Pathfinder: Wrath of the Righteous – Cloud Version (Nintendo Switch) – Le test | Nintendo-Town.fr – Nintendo-Town

Sur une Nintendo Switch dont le catalogue de jeux accueille déjà les deux Baldur’s Gate dans leur version Enhanced, le second opus des Divinity Original Sin ainsi que le très recommandable Wasteland 2 ; autant dire que les amateurs de RPG à l’occidental (comprenez des RPG qui utilisent les règles de Donjons et Dragons) sont déjà bien servis sur la console hybride. Alors lorsqu’en plus nous apprenons que Pathfinder : Wrath of the Righteous arrive lui aussi pour nous faire profiter de ses jets de dés, notre température corporelle a de suite fortement augmenté… jusqu’au moment où nous nous sommes rendus compte que cette arrivée allait se faire via le cloud. La douche froide fut radicale, voici pourquoi.
Développé à la base par Owlcat Games et sorti il y a tout juste un an sur PC, Pathfinder : Wrath of the Righteous sort sur nos Nintendo Switch via la solution de Cloud Gaming proposée par Ubitus. La même société nous avait proposé un Control extrêmement convaincant, allant même jusqu’à proposer du Ray Tracing, avant de lentement glisser dans la facilité avec A Plague Tale Innocence puis Kingdom Hearts, pour finalement tomber de plus en plus dans la médiocrité, jusqu’à écorner grandement Edge of Eternity ou Marvel’s Guardians of the Galaxy. Autant dire que notre appréhension vis-à-vis de Pathfinder était grande.
Et malheureusement, dès les premières secondes de jeu, nous pouvons constater à quel point Ubitus prend les joueurs de Switch avec de moins en moins de considération. Les temps de chargement et la compression vidéo sont encore une fois au cœur des problèmes venant gâcher notre plaisir de jeu. Rien que la création du personnage demande un temps pénible à supporter pour passer d’un menu à l’autre. C’est bien simple : pour charger une page, il faut au minimum cinq fois plus de temps à cette version Cloud qu’à une version PC.
Où sont passées les solutions efficaces mises en place pour Control qui nous permettaient de jouer sans devoir attendre plusieurs minutes devant une barre de chargement n’avançant qu’au rythme d’une tortue arthritique ? Cette question nous brûle littéralement les lèvres. Tout comme celle concernant le rendu graphique. Bien sûr, la technologie cloud nécessite un transfert d’image qui ne peut, par définition, être instantané. Mais malgré une connexion fibre, la seconde nécessaire pour que la bouillie de pixel devienne un écran d’accueil fait vraiment mauvaise impression et le 1080p en mode docké semble un vain espoir.
Mais le pire là-dedans, c’est que la Switch accueille déjà des RPG isométriques aussi ambitieux que cet épisode de Pathfinder, Divinity Original Sin 2 en tête. Or celui-ci est disponible soit en version boite soit en dématérialisée, mais dans les deux cas, il tourne nativement sur nos consoles hybrides, avec un rendu équivalent voire supérieur à ce que nous avons droit dans ce portage cloud de la part d’Ubitus.
Le bilan de cette version Cloud est donc catastrophique : des temps de chargement supérieurs à ce que propose un PC moyen de gamme de 8 ans d’âge déjà, une compression graphique et une latence qui peut parfois atteindre une seconde, des lags lorsque nous sommes en jeu, et tout ça alors que le jeu semble pouvoir tourner nativement sur Switch, à l’instar de titres tel Divinity Original Sin 2. Ubitus ne fait clairement plus d’efforts sur ce qu’il propose sur Switch.
Pour toutes ces raisons, c’est volontairement que nous n’aborderons que succinctement tout ce qui fait que Parthfinder : Wrath of the Righteous est un jeu incroyable. Car nous vous le conseillons fortement, mais sur n’importe quel autre support, trouvable pour 15 €, plutôt que sur cette version Cloud disponible à 50 €, nécessitant une connexion internet permanente et sujette aux fermetures des serveurs dans quelques années.
Car Pathfinder : Wrath of the Righteous, c’est juste tout ce que nous attendons d’un RPG à l’occidentale, rien que ça et même plus. Digne héritier d’un Baldur’s Gate (excusez du peu), ce jeu nous emmène dans une quête principale prenante, mais qui est loin d’être aussi importante que la liberté offerte par l’exploration d’un monde regorgeant de surprises et de donjons. Les amoureux de Donjons & Dragons et de jeux vidéo se doivent de posséder un tel titre dans leur ludothèque tant il respecte à la lettre le matériau de base de la licence, en lui ajoutant une interactivité essentielle pour un jeu jouable uniquement en solo.
La licence du jeu de rôle papier Pathfinder est parfaitement respectée et le travail de narration est clairement à la hauteur. Avec une dizaine de personnages jouables en plus de notre avatar et une qualité d’écriture jamais prise en défaut, le tout grâce à une traduction complète dans notre langue de Molière, nous aurions pu profiter de ce Wrath of the Righteous dans des conditions parfaites, bien au chaud sous la couette.
Notre avatar peut être créé à partir d’une dizaine de races, d’une dizaine de classes possédant chacune spécificités, capacités spéciales et dons propres. La personnalisation est loin d’être une utopie. Nous pouvons vraiment choisir qui nous sommes et chaque passage de niveau est alors l’occasion de poser à plat notre progression pour encore plus faire de notre héros celui que nous voulons, au risque de finir six pieds sous terre en cas de mauvaise optimisation. Heureusement plusieurs modes de difficultés permettent de connaître le fin mot de cette histoire.
La durée de vie d’un RPG à l’Occidentale dépend forcément de notre implication dans ce monde et de notre envie de découverte ; tout est fait pour que nous nous impliquions le plus profondément dans ces contrées. Des jets de dés chers aux rôlistes en passant par les donjons à écumer pour récupérer les meilleurs artefacts, tout en menant à bien nos troupes dans des phases de stratégie à la Total War pour débloquer de nouvelles zones pour enfin progresser sur notre propre voie mythique, les possibilités semblent infinies : aucune partie ne peut ressembler à une autre tant nous sommes amenés à incarner notre propre héros, ce qu’accentuent encore les choix moraux à faire tout au long de notre parcours.
Les combats en mode équipe sont jouables de deux façons, modifiables à la volée : soit au tour par tour, soit en temps réel avec une pause tactique automatique nous permettant de sélectionner notre prochaine action. Si dans un premier temps, la difficulté est accueillante, très vite il va falloir gérer la position de nos combattants et l’utilisation réfléchie des capacités à leur disposition pour éviter de se retrouver en manque de magie au moment critique.
Notre seul regret, en dehors de cette version Cloud ultra décevante, concerne l’interface. Celle-ci se montre lourde et bien peu adaptée à une utilisation console : le simple choix des compétences lors des combats requiert un nombre de manipulations loin d’approcher la simplicité des raccourcis clavier ou de la souris sur la version PC. De ce fait, pourquoi ne pas intégrer la prise en charge du tactile ? Quel plaisir cela aurait été de pouvoir choisir en un appui la capacité à activer ! Malheureusement, c’est un plaisir que nous ne connaîtrons jamais tant cette version Cloud d’Ubitus n’a pas été pensée pour procurer du plaisir au joueur Nintendo Switch.
Vous l’aurez compris, Pathfinder : Wrath of the Righteous est un jeu exceptionnel que nous conseillons fortement à tous les fans de jeux de rôle papier. Mais cette version cloud proposée par Ubitus gâche complètement notre plaisir à chaque partie que nous lançons. Entre des temps de chargement indigestes, des contrôles loin d’être optimisés pour notre console hybride, des graphismes qui mettent trop de temps à s’extraire de la bouillie de la compression graphique, une connexion internet permanente requise, un risque de disparition dans quelques années malgré un achat au prix fort, le tout pour un jeu qui semble pouvoir tourner nativement sur nos Switchs, nous passons trop de temps à remarquer les manques de cette version au lieu de nous y immerger. Et nous en sommes les premiers déçus tant nous attendions beaucoup de cette version.
après 35 ans de jeux vidéos et un plaisir de jouer de plus en plus émoussé, l’arrivée de Zelda BOTW et l’émergence de la scène indé fut une révélation, le plaisir est encore plus fort qu’avant
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