamment à la suspension des livraisons de gaz russe, elle engendre des pénuries de carburant et une hausse des prix de l’énergie. Une situation compliquée en octobre par une grève de 35 jours dans plusieurs raffineries. Pour réaliser des économies et éviter les coupures de courant durant l’hiver, le gouvernement présente le 6 octobre un plan de «sobriété» énergétique. Parmi les mesures retenues : une campagne de promotion des «écogestes», la limitation de la température des bureaux à 19°C, la suppression de l’obligation d’eau chaude dans les bâtiments publics, la limitation de l’éclairage public… RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, crée également l’outil «Ecowatt» pour alerter les Français en cas de surcharge du réseau électrique et éviter les coupures. Pour aider les ménages les plus modestes, le gouvernement met par ailleurs en place un chèque énergie et une ristourne sur le carburant.
Le 6 octobre, le Nobel de littérature couronne Annie Ernaux, 82 ans, soulignant le «courage» de son œuvre autobiographique. Engagée à gauche, cette écrivaine féministe d’origine populaire devient la première Française à décrocher le prix. La veille, un autre Français, Alain Aspect, avait reçu le prix Nobel de Physique avec un Américain et un Autrichien pour leurs travaux en physique quantique.
Le 14 octobre, le corps sans vie de Lola, 12 ans, est découvert dans une malle dans la cour de son immeuble du 19e arrondissement de Paris. Une suspecte, Dahbia B., Algérienne de 24 ans sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) au moment des faits, est mise en examen pour meurtre et viol aggravé. La droite et l’extrême droite dénoncent la non-exécution de son expulsion, tandis que la famille demande que cesse toute utilisation du drame «à des fins politiques». Ce crime sordide émeut les Français et presse le gouvernement à agir via son projet de loi immigration.
Le 25 septembre, la dirigeante d’extrême droite Giorgia Meloni remporte les élections législatives italiennes avec ses alliés Silvio Berlusconi (Forza Italia) et Matteo Salvini (Lega). Le 22 octobre, elle forme son gouvernement et devient la première femme à accéder à la présidence du Conseil des ministres. Qualifiée de «post-fasciste» par certains observateurs, Giorgia Meloni a par le passé tenu plusieurs propos favorables au dictateur Benito Mussolini. Une fois cheffe de gouvernement, elle assure n’avoir «jamais eu de sympathie ou de proximité vis-à-vis des régimes antidémocratiques». Son accession au pouvoir inquiète les chancelleries européennes en raison de ses positions anti-migrants et eurosceptiques. A la différence d’autres dirigeants d’extrême droite européens, elle souhaite toutefois rester dans l’Otan et soutient l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie.
Le président chinois Xi Jinping est sans surprise reconduit pour un troisième mandat à la tête du Parti communiste chinois, à l’issue du XXe congrès du PCC. Cette grand-messe du pouvoir communiste est marquée par l’évacuation manu militari de l’ancien président Hu Jintao, humilié devant les caméras du monde entier.
Hu Jintao, the former Chinese leader, was unexpectedly escorted out of the Communist Party congress without explanation. He appeared to pause to speak to President Xi Jinping before leaving. https://t.co/cVxjhC4DEr pic.twitter.com/0TQ3b7frU9
— The New York Times (@nytimes) October 22, 2022
Le congrès renouvelle également la direction du parti. Xi Jinping place plusieurs de ses alliés et évince tout rival potentiel, s’assurant un pouvoir sans partage. Le président chinois, qui a supprimé la limite de deux mandats en 2018, peut théoriquement diriger le pays jusqu’à sa mort. En décembre, il voit toutefois son autorité contestée par des manifestations monstres qui visent la politique «zéro covid» et le poussent à assouplir les restrictions sanitaires.
L’ancien président de gauche Lula, 77 ans, remporte l’élection présidentielle au Brésil à l’issue d’un scrutin extrêmement serré face au président d’extrême droite sortant, Jair Bolsonaro. La campagne, acharnée et parfois violente, divise profondément le peuple brésilien. Condamné pour corruption et blanchiment d’argent dans le scandale Petrobras, puis blanchi par la Cour Suprême brésilienne en 2021, Lula fait son retour à la tête du pays qu’il a dirigé entre 2003 et 2011. Le leader de gauche avait axé son programme sur ce qui avait fait le succès de ses mandats précédents : la lutte contre la faim et la pauvreté. Mais la tâche n’est pas aisée pour le nouveau président, dont le pouvoir est contre-balancé par un parlement qui penche très à droite.
Après une COP26 jugée pas assez ambitieuse, la COP27 de Charm-el-Cheikh, en Egypte, accouche elle aussi d’une souris. La principale avancée a lieu sur le terrain des «pertes et dommages», une revendication des pays du Sud. Les participants de la COP s’engagent ainsi à créer un fonds pour aider financièrement les pays touchés par les dégâts irréversibles causés par le dérèglement climatique (cyclones, inondations, etc.). Rien n’est décidé en revanche sur la nécessaire réduction des gaz à effet de serre et sur la sortie des énergies fossiles. L’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, contenir le réchauffement à 1,5°C, est bien réaffirmé dans la décision finale. Mais les engagements actuels des Etats, s’ils sont intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C en 2100 et, au rythme actuel des émissions, sur celle d’un catastrophique +2,8°C.
Aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat (midterms) redessinent le paysage politique du pays. Les démocrates, fragilisés par le contexte inflationniste et promis à une défaite cinglante, parviennent à garder le contrôle du Sénat mais perdent la majorité à la chambre des représentants. Côté républicain, le scrutin est marqué par la contre-performance des candidats soutenus par Donald Trump et le triomphe du gouverneur de Floride Ron DeSantis, étoile montante du conservatisme américain. Ses résultats mitigés aux élections n’empêchent pas l’ancien président d’annoncer sa candidature à la présidentielle en 2024. Mais le milliardaire, qui pourrait être inculpé pour son rôle dans l’assaut du Capitole, est de plus en plus isolé au sein du parti républicain.
La mission Artémis 1 a été lancée avec succès le 16 novembre, préfigurant un retour de l’homme sur la lune. Propulsée par la nouvelle fusée géante de la Nasa «SLS», la capsule Orion a passé un peu plus de 25 jours dans l’espace et survolé la Lune à moins de 130 kilomètres de sa surface, avant de revenir sur Terre le 11 décembre.
We are going.

For the first time, the @NASA_SLS rocket and @NASA_Orion fly together. #Artemis I begins a new chapter in human lunar exploration. pic.twitter.com/vmC64Qgft9
— NASA (@NASA) November 16, 2022
La prochaine mission, Artémis 2, prévue pour 2024, emmènera cette fois un équipage jusqu’à la Lune, toujours sans y atterrir. Enfin, Artémis 3, officiellement programmée en 2025, fera atterrir des astronautes sur le pôle sud de la Lune, où se trouve de l’eau sous forme de glace. 
Au terme d’une finale épique marquée par un triplé de Kylian Mbappé, l’Argentine de Lionel Messi remporte la Coupe du monde au Qatar (3-3, 4-2 t.a.b). Sensation du tournoi, le Maroc devient le premier pays arabe ou africain à atteindre les demi-finales. Soupçons de corruption, conditions de travail des ouvriers, stades climatisés, atteintes aux droits LGBT… Le Qatar était avant la compétition critiqué de toute part. Mais l’enjeu sportif prend vite le dessus. Sur le terrain, seuls les joueurs allemands ont fait entendre une voix dissonante en protestant contre l’interdiction par la Fifa des brassards inclusifs «One Love». Premier pays arabe à organiser une Coupe du monde, le Qatar peut se satisfaire d’avoir redoré son image internationale, notamment auprès des pays du sud. Le soft power qatari culmine lors de la remise du trophée à Lionel Messi, quand l’émir Al Thani revêt le génie argentin d’un «bisht», une cape traditionnelle symbole de réussite.
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