Réforme des retraites : voici les grèves et les manifestations prévues … – LaDepeche.fr

l’essentiel À 24 heures de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites appelée par tous les syndicats, la mobilisation s’annonce massive avec plusieurs secteurs impactés, notamment ceux des transports et de l’éducation.
 
À 24 heures de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites appelée par tous les syndicats, la mobilisation s’annonce massive avec plusieurs secteurs impactés, notamment ceux des transports et de l’éducation. Les détails secteur par secteur.
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Comme lors des grandes grèves de 1995, le secteur des transports devrait être particulièrement touché. La situation devrait être « très difficile » dans les transports publics jeudi, a d’ailleurs anticipé hier le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, appelant les usagers à différer leurs déplacements ou à télétravailler.
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« Ce sera un jeudi de galère. […] Ce sera un jeudi de fortes perturbations dans les transports », a prévenu M. Beaune sur France 2 « Je le dis pour ceux qui le peuvent […] : tout ce qui permet d’avancer ou de retarder un déplacement […], de faire du télétravail quand c’est possible, est le bienvenu parce que ce sera un jeudi très difficile dans les transports publics », a-t-il ajouté. « J’espère que ça ne durera pas, surtout », a ajouté M. Beaune, se disant incapable de prévoir l’impact qu’une reconduction du mouvement ou de nouvelles actions pourraient avoir sur les départs des prochaines vacances de février. Le ministre a rappelé qu’il avait demandé aux directions des entreprises de transport d’ « avoir un travail avec les organisations syndicales » pour « accompagner la réforme » des retraites en abordant « l’usure au travail, la pénibilité, les déroulements de carrière », afin de « faire baisser la tension dans les prochains jours ».
La situation devrait être particulièrement difficile en Île-de-France, tous les syndicats représentatifs de la RATP ayant appelé à participer au mouvement interprofessionnel. En 2019, le réseau de métro et de RER perturbé pendant plusieurs semaines. Hier la SNCF et la RATP – dont les personnels sont directement concernés par la réforme notamment la suppression des régimes spéciaux – ont donné leurs prévisions de trafic pour ce jeudi. Des lignes de métro seront fermées ou ouvertes aux seules heures de pointe. Le trafic des RER et des bus sera aussi très perturbé. Sur le réseau TGV, seulement 1 train sur 3 circulera sur l’axe Nord et Sud-Est, 1 TGV sur 4 sur l’axe Atlantique, 1 TGV sur 5 sur l’axe Est. Sur le réseau Ouigo, 1 train sur 3 se déplacera. Il n’y aura qu’1 TER sur 10 (2 sur 5 en Occitanie) et aucun Intercités ne circulera (sauf un Paris-Clermont). À l’international, aucun train Lyria reliant la France à la Suisse ne sera en fonction.
Mais les perturbations ne concerneront pas que le ferroviaire : l’aérien sera également perturbé. Des préavis ont été déposés pour plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, ainsi que dans le contrôle aérien. un des syndicats de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGCA), l’USACcgt, a déjà déposé un préavis de grève. Toutefois, le SNCTA, majoritaire chez les aiguilleurs du ciel, n’a pas appelé à faire grève, justifiant « un usage raisonné et opportun du droit de grève ». La DGAC ne devrait pas prendre de « mesure d’abattement », obligeant les compagnies à réduire leur plan de vol, au moins à Roissy Charles-de-Gaulle. À Orly, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes d’annuler préventivement un vol sur cinq à Orly jeudi. Les perturbations dépendront de la mobilisation des pilotes et personnels. Les syndicats de personnel navigant commercial (PNC) ont appelé à la grève, celui des pilotes (SNPL) s’interrogeait pour rejoindre la mobilisation.
Enfin, FO-Transports et logistique, qui rassemble les routiers, les ambulanciers, les chauffeurs de car ou les transporteurs de fonds, veut aussi aller « au bout du possible dans ce combat ». La fédération souhaite lancer un mouvement « en illimité » à partir du 19 janvier pour préparer « la riposte massive et dure ».
Second secteur d’importance qui sera impacté par la mobilisation : celui de l’école. Lors de la précédente tentative de réforme fin 2019, la première journée avait été marquée par un taux de grévistes supérieur à 50 % dans le primaire d’après le ministère de l’Éducation nationale. Les professeurs des écoles doivent déclarer leur intention de cesser le travail au moins 48 heures auparavant ; obligation qui n’existe pas dans les collèges et lycées.
« Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et notamment les personnels de l’éducation », explique dans un communiqué l’intersyndicale composée de la CGT, de FO, de la FSU, de la CFDT, du SNALC, de Sud-Education et de l’Unsa. La FSU avait déjà appelé à la grève hier en faveur des salaires et de meilleures conditions de travail. Des fermetures de classes, voire des fermetures complètes de lycées professionnels, dont les enseignants s’opposent à la réforme de ces lycées sont à prévoir.
Hier le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu que 70 % des enseignants du premier degré seraient grévistes. Par ailleurs, des mouvements lycéens prévoient de se joindre à la journée dont la Voix lycéenne (VL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et le Mouvement national lycéen (MNL) qui n’excluent pas la possibilité de blocus des lycées.
Le mouvement contre la réforme des retraites pourrait impacter le fonctionnement des hôpitaux, déjà perturbé par des conditions de travail difficiles, un manque de personnel et d’autres préavis – la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle à la grève des gardes à compter du 23 janvier. Le syndicat national des professionnels infirmiers a lui appelé « toutes les infir­miè­res salariées de tous les sec­teurs » à faire grève ce jeudi.
Plus largement, la fonction publique devrait être fortement mobilisée. L’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, UNSA) a appelé à la grève ce jeudi contre une réforme « injuste et inutile. » Les policiers devraient aussi être mobilisés, à l’appel notamment d’Alliance et de l’UNSA. Même les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, qui s’étaient mobilisés contre plusieurs réformes en 2022 bousculant le fonctionnement du quai d’Orsay, sont appelés à la grève par une « large » intersyndicale (CFTC, CGT, FSU, Solidaires, un syndicat Asam qui est affilié à l’UNSA et l’APMAE). Mais il est difficile de mesurer quelle sera l’ampleur de la mobilisation de la fonction publique.
En octobre, les grèves dans les raffineries pour une augmentation des salaires avaient provoqué une pénurie aussi inédite que massive. La mobilisation contre la réforme des retraites laisse planer le spectre d’une nouvelle séquence identique. La CGT de la branche pétrole prévoit des grèves les 19 et 26 janvier pour une durée de 24 puis 48 heures, ainsi que le 6 février pour 72 heures. « L’arrêt des installations de raffinage » est envisagé, selon un communiqué diffusé par Éric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies.
Du côté des énergies, la CGT Mines-énergie a appelé à la grève, alors que la réforme des retraites prévoit la fin du régime spécial pour les nouveaux embauchés chez EDF. Le syndicat a dit travailler avec les autres organisations afin de se coordonner et d’élargir le mouvement qui pourrait aller au-delà de la date du 19 janvier.
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Ce qui saute aux yeux du péquin lambda que je suis, c'est que les secteurs qui battront le pavé jeudi seront encore les plus privilégiés de notre société. La fonction publique avec ses bénéficiaires assurés d'avoir un traitement bien supérieur à celui du privé qui pourtant les finance, énergies, transports avec des avantages obtenus à grand coups d'abus de pouvoir de nuisance sur le dos du contribuable. Du déjà vu pour tout dire sans surprise et assez has been qui prouve qu'une bonne partie de la population vit dans le déni des réalités économiques.

Personne ne conteste que la mesure imposée par le gouvernement n'est pas populaire, c'est une évidence. Moi, je voudrais partir à 60 ans. Pour autant, cela ne constitue pas un argument suffisant pour s'opposer stupidement à la réforme. L'Etat providence est un leurre. Chaque euro de la dépense publique, dont les pensions de retraite représentent 25%, est pris sur le dos du contribuable citoyen, entreprises ou sur le dos de nos enfants (dette). La vrai question n'est donc pas de savoir si la réforme des retraites est nécessaire, tout le monde possédant au moins deux neurones le sait dans son for intérieur, arrêtons cette hypocrisie collective. Non, au-delà de cela se pose la question essentielle de savoir si on assez de courage pour prendre des mesures nécessaires même si elles sont difficiles et si on est prêts à créer les richesses indispensables pour assurer le long terme en travaillant plus comme le font tous nos voisins et d'arrêter cette spirale lâche et suicidaire de toujours tout reporter sur nos enfants en creusant les déficits.
Les intérêts d'emprunt d'état augmentent et cela n'augure rien de bon. Le remboursement des intérêts est désormais le premier budget de l'Etat devant l'éducation, vous vous rendrez compte ? Il est temps de redescendre sur terre et de prendre nos problèmes au sérieux. L'hypocrisie et le leurre de la dépense publique inconsidérée a vécu. Il est temps de renverser la tendance actuelle qui nous mène vers un suicide collectif.
Stop à l'hypocrisie collective.
Je croyais que les privilèges avaient été abolis ?
Les nantis seront dans la rue pendant que le peuple travaille pour payer leurs faveurs…. Il parait qu'ils sont de gauche ces capitalistes syndiqués…..
Les Médias en parlent tous les jours on ne peut pas laisser faire les choses sans en parler c'est vraiment du bourrage de crane

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