Pénuries de carburants : ce qu'il faut retenir du jeudi 13 octobre – Les Échos

La CGT TotalEnergies a annoncé la reconduction du mouvement dans tous les sites concernés, en soulignant que les tensions risquent d'être fortes à Dunkerque, où le gouvernement a lancé la réquisition de salariés. La direction du groupe a par ailleurs invité les syndicats à des négociations ce jeudi soir.
Par Les Echos
La grève se poursuit dans la plupart des raffineries françaises ce jeudi, y compris chez Esso-ExxonMobil, visé par de premières réquisitions de salariés. Chez TotalEnergies, les négociations entamées mercredi se sont soldées par un échec. Les grévistes ont en effet décliné fermement une proposition de la direction de débloquer les livraisons à l'aube ce jeudi comme un préalable à l'ouverture de négociations salariales.
Ce qu'il faut retenir de la journée du mercredi 12 octobre
Interrogé sur le sujet lors de son interview sur France 2 mercredi soir, Emmanuel Macron a pourtant promis un retour à la normale « dans le courant de la semaine qui vient ». Le chef de l'Etat a appelé chacun à la « responsabilité ».
> Les grévistes de TotalEnergies déclinent une proposition de la direction, la grève se poursuit
> Bruno Le Maire appelle TotalEnergies à augmenter les salaires
> Les grévistes d'Esso-Exxon Mobil votent la reconduction du mouvement
21h00 – En cette fin de journée, la situation s'améliore quelque peu dans les stations-service
D'après le ministère de la Transition énergétique, la proportion de stations-service en difficulté redescend en dessous des 30 % en cette fin de journée. Sur l'ensemble du territoire national, il manque au moins un carburant dans 29,1 % des stations, contre 30,8 % hier à la même heure.
La baisse la plus importante est observée dans la région des Hauts-de-France, qui était une des plus touchées au début du mouvement de grève. En fin d'après-midi, 31,7 % de ses stations-service étaient en difficulté, au lieu de 43 % hier. En Île-de-France, 38,8 % des stations essences restaient en pénurie d'au moins un carburant. Contre 41,9 % la veille.
19h23 – Chez TotalEnergies, la CGT espère l'extension du conflit
Le pourcentage de grévistes est de 23 % chez TotalEnergies à Gonfreville l'Orcher et de 20 % chez son Exxon à Notre-Dame de Gravenchon. La CGT souhaite étendre le mouvement social à d'autres secteurs.
TotalEnergies : à Gonfreville l'Orcher, les syndicalistes espèrent la coagulation des grèves
18h58 – La CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à une journée de grève interprofessionnelle mardi
Comme attendu, la CGT, FO, Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Fidl, Unef, MNL et la Vie lycéenne ont appelé à une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles mardi, selon un communiqué lu lors d'une conférence de presse au siège de la CGT. Les salariés sont appelés à manifester pour « les salaires et la défense du droit de grève », après la décision du gouvernement de réquisitionner des salariés de l'industrie pétrolière pour permettre la distribution de carburant.
17h41 – Les premiers camions de carburant quittent le dépôt TotalEnergies près de Dunkerque
Des camions de carburant ont quitté le dépôt de Mardyck (Nord) peu après 16h. Le préfet du Nord a pris un arrêté imposant à une équipe de six salariés d'aller travailler, qui court jusqu'à vendredi 6 heures du matin. Un autre pourrait être promulgué dans la foulée. Deux heures après l'arrivée de la première équipe de salariés réquisitionnés, des camions ont quitté le dépôt et pris la route sans encombre, en présence de deux fourgons de CRS.
Le dépôt des Flandres, qui alimente près de la moitié des Hauts-de-France, ne livrait plus de carburant depuis le 26 septembre, provoquant d'importantes difficultés d'approvisionnement depuis début octobre dans la région. La préfecture des Hauts-de-France estime que la moitié au moins des stations-service y sont indisponibles.
17h21 – Le casse-tête des entreprises
En mal d'essence et de diesel, des dizaines de professions se demandent comment trouver du carburant afin d'assurer leur activité. Elles tentent d'y parvenir par tous les moyens.
Pénurie d'essence : les acrobaties des entreprises pour maintenir leur activité
16h24 – Face aux pénuries, les routiers « sur le fil du rasoir »
Entre livraisons de carburant aléatoires et refus de vente dans certaines stations-service, les transporteurs routiers sont « sur le fil du rasoir », certains frôlant la panne sèche, a indiqué le secrétaire général de l'Organisation des transporteurs routiers européens, Jean-Marc Rivera.
Les entreprises de transport ont leurs propres cuves, mais « ont toujours des difficultés à se faire livrer du carburant », les livraisons étant « souvent moindres » et « dans des délais complètement imprévisibles ». « Aujourd'hui, on a des niveaux de cuve suffisamment bas pour dire que si rien de plus probant ne se passe d'ici la fin de cette semaine, les difficultés vont s'amplifier à partir de la semaine prochaine », a-t-il noté.
16h11 – La CGT-Cheminots appelle à la grève le mardi 18 octobre
La CGT-Cheminots, premier syndicat représentatif à la SNCF, a appelé à la grève le mardi 18 octobre, jour choisi par la CGT pour organiser une journée de grève nationale afin de demander des hausses de salaires et protester contre les réquisitions dans le secteur de l'énergie. « Nous demandons aux syndicats d'organiser des assemblées générales de site le 18 et nous ne nous interdisons aucun scénario pour la conduite de l'action », a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun.
A Paris, la CGT-RATP a elle aussi appelé à une journée de mobilisation, mardi prochain.
RATP, SNCF : la CGT appelle à la grève le mardi 18 octobre
15h56 – La grève reconduite sur le site Esso-ExxonMobil de Gravenchon-Port-Jérôme
Les salariés du site Esso-ExxonMobil de Gravenchon-Port-Jérôme (Seine-Maritime) ont reconduit la grève tandis qu'elle venait d'être levée à la raffinerie de Fos-sur-Mer quelques jours après un accord entre la direction et deux syndicats majoritaires, a annoncé la CGT.
« Compte tenu de l'attitude responsable des équipes concernées par la réquisition décidée par le gouvernement pour rétablir les flux de carburants sortant du dépôt de Dunkerque, la direction invite l'ensemble des organisations syndicales représentatives du Socle social commun à des négociations salariales collectives ce soir à 20 heures », a annoncé la direction de TotalEnergies. Une première depuis le début de la grève lancée par la CGT dans ses raffineries le 27 septembre.
Après plus de deux semaines de conflit, le dialogue est amorcé chez TotalEnergies
« Le mouvement est reconduit partout, avec toujours de très forts taux de grévistes », a déclaré Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité TotalEnergies Europe. Il a, par ailleurs, enjoint la direction à ouvrir « aujourd'hui » des négociations, sans quoi « ça va être très chaud demain (vendredi) à Flandres », dépôt de carburant près de Dunkerque (Nord) où des grévistes ont été réquisitionnés.
La raffinerie Esso-ExxonMobil de Fos-sur-Mer est jusqu'ici la seule à avoir levé le mouvement.
14h22 – Une intersyndicale prévue aujourd'hui pour décider d'une grève interprofessionnelle
Plusieurs syndicats se retrouveront ce jeudi en fin d'après-midi pour évoquer les termes d'un appel à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle la semaine prochaine pour défendre le droit de grève et les salaires, a appris l'AFP de sources syndicales.
La CGT, FO, Solidaires, la FSU et l'Unsa participeront à cette réunion pour l'instant prévue en visioconférence, selon des participants. Un texte sera publié à l'issue de la réunion, « pour annoncer la journée de mardi » prochain, selon un responsable.
La CGT a indiqué ce jeudi midi que la grève a pris fin au sein de la raffinerie Esso-ExxonMobil des Bouches-du-Rhône. « Après consultation du personnel gréviste, il a été décidé que le mouvement social s'arrêterait […] à 13 heures », écrit l'organisation dans un communiqué.
L'information a été confirmée au « Figaro » par la direction du groupe pétrolier. « Nous avons eu des discussions ce matin avec les syndicats. Nous nous réjouissons de cette avancée », a déclaré celle-ci au quotidien.
11h30 – Le gouvernement annonce la réquisition du dépôt TotalEnergies près de Dunkerque
La réquisition des personnels du dépôt de TotalEnergies a Dunkerque « a été engagée pour qu'elle soit effective à 14h », indique Matignon. « Le gouvernement compte toujours sur le fait que le dialogue puisse reprendre dans les prochaines heures entre la direction de l'entreprise et les représentants des salariés », poursuit Matignon. La veille, Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement avait fait savoir que les grévistes du dépôt de Flandres seraient les prochains à faire l'objet de réquisitions.
Alors que des discussions entre direction et syndicats de TotalEnergies ont échoué mercredi, le gouvernement considère que la « situation est particulièrement dégradée » dans les Hauts-de-France et la « menace économique réelle ». Dans les Hauts-de-France, le blocage « met les Français en difficulté » alors que le dépôt de Dunkerque – un des plus importants du groupe en Europe – représente une grande partie de l'approvisionnement dans la région.
11h12 – Grèves : pour LFI, « l'heure du bras de fer est venue » avec le gouvernement
La députée LFI Clémentine Autain s'est dite « heureuse » que la grève s'étende à d'autres secteurs que les raffineries. « Bien sûr que l'heure du bras de fer est venue », a déclaré la députée en réponse à une question sur le plateau de France 2. « C'est le moment », a-t-elle observé, constatant qu' « il y a de la peur, il y a de la résignation, il y a la sidération parfois aussi […] quand vous voyez Total qui fait 18 milliards de profits et qui refuse d'augmenter ses salariés ».
10h28 – Eric Coquerel rappelle « la nécessité de taxer les superprofits »
« Le PDG de Total gagne presque 6 millions d'euros par an et s'est augmenté de 52 %. Comment vous pouvez justifier à partir de là que vous n'augmentez pas vos salariés de 10 % ? Comment vous pouvez justifier dans le même moment que l'Etat ne doit pas prendre une partie de vos superprofits pour servir par exemple la transition écologique ou la justice sociale ? », s'est interrogé le député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale, sur le plateau de Public Sénat.
Grève générale : "Ce sont les mêmes responsables contre lesquels se mobilisent les salariés qui font en sorte que la vie des Français soit plus difficile. L'augmentation vient de la spéculation mais aussi des marges faites par les raffineurs" @ericcoquerel #BonjourChezVous pic.twitter.com/BHlZY6U1TB
Le géant pétrolier et gazier propose d'augmenter ses salariés français de 6 % l'an prochain, a-t-il indiqué à l'AFP. « En plus de la prime pour les salariés dans le monde (de 1 mois de salaire), TotalEnergies indique également avoir proposé (pour la France) une enveloppe d'augmentation salariale sur la base de l'inflation 2022, soit 6 % », a indiqué la communication du groupe.
9h58 – La CGT appelle à élargir la grève à tout le secteur de l'énergie
La fédération CGT de l'énergie a appelé à élargir à l'ensemble du secteur de l'énergie le mouvement pour les salaires à l'oeuvre dans certaines de ses entreprises. La FNME-CGT rappelle que des mouvements touchaient ce jeudi une partie des centrales nucléaires soumises à des travaux ou des opérations de maintenance.
9h31 – Grève reconduite chez Esso-ExxonMobil
« La grève a été reconduite à 6h sur les deux sites » de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Gravenchon-Port-Jérôme (Seine-Maritime), où des salariés ont été réquisitionnés mercredi sur le dépôt de carburant, a indiqué le délégué syndical central CGT Christophe Aubert. Une nouvelle assemblée générale doit avoir lieu à 14h pour décider ou non de la poursuite du mouvement, a-t-il ajouté.
9h20 – « Il y a un sujet salarial dans notre pays », assure Laurent Berger
Au micro de France Inter, le patron de la CFDT a appelé les entreprises à « répondre au sujet salarial » mis en lumière aujourd'hui par le conflit dans les raffineries. « Il faut y répondre branches professionnelles par branches professionnelles », a-t-il ajouté. « On a des conflits mais on a aussi des accords », souligne-t-il.
"Il y a un sujet salariale dans notre pays, et il faut que les patrons répondent", clame @CfdtBerger. "Ce n'est pas la convergence des luttes qui va faire l'augmentation des salaires des travailleurs de la propreté, de la sécurité privée, des paysagistes…" pic.twitter.com/CHuMVjunu9
9h08 – DECRYPTAGE – Que cache le soutien confédéral aux cégétistes du pétrole ?
Les grèves dans les raffineries interviennent à moins de six mois d'un congrès où Philippe Martinez va passer la main dans des conditions qui s'annoncent difficiles. Tout semble lié…
DECRYPTAGE – Grève dans les raffineries : pourquoi la CGT donne des gages à ses ultras
9h05 – La Fédération du service aux particuliers demande un accès prioritaire aux stations-service
« La pénurie de carburant devient particulièrement préoccupante pour les entreprises des services à la personne, notamment pour les auxiliaires de vie qui doivent intervenir auprès de personnes fragiles, souvent isolées », alerte la Fédération du service aux particuliers (FESP) dans un communiqué. Face au risque d'arrêt des visites à domicile pour cause de pénurie de carburant, elle demande un accès prioritaire aux stations-service.
« En France, 1,5 million de personnes travaillent au domicile de bénéficiaires de soins. Elles sont souvent le seul point de contact de la journée de ces personnes. Si nos intervenants ne peuvent pas trouver de carburant pour se rendre au domicile, certaines personnes vont rester alitées. L'essence est un besoin vital ! », déclare Brice Alzon, président de la FESP.
8h58 – Avec les réquisitions, le gouvernement fait « une grosse connerie », assure Philippe Martinez
« Le fait que le gouvernement ait fait des réquisitions de salariés chez Exxon n'a pas contribué à apaiser le climat social », a affirmé le secrétaire général de la CGT sur BFMTV.
🎙 "J'ai dit au cabinet d'Elisabeth Borne qu'avec ces réquisitions de salariés, il faisait une grosse connerie. Ca a mis le feu aux poudres".

Philippe Martinez répond aux questions d'Apolline de Malherbe dans le #FaceAFace pic.twitter.com/CjBxfrxTgA
« Je comprends l'exaspération des Français. Ils ont tendance à pointer la responsabilité du gouvernement », a-t-il ajouté.
8h54 – « J'appelle à l'augmentation des salaires », lance Agnès Pannier-Runacher
Comme Bruno Le Maire avant elle, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a accentué la pression sur TotalEnergies : « Total doit augmenter les salaires. C'est le moment de mettre en place sa promesse. […] J'appelle à l'augmentation des salaires parce qu'on en a besoin. L'inflation fait que les salariés ont besoin d'être augmentés aujourd'hui. Il faut que Total mette en oeuvre ces augmentations, ils en ont les moyens », a-t-elle lancé au micro de RMC.
8h31 – TotaleEnergies annonce le versement d'un bonus exceptionnel à tous ses salariés
Sous la pression du gouvernement qui l'exhorte à faire un effort sur les salaires, TotalEnergies annonce l'attribution à l'ensemble de ses salariés dans le monde d'un bonus exceptionnel « correspondant à un mois de salaire qui sera versé en décembre, sous réserve d'accords salariaux dans les divers pays et filiales concernés ».
Le groupe acte par ailleurs l'échec des négociations en cours avec les syndicats : « nous constatons que les conditions ne sont pas réunies pour organiser la négociation entre toutes les organisations représentatives, la CGT ayant décidé de maintenir les blocages », écrit TotalEnergies dans un communiqué.
L'entreprise se dit néanmoins toujours « disposée à envisager un budget pour les augmentations salariales 2023 sur la base de l'inflation 2022 ».
Sur RTL, le ministre de l'Economie a exhorté le groupe pétrolier à accentuer ses efforts pour mettre fin au conflit qui paralyse ses raffineries. « Toutes les entreprises qui le peuvent, doivent augmenter les salaires », a indiqué Bruno Le Maire. « Il est évident que Total a la capacité de verser des salaires et de faires des augmentations de salaires. Evidemment que Total doit augmenter ses salaires », a-t-il déclaré. « Il faut que le partage de la valeur en France soit équitable […] Ils ont la capacité et le devoir d'augmenter les salaires », a-t-il ajouté.
"Total a la capacité de faire des augmentations de salaire, Total doit augmenter ses salaires", @BrunoLeMaire dans #RTLMatin avec @amandine_begot pic.twitter.com/aAitmFI5zo
8h02 – Le gouvernement ne prolongera pas la ristourne sur le prix des carburants
Le gouvernement français ne prolongera pas le rabais sur le prix des carburants dans les stations-service mais n'exclut pas de fournir un soutien aux automobilistes contraints d'utiliser leur voiture pour travailler en cas de nouvelle augmentation des prix à la pompe, a déclaré Bruno Le Maire sur RTL. « Non, le gouvernement ne prolongera pas la ristourne », a-t-il dit. « Si jamais les prix augmentent […] je n'exclus pas un soutien pour les automobilistes, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Ce sera un soutien ciblé », a-t-il ajouté.
7h54 – La situation devient « insupportable », dénonce Bruno Le Maire
« Il n'y a aucune raison de bloquer le pays », a affirmé le ministre de l'Economie sur RTL. « La vraie question c'est : qu'est-ce que veut la CGT ? Est-ce que la CGT veut des négociations salariales ? C'est parfaitement légitime, c'est le rôle d'une organisation syndicale. Est-ce qu'elle veut le blocage général du pays ? C'est totalement inacceptable. Donc la CGT doit clarifier sa position », a lancé Bruno Le Maire.
Le ministre a exhorté la CGT à « saisir la main qui a été tendue » par la direction de TotalEnergies, « ouvre des négociations de bonne foi et parvienne à un accord salarial, comme le font les autres organisations syndicales qui sont responsables ».
"La responsabilité du gouvernement, c'est d'assurer la continuité de la vie économique de la nation… Je reçois ce matin toutes les fédérations professionnelles", @BrunoLeMaire dans #RTLMatin avec @amandine_begot pic.twitter.com/pufkNu5fqE
La grève a été reconduite dans quatre raffineries et un dépôt de carburant chez TotalEnergies, a annoncé un représentant de la CGT. Il s'agit des raffineries de Normandie, de Donges, de Feyzin et de la Mede, ainsi que du dépôt de Flandres. La base de chargement de Grandpuits est pour sa part ouverte, a dit ce représentant syndical à Reuters.
7h41 – « Les réquisitions ne sont pas acceptables », dénonce FO
Frédéric Souillot, secrétaire général de Force Ouvrière, a dénoncé ce jeudi sur Franceinfo des « réquisitions qui ne sont pas acceptables » pour justifier sa décision de rejoindre le mouvement de grève lancé par la CGT chez TotalEnergies.
🔴 DIRECT – 🗣 FO rejoint le mouvement aux côtés de la CGT dans les raffineries de Total ➡️ "Les réquisitions ne sont pas acceptables", explique Frédéric Souillot. "Le droit de grève est constitutionnel", défend le secrétaire général de FO. pic.twitter.com/FxiTV6xi0f
7h02 – Six des sept raffineries de France en grève
Les quatre raffineries de TotalEnergies et les deux d'Esso-ExxonMobil sont touchées par le mouvement de grève. Seule celle de Lavéra (groupe Petroineos) n'est pas bloquée. S'y ajoutent les dépôts de TotalEnergies de la Mède (Bouches-du-Rhône) et des Flandres, qui alimentent les Hauts-de-France, tous les deux à l'arrêt.
Chez Esso, un accord a été signé avec deux syndicats majoritaires dont la CFDT, mais pas avec la CGT. La grève continue dans ses deux raffineries.
7h00 – Plus de 30 % des stations-service manquent de carburants
Conséquence de la poursuite de la grève dans les raffineries, les pénuries se prolongent, mettant les nerfs des automobilistes à vif. Mercredi soir, 30,8 % des stations-service manquaient d'un ou plusieurs carburants (31,3 % mardi), selon le ministère de la Transition énergétique. Une proportion pire encore dans les Hauts-de-France (42,6 %), en Ile-de-France (41,9 %) et en Centre-Val-de-Loire (44,7 %).
Mercredi soir tard, les grévistes de TotalEnergies ont décliné fermement une proposition de la direction de débloquer les livraisons ce jeudi à l'aube comme un préalable à l'ouverture de négociations salariales. « C'est un refus catégorique massif, ils (les salariés) ne veulent pas de cette exigence pour négocier », a déclaré à l'AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité TotalEnergies Europe, à la sortie d'une réunion nocturne au siège du groupe à La Défense.
« On a perdu trop de temps, maintenant on négocie sans conditions », a-t-il poursuivi, estimant que les « exigences » de TotalEnergies, à savoir « lâcher du produit (carburant) », étaient synonymes de « réquisition douce ». TotalEnergies a, de son côté, confirmé à l'AFP « l'issue négative des discussions de la nuit ».
> Le site Esso-ExxonMobil vote la poursuite de la grève, un référé déposé contre les réquisitions
La grève pour les salaires a été reconduite mercredi en début d'après-midi sur le site Esso-ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon. Quatre salariés du dépôt de carburants ont pourtant été réquisitionnés , sommés de rouvrir les vannes du dépôt de carburant.
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, venu « soutenir » les salariés sur place, a annoncé le dépôt d'un recours en référé contre ces réquisitions.
REPORTAGE – Carburants : la CGT va déposer un référé contre la réquisition à la raffinerie de Gravenchon
> Chez TotalEnergies, FO rejoint la CGT dans la grève
Force Ouvrière a annoncé qu'il rejoignait le mouvement de grève pour les salaires lancé par la CGT chez TotalEnergies. « Les syndicats FO de Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône), Normandie (Seine-Maritime), La Mède (Bouches-du-Rhône), Grandpuits/Gargenville (Seine-et-Marne), Flandres (Nord) ont tous rejoint la grève légitime engagée depuis le 27 septembre 2022 », indique le syndicat dans un communiqué.
> Les Français soutiennent peu les grévistes
La gestion de la crise par le gouvernement est très sévèrement critiquée par les Français, selon un sondage Elabe pour BFMTV. Les réquisitions sont approuvées à une faible majorité. L'opinion renvoie les grévistes et les directions des groupes dos à dos pour la responsabilité du mouvement social.
Pénurie de carburants : les grévistes peu soutenus par les Français
Les Echos
Tous droits réservés – Les Echos 2022

source

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire