Pénurie de main d'oeuvre dans l'industrie : la nécessité d'adapter … – Le Messager

Par Hélène Serbes
Les industriels de la vallée de l’Arve sont continuellement confrontés à des difficultés de recrutement. Un phénomène qui s’amplifie depuis quelques mois. Face à cette problématique majeure, les employeurs doivent se réinventer et trouver des solutions pour attirer les candidats. La formation est un des outils clef face à la pénurie de main d’oeuvre.
Toutes les entreprises du territoire travaillent en lien étroit avec les différents centres de formation. « On a toujours travaillé avec eux, on a en permanence des apprentis, des alternants. Les profils recherchés vont déterminer l’organisme vers lequel on va se tourner. Actuellement on a quelqu’un en formation avec Alpège, un autre qui vient du CFAI et du lycée Poncet de Cluses. Après il y a la formation continue. Depuis le mois d’août je suis à la recherche d’une formation CAO/DAO (Conception assistée par ordinateur/ Dessin assisté par ordinateur ndlr). Ça a été extrêmement compliqué. Je voulais que mon collaborateur fasse la formation en présentiel pour que ce soit plus qualitatif, mais on ne m’a proposé que des cours en visio. Finalement, il a fallu que je l’envoie à Lyon. À une certaine époque on trouvait ça localement, c’est quand même dommage, ça m’a beaucoup énervé », confie Louis Pernat dirigeant d’HBP à Marnaz. Certains profils, encore peu demandés par les industriels de la vallée, sont voués à monter en puissance dans les années à venir. C’est notamment le cas des Data Scientist. « Je suis en veille là dessus. La Big Data est un sujet très important, on collecte beaucoup d’informations qui ne sont pas forcément exploitées. J’envisage dans un premier temps de mettre de l’ordre dans mes données, c’est pour ça que je cherche un informaticien, et ensuite, l’étape suivante sera de trouver un Data Scientist, mais on n’est pas encore prêt », précise Louis Pernat.
Alain Appertet, président du SNDEC observe d’importantes évolutions au sein de la profession. « On a, bien sûr, toujours besoin de techniciens mais les métiers évoluent. Avec la robotisation, la digitalisation, l’évolution du fonctionnement de la Supply Chain, certains métiers vont manquer. Pour les Data Scientist, les formations sont éloignées de chez nous, pour le pilotage de robots, il y a peu de formations sur le territoire mis à part dans les CFA, les CFAI et chez les constructeurs de robots. Ces métiers émergent et on a besoin de les faire connaître et de créer des formations. Pour le pilotage de nos processus de production, on a plutôt besoin de Bac+2 que de CAP. On a besoin de plus en plus de personnel qualifié. Il faut rapidement développer de nouvelles filières ».
Pour le président du SNDEC, également dirigeant de l’entreprise Sunap, l’éducation nationale doit adapter le contenu pédagogique des formations techniques, aux besoins des industriels. « Dans le cadre du campus des métiers, on a la chance de participer au contenu et d’apporter notre éclairage et nos doléances sur les contenus pédagogiques dans des cursus techniques de l’éducation nationale. J’ai connu des formations qui collaient plus à nos besoins, où les jeunes touchaient les machines. Aujourd’hui en STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable ndlr), ils ne touchent plus aux machines, ils font un peu de programmation mais ils ne savent pas ce qu’est une machine-outil. Il faut aller vers les BTS pour approcher ces critères-là. C’est un manque, mais ça s’explique par une dérive vers une autre vision de l’industrie à un moment donné qui s’est décalée des fondamentaux. Nous, on est là pour rappeler qu’il faut maintenir ces fondamentaux dans les contenus pédagogiques  ».

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