Pellets : 12 alternatives écologiques et moins cheres aux granulés … – NeozOne

Les pellets de bois sont les stars incontestées de tous les réseaux sociaux en cette fin d’année 2022. La principale raison de cette mise sous les projecteurs est le prix des pellets de bois qui a exponentiellement augmenté. Ces « petits bouts de bois » deviennent un bois précieux que certains n’ont plus les moyens de s’offrir. Pour faire face à la flambée des prix, de nouveaux types de pellets se développent. On les appelle désormais les « agro-pellets » et sont tous fabriqués à partir de résidus de cultures, et non plus de résidus de bois comme la sciure ou les copeaux. Un petit tour d’horizon des agro-pellets et autres alternatives déjà ou bientôt disponibles pour concurrencer les pellets de bois et peut-être faire baisser les prix ? C’est parti !
Julie et Julien Lognon sont élagueurs dans l’Hérault. Laure et Didier Desvard sont consultants en énergie. Les deux couples imaginent alors réutiliser les résidus d’élagage de leur entreprise pour les transformer en pellets de bois. Un concept, qui, selon eux, pourrait procurer une alternative aux pellets de bois classiques, devenus une matière coûteuse et assez rare. Granuléro vient de lancer une entreprise de production et devrait pouvoir commercialiser les premiers pellets dès l’été prochain. Ils espèrent produire environ 600 tonnes de pellets par an, et proposer un produit moins cher et issu de déchets jusqu’alors non revalorisés.
L’idée d’inventer des pellets de bois grâce à des palettes usagées nous vient de Béthune et de l’entreprise Voé, spécialiste des chaudières biomasses. L’entreprise vient d’installer une unité de production de pellets, fabriqués grâce à des matières locales, la palette de bois non traitée, récupérée. L’idée principale étant de récupérer les palettes de ses clients ou des entreprises environnantes, de les transformer en pellets de bois et, ainsi, d’éviter les coûts de transport des pellets de bois venus de Pologne en général. Pour fabriquer les « pellets de palettes », Voé récupèrera les palettes d’HDF, une usine voisine spécialisée dans l’emballage. Avec 2000 tonnes de déchets produits chaque année, faits uniquement de palettes non traitées chimiquement, Granuloé espère pouvoir produire 2500 tonnes de pellets en 2023, puis 4 000 tonnes par an ensuite. L’entreprise envisage également d’ouvrir les ventes aux particuliers par l’intermédiaire d’achats groupés.
Le marc de café est une matière première particulièrement disponible, et très peu recyclée. Nous consommons tout de même 5.4 kilos de café par an et par habitant en France, ce sont donc des tonnes de matière première disponible. Certaines entreprises, comme Smart Green, a opté pour des allume-feux. Mais, il est tout à fait possible d’utiliser le marc de café pour fabriquer des combustibles, alternative aux pellets de bois. Plusieurs entreprises se lancent dans le recyclage du marc de café pour produire des pellets, qui pourront être brûlés dans n’importe quelle chaudière biomasse, ou poêle à granulés polycombustible. Pour le produire, le marc de café est d’abord asséché puis réduit en poudre et mélangé à de la sciure de bois. La matière est ensuite compactée, puis un liant naturel est ajouté. Le marc de café peut permettre de produire des pellets, mais également des buches compressées, avec un pouvoir calorifique semblable aux pellets classiques. Ces pellets sont déjà utilisés par certaines entreprises qui trouvent une alternative aux pellets de bois, devenus trop chers. Le seul « inconvénient » du pellet de marc de café, étant qu’il produit plus de cendres (1,3 % contre 0,5 % pour le pellet de bois), ce qui nécessite un entretien plus fréquent du poêle ou de la chaudière.
Cette matière première, très disponible à l’automne, peut aussi servir à fabriquer des pellets. Elles sont très peu réutilisées et pourtant, elles sont sensiblement le même pouvoir calorifique que les pellets de bois, une fois transformées en combustible. Pour concevoir des pellets à partir de feuilles mortes, il faut, bien entendu, posséder une presse à pellets, et un moulin à granulés pour qu’elles puissent être broyées après qu’elles ont séché pendant 24 heures au soleil. Les feuilles mortes seront ensuite broyées dans la presse, puis il faut ajouter du liant naturel, et les transformer en granulés. Les feuilles mortes séchées peuvent donc être une alternative économique aux traditionnels granulés issus de résidus de bois.
Les noyaux d’olive, mais également coques d’amandes, ou de noix peuvent également être utilisées pour fabriquer des combustibles en granulés. Dans les Alpes-Maritimes, la commune du Broc utilise depuis 2016, les noyaux issus des oliveraies municipales pour chauffer les bâtiments communaux. La démarche de transformer les noyaux d’olive en pellet de bois permet à la commune de revaloriser un déchet peu recyclé, et de se chauffer presque gratuitement. Comme pour tous les pellets autres que de bois traditionnel, il faut, en revanche, disposer d’une chaudière biomasse pour pouvoir les utiliser.
Il est tout à fait possible de fabriquer ses pellets soi-même, cependant il faudra un minimum d’investissement pour rentabiliser l’achat du matériel et le temps passé. Pour obtenir un pellet de qualité, il faudra que la sciure ou les résidus de bois soient peu humides, que la sciure soit la plus pure possible (sans résidus de plastique) et disposer d’un moulin à granulés de qualité. Pour fabriquer une tonne de pellets, il faut environ 1.2 tonne de sciure avec un taux d’humidité de 10 à 15 %. Quant au matériel nécessaire, comptez approximativement 3 000 € pour une presse à pellets de qualité capable de fournir de 40 à 60 kilos de pellets par heure. Pour rappel, un pellet de qualité doit avoir un taux d’humidité inférieur ou égal à 10 %, un taux de cendres compris de 0,3 à 0,7 %, et un pouvoir calorifique (PCI) compris de 4,8 à 5,3 kWh/kg.
Il sera probablement l’avenir des pellets. Le chanvre est une plante très facile à cultiver et la France en est le premier producteur européen. Les pellets de chanvre sont fabriqués à partir des déchets de culture et, notamment, à partir des tiges qui n’étaient pas encore vraiment revalorisées. Le chanvre est surtout cultivé en France pour fabriquer des matériaux isolants, ou en cosmétiques. Il faudra dorénavant compter sur lui pour produire des pellets moins chers que ceux de bois, et encore plus écologiques.
La France produit 85 % de la production mondiale de lin, cette plante qui forme des champs d’un bleu perçant lors de la floraison.  Les anas de lin sont traditionnellement utilisés dans la confection de textile, ou comme pour le chanvre, pour des matières isolantes souvent installées dans les maisons passives tels que des tiny-houses ou des constructions écologiques. Selon l’entreprise Soels Electrotech basée dans le Nord, le granulé de lin remplacera graduellement le pellet de bois à une échéance de plus ou moins deux ans.
L’idée innovante d’utiliser les déchets de culture du paprika nous vient de Corée du Sud, un pays très énergétiquement dépendant de ces voisins, qui essaie d’innover en la matière. Deux entreprises, EWP et Jinenertech tentent de réinventer la manière de se chauffer avec un projet de transformation des déchets de la culture du paprika.
Les pellets de paprika, que l’on appelle aussi piment doux, garantissent une nouvelle alternative écologique aux pellets de bois. En Corée du Sud, les pionniers en la matière utiliseront donc les tiges des plants de paprika, qui ne sont actuellement jamais revalorisées. L’objectif étant de transformer ces déchets en granulés, qui eux-mêmes serviront à produire de l’électricité.
L’utilisation de la paille pour fabriquer des pellets est encore assez controversée, car les pellets de paille formeraient une matière plus sèche, qui se consumerait plus rapidement que les pellets de bois. Cependant, la luzerne, le foin ou la paille pourraient aussi devenir des matières premières pour la fabrication de biocombustibles. Le pionnier en la matière s’appelle Arnaud Besnier, il est entrepreneur du Calvados et vient de tester une super machine-outil, la Krone Premos… Dans moins de deux ans, elle devrait permettre de transformer directement le foin prélevé dans un champ, en produit fini : le pellet de paille.
Les pellets en tourbe de coco arriveront-ils en France ? C’est assez peu probable, mais cette matière utilisée pour protéger les cultures du paprika peut également être utilisée pour fabriquer du biocombustible. Les mêmes entreprises sud-coréennes tenteront aussi de fabriquer des pellets de tourbe de coco, en plus de ceux issus des résidus des cultures du piment doux.
Ce nouveau type d’agro-pellet utilisera aussi des déchets de l’agriculture, mais pour le pellet de tournesol, ce ne seront pas les tiges, la matière première, mais les coques des graines. Actuellement jetées et non revalorisées, elles devraient aussi permettre de fabriquer un nouveau biocombustible, beaucoup moins cher que le pellet de bois.
Les inventions ne manquent pas en matière de pellet, il va désormais falloir les concrétiser pour que le pellet de bois redevienne une matière écologique et accessible, et nous évite de revenir à des énergies fossiles polluantes, seulement à cause de leur coût !


attention ces granulés sont à utiliser uniquement dans les chaudières industrielles (polycombustibles) => à préciser dans votre article !
ci-joint un rapport du labo :
http://www.laboratoire-ceric.com/pdf/avis-experts/Ceric-Avis-expert-granules-bois-et-agro-pellets.pdf?fbclid=IwAR0-Q0W6nBM4HLkFjeUnYxC3X6WokDlFW-VcXFEm_7yYz6lz4XaVsZCM-oU
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