Politique. Conseil municipal de Strasbourg : "Pas d'automaticité à être financées" pour les … – DNA – Dernières Nouvelles d'Alsace

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Strasbourg
sam. 22/10/2022
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Nouvelle mosquée de Strasbourg
Subvention à la mosquée Eyyûb Sultan: la rapporteure publique demande l’annulation de la délibération
Grande mosquée Eyyub Sultan : le conseil municipal encadre les subventions aux projets cultuels
Conseil municipal de Strasbourg : "Pas d’automaticité à être financées" pour les associations cultuelles
Après la tempête Eyyub Sultan, Strasbourg recadre sa politique cultuelle
L’islam franco-turc se réconcilie avec la République
Le conseil municipal de Strasbourg s’est réuni ce lundi. A son ordre du jour notamment, les sujets suivants : gratuité des fournitures scolaires, jours d’ouverture des musées, mais surtout sobriété énergétique de la Ville et politique cultuelle. La séance a démarré peu après 12h30. Nous avons retranscrit l’essentiel des échanges jusqu’au débat sur le soutien aux associations cultuelles.
Le conseil municipal de Strasbourg s’est réuni ce lundi au Palais des fêtes, en raison des travaux au centre administratif. Photo DNA/Cédric JOUBERT
Le conseil municipal de Strasbourg s’est réuni ce lundi au Palais des fêtes, en raison des travaux au centre administratif. Photo DNA/Cédric JOUBERT
CONSEIL MUNICIPAL : SUIVEZ LE DIRECT LUNDI DES 12H30
Notre direct prend fin ici. Merci de nous avoir suivis.
[18h18]
Jeanne Barseghian soumet au vote l’amendement proposé par Alain Fontanel qui est rejeté.
A son tour, la délibération est soumise au vote.
VOTE  : le point est adopté par 46 voix pour et 16 abstentions.
 
Jeanne Barseghian, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[18h04]
Jeanne Barseghian demande à l’opposition de retirer l’amendement et « s’engage à réunir les groupes politiques pour étudier les futurs projets ».
Alain Fontanel dit son embarras et met en garde contre « le risque de stigmatisation de certains projets ».
Jeanne Barseghian insiste sur cette « nécessaire collégialité ».
Pierre Jakubowicz intervient : « Le but de cette délibération est d’être en vigueur sur une longue période. La promesse orale d’aujourd’hui ne suffit pas. »
[17h53]
Pierre Jakubowicz (groupe Strasbourg Ensemble), au sujet des « heures sombres » de la polémique de l’an dernier : « Bien sûr que nous ne confondons pas les échelles de valeur et de gravité. » « Il faut aller au bout de la démarche pour cicatriser les rancoeurs, les amertumes. »
Si « l’esprit de l’amendement est dans l’esprit de la délibération », l’adopter serait un acte politique qui ferait sens.
Alain Fontanel, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h47]
Plusieurs élus vont réagir. Alain Fontanel (Strasbourg ensemble) commence.
Il suggère d’écrire au tribunal que cette délibération est caduque.
« Le problème du principe de la subvention ne vient ni d’un tweet, ni de l’absence de délibération cadre, mais du non-respect d’un engagement de l’association de ne pas demander de subvention. Du refus de signer la charte sur les valeurs de l’islam. Et de l’absence de plan de financement. »
Au sujet de son amendement, le conseiller insiste sur le fait que son texte, arrivé dans les temps et dans les formes, est un apport au débat et au texte de la délibération.
Jeanne Barseghian, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h32]
Jeanne Barseghian rappelle que cette délibération donne un cadre clair, partagé, transparent au sujet.
Elle insiste : il n’y a « aucune automaticité à être financé ».
« La délibération de mars 2021 est caduque. Au-delà du fait que l’on attend la décision du tribunal administratif, saisi par la préfecture, s’il devait y avoir une nouvelle demande de subvention, elle passerait par le cadre fixé ce lundi. »
Au sujet de l’islamophobie, elle rappelle qu’elle a reçu, avec d’autres collègues, des menaces de mort pendant des semaines l’an dernier, suite à cette polémique sur le subventionnement d’une mosquée.
Elle pointe que l’Etat a signé une convention localement avec le Milli Görus pour des actions liées au domaine de la sécurité ou au vivre ensemble, « convention toujours en vigueur ».
La Ville n’a « toujours aucun élément écrit au sujet de Milli Görus ou de ce projet de mosquée », pointe-t-elle.
La maire rappelle qu’elle travaille au quotidien avec la préfecture. « Les points de désacord existent mais le dialogue et la collaboration existent », glisse-t-elle.
Jean Werlen. Photo archives DNA/Laurent REA
[17h20]
« Depuis 1905, les cultes ne sont plus l’ennemi de l’Etat ; c’est ça, la laïcité », rappelle Jean Werlen, l’adjoint aux cultes. « Depuis des mois je relis les débats sur la loi de 1905: vifs, pas très respectueux. Ces sujets, ces moments sont parfois tendus, toujours positifs. »
Il plaide, au sujet de l’amendement Fontanel, pour un meilleur accompagnement des porteurs de projets.
En direction de Jean-Philippe Vetter, il pointe qu’au sujet de la cohérence architecurale, Notre-Dame de Strasbourg et les édifices gothiques n’aurait jamais vu le jour.
Ladjoint aux cultes continue de répondre point par point aux interpellations sur le sujet.
>Sur celui de la traçabilité des financements, il pointe que les associations devront être suivies par un commissaire aux comptes. « Ça va permettre à la préfecture de nous éclairer sur ce point. Je rappelle que nous n’avons aucune capacité policière. »
>Sur celui d’un avis négatif de la préfecture : « Je n’imagine pas que nous puissions taire cet avis et ne pas le présenter à cette assemblée puisque c’est elle qui décide. »
>Sur celui des paroisses désargentées, évoquées par Hülliya Turan, « il faut avancer sur la mutualisation des lieux de cultes ».
« La séparation des activités cultuelles et culturelles au sein même des associations porteuses, avance à grand pas. Il reste deux-trois associations non pas récalcitrantes, mais plus lentes. »
Syamak Agha Babaei. Photo archives DNA/Cédric JOUBERT
[17h11]
Le débat reprend, avec le premier adjoint Syamak Agha Babaei.
S’adressant à Jean-Philippe Vetter : « Tu parles de la Grande mosquée de Strasbourg comme si tout s’était passé de façon tranquille. Mais ça a été des années de débat. La construction de mosquées fait l’objet d’un rejet par une partie des Français et des Strasbourgeois. C’est ce que cette Ville a vécu. »
« En 2001, quand Madame Keller et Monsieur Grossmann arrivent, le projet est mis de côté. Certains éléments architecturaux sont changés. Je ne suis pas sûr que ce soit le rôle d’une municipalité de trancher pour ou contre un minaret. Je ne suis pas sûr qu’une municipalité ait à se prononcer sur tel ou tel type d’architecture. »
« Il manquait une délibération cadre. Elle ne règlera pas tout. Mais elle pose un cadre commun à l’ensemble des cultes, contrairement à la délibération de 1999, propre au culte musulman. »
Au sujet de l’amendement Fontanel, l’élu estime que « l’esprit de l’amendement est dans l’esprit du texte ». La Grande Mosquée de Strasbourg n’aurait pas pu être construite avec cet amendement, en revanche.
« La polémique l’an dernier est devenue nationale, notamment parce que l’Etat est intervenu. Nous n’avons jamais eu la moindre note écrite de l’Etat sur des points d’attention au sujet de Milli Görus. Les représentants de l’Etat ont quelques semaines auparavant visité le chantier. Le ministre avait déjeuné avec des représentants du Milli Görus. C’est pour ça que nous souhaitons la production d’un avis argumenté de l’Etat. »
Ce texte permet la concorde, permet l’intervention de l’Etat, permet aux élus de suivre les projets.Jje vous invite à voter le texte comme tel. Notamment parce que l’amendement Fontanel aurait empêché la réalisation de la synagogue sépharade ou de la Grande mosquée. »
Jeanne Barseghian, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h10]
La maire Jeanne Barseghian affirme qu’elle se portera garante de la concorde et de l’exmplarité des débats.
Elle « demande à l’ensemble des élus de se montrer dignes de la République et des Strasbourgeois ».
Catherine Trautmann, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h08]
Catherine Trautmann (PS) appuie  : « On est dans le rattrapage du rattrapage d’un dérapage. Je le regrette. »
J’avais compris comme mes collègues les propos de Marc. Je prends acte de ces regrets. « Votre pratique du « clivage » et du « mepris » est une façon d’agir. La concorde et l’exemplarité doivent d’abord venir de la tribune »
Jean-Philippe Vetter, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h06]
Jean-Philippe Vetter prend acte des regrets de Marc Hoffsess : « Je ne peux que accepter ses regrets. »
« C’est un honneur pour notre ville d’accueillir tous les Strasbourgeois, quelles que soient leur origine ou leur croyance. Mon seul propos a été de dire que l’architecture de l’edifice doit s’inscrire dans un paysage architectural, il n’a là rien d’islamophobe. »
Marc Hoffsess, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h03]
La maire donne la parole à Marc Hoffsess, qui rappelle « son profond respect de toutes et de tous ».
Il retire ce qui pourrait avoir été ressenti « comme une assignation » ou une « stigmatisation ».
« On voit bien que la place de nos concitoyens dans notre ville reste un sujet de polémique. C’est pour cela que j’appelais à de la vigilance dans nos expressions. »
Alain Fontanel, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[17h]
Alain Fontanel (Strasbourg ensemble) évoque les débats passés et « l’image de notre ville abimée ».
Il souhaite tirer un enseignement : « Sur ces sujets délicats, qui touchent à la concorde de notre ville, il nous appartient de nous exprimer avec la plus garnde retenue ».
Il y « suffisamment de place pour le débat d’idées » pour ne pas recourir aux « attaques ad hominem ». « Traiter quelqu’un d’islampohobe, c’est de la stigmatisation. »
«  Je souhaite qu’on puisse reprendre ce débat et aller au bout de la discussion. Il ya de vraies avancées dans ce texte et des nuances à apporter. »
Il souhaite que le consensus puisse se faire sur cette délibération.
Alain Fontanel Photo DNA/Cédric JOUBERT
[16h48]
Alain Fontanel (Strasbourg ensemble) demandre une suspension de séance. « Traiter un président de groupe d’islamophobe et traiter Monsieur Jakubowicz de révisionniste… Je suis atterré qu’un membre de l’exécutif puisse interpeller directement un président de groupe et dire qu’il est islamophobe. » 
« Et dire que Monsieur Jakubowicz ne saurait pas ce que sont les heures les plus sombres de cette ville. Je ne demande pas une suspension pour faire la guerre. Mais pour qu’on  retrouve du calme.J’apprécierais qu’il s’excuse auprès des personnes concernées [Jean-Philippe Vetter et Pierre Jakubowicz]. »
La séance est suspendue pour cinq minutes.
Marc Hoffsess, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[16h41]
Marc Hoffsess, adjoint, salue le travail effectué par les services et ladjoint aux cultes Jean Werlen.
« Tous les Strasbourgeois ont le droit de croire ou pas ; et quand ils croient, ils ont le droit de pratiquer dans la dignité. Les ennemis de la République, ce sont les extrémistes. »
Il évoque chez les élus « plus à droite » des « relents d’islamophobie ».
« Nous avons dans le droit d’urbanisme des procédures qui cadrent le dimensionnement  de notre ville. »
« Les années les plus sombres de notre ville, je pensais que c’était l’occupation nazie, pas la polémique de l’an dernier, Monsieur Jakubowicz. Là aussi, il y a des relents d’islamophobie, une méfiance déplacée. »
Nicolas Matt. Photo archives DNA/Laurent REA
[16h36]
Son collègue de (Strasbourg Ensemble) Nicolas Matt prend sa suite. Il cite Rousseau, « Jean-Jacques, pas Sandrine », pour ramener la paix dans l’assemblée. « Malheureusement », pas d’esprit de concorde « quand vous critiquez les délibérations » de vos prédécesseurs.
Il estime par ailleurs que le plafond va « rompre l’équité entre les cultes », notamment parce que le bâti relevant des monuments historiques se trouve hors plafond.
Il suggère enfin de solliciter l’Eurométropole pour le cofinancement d’édifices cultuels puisqu’elle est en compétente en la matière.
Rebecca Breitmann. Photo archives DNA/Laurent REA
[16h35]
Rebecca Breitmann (Strasbourg Ensemble) insiste de nouveau sur l’importance de l’amendement Fontanel, suggérant de renforcer les contrôles en amont du permis de construire.
Hülliya Turan. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[16h31]
Hülliya Turan (communistes) prend la parole. En dépit de son opposition au Concordat, elle votera en faveur de la délibération.
« Le cadre précédent peinait à créer l’équilibre, favorisant les religions concordataires et manquait de garde-fous. Le plafond est une bonne chose. Il favorise les établissements de proximité et défavorise les établissements de prestige, souvent à moitié vides. »
« Mais notre vote ne sera pas un blanc-seing. Nous resterons vigilants, notamment sur le respect des valeurs républicaines. »
Catherine Trautmann, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[16h21]
Catherine Trautmann (PS) s’exprime et rappelle le cadre général, de la loi de 1905, de la laïcité et les spécificités locales.
Elle pointe notamment le dialogue interreligieux, mis à mal par la polémique de mars 2021 : « L’islam ne relevait pas des cultes reconnus, c’était un problème. »
« Il fallait trouver dans cette ville ce qui pouvait appartenir à tous les citoyens, qu’ils croient ou non. Le débat Eyyub Sultan a marqué une rupture », poursuit la conseillère.
« Aujourd’hui, nous sommes dans une séance de rattrapage. Tant mieux. Ça ne permet pas d’oublier cet épisode, néanmoins. Il n’existait pas de délibération cadre comme celle-ci. Mais [l’ancien maire] Roland Ries avait posé cette règle du ‘pas de financement public après la pose de la première pierr’e, c’était une mesure de sauvegarde, de bon sens. »
« Après la crise en mars [2021], vous nous aviez promis un groupe de travail. Il n’y a pas eu de co-construction avec nous, c’est une erreur. Des questions restent pendantes. »
« Vous proposerez un statut d’observateur d’un élu au sein du conseil d’administration de l’assocation gestionnaire du lieu ou porteuse du projet. Il faudrait prévoir une clause de revoyure un an après », précise l’ancienne maire.
Son groupe s’abstiendra.
Jean-Philippe Maurer (à droite),ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[16h14]
Jean-Philippe Maurer (Un nouveau souffle pour Strasbourg) prend la parole et interroge la maire sur ce qu’il adviendrait d’un éventuel refus provenant d’une saisine de la préfecture  : « Quid de l’avis et de sa transmission ? De sa publication ? »
 Le conseiller souhaite plusieurs rapports d’étapes, notamment sur la nomination d’élus au conseil d’administration des associations cultuelles gestionnaires d’édifices.
Pierre Jakubowicz. Photo archives DNA
[16h09]
Au tour de Pierre Jakubowicz (groupe Strasbourg Ensemble) de prendre la parole. Il salue la co-construction avec les cultes de cette délibération, mais regrette que la précédente n’ait pu être co-construite avec le conseil et les élus d’opposition.
« Nous tentons aujourd’hui de réparer un tort fait à cette ville et à son vivre ensemble. »
Il défend à son tour l’amendement proposé par Alain Fontanel, pour renforcer les contrôles avant le permis de construire.
« Je vous demande solennellement, Madame la Maire d’inscrire, à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation de la délibération de mars 2021 accordant 2,5 millions à Milli Görus, puisqu’en dépit de tout ce qui s’est dit, elle existe toujours en droit et est hors cadre vu la délibération du jour. »
« Contrairement à ce que vous aviez dit, Madame la Maire, sur les radios et à la TV le tiret sur les valeurs républicaines n’a jamais existé, j’ai là la délibération. »
Alain Fontanel, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[16h05]
« J’ai proposé un amendement pour rappeler que la demande de subvention doit être déposée avant le dépôt du permis de construire. L’idée étant de favoriser la construction d’un projet en commun. Une fois le permis déposé, c’est plus compliqué », soutient Alain Fontanel (Strasbourg ensemble).
« Cet amendement n’est pas là pour contrer Milli Görus, mais pour éviter que la collectivité ne soit que dans le financement a posteriori. »
Jean-Philippe Vetter, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[15h56]
Jean-Philippe Vetter, président du groupe Strasbourg Ensemble, trouve positif que cette délibération vienne clarifier les choses. Il remercie services et représentants des cultes de leur travail en amont. Il salue cet esprit de concorde.
Il rappelle néanmoins la gestion erratique et catastrophique de la subvention à Eyyub Sultan. Strasbourg était devenu un objet de « polémique » au niveau national. « Les garde-fous ont été mis en place tant la gestion du dossier était erratique. »
« On en arrive à exiger le BaBA : oui, nous devons exiger un plan de financement et un engagement au respect des règles républicaines. »
« Trois difficultés : la délibération ne dit rien des 10% auparavant accordés avant la pose de la première pierre. Ça permet d’accompagner le projet de le coconstruire avec les porteurs. Il manque la mention de la nécessité d’insérer le projet dans son paysage architectural. »
« Vous êtes en guerre contre l’Etat. Que vaudra dès lors l’avis que vous donnera la préfecture s’il n’est qu’indicatif, comme le précise la délibération ? »
« Il y aussi rupture de confiance avec nous. Vous avez menti quand vous avez assuré devant BFM vous être assurée avoir les garanties nécessaires d’Eyyub Sultan sur le respect des principes républicains. »
Jeanne Barseghian lui répondra plus tard, précise-t-elle, avant de donner la parole à Alain Fontanel.
[15h55]
Les débats se sont ouverts, avec dix intervenants déjà signalés.
Jean Werlen. Photo archives DNA/Laurent REA
[15h44]
L’adjoint aux cultes Jean Werlen insiste sur la « continuité » dans laquelle s’inscrit cette délibération.
« Il n’est pas de notre ressort de discuter de la nature du Concordat ou du droit local, cela relève du Parlement. Mais nous devons en gérer les conséquences, avec pour premières d’entre elles, l’entretien des lieux de culte et presbytères édifiés avant la fin de la Première Guerre mondiale. Ainsi que l’entretien des paroisses trop pauvres. Mais cela ne concerne que les cultes protestant, catholique et israélite », rappelle l’élu.
« La délibération cadre de 1999 devait être toilettée. Notre réflexion a été éclairée notamment grâce à des rendez-vous de la maire avec les représentants des cultes les plus organisés. » « Ce sera aux représentants de l’Etat de valider l’égibilité des projets, nous n’avons pas ses moyens, d’investigation notamment. »
« Le plafond d’un million permet de beaux édifices. Il favorisera implicitement les édifices de quartier. »
Jeanne Barseghian, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[15h37]
La maire a repris la présidence des débats pour présenter la délibération 14 : « Cadre du soutien de la Ville aux associations cultuelles et projets cultuels ».
« Il s’agit d’actualiser, clarifier et mettre en cohérence le soutien de la Ville aux projets cultuels. Cette délibération est une déclinaison active de la laïcité. Elle garantit l’égalité d’accès à un lieu de culte digne. Elle nous permet de concilier le cadre du droit local avec les principes de la République. Il fallait un cadre clair, qui n’existait pas. Des délibérations ont été prises au fur et à mesure sans que le cadre ait été posé. Elle nous permet de préciser les modalités d’attribution, les règles de financement et la saisine éventuelle [de l’Etat]. »
« La saisine de l’Etat doit permettre, lors de l’instruction de recueillir des éléments sur un éventuels risque sectaire ou extrémiste. »
« Nous avions gelé les demandes de subventions le temps de remettre à plat ces règles. Sauf pour des projets déjà très engagés ou nécessitant une maintenance urgente et impérieuse. »
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[15h37]
VOTE  : le point sur la réserve naturelle est adopté avec 50 voix pour et 8 abstentions.
Christel Kohler. Photo archives DNA/Michel FRISON
[15h34]
La conseillère Christel Kohler répond au sujet de la forêt du Neuhof-Illkirch. Elle rappelle que ce sont plus de 200000 visiteurs par an.
« Reprenons un vrai dialogue avec les usagers », encourage-t-elle.
Marc Hoffsess, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[15h30]
Marc Hoffsess rappelle que la conseillère Christel Kohler (Strasbourg ensemble) a elle-même animé la concertation en 2019 sur ce projet « qui a abouti », rassemblant 200 personnes en totalité pour déterminer les nouvelles règles d’usage dès lors que cet espace naturel était classé en réserve nationale.
« C’était ouvert, pouvait y venir qui voulait. » Un travail a été fait depuis avec 400 personnes rencontrées dans la forêt, dont 86% se sont dites favorables à ce nouveau plan de circulation, avance-t-il, garantissant qu’une instance de concertation va s’ouvrir.
Est-ce qu’il faudra le regarder de loin  ?
Jean-Philippe Maurer, conseiller d’opposition
Jean-Philippe Maurer. Photo archives DNA/Franck KOBI
[15h26]
Le conseiller d’opposition Jean-Philippe Maurer (Un nouveau souffle pour Strasbourg) tacle : « La particularité de cette forêt, c’est qu’elle n’est pas au milieu de nulle part. C’est un cheminement naturel, utile, agréable, qui donnait ce supplément de vie au quartier », ajoute-t-il à ce que vient de dire Anne-Pernelle Richardot.
Il réclame le partage de l’accès à « ce poumon vert », « supplément de qualité de vie ». « Est-ce qu’il faudra le regarder de loin ? »
Anne-Pernelle Richardot. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[15h22]
« J’ai bien fait de retenir ce point », se félicite Anne-Pernelle Richardot, qui pointe des incertitudes, notamment quant à la concertation, la co-construction avec les habitants du Neuhof, les usagers : clubs de canoé kayak, cavaliers, pêcheurs, instituts publics, Ehpad…
L’élue PS voudrait savoir en quoi consistent les « voies cyclables alternatives aux voies actuelles » citées dans la délibération. « La rue de la Faisanderie sera définitivement fermée dans son axe Neuhof-Illkirch et de nombreux Neuhofois l’utilisent à vélo pour se rendre au parc d’innovation. d’Illkirch. Nous nous abstiendrons », prévient-elle.
Marc Hoffsess, ce lundi. Phot DNA/Cédric JOUBERT
[15h19]
Il est désormais question de valider la déminéralisation de 900m de routes forestières goudronnées sur le chemin des rois dans la réserve naturelle nationale d’Illkirch-Neuhof, pour les « restituer à la nature ».
En parallèle, deux passerelles seront réaménagées, des chemins piétons refaits. C’est Marc Hoffsess qui présente ce point, en précisant qu’un comité des usagers des trois réserves naturelles sera rapidement opérationnel.
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Strasbourg : au Neuhof, le chemin du Roi sera rendu à dame Nature
[15h18]
VOTE  : 51 votes pour et 4 abstentions du groupe communiste : le point sur l’extension du stade de la Meinau est adopté.
Jeanne Barseghian, ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[15h15]
« Il n’est pas prévu de projections publiques de la coupe du Monde au Qatar », glisse au passage la maire Jeanne Barseghian en réponse à une question, juste avant le passage au vote de ce point 4.
Owusu Tufuor. Photo archives DNA/Cédric JOUBERT
[15h15]
Juste avant lui, l’adjoint au sport Owusu Tufuor avait rappelé : « La fan zone sera utilisée les jours de match. En dehors de ces jours, ce lieu sera ouvert au bénéfice de la population de la Meinau, au bénéfice de ceux qui vont subir les nuisances les jours de match ».
Esprit de sobriété, es-tu toujours dans cette salle quand on parle du Racing ?
Alain Jund, écologiste
 
Alain Jund. Photo archives DNA/Michel FRISON
[15h13]
« Esprit de sobriété, es-tu toujours dans cette salle quand on parle du Racing ? », lâche Alain Jund, avant de défendre l’augmentation des rythmes de tram et l’accessibilité à vélo avec plusieurs milliers de places de vélo autour du stade.
[15h08]
Le conseiller communiste Aurélien Bonnarel redit le désaccord de fond de son groupe sur ce projet. « 
« Nous ne pensons pas que le rôle d’une collectivité soit de soutenir le foot-business. » Le projet «  ne nous semble pas répondre aux priorités des Strasbourgeois », explique-t-il pour justifier l’abstension de son groupe à ce point.
Jean-Philippe Maurer. Photo archives DNA/Franck KOBI
[15h06]
Jean-Philippe Maurer (Un nouveau souffle pour Strasbourg) estime que le flux des spectateurs n’est pas garanti dans des « conditions à peu près faisables », le stade ayant vocation à accueillir des milliers de spectateurs en plus, le tram et les parkings relais étant très rapidement saturés.
Il souhaite que l’intermodalité et la mobilité soient encore travaillées, beaucoup venant de plus loin que l’Eurométropole de Strasbourg. Il dit comprendre aussi l’inquiétude des riverains au sujet du bruit de la fan zone. Il glisse au passage qu’il faudra penser au « parking à l’arrière de Couffignal [qui] ressemble plus à une pataugeoire quand il pleut ».
Suzanne Brolly. Photo archives DNA/Laurent REA
[15h02]
L’adjointe Suzanne Brolly propose de valider le résultat de l’enquête publique au sujet de l’extension et de la rénovation du stade de la Meinau.
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Notre dossier sur le stade de la Meinau
Jeanne Barseghian ce lundi. Photo DNA/Cédric JOUBERT
[14h55]
La maire reprend la parole. « Ce sont à la fois des mesures conjoncturelles, et une contribution concrète à nos ambitions climatiques. Et contrairement à ce qu’un certain nombre d’entre vous ont dit, c’est aussi une anticipation sur ce qui va se passer en 2023 et qui est complètement incertain. Toutes les collectivités locales sont impactées, quelles que soient leurs sensibilités politiques. »
Elle évoque la demande de bouclier énergétique qui sera demandée en fin de conseil à l’adresse de l’Etat. « L’explosion et l’affolement des marchés vient d’ajouter un facteur d’incertitude extrêmement fort sur le budget de la collectivité. Il faudra distinguer ce qui relève du structurel et du conjoncturel. »
«  Non, la question de l’adaptation des horaires d’ouverture des musées n’est en rien une mesure d’économie énergétique. C’est la désorganisation de l’organisation héritée du mandat dernier, avec des équipes en surchauffe. La conservation des oeuvres impose de toute façon aussi une certaine température. »
Syamak Agha Babaei. Photo archives DNA/Cédric JOUBERT
[14h51]
« Le discours du chaos dessert cette ville », attaque le premier adjoint Syamak Agha Babaei. « Oui, nous avons créé des emplois, renforcé les services publics, dans la culture, l’éducation, les solidarités. Si vous voulez les supprimer, pointez-les. »
Floriane Variéras. Photo DNA/Laurent REA
[14h48]
En réponse à Rebecca Breitman, l’adjointe Floriane Variéras rappelle les nombreuses actions sociales entreprises par son équipe, notamment la gratuité des transports en commun, l’augmentation des moyens dans l’accueil social.
Rebecca Breitman. Photo archives DNA/Laurent REA
[14h33]
Rebecca Breitman (Strasbourg ensemble) livre sa crainte que « Strasbourg devienne la capitale de l’anti-social ». Pour elle, l’humain a été oublié. Elle dénonce une politique au service des « habitants ultra-urbains ».
Anne-Pernelle Richardot. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[14h29]
Anne-Pernelle Richardot (PS) : « On cherche en vain une stratégie commune sur les bâtiments publics. On n’apprécie pas l’éclairage public de la même manière dans l’ellipse insulaire que dans les quartiers ».
A Noël, il aurait fallu enlever une semaine d’illuminations au lieu d’enlever 20% de matériel, qui économise plutôt les ressources humaines, estime-t-elle.
Pierre Jakubowicz. Photo archives DNA
[14h25]
Pierre Jakubowicz prend la parole : « Vous n’êtes pas en capacité de faire face. Ce que vous présentez comme un plan de sobriété ressemble à un plan d’austérité ».
Il accuse l’équipe d’avoir un « agenda caché » sur les médiathèques, les piscines, comme pour les musées. Grève dans les déchetteries, dans les personnels d’accueil, des musées, de l’éducation :  tous les emplois que vous avez créés sont majoritairement en administration centrale et non pas sur le terrain », accuse-t-il.
« Depuis le début de votre mandat, Strasbourg ne fait plus parler d’elle que pour son déclin », estime-t-il.
[14h23]
Jeanne Barseghian affirme que les contributions des groupes politiques sont les bienvenues face à la crise énergétique. Elle rappelle, suite à une prise de parole de Catherine Trautmann (qui évoquait une sobriété à deux vitesses), que si Hautepierre se chauffe encore aujourd’hui au gaz, c’est 65% d’énergie renouvelable ou de récupération qui en chauffera les habitants demain.
Syamak Agha Babaei. Photo archives DNA/Cédric JOUBERT
[14h20]
Syamak Agha Babaei, premier adjoint au maire, rappelle que le plan climat a été adopté à l’unanimité et qu’il ne comportait aucun volet budgétaire. « Donc on peut parler d’impréparation, mais c’est bien dans ce mandat que des stratégies, des investissements de rénovation thermique, de production d’énergies renouvelables » ont été posés.
« Les attaques que vous envoyez sont aussi des attaques contre les services de la collectivité. » « Les prix de l’énergie ont augmenté de manière vertigineuse, et d’aucuns ici ne l’avaient prévu à cette ampleur-là. Nous allons assumer et absorber l’ensemble des conséquences extérieures qui pèsent sur notre budget. »
Marc Hoffsess. Photo archives DNA/Michel FRISON
[14h15]
Marc Hoffsess, adjoint à la maire, remercie les services publics pour leur travail de l’été sur la sobriété énergétique.
« Non, ce n’est pas une crise de plus, mais un nouveau monde qui fait la guerre au vivant. Que sera Strasbourg en 2050 quand les températures seront de 50, quand l’eau sera rare ? Depuis plus d’un demi-siècle avec les écologistes, nous posons le même diagnostic. Notre diagnostic est le bon, notre projet est le bon. »
Hülliya Turan. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[14h10]
L’élue communiste Hülliya Thuran pointe la responsabilité du système capitaliste dans la pression sur l’énergie. « Cette crise est le fruit d’un marché qui traite tout comme un produit de consommation et mise sur ce qui est essentiel à notre vie : l’eau, l’énergie, l’alimentation. »
La sobriété prend « doucement la forme du rationnement », alerte-t-elle, rappelant que « les plus riches polluent sans restriction ».
Jean-Philippe Vetter. Photo archives DNA/Michel FRISON
[14h05]
Jean-Philippe Vetter, président du groupe Strasbourg Ensemble, enfonce le clou, et estime que « nous nous retrouvons dans la fable de la cigale et de la fourmi ».
« Vous avez choisi d’augmenter les impôts, c’est aussi des ressources en moins pour les Strasbourgeois pour se chauffer. On est dans l’austérité après avoir eu deux années de dépenses trop élevées. »
[14h]
Alain Fontanel (Strasbourg ensemble) : « Lors du dernier exercice budgétaire, vous nous disiez qu’on ne devait pas s’en faire. Aujourd’hui, vous nous proposez d’éteindre les lumières de la ville. Vous n’avez plus les moyens de vos ambitions, vous avez la sobriété contradictoire », lance-t-il, pointant l’annulation de la journée sans voiture puis la fermeture partielle des musées, et enfin, des panneaux Decaux, où « les pubs pour Mac Do remplaceront les pubs pour l’opéra ».
« Ce qui était prévisible, c’est que notre mandat serait confronté à une ou des crises graves. L’exceptionnel est devenu commun », estime Alain Fontanel. Il accuse la majorité écologiste d’avoir dépensé « toutes les réserves financières de la collectivité ». « Sobriété rime avec austérité », regrette-t-il.
Catherine Trautmann. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[13h52]
« Nous n’avons pas été associés à ces mesures de sobriété énergétique », regrette Catherine Trautmann (PS).
« Cette communication aurait dû être débattue en commission des finances. Nous avons besoin de connaître l’impact social de ce plan. Les habitants ont souffert cet été de la chaleur et de la canicule, ils pourront peut-être souffrir du froid », poursuit l’ex-maire de Strasbourg.
« Vous nous avez dit ‘dernier mandat pour le climat’. Je crois qu’on n’est pas rendu, tacle Catherine Trautmann. C’est trop long, c’est trop théorique. »
La Ville va réduire de 10% sa consommation d’énergie
Jeanne Barseghian, maire
[13h41]
Le conseil municipal commence par la communication de la stratégie de sobriété et de transformation énergétique de la Ville, préoccupation que doivent affronter les collectivités locales à l’orée de l’hiver.
La Ville va réduire de 10% sa consommation d’énergie, toutes sources confondues, permettant d’économiser six millions d’euros par an et contribuant aux objectifs du plan climat. Elle veut limiter les températures de chauffage dans les bâtiments publics (19°C pour les bureaux et les salles de classe), diminuer l’éclairage public, développer les énergies renouvelables. Concernant les panneaux numériques de publicité de marque Decaux, leur période d’extinction sera étendue. « La Ville s’engage dès octobre à ne plus diffuser ses communications sur ces panneaux », rappelle Jeanne Barseghian, qui ouvre le débat pour une heure sur ces questions.
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Pierre Jakubowicz. Photo archives DNA
[13h30]
Pierre Jakubowicz (Strasbourg ensemble) demande une suspension de séance suite à l’irrecevabilité de sa résolution sur « La culture qui ne doit pas être sacrifiée en temps de crise ».
« En quoi les musées ne sont pas une compétence municipale ? », s’offusque-t-il, demandant la réinscription de cette résolution à l’ordre du jour. La maire explique que cet outil propre à la collectivité doit être « recadré ». « Nous aurons le débat en fin de séance, la transparence est importante », souligne Jeanne Barseghian.
Pour elle, la résolution sur la culture relève du débat d’orientations budgétaires, et n’a rien d’un « objet concret relatif aux compétences municipales ».
La maire rappelle que l’ordre du jour n’a toujours pas commencé. Le président de groupe Jean-Philippe Vetter rappelle que ces « résolutions » existent aussi sous d’autres formes dans d’autres conseils municipaux, comme à Paris et critique « le fait du prince ».
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Dans l’enceinte du Palais des fêtes, sept personnes ont déployé une banderole et ont revendiqué davantage de places pour les réfugiés. Photo DNA
Le camp de migrants installé place de l’Etoile à Strasbourg, le 17 septembre. Photo archives L’Alsace/Jean-Marc LOOS
[13h21]
« Un toit c’est un droit », sept personnes ont déployé une banderole et ont revendiqué davantage de places pour les réfugiés et accusent la municipalité d’inactivité. Jeanne Barseghian les a laissé s’exprimer et partir. L’opposition LR Jean-Philippe Vetter et Renaissance Alain Fontanel dénoncent l’intrusion et les propos tenus et accusent la maire de ne pas avoir fait la police de la séance.
[13h12]
Après lecture de l’ordre du jour par la maire, les points suivants ont été retenus pour le débat :
-le projet d’extension et de restructuration du stade de la Meinau (point 4)
-la déminéralisation de routes dans la réserve naturelle d’Illkirch-Neuhof (point 7)
-le soutien aux associations cultuelles (point 14)
-l’avis sur l’ajustement du tableau des emplois (point 21)
-la majoration de la taxe d’habitation pour les meublés non destinés à l’habitation principale (point 22)
-la charte de la vie associative (point 25)
-l’exposition temporaire des musées de Strasbourg (point 27)
-l’engagement de la Ville de Strasbourg à réaliser des ouvrages avec tout ou partie de bois ou matériaux bio-sourcés (point 46)
-la lutte contre l’isolement des seniors et attribution de subventions aux acteurs de proximité (point 51)
A l’extérieur du Palais des fêtes, une petite manifestation d’une quinzaine de personnes a constitué le comité d’accueil « anti-Serge Oehler ». Photo DNA
[12h55]
Une petite manifestation d’une quinzaine de personnes a constitué le comité d’accueil « anti-Serge Oehler », élu ex-PS, condamné en première instance en décembre 2021 pour violences sur sa précédente compagne [l’élu a fait appel], présent dans la salle du Palais des fêtes ce lundi. Les manifestants du collectif #relèveféministe demandent qu’il quitte ses fonctions politiques.
Pierre Bardet et Jeanne Barseghian. Photo archives DNA/Thomas TOUSSAINT
[12h50]
La séance a démarré par un hommage et une minute de silence à Pierre Bardet, le directeur des Vitrines de Strasbourg récemment décédé.
[12h38]
Le conseil a débuté, au Palais des fêtes, en raison des travaux au centre administratif. La maire de Strasbourg Jeanne Barseghian a pris la parole.
 Le plan de la salle du conseil municipal de Strasbourg jusqu’à la fin de l’année 2022. Photo DNA
[12h30]
Les élus municipaux de Strasbourg devraient -entre autres- discuter des sujets suivants : gratuité des fournitures scolaires, jours d’ouverture des musées, mais surtout sobriété énergétique de la Ville et politique cultuelle.
L’ordre du jour
Pernelle Richardot propose la gratuité des fournitures scolaires
Conseillère municipale PS, Pernelle Richardot présente ce lundi, au conseil municipal, une résolution proposant la gratuité des fournitures scolaires pour les 111 écoles publiques de Strasbourg. Comme c’est le cas à Lille depuis 2021.
Elle tire la sonnette d’alarme depuis août dernier. Pointant une rentrée qui s’inscrit « dans un contexte inflationniste bien particulier et jamais connu depuis 1985 ». Avant l’été, elle avait interpellé la maire à plusieurs reprises déjà sur l’engagement de la Ville de Strasbourg auprès des familles et notamment dans l’accompagnement financier de l’achat de matériel scolaire. « Je n’ai jamais eu de réponse, la grande spécialité de cette municipalité », reconnaît Pernelle Richardot qui ne se décourage pas pour autant.
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Motion en faveur d’une politique d’accueil d’urgence
La conseillère municipale du groupe « Faire Ensemble Strasbourg » vient de faire inscrire au conseil municipal du lundi 26 septembre une résolution qui propose la gratuité des fournitures scolaires pour les écoles publiques de Strasbourg. « Lille a mis en place pour la deuxième année consécutive un dispositif novateur. D’autres villes de gauche comme de droite l’ont fait. » Elle en est convaincue : « Pour que cela ne devienne pas un véritable « casse-tête » pour les familles strasbourgeoises, il est indispensable de mettre en place des actions pour les accompagner au plus près de leurs besoins, des réalités vécues et en continuant d’agir au travers de l’outil de tarification sociale et solidaire mis en œuvre depuis quelques années ».
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L’élue propose qu’à partir de la rentrée de septembre 2023 la Ville fournisse gratuitement l’ensemble du matériel scolaire aux 14 864 enfants des écoles élémentaires de Strasbourg. Ce qui permettrait aux parents de ne fournir « qu’un cartable (vide), une trousse (vide) et un cahier de textes à leurs enfants. »
Parallèlement, chaque enfant des écoles maternelles et élémentaires – à l’occasion de sa rentrée en « petite section » et en CP – se verrait remettre une gourde sans BPA, sans phtalates, sans toxines, sans plomb et sans plastique.
Combien coûterait une telle mesure pour la collectivité ? « Entre 540 000 et 700 000 euros », a calculé Pernelle Richardot qui veut s’appuyer sur l’expérience lilloise.
Pernelle Richardot.   Photo L’Alsace /Jean-Marc LOOS
« Ce n’est pas une dépense éphémère, cela doit s’inscrire dans un projet global, appuie-t-elle. Il faut mobiliser sur cette question le recteur, le DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale), les directeurs d’école, les enseignants et les parents d’élèves. Pour que tout le monde y trouve son compte. »
L’élue suggère que « dès le 4e trimestre 2022, la Ville de Strasbourg prenne l’initiative avec l’Éducation nationale de la mise en place d’un groupe de travail avec les directeurs des 111 écoles et le DASEN pour permettre la coconstruction de cette mesure ».
Dominique DUWIG
Lundi 26 septembre à 12 h 30, conseil municipal de Strasbourg au Palais des fêtes, rue Sellenick.
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