Nouvelles extensions Internet : un peu de stratégie – JDN

Lors du prochain cycle d’appel à candidatures de l’ICANN, un nouvel élément est apparu pour augmenter les chances de succès de tout projet de création d’une nouvelle extension Internet ou registre.
Le prochain cycle d’appel à candidatures de l’ICANN pour créer de nouvelles extensions Internet est en approche et si le sujet est digne d’intérêt pour les entrepreneurs qui souhaitent se positionner pour créer un nouveau registre destiné à autoriser la création de nouveaux noms de domaine, il est opportun de se préparer à ne pas commettre les erreurs du premier cycle d’appel à candidatures de 2012… si l’on veut gagner de l’argent.
On parle de 2012 car il s’agit de l’année qui a “officialisé” les nouveaux registres tels que de nombreux .MARQUE, ainsi que de nombreuses extensions telles que le .CLUB, le .FINANCE – le .VIN – le .BEST – le .FILM et bien d’autres encore. En réalité, ces projets ont été préparés plusieurs années en avance de façon à être prêts à la date de soumission des candidatures.
Ne l’oublions pas, il s’agissait d’une grande nouveauté à cette époque : une première dans l’histoire d’internet qui autorisait les entrepreneurs à se positionner sur des projets de création de registres et dont l’objectif de nombreux d’entre eux était d'offrir une alternative aux 237 millions de noms de domaine du registre .COM. Pour rappel, le registre ayant créé le plus grand nombre de noms de domaine issue de premier cycle d’appel à candidatures de l’ICANN de 2012, culmine aujourd’hui à 4,7 millions de noms de domaine : attention donc aux ambitions trop grandes lors de la préparation de votre projet.
Il existe de nombreuses méthodes pour développer un registre (une nouvelle extension Internet) : vendre beaucoup de noms de domaine à bas prix, vendre au prix juste mais vendre moins, focaliser sur les noms de domaine Premiums, vendre à une communauté de façon exclusive, vendre à une niche ou à une localisation géographique précise, proposer un CMS en accompagnement du nom de domaine, exploiter un .MARQUE de façon innovante…
Il n’existe pas de méthode magique car de nombreux paramètres et coûts sont à prendre en compte or si ceux-ci étaient méconnus lors de la pré-rédaction des candidatures en 2012, ils le sont beaucoup plus aujourd’hui. Certaines erreurs à ne plus commettre sont aujourd’hui parfaitement identifiées.
Un registre “doit” vendre pour se développer car le volume de noms de domaine créés augmente aussi la visibilité de l’extension sur Internet. Si créer des noms de domaine massivement à bas prix est une stratégie connue, cela ne signifie pas pour autant que le projet sera profitable. Ce que l’on sait en revanche aujourd’hui, c’est que les coûts associés à la création d’un registre peuvent être grandement réduits dès le départ. Ces coûts doivent donc être étudiés en amont, négociés et validés contractuellement avec les différents prestataires.
De nombreux professionnels proposent de créer des nouvelles extensions Internet : consultants, bureaux d’enregistrement accrédités (souvent dits “Corporate”), conseils en propriété industrielle mais aussi des backend registries (registre back-end en français). Pour rappel, le registre back-end est un partenaire technique obligatoire lors de la soumission d’une candidature : sans accord contractuel avec celui-ci, il n’est pas possible de créer un registre. 
S’il est difficile de communiquer des prix aujourd’hui, c’est en partie car l’ICANN – l'organisme de gouvernance des noms de domaine auquel il faut soumettre sa candidature – n’a pas encore communiqué sa méthodologie finale, ni de date de soumission des candidatures. Néanmoins, il reste facile d’estimer le prix d’une candidature car ces coûts devraient peu changer pour ce qui concerne la création de nouvelles extensions internet destinées à vendre des noms de domaine grâce au réseau des bureaux d’enregistrement accrédités (les “Registrars”). Comme le prix au registre, à l’attention des bureaux d’enregistrement accrédités, se détermine souvent en fonction du niveau de service et du coût du registre back-end, il est opportun de prendre en compte un certain nombre d’éléments avant de sélectionner le bon prestataire.
Si le prix du prestataire de service est un élément important, nous avons constaté qu’il sera possible de faire pression sur un certain nombre d’autres paramètres avant de s’engager dans un projet de Registre. Si ces coûts étaient difficilement identifiables lors du premier cycle d’appel en 2012 car méconnus et avec un nombre de prestataires de service limités, ils sont aujourd’hui bien identifiés et de nouveaux paramètres sont aussi apparus sur lesquels il peut être intéressant de s’arrêter.
L’intérêt dans le sujet de la création de nouvelles extensions Internet – que ce soit la création d’un .MARQUE à l’attention exclusive d’une entreprise ou d’une extension générique destinée à la commercialisation de nom de domaine – ont fait apparaître de nouveaux prestataires.
Si la méthode de soumission d’une candidature est à présent bien documentée avec de plus en plus de prestataires compétents qui ont su tirer les leçons du premier cycle d’appel à candidature de l’ICANN, certains ont construit des offres complémentaires à la simple écriture de la candidature, un des aspects de celle-ci (le volet juridique ou financier par exemple), ou la solution de registre back-end. Il est aujourd’hui possible de s’adresser à un prestataire unique qui va gérer l’ensemble de la prestation, simplifiant grandement l’accès à la création d’une nouvelle extension Internet.
L’entrepreneur souhaitant créer un nouveau registre dispose donc aujourd’hui de professionnels plus compétents, plus complets et plus nombreux. C’est aussi cette démocratisation et clarification du processus de création d’une extension internet qui lui donne un pouvoir de négociation plus fort avant de s’engager avec un ou des partenaires.
Saviez-vous que certains registres payent (bien) moins de 1 euros leurs noms de domaine la création auprès de leur registre back-end ? Attention toutefois, ce tarif se négocie souvent en fonction des volumes envisagés à la création sur une période donnée. Négocier ce prix en amont est important car le registre vend aux bureaux d’enregistrement accrédités qui eux même ajouteront leur marge pour gagner de l’argent lors de la vente de chaque nom de domaine aux titulaires finaux (les registrants). En termes plus simples, si un registre décide de vendre aux registrars la création de ses noms de domaine à 8 euros, 1 euros ira dans les poches du registre back-end. Attention toutefois, il ne s’agit pas du seul coût lors de la création d’un nouveau nom de domaine et il existe d’autres paramètres à prendre en compte lorsque l’on s'adresse à son prestataire technique : service de séquestre, monitoring des abus, reporting ICANN, gestion de la RGDP… Pas de crainte toutefois, les prestataires sont nombreux et ceux-ci vous veulent comme client. Ces services sont souvent proposés lors de la présentation de la prestation et permettent ainsi de traiter avec le meilleur prestataire si l’un d’entre eux vient à manquer sur la liste des indispensables.
Bien que l’élément “prix” soit un levier de négociation, un autre paramètre bien plus subtil est apparu : non, il ne s’agit pas du marketing indispensable lié au lancement d’une nouvelle extension Internet. ll s’agit de la complémentarité proposée par votre prestataire : va t-il aussi pouvoir contribuer à la visibilité de vos nouveaux noms de domaine ? Dispose t-il d’un outil indispensable pour faire sortir votre extension du lot des centaines de nouvelles extensions qui verront le jour en même temps que la vôtre ?
Certains registre back-end sont devenus des solutions complémentaires proposées par des prestataires internet disposant d’un ou plusieurs bureaux d’enregistrement accrédités. Pour bien comprendre de quoi nous parlons, la solution de registre back-end est imposée par l’ICANN pour soumettre sa candidature et le registre nouvellement créé pourra proposer son extension au réseau des bureaux d’enregistrement accrédités. Attention toutefois, en aucun cas les bureaux d’enregistrement accrédités qui commercialiseront vos nouveaux noms de domaine n’ont l’obligation de proposer votre extension. Il faut savoir qu’il existe à ce jour 2554 bureaux d’enregistrement accrédités dont rien ne garantit qu’ils proposeront votre extension internet. Si les registre back-end proposeront la passerelle pour que les bureaux d’enregistrement accrédités “puissent” s’accréditer, cela ne veut pas dire qu’ils en auront envie ni ne le feront. A savoir aussi, c’est le registrar qui décide de ce qu’il propose or si celui-ci décide que votre extension a peu de valeur car le bénéfice généré ne sera pas assez important…
Saviez-vous qu’il existe environ 250 extensions de pays (à deux caractères appelées “ccTLD”)? Ajoutez à ce chiffre les 760 du précédent cycle d’appel à candidature de 2012 et les quelques extensions originelles telles que le .COM et .NET.
Ces chiffres sont importants à prendre en compte car ils indiquent que votre nouvelle extension sera ajoutée à cette liste. Une liste qui devrait grandement s'allonger car vous ne serez pas le seul à vouloir créer un  registre lors du prochain cycle d’appel à candidature de l’ICANN.
Lors de la sélection de votre prestataire, il est important – pour la visibilité de votre projet – de choisir un prestataire qui possède un ou des bureaux d'enregistrement accrédités car il devient possible de négocier une tête de gondole avec celui-ci pour améliorer grandement la visibilité de vos noms de domaine !
Sachez-le, de nombreux prestataires se sont réorganisés pour le prochain cycle d’appel à candidatures de l’ICANN et ils vous veulent comme client car plus vous créerez de noms de domaine, plus ils gagneront de l’argent, qu’ils soient des registre back-end, des bureaux d’enregistrement accrédités ou tout simplement les deux. Ne l’oublions pas, le registre back-end obligatoire gagne de l’argent à chaque fois que les registrars accrédités à votre extension Internet vendent un nom de domaine.
Si votre prestataire est capable de vous proposer de la visibilité dans la vitrine de son bureau d’enregistrement accrédité, cela vaut de l’or pour votre projet. Cette capacité est un élément essentiel dans le choix de votre prestataire.
Il existe aujourd’hui plus de 1000 extensions Internet or vous ne voulez pas que la vôtre soit perdue dans les choix proposés par les bureaux d’enregistrement accrédités lorsqu’un acheteur cherche un nom de domaine, vous voulez être dans la vitrine, en première page d’affichage.
Il est aussi important de savoir que certains bureaux d’enregistrement populaires commercialisent la présence en vitrine ou en première page d’affichage : voulez vous avoir à payer pour cela ou voulez-vous que le bureau d’enregistrement accrédité associé à votre registre back-end vous le propose dans sa prestation du moins pour un certain temps ?
Le contrat de registre de l’ICANN est très clair et stipule que tous les bureaux d’enregistrement accrédités doivent être traités de la même façon. En clair, le prix au registre proposé à l’un doit être le même pour les autres. Néanmoins, rien n’indique dans ce contrat que le prestataire de votre choix ne peut pas vous proposer de la visibilité en plus sur son, ou ses, bureaux d’enregistrement accrédités. Il devient donc très important de choisir un prestataire qui possède un ou des bureaux d’enregistrement accrédités et négocier cette visibilité avec lui pour vous avoir comme client. Attention, très nombreux sont les prestataires qui ne possèdent pas de bureau d'enregistrement accrédité !
Cela est un nouvel élément à prendre en compte dans la création de votre projet… peut être même le plus important ?

Le prochain cycle d’appel à candidatures de l’ICANN pour créer de nouvelles extensions Internet est en approche et si le sujet est digne d’intérêt pour les entrepreneurs qui souhaitent se positionner pour créer un nouveau registre destiné à autoriser…
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