Noël: Derrière la revente en ligne de cadeaux, une question de … – Arabnews fr

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PARIS: La revente des cadeaux de Noël battait son plein dimanche, en hausse par rapport à l’an dernier chez Rakuten France, le site de commerce en ligne y voyant un signe de l’érosion du pouvoir d’achat face à l’inflation, certains préférant récupérer de l’argent plutôt que conserver un cadeau qui ne plaît pas ou peu utile.
Rakuten France comptabilisait à 15H plus de 650.000 nouvelles annonces déposées sur sa plateforme depuis le début de la matinée, une croissance de 8% par rapport à 2021, à la même heure.
« Autrefois peut-être tabou, la revente des cadeaux est maintenant assez ancrée dans les habitudes des Français » qui « pensent à la planète en essayant d’avoir un mode de consommation plus raisonnée et à leur porte-monnaie » en cherchant « à préserver leur pouvoir d’achat », indique à l’AFP Flora Louvet, responsable communication de Rakuten France.
« On est vraiment sur un aspect très pouvoir d’achat. C’est un vrai coup de pouce budgétaire pour le revendeur comme pour l’acheteur », souligne la porte-parole.
La décote atteint, selon elle, environ 15% pour un produit très récent dans un état neuf et la remise peut même monter jusqu’à 70% pour un produit plus commun et moins récent.
Avant Noël, près d’un Français sur deux disait envisager de revendre son cadeau de Noël, soit 8 points de plus par rapport à 2021, selon le baromètre annuel réalisé fin novembre par Ipsos pour Rakuten France.
Le contexte inflationniste économique se fait davantage ressentir cette année: 16% des personnes interrogées (+6 points par rapport à 2021) indiquent revendre leurs cadeaux de Noël par nécessité budgétaire, selon cette étude.
Chez eBay France, vers 12H00, environ 100.000 nouvelles annonces avaient été postées. Mais selon la plateforme en ligne, pas de bon spécial des reventes cette année: après une explosion des ventes en ligne en 2020 et 2021, années marquées par la pandémie de Covid-19, « on revient à des tendances normales » et « assez fidèles aux prévisions », a précisé à l’AFP Louise Benzrihem, chargée de mission eBay France.
Elle souligne toutefois, elle aussi, la dimension particulière du contexte inflationniste : « Le budget de Noël subissant l’impact de l’inflation, la revente des cadeaux permet de compléter ce budget ou mettre de l’argent de côté », ajoute la spécialiste, qui attend un autre pic de revente « environ 30 jours après Noël, une fois que le délai de retour de la marchandise a expiré » sur les tickets de caisse.
Les livres, les jeux vidéo et les téléphones portables constituent les cadeaux vedette à la revente, aux côtés des parfums, Lego et Playmobil, selon ces deux acteurs du secteur.
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NEW YORK: Tesla a perdu deux tiers de sa valeur boursière en 2022, victime des craintes sur la demande en véhicules électriques, de l’effarement face aux tribulations d’Elon Musk à la tête de Twitter et de la fin de l’argent facile à Wall Street.
Le constructeur a pourtant augmenté ses livraisons de 45% sur les trois premiers trimestres, malgré les problèmes d’approvisionnement, et dégagé près de 9 milliards de dollars de bénéfices sur cette période en dépit de dépenses en forte hausse.
Mais c’est en dessous de l’objectif de long terme d’une augmentation des livraisons de 50% par an.
Et les observateurs s’inquiètent d’un ralentissement des ventes.
Ces deux dernières années, la demande était supérieure à l’offre sur le marché des voitures électriques, mais cette tendance devrait « s’inverser » en 2023, avance Adam Jonas, analyste pour Morgan Stanley, dans une note publiée mercredi soir.
« Entre un environnement macroéconomique qui se détériore, des prix inabordables pour beaucoup et une compétition croissante, il y a des obstacles à surmonter », estime-t-il.
Nombreux sont les constructeurs traditionnels à proposer désormais des versions électriques, qu’il s’agisse de Ford, General Motors, Nissan, Hyundai, Kia ou Volkswagen. Et dans la catégorie des voitures de luxe sont entrés Mercedes-Benz, BMW, Audi, Polestar, Lucid et Rivian.
Domination écornée 
Tesla domine encore largement aux Etats-Unis avec 65% des parts de marché sur les neuf premiers mois de l’année, mais c’est moins que les 79% de 2020 et ce chiffre devrait tomber à moins de 20% en 2025, prédisent les analystes de S&P Global.
Pour doper les ventes du quatrième trimestre, le groupe a proposé dans le pays des promotions inhabituelles.
La situation en Chine alarme également: selon des informations de presse, la production est actuellement suspendue dans l’usine de Shanghai pour une période plus longue que prévu initialement.
Plusieurs analystes soulignent toutefois que Tesla conserve une avance certaine, en matière de technologie, de gestion des coûts et d’échelle, sur un marché en forte croissance.
Le cabinet Baird estime ainsi dans une note diffusée mercredi que le groupe est le « mieux positionné sur le marché automobile » et recommande encore d’acheter l’action.
L’ombre de Twitter, racheté pour 44 milliards de dollars par Elon Musk fin octobre, plane toutefois.
Tesla a besoin d’un « chef qui puisse le guider à travers la tempête » et pas d’un patron « qui se concentre sur Twitter », estime Dan Ives, de Wedbush, dans une note publiée mardi.
«Folie du marché boursier»
Le multimilliardaire a d’une part vendu plusieurs milliards de dollars d’actions Tesla pour financer l’acquisition puis les frais de fonctionnement de son nouveau jouet, en cédant encore pour 3,6 milliards début décembre alors qu’il avait affirmé au printemps n’avoir pas l’intention d’en vendre davantage.
Il a par ailleurs emporté le réseau social dans la tourmente, licenciant la moitié des employés, autorisant le retour d’internautes suspendus comme Donald Trump, ou bannissant des journalistes pour des raisons floues.
« Musk a perdu toute crédibilité auprès de la communauté des investisseurs », avance Dan Ives en évoquant « les promesses non tenues » sur les ventes d’actions, « le fiasco de Twitter » et « les polémiques politiques » sur la plateforme.
Il est devenu « intenable » d’évaluer Tesla sans prendre en compte la gestion erratique de Twitter par Elon Musk, abonde dans une note récente Colin Rusch, d’Oppenheimer, qui craint que certains acheteurs optent pour une marque concurrente en raison des positions fantasques affichées par l’entrepreneur sur la plateforme.
A la décharge de l’entrepreneur, l’action de Tesla a aussi pâti de la baisse généralisée des marchés boursiers cette année.
Dans une conversation sur Twitter mi-décembre, Elon Musk a reconnu que la hausse des taux d’intérêt et la situation économique allaient probablement ralentir la demande en Tesla.
Mais « je continue toujours à prédire qu’à long terme, Tesla sera l’entreprise ayant la valorisation la plus élevée au monde », a-t-il affirmé.
Mercredi, dans un message aux salariés de l’entreprise consulté par la chaîne CNBC, il les a appelés à ne « pas trop se soucier de la folie du marché boursier ».
L’action du groupe avait bondi de plus de 700% en 2020 puis de 50% en 2021.
Elle a repris près de 13% les trois derniers jours de l’année, mais s’affichait quand même en baisse de 65% sur l’ensemble de 2022, accordant à Tesla une valeur boursière de 389 milliards de dollars.
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LA HAVANE: La justice américaine a tranché en faveur de Cuba concernant les droits commerciaux de la marque de cigares Cohiba aux Etats-Unis, a annoncé vendredi la compagnie Habanos S.A qui commercialise les prestigieux cigares.
Habanos S.A « se félicite du jugement du Tribunal du bureau des marques et brevets des Etats-Unis (TTAB) du 20 décembre 2022 en faveur de la Société cubaine de tabac (Cubatabaco), après des décennies de lutte pour les droits de la marque commerciale de cigares Cohiba aux Etats-Unis », a indiqué la compagnie dans un communiqué publié sur son site internet.
Le tribunal a ordonné « l’annulation de l’enregistrement de (la marque) Cohiba par (l’entreprise américaine) General Cigar », ajoute Habanos S.A, société mixte formée par Altadis, propriété du groupe britannique Imperial Tobacco Group, et Cubatabaco.
Le jugement, qui est susceptible d’appel, doit permettre à Cubatabaco d’enregistrer aux Etats-Unis la marque Cohiba, la plus prestigieuse des 27 marques que commercialise l’entreprise dans une centaine de pays.
Les cigares Cohiba ne pourront toutefois pas être vendus aux Etats-Unis en raison de l’embargo américain en vigueur depuis 1962 à l’encontre de Cuba.
Habanos S.A rappelle que la procédure concernant les droits de la marque Cohiba aux Etats-Unis « remonte à plus de 25 ans, lorsqu’une procédure avait été déposée devant le TTAB en 1997 ».
Lancée en 1966, la marque Cohiba doit son nom au terme qu’utilisaient les Indiens taïnos, un des peuples originaires de Cuba, pour désigner les feuilles de tabac roulées qu’ils fumaient et qui avaient tant surpris Christophe Colomb à son arrivée sur l’île il y a plus de cinq siècles.
Elle était la marque préférée du dirigeant Fidel Castro (1926-2016).
Le tabac cubain, considéré par les experts comme le meilleur du monde, est un des premiers produits d’exportation de l’île. En 2021, les ventes ont augmenté de 15%, pour un total de 568 millions de dollars, malgré les effets de la pandémie, selon Habanos S.A.
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WASHINGTON : L’année 2022 à Wall Street, qui se clôt vendredi, va rester dans les mémoires comme un «terrible» millésime boursier que les investisseurs ont hâte d’oublier sans pour autant être certains d’en voir tout à fait la fin en 2023.
Globalement, les actions à la Bourse de New York ont perdu «20% de leur valeur, ce qui est la quatrième perte boursière la plus importante de l’histoire depuis la Deuxième Guerre mondiale», a résumé pour l’AFP Sam Stovall, stratège en chef chez CFRA.
«C’est une année terrible», a ajouté ce spécialiste des statistiques historiques boursières.
La déroute de 2022 à Wall Street se range derrière la crise immobilière et financière de 2008 quand le marché boursier avait perdu 38,5%, puis le krach de 1974 où la chute avait été de 29,7%, et enfin l’implosion de la bulle internet de 2002, lorsque le marché avait fondu de 23,4%.
Vendredi, les indices ont démarré dans le rouge, le Dow Jones perdant 0,76%, le Nasdaq 0,82% et le S&P 500 0,90% à 16H05 GMT.
C’est l’inflation tenace, au plus haut depuis quarante ans et, en réponse, le changement drastique d’attitude de la Banque centrale américaine (Fed) qui ont sifflé la fin de la fête pour les investisseurs. La hausse des prix américains a atteint un pic en juin à 9,1%, selon l’indice CPI.
Pour la combattre, la Fed a commencé en mars à relever agressivement les taux d’intérêt au jour le jour, passés en quelques mois de zéro à 4,50%, ce qui a immédiatement refroidi les placements en Bourse.
– Argent plus cher –
Car avec un renchérissement du coût de l’argent, ce sont les investissements des entreprises qui souffrent, particulièrement celles du secteur de la tech, et donc leurs futurs profits.
A la clôture de jeudi, l’indice Nasdaq, où se concentrent les populaires valeurs technologiques, a ainsi dégringolé cette année de 33%. Le repli du Dow Jones était de 8,5% et l’indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain, a lui chuté de 19,2%.
Les actions emblématiques du secteur ont bu la tasse, comme Tesla, en chute de 65% sur un an, mais aussi Apple (-24% au 29 décembre) ou Meta (-63%).
Sur le papier, les fortunes de leurs fondateurs milliardaires ont fondu, de moitié pour Mark Zuckerberg de Facebook, ou presque pour Jeff Bezos d’Amazon.
Parallèlement, le dollar s’est raffermi pour retrouver un niveau de parité avec l’euro plus vu depuis 20 ans.
Quant aux dernières nées des investissements en vogue, les cryptomonnaies, elles ont connu une sévère débâcle. De 46.000 dollars en mars, le bitcoin est passé sous les 20.000 dollars trois mois plus tard et s’échange désormais autour de 16.000 dollars.
– Bientôt terminé? –
«La bonne nouvelle est que cette année est bientôt terminée», ironise Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
«La mauvaise, c’est que 2023 pourrait être cahoteuse, au moins pendant les premiers mois», avec la perspective d’une récession de l’économie américaine.
Les précédents historiques font aussi dire à Sam Stovall (CFRA) que l’on «risque de descendre encore plus bas car on n’a pas encore vu la traditionnelle capitulation de Wall Street» où les ventes s’accélèrent.
Dans les cas habituels de fin d’un sévère «bear market», ou marché baissier, l’indice VIX de volatilité grimpe autour de 40. Or il est à 21 ces jours-ci, souligne aussi l’expert.
En outre, à chaque fois que s’installe une inflation de plus de 6%, «cela s’accompagne d’une récession avec un marché baissier», prédit-il. Il croit donc que les indices boursiers «vont encore tester des plus bas au cours du premier semestre 2023».
Maris Ogg, gestionnaire de portefeuille chez Tower Bridge Advisors, est plus optimiste. «Je pense que l’inflation va être sous contrôle, que la Fed va réussir et que 2023 va ressembler davantage à une année normale», affirme la spécialiste.
Une fois la récession passée, le cas échéant, la reprise du marché pourrait être rapide, prévient Sam Stovall, soulignant que la vitesse à laquelle les investisseurs peuvent prendre avantage des prix bas des actions «est étonnante».
Il conseille donc aux investisseurs et boursicoteurs de ne pas être «bloqués en cash quand le marché va s’inverser».

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