Que retenir de l’année agricole écoulée ? – Paysans de la Loire

Sans nul doute, l’année 2022 aura été marquée par le conflit russo-ukrainien, qui est venu perturber une économie mondiale en cours de redressement après une longue période de Covid. Les conséquences ne sont pas négligeables pour l’agriculture française et ligérienne. Mais 2022 aura aussi été faite de plein d’autres choses.
La mise en application ou l’annonce de lois ont ponctué l’année 2022. Le 1er janvier, un référent bien-être animal doit être désigné dans chaque élevage. Le suivi d’un parcours de formation sera obligatoire dans les filières porcs et volailles. Lire ici.
La fin du broyage des poussins mâles aura mis sept ans à être une réalité. Elle avait été annoncée pour le début de l’année 2022. Finalement, c’est au 1er janvier 2023 qu’elle est opérationnelle. Lire ici.
Lors de Terres de Jim, en septembre, Emmanuel Macron a annoncé les grandes lignes de la future loi d’orientation agricole. Le 7 décembre, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, a lancé la concertation qui doit aboutir en juin 2023 à un pacte et un projet de loi d’orientation et d’avenir. Lire ici.
La mise en valeur de terres agricoles et la création ou l’extension de capacités d’ateliers d’élevages hors-sol par une exploitation agricole sont dans certains cas obligatoirement soumises à l’obtention d’une autorisation préalable d’exploiter. Au 1er octobre, la réglementation relative aux demandes d’autorisation d’exploiter dans la Loire a évolué avec l’entrée en vigueur d’un nouveau Schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) Auvergne-Rhône-Alpes. Lire ici.
Le 1er décembre, la proposition de loi visant à calculer la retraite des non-salariés agricoles sur leurs 25 meilleures années de carrière a été adoptée à l’unanimité. Même si le combat continue sur d’autres points relatifs à la retraite, la FNSEA se satisfait de cette évolution. Lire ici.
Le 1er janvier 2022 et pour les six mois suivants, la France a pris la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Une période marquée par le début du conflit russo-ukrainien. Lors de la première réunion des ministres de l’Agriculture, le 17 janvier à Bruxelles, Julien Denormandie, alors ministre de l’Agriculture français, avait précisé ses priorités de travail : la réciprocité des normes et l’agriculture bas-carbone. Lire ici.
2022 aura également été marquée par la validation des Plans stratégiques nationaux (PSN). En avril, la copie française a été jugée insuffisante, notamment sur le plan écologique. En juillet, Paris et Bruxelles ont trouvé un accord sur la conditionnalité liée à la rotation des cultures (BCAE 7), marquant ainsi la validation du PSN français (officialisée le 31 août). Lire ici.
L’Etat et les Régions, connaissant leurs responsabilités respectives, ont alors pu travailler sur la mise en œuvre nationale de la Pac 2023-2027. Un éclairage sur l’organisation régionale et les enjeux spécifiques à Auvergne-Rhône-Alpes a été proposé en décembre aux OPA du département. Lire ici.
Les 10 et 24 avril, les Français ont été appelés aux urnes pour élire le Président de la République. Emmanuel Macron a été élu pour un second mandat, jusqu’en avril 2027. Les chantiers sont immenses, y compris dans le secteur agricole et agroalimentaire : maintenir et développer le potentiel de production de l’agriculture française ; concilier production et protection de l’environnement et de la biodiversité ; mettre en place une grande loi foncière ; instaurer des clauses miroirs dans les traités internationaux ; assurer le renouvellement des générations, etc. Lire ici.
A la suite de cette élection, le 16 mai, Élisabeth Borne a été nommée Première ministre. Le 20 mai, Marc Fesneau est devenu ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Les 12 et 19 juin, les Français étaient une nouvelle fois appelés à voter pour renouveler les 577 sièges de l’Assemblée nationale. En amont, FDSEA et JA Loire avaient invité les candidats ligériens à échanger sur leur programme agricole. Après le premier tour, LREM était majoritaire dans la Loire. Lire ici.
Le deuxième tour a finalement donné Les Républicains majoritaires. Lire ici.
A la suite des élections législatives, plusieurs vice-présidents de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont démissionné de leurs fonctions en raison de la règle du non cumul des mandats. C’est le cas du Forézien Jean-Pierre Taite, jusqu’alors en charge de l’agriculture. Fin juin, il a été remplacé par Fabrice Pannekoucke. Lire ici.
Le 1er janvier 2022 marquait l’application de la contractualisation pour une partie de la filière viande bovine. Le syndicalisme majoritaire a pris ce dossier à bras le corps, encourageant vivement les éleveurs à établir des contrats avec leurs acheteurs pour que les coûts de production soient pris en compte dans les prix de vente. Lire ici.
En parallèle, les négociations commerciales 2022 se poursuivent dans un contexte de tensions « inédit » : inflation, crise sanitaire, nouveau cadre législatif. Lire ici.
Fin février, FRSEA et JA Aura se mobilisent et bloquent des centrales d’achat pour mettre la pression sur la distribution afin de faire respecter la loi Egalim 2. Lire ici.
Au 1er mars, les négociations ont un goût d’inachevé puisque seuls 80 % des contrats négociés entre les grands industriels et la distribution ont été signés. Lire ici.
Le 18 mars, le Gouvernement a réuni les acteurs de la filière agroalimentaire pour « entamer de nouvelles négociations », avec pour objectif de répercuter la flambée des coûts de production consécutive à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Lire ici.
Les industriels et les distributeurs se sont alors engagés à respecter de grands principes dans le cadre de la réouverture des contrats sur les produits alimentaires. Mais, un mois après la signature de la charte d’engagement à rouvrir les négociations commerciales, les industriels accusent les distributeurs de jouer la montre. Après l’été, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, estime qu’ il est toujours très difficile de trouver un terrain d’entente au sein de la chaîne agroalimentaire. Lire ici.
Le conflit russo-ukrainien accentue la hausse des charges et attise les incertitudes. Le gouvernement français déploie un plan de résilience, avec une partie dédiée à l’alimentation animale. L’objectif est d’aider les élevages fortement dépendants d’achats d’aliments à faire face à la flambée des coûts. Auparavant, en janvier, le ministre de l’Agriculture avait annoncé un plan de sauvetage pour la filière porcine. Le dispositif de prise en charge des pertes économiques a été opérationnel en avril. Chez les producteurs laitiers, l’incompréhension est totale face à un prix du lait en France qui n’augmente pas autant que dans d’autres pays européens. Lire ici.
Outre les matières premières, c’est aussi le prix de l’énergie qui flambe en 2022. Certains agriculteurs doivent faire face à une pénurie de carburant. Les travaux agricoles doivent néanmoins se poursuivre. Fin octobre, le gouvernement a annoncé trois nouveaux dispositifs pour accompagner les entreprises et les collectivités. Lire ici.
L’année 2022 a une nouvelle fois été marquée par des lourdes conséquences des aléas climatiques. A commencer par le gel, qui a sévit dans de nombreux départements. Rapidement, l’Etat a annoncé des mesures d’urgence. Lire ici.
En juin, c’est la grêle qui abîme récoltes et bâtiments à plusieurs reprises. La Loire n’est pas épargnée. Le syndicalisme majoritaire se mobilise pour solliciter des aides et inciter à une mise en œuvre rapide de l’assurance récolte. Lire ici.
En parallèle, une sécheresse historique s’installe en France. Dans la Loire, chaque jour qui passe sans pluie aggrave une situation inquiétante pour l’agriculture. Lire ici.
La préfète prend successivement des arrêtés pour limiter les usages de l’eau. La profession (Chambre d’agriculture, FDSEA et JA) a fait comprendre aux services départementaux de l’Etat la nécessité de pouvoir maintenir l’irrigation pour sauver les maïs et donc l’élevage ligérien. Lire ici.
Fin juillet, les organisations professionnelles agricoles ligériennes sont réunies et la création de l’association solidarité sécheresse Loire 2022 est actée. Lire ici.
Son objectif est de recenser les besoins en fourrages et d’approvisionner en maïs les exploitations ligériennes fortement touchées par la sécheresse. Les premiers camions sont arrivés le 22 août. Lire ici et également ici.
Début septembre, le président du Conseil départemental a annoncé que la collectivité allouerait une enveloppe pour aider financièrement l’association Solidarité sécheresse Loire 2022 et donc les agriculteurs lui ayant commandé du maïs.
Lors du Sommet de l’élevage, le ministre de l’Agriculture a longuement échangé avec les acteurs du monde agricole sur le dossier brûlant de la sécheresse. Il a annoncé des avances aux éleveurs touchés par la sécheresse au titre des calamités agricoles, à compter de début novembre. La Loire (profession et administration) a constitué un dossier de demande de reconnaissances au titre des calamités agricoles. Lire ici.
C’est dans une année particulièrement marquée par les aléas climatiques que se prépare l’assurance sur la gestion des risques climatiques. Le 12 janvier, les députés ont approuvé le projet de loi. Lire ici.
Mais le cahier des charges se fait attendre. C’est finalement le 13 novembre que le décret officialisant les grands paramètres de la réforme de l’assurance récolte paraissent au Journal officiel. Lire ici.
En raison des règles relatives au Covid, les rendez-vous annuels avaient dû être annulés ou adaptés en 2020 et 2021. 2022 a été synonyme d’un quasi retour à la normale pour les concours et autres événements.
Alors qu’en début d’année le doute planait pour le comice de Feurs, la levée des restrictions relatives au Covid annoncée par le Premier ministre en janvier a permis de tenir cette manifestation du 25 au 28 mars.  Dans les écuries, cette édition aura été marquée par la présence de nombreux visiteurs et un nombre d’animaux invendus supérieure à la normale. Lire ici.
C’est dans un contexte de début de conflit russo-ukrainien et de campagne électorale que s’est tenu le Salon de l’agriculture à Paris (du 26 février au 6 mars). Plusieurs animaux, éleveurs et entreprises ligériens avaient fait le déplacement pour participer au concours général agricole.
Après une édition annulée en 2020 et une inédite en 2021, accueillant le concours départemental de races laitières, Génilait a repris sa forme habituelle, mercredi 6 juillet.  Qualité des animaux et convivialité ont marqué cette édition. Lire ici.
La Journée du mouton a également fait son retour, dimanche 24 juillet, à l’estive Garnier, sur les hauteurs des monts du Forez, avec son traditionnel concours de chiens de berger. Lire ici.
Après quelques années délicates, c’est un bilan positif de l’édition 2022 du concours départemental équestre « modèles et allures », qui se tenait samedi 13 août à Saint-Galmier, que dressaient les organisateurs (l’association des éleveurs de chevaux de trait de la Loire). Lire ici.
Dimanche 21 août, à Aboën, les Jeunes agriculteurs organisaient la finale départementale de labour, synonyme de promotion de l’agriculture et de convivialité. Lire ici.
A noter que Stéphane Goutagny, agriculteur à Saint-Héand, s’est qualifié, lors de la finale régionale, pour l’épreuve nationale. Il termine au pied du podium.
L’automne a été marqué par plusieurs concours allaitants : le concours départemental limousin samedi 3 septembre à Mornand-en-Forez (Lire ici), le concours départemental aubrac dimanche 11 septembre à Saint-Héand (lire ici), la Fête du charolais, les 21, 22 et 23 octobre à Roanne, avec ses concours de reproducteurs charolais et animaux de boucherie. Lire ici.
Le Sommet de l’élevage, qui se tenait à Clermont-Ferrand du 4 au 7 octobre, a tenu toutes ses promesses en terme de fréquentation, puisque le cap des 105 000 visiteurs a été atteint. Pendant quatre jours, ils ont déambulé dans les allées à la rencontre des représentants des entreprises présentes et autour des rings pour assister aux concours et  présentations d’animaux. Lire ici.
La saison des concours d’animaux s’est terminée avec le Show open génisses, qui était de retour dans la Loire, à Saint-Etienne, du 3 au 5 novembre. Le nombre de participants à ce concours de génisses (morphologie et présentation) a atteint des records. Lire ici.
C’est dans le cadre des Journées de la fourme de Montbrison AOP et des côtes-du-forez, les 1er et 2 octobre, qu’a été révélé le palmarès du concours départemental des fermiers innovants. La tisane du Marin de Françoise Lafay a remporté  le premier prix de de concours organisé  par le Conseil départemental.
Quant au concours départemental des vins, c’est lors du salon La Loire aux 3 vignobles, qui se tenait à Saint-Galmier du 11 au 13 novembre, qu’était organisée sa remise des prix.
Hubert Dubien, président du syndicat de défense de la fourme de Montbrison AOP, est devenu président du Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières).
Nicolas Lenoir et Paul Meunier ont été ré-élus, le 1er avril, président et secrétaire général de Jeunes agriculteurs Loire pour un nouveau mandat de deux ans. Lire ici. Chez JA Aura, c’est Jocelyn Dubost qui a été élu président, céréalier en Isère, à la suite de Pierre Picard. A l’échelle nationale, Arnaud Gaillot succède à Samuel Vandaele.
Ludovic Rambaud, éleveur dans la Loire, devient président de la section Rava de Rom Sélection (Races ovines des massifs), courant avril.
Patrick Breyton succède à Henri Robin à la tête d’Initiativ’retraite (association dédiée aux retraités des organisations agricoles), après l’assemblée générale du 5 mai.
Pierre-Yves Fréry devient le nouveau président de l’Arebli (association des éleveurs limousins), après que Lionel Maisson ait annoncé, lors de l’assemblée générale le 8 avril, son souhait de quitter ses fonctions. Lire ici.
La co-présidence d’Elvea Rhône-Alpes était assurée par Laurent Meunier (Mars) et Pascal Poyet (Amplepuis, 69). A l’automne, lors d’une réunion de conseil d’administration, les membres ont élu un nouveau binôme à la tête de l’association d’éleveurs : Laurent Meunier demeure co-président, il est accompagné de Frédéric Pontonnier, éleveur à Marclopt.
Les membres du conseil d’administration de la coopérative avicole Vert Forez ont élu, mi-novembre, leur nouveau président, Daniel Poyade ayant fait savoir lors de l’assemblée générale qu’il souhaitait quitter ses fonctions. Il s’agit de Sébastien Frécon, agriculteur à Chalain-le-Comtal. Il était jusqu’alors vice-président de la structure.
A l’issue de l’assemblée générale de Coopel, le 16 décembre, les membres du conseil d’administration ont élu leur nouveau président, en la personne de Lionel Vial. Il succède à Joseph Arnaud. Lire ici.
Plusieurs cas d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été décelés dans la faune sauvage au cours de l’année 2022 dans notre département : un premier à Mornand-en-Forez fin janvier, un second à Montverdun début février, un troisième et un quatrième à Chambéon le 14 octobre et le 7 décembre. Ils ont engendré des mesures spécifiques dans le périmètre de la zone de contrôle temporaire pour éviter la transmission du virus aux élevages.
En mai, la situation nationale vis-à-vis de la grippe aviaire s’améliorant, le niveau de risque a été abaissé. Cette accalmie n’a pas été longue puisque le niveau a été relevé en octobre, pour passer, début novembre, au niveau de risque élevé, engendrant une prévention renforcée.  Lire ici.
Les cas se sont multipliés en France à l’automne. Dernièrement, un cas a été décelé dans le Rhône, engendrant des mesures spécifiques dans plusieurs communes de la Loire. La profession attend désormais les décisions gouvernementales quant à  la vaccination.
Après deux années rythmées par le Covid, chacun espérait des temps meilleurs avec une reprise de l’économie. C’était sans compter sur le conflit russo-ukrainien, qui a rebattu les cartes. Le Salon de l’agriculture se déroule sur fond de début de guerre. Lire ici.
Rapidement, l’heure est à l’inquiétude chez les agriculteurs et leurs responsables. Lire ici.
La souveraineté alimentaire redevient une priorité pour le gouvernement français et est au cœur de tous les débats, notamment lors de l’assemblée générale de la FDSEA, le 14 mars. Lire ici.
Alors que les tensions sont réelles pour l’approvisionnement en carburants, que les charges ne cessent d’augmenter et que l’Etat prend des mesures d’aides pour les entreprises et les particuliers, l’Union européenne débloque la réserve de crise agricole pour financer l’aide d’urgence promise à l’Ukraine. Lire ici.
Le 22 juillet, un accord entre l’Ukraine et la Russie est trouvé pour l’exportation de céréales. Dès les jours suivants, plusieurs navires sont partis des ports ukrainiens avec des cargaisons de marchandises agricoles. Lire ici.
 

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