Psychomotricien : quel est son rôle ? Où et quand le consulter ? – Santé Magazine

La psychomotricité s’adresse aux enfants, aux adolescents et aux adultes ayant des difficultés sur le plan moteur, comportemental, relationnel ou émotionnel. Elle leur permet de prendre conscience de leur corps afin de mieux le maîtriser. On fait le point. 
Sommaire
Le psychomotricien, ou la psychomotricienne, a pour mission d’évaluer et de traiter les troubles du développement psychomoteur. Autrement dit, il rétablit l’harmonie entre le corps et l’esprit pour dépasser des difficultés d’adaptation ou de comportement, des troubles de la coordination, des problèmes d’orientation dans le temps et dans l’espace, etc. Elle peut donc prendre plusieurs formes, en fonction des problématiques : expression corporelle, relaxation, jeux de structuration spatiale, etc. On fait le point sur cette discipline paramédicale méconnue. 
La psychomotricité relève du paramédical : les psychomotriciens et les psychomotriciennes travaillent dans un cadre bien défini, en collaboration avec une équipe médicale, pour adapter chaque démarche thérapeutique. Elle s’adresse aux enfants, aux adolescents, aux adultes et aux personnes âgées ayant des difficultés sur le plan moteur, comportemental, relationnel ou émotionnel. Objectifs :

  • leur faire prendre conscience de leur organisation psychomotrice (interactions entre notre perception, nos sentiments, nos pensées, nos mouvements et nos comportements) ; 
  • réduire les dysfonctionnements, qu’ils soient d’origine mécanique ou psychique ; 
  • et améliorer la coordination des fonctions motrices, psycho-affectives et cognitives pour permettre aux patients de mieux s’insérer dans la vie courante. 

Les psychomotricien.ne.s sont détenteurs d’un Diplôme d’État délivré par le ministère de la Santé. Seul ce document permet d’exercer cette profession en France : il est obtenu après trois années d’études dans l’un des onze instituts de formation agréés (dix en France et un à la Réunion). 
Certains instituts nécessitent un concours d’entrée, d’autres sont accessibles sur dossier, ou après une première année d’études en santé et un entretien de motivation. Les frais de scolarité varient selon le type d’établissement (privé ou public) : entre 1 000 euros pour l’université et jusqu’à 8 000 euros pour certaines écoles privées. 
Après obtention du DE de psychomotricien.ne (bac+3), il est possible de se spécialiser via un diplôme universitaire ou un master, par exemple en psychiatrie, en addictologie, en soins palliatifs, en périnatalité, en gériatrie, etc.
La psychomotricité consiste en partie à rééduquer des troubles liés à des perturbations d’ordre psychologique vécues et exprimées au travers du corps. Le praticien cherche à comprendre comment chaque sujet investit son corps (on peut parler de psychothérapie à méditation corporelle), tandis que le psychologue est plus concentré sur la manière dont la personne pense son corps.
la psychomotricité peut être envisagée à tous les âges de la vie : chez les bébés, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées. Les prises en charge concernent généralement : 

  • Les enfants dont les parents s’inquiètent du développement (marche, propreté, etc) ou du comportement ; 
  • Les personnes qui présentent un trouble du neurodéveloppement ou des difficultés d’apprentissage (dyspraxie, etc) ; 
  • Les personnes qui présentent des difficultés d’adaptation liées à un accident ou à un handicap (mental, moteur ou psychique) ;
  • Les personnes qui présentent des troubles dits « tonico-émotionnels » (nervosité, agressivité ou, au contraire, inhibition, passivité, lenteur, etc) ;
  • Les personnes stressées, déprimées, ayant des difficultés d’adaptation personnelle ou professionnelle ; 
  • Les personnes mal latéralisées, mal organisées dans le temps et/ou dans l’espace ; 
  • Et les personnes âgées préoccupées par la baisse de leur autonomie.

  • les tics ; 
  • le bégaiement
  • les désorientations temporo-spatiales ; 
  • les troubles du comportement (manifestations oppositionnelles, agressivité ou retrait relationnel) ; 
  • les troubles déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH) ; 
  • les troubles de la coordination et l’extrême maladresse ; 
  • les troubles du tonus musculaire et de sa régulation ; 
  • les troubles de la communication et de la gestion des émotions
  • etc. 

Les psychomotricien.ne.s peuvent aussi accompagner les conséquences d’un accident / traumatisme ou d’un événement de vie marquant (AVC, Burnout, etc). 
Le bilan psychomoteur est réalisé sur prescription médicale. Il repose sur un entretien, plusieurs mises en situation, des épreuves et des tests standardisés qui permettent au praticien de dresser un bilan des acquisitions, retards, manque ou dysfonctionnements psychomoteurs. Une fois le bilan dressé, il peut : 

  • orienter vers un.e autre spécialiste pour des examens complémentaires ; 
  • programmer un second bilan psychomoteur quelques mois plus tard pour suivre l’évolution du patient ; 
  • mettre en place des soins dans le cadre d’une prise en charge collaborative
  • proposer des recommandations pour mieux accompagner la personne et son entourage au quotidien. 

Par ailleurs, le bilan psychomoteur est indispensable dans la construction d’un dossier pour reconnaissance de handicap auprès de la Maison Départementale de la Personne Handicapée (MDPH), qui ouvre les droits à des prestations compensatoires.
Le psychomotricien intervient sur prescription médicale. Il commence toujours par dresser le bilan psychomoteur pour déceler les origines probables de ses difficultés. Puis, vient l’étape des soins, qui peuvent prendre plusieurs formes d’exercices / d’activités :

  • exercices de relaxation,
  • séances d’expression corporelle,
  • exercices de coordination et d’équilibre,
  • jeux d’orientation, 
  • exercices d’adresse avec des cerceaux, des ballons, des instruments de musique, de la pâte à modeler, des puzzles, 
  • etc.

Autant de techniques adaptés à l’âge et aux capacités de chacun.e, qui permettent aux personnes de mieux comprendre leur fonctionnement, de limiter, voire de supprimer les facteurs qui entravent leur fonctionnement et d’utiliser pleinement leurs ressources pour s’adapter à leur environnement. 
À noter : les séances peuvent être individuelles ou collectives, avec ou sans médiateur spécifique ou membre de la famille. 
Pour rappel, les soins psychomoteurs s’exercent sur prescription médicale et doivent obligatoirement être pratiqués par un.e praticien.ne diplômé.e d’État. 
Les psychomotricien.ne.s peuvent exercer dans des hôpitaux, des centres de rééducation, des centres d’aide par le travail, des centres de PMI (protection maternelle et infantile) ou encore des maisons de retraite. Certain.e.s choisissent aussi d’exercer en cabinet libéral. 
Le prix d’une séance d’environ 40 minutes varie entre 40 et 50 euros. Mais il peut varier selon la localisation des structures, la notoriété de l’expert.e, etc. 
Actuellement, les soins psychomoteurs ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale. Des financements peuvent être envisagés au cas par cas, sur demande spécifique auprès de la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie). Certaines mutuelles peuvent également prendre en charge une partie du coût des séances.
Fédération Française des Psychomotriciens
Syndicat National d’Union des Psychomotriciens (SNUP)
Tendinite
Syndrome du colon irritable
Thérapies manuelles
Maladie des os et des articulations
Massage
Mal de dos
21/09/2022

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source

https://www.a2forces.fr/bilan-d-orientation-articl…

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