Négocier avec les Houthis, une cause perdue selon le dirigeant yéménite – Arabnews fr

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LONDRES: Le président du Conseil présidentiel du Yémen a souligné l’inutilité de la diplomatie face à la milice Houthi soutenue par l’Iran.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies jeudi, Rachad Mohammed al-Alimi a déclaré que la diplomatie ne fonctionne qu’avec des «régimes légitimes» et que persister à l’utiliser avec des «milices terroristes» sape les fondements de l’ONU en tant qu’institution.
«Pour la huitième année consécutive, un dirigeant yéménite parle de la destruction au Yémen, parle de la pire souffrance dans le monde en ce moment», a-t-il révélé.
«Nous perdons tellement de personnes à cause de cette guerre. Avec chaque année qui passe sans une riposte vigoureuse, les milices et les groupes terroristes qui attaquent notre république se renforcent, devenant de plus en plus dangereux. Ils ne sont pas seulement une menace régionale mais une menace transnationale.
«Je suis ici pour partager à nouveau cette histoire et le mal que le peuple du Yémen a enduré. N’y a-t-il pas un moyen efficace de remédier à cela, de permettre aux Yéménites de mener une vie normale?»
Al-Alimi a affirmé que les Houthis et leurs alliés ont à plusieurs reprises ignoré les engagements pris dans le cadre des traités, notamment l’accord de Stockholm de 2018 et la trêve conclue à Sanaa il y a deux mois.
Il a exprimé sa gratitude pour la position unifiée de la communauté internationale sur la situation au Yémen, et a souligné qu’il n’y avait «aucune excuse» aux agressions des Houthis.
«L’ONU exige que les principes de paix soient respectés, ce qui signifie que nous avons besoin de modes alternatifs de contestation et de dissuasion de ce qui se passe au Yémen», a-t-il ajouté.
«Les partenaires saoudiens et émiratis ont contribué à protéger notre peuple en accueillant des réfugiés yéménites et en soutenant le gouvernement technocratique mis en place aux côtés du Conseil présidentiel.»
Soulignant la menace que les Houthis font peser sur la communauté internationale, Al-Alimi a évoqué le problème du pétrolier FSO Safer au large des côtes yéménites, qui, selon lui, est utilisé afin d’exercer des pressions sur son gouvernement.
Le gouvernement yéménite a acquis le navire de fabrication japonaise dans les années 1980 pour l’utiliser comme plate-forme de stockage offshore pour environ 3 millions de barils de pétrole.
Après avoir pris le contrôle des ports de l’ouest de la mer Rouge, notamment Ras Issa, à seulement 6 km de l’endroit où le Safer est amarré, les Houthis ont également pris le contrôle du navire lui-même, et des rapports indiquent qu’ils avaient miné les eaux.
Cependant, le navire, abandonné depuis, n’a pas fait l’objet de l’entretien nécessaire pour éviter une fuite qui pourrait potentiellement provoquer une marée noire pire que celle survenue au large de la côte sud des États-Unis en 2010.
Alors que l’ONU négocie depuis des années avec les Houthis pour tenter de faire évaluer l’état du pétrolier par des experts, les retards et les faux-fuyants du groupe se succèdent.
Al-Alimi a averti que le fait de ne pas s’occuper du navire, qui a été décrit comme une «bombe à retardement», représente une menace évidente pour la liberté de navigation.
«Ces milices menacent la navigation internationale, l’approvisionnement en énergie, et génèrent une situation dans laquelle vous avez 20 millions de personnes qui souffrent de la famine», a-t-il conclu.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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BEYROUTH: Le chef du Parlement libanais Nabih Berri a convoqué pour jeudi une séance du Parlement destinée à l’élection du nouveau président de la République, dans un pays politiquement divisé et qui s’enfonce dans une profonde crise économique et financière.
Le mandat de six ans de l’actuel président Michel Aoun, âgé de 88 ans, s’achève fin octobre.
« M. Berri a appelé à la tenue d’une séance jeudi à 11h00 (08h00 GMT) (…) pour élire un président », selon un communiqué de son bureau publié mardi.
Cette séance pourrait déboucher sur un report en l’absence de consensus sur un candidat, la classe politique étant profondément divisée.
C’est en raison de ces mêmes divisions qu’un gouvernement n’a toujours pas été nommé, quatre mois après les élections législatives.
En octobre 2016, M. Aoun avait été élu président au bout de 46 séances parlementaires, la classe politique n’étant pas parvenue à s’entendre sur un nom pendant plus de deux ans.
L’annonce de la séance de jeudi survient au lendemain de l’adoption par les députés d’un budget pour l’année 2022, l’une des principales conditions du Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer une aide financière au Liban.
Le Liban connaît l’une des pires crises économiques du monde depuis 1850 selon la Banque mondiale, marquée par une flambée vertigineuse des prix, une dégringolade historique de la monnaie nationale, une paupérisation inédite de la population et de graves pénuries.
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RIYAD: Des Saoudiens et des Européens se sont réunis pour célébrer la Journée européenne des langues et promouvoir une meilleure communication et une meilleure compréhension des cultures.
La délégation de l’Union européenne (UE) en Arabie saoudite s’est associée lundi au groupe Riyadh Language Exchange pour marquer cette journée. Ensemble ils se préparent à organiser la Nuit européenne des langues qui se déroulera mercredi.
Cet événement, qui se tiendra au Hyatt Regency Riyadh, offrira aux participants l’occasion de tester leurs compétences linguistiques avec le personnel de plusieurs ambassades européennes, d’apprendre des mots et des phrases simples dans des langues moins parlées et de participer à des quiz.
L’ambassadeur de l’UE en Arabie saoudite, Patrick Simonnet, déclare: «L’Europe a la réputation de posséder une grande diversité culturelle et linguistique. Près de deux tiers des Européens maîtrisent une ou plusieurs langues étrangères. Ce qui nous unit, c’est la langue; elle nous permet de communiquer et de mieux nous comprendre.»
«Je me réjouis de constater que de plus en plus de Saoudiens s’intéressent aux langues. En apprenant une nouvelle langue, on profite des avantages socio-économiques offerts par le multilinguisme; on peut ainsi élargir l’accès au savoir et à l’éducation, améliorer les perspectives d’emploi et mieux comprendre les cultures des autres.»
Le cofondateur du groupe Riyadh Language Exchange (une organisation non gouvernementale saoudienne), Mohammed Matham, se dit heureux de s’associer à l’UE pour cet événement.
«Nous travaillons depuis quatre ans à favoriser l’apprentissage des langues et les échanges culturels; nos efforts portent enfin leurs fruits», déclare-t-il.
«J’ai l’honneur de m’associer à la délégation de l’UE dans le cadre de cet événement exceptionnel.»
L’école internationale SEK et l’école internationale allemande, toutes deux établies à Riyad, ont elles aussi participé à la Journée européenne des langues en proposant aux élèves des activités axées sur l’apprentissage des langues.
L’Alliance française et le Goethe-Institut ont de leur côté proposé des cours gratuits de français et d’allemand pour débutants.
Cette journée est organisée chaque année par la Commission européenne et le Conseil de l’Europe. L’objectif est de promouvoir la diversité linguistique et la préservation du patrimoine culturel, de renforcer la compréhension entre les cultures et d’encourager les personnes de tous âges à apprendre de nouvelles langues.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.
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DUBAÏ : Face à l’inflation galopante, des distributeurs de pain gratuits destinés aux plus démunis ont fait leur apparition à Dubaï, riche émirat du Golfe où se côtoient millionnaires, influenceurs et travailleurs migrants pauvres.
La ville, qui importe la quasi-totalité de ses denrées alimentaires, n’échappe pas à l’envolée des prix, tendance mondiale exacerbée par la guerre en Ukraine.
Devant l’un des dix distributeurs installés cette semaine dans des supermarchés, Bigandar observe attentivement l’écran tactile lui permettant de choisir entre du pain arabe, du pain pour sandwich ou des chapatis (galettes indiennes). Le lecteur de cartes de crédit, lui, ne sert pas à payer mais à verser des dons.
« Un ami m’a dit qu’il y avait du pain gratuit, alors je suis venu », raconte à l’AFP ce jeune Népalais n’ayant pas souhaité donner son nom complet. Comme des millions d’immigrés asiatiques, il est venu tenter sa chance dans la ville de la démesure, située aux Emirats arabes unis.
Selon le centre des statistiques de Dubaï, l’indice des prix des produits alimentaires a augmenté de 8,75% en juillet, en rythme annuel, tandis que le coût du transport a bondi de plus de 38%.
A l’origine de l’initiative sur les distributeurs de pain, la fondation du dirigeant de Dubaï, Mohammed ben Rachid al-Maktoum. « L’idée est d’aller vers les familles défavorisées et les travailleurs, avant qu’ils ne viennent à nous », explique à l’AFP sa directrice Zeïnab Joumaa al-Tamimi.
Toute personne dans le besoin peut désormais obtenir un paquet de quatre petits pains réchauffés, en moins de deux minutes, juste « en pressant sur une touche », se félicite-t-elle.
Les Emirats arabes unis, riche Etat pétrolier, comptent une population de près de 10 millions d’habitants, dont environ 90% d’étrangers, des expatriés de la classe moyenne et surtout des travailleurs pauvres venus d’Asie et d’Afrique.
Aides réservées aux Emiratis
Moins riche en hydrocarbures que la capitale Abou Dhabi, Dubaï compte sur cette armée de travailleurs pour construire des grattes-ciels ou encore soutenir le secteur des services, de l’immobilier au tourisme de luxe qui font sa réputation.
Employé en tant que laveur de voiture depuis trois ans, Bigandar dit être payé trois dirhams (0,84 centimes d’euros) par véhicule, et compter sur les pourboires des clients pour générer 700 à 1 000 dirhams par mois (entre 195 et 280 euros).
« Mon employeur couvre le logement et le transport, mais pas la nourriture », affirme-t-il.
Signe des difficultés croissantes de la main d’oeuvre étrangère, une rare grève a été menée en mai par des livreurs réclamant de meilleurs salaires face à la hausse des prix de l’essence.
En juillet, les autorités ont annoncé le doublement des aides sociales mais uniquement pour la poignée de familles émiraties aux revenus inférieurs à 25 000 dirhams par mois (environ 7 000 euros), considérés comme des ménages défavorisés. Ces aides n’incluent pas les étrangers.
« Nous vivons une situation économique particulière, à cause de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêts », dit à l’AFP Fadi Alrasheed, un cadre jordanien expatrié à Dubaï depuis 20 ans.
« Il y a beaucoup de personnes dont les salaires sont bas et qui, avec la hausse du coût de la vie, n’arrivent plus à subvenir à tous leurs besoins », constate-t-il, saluant l’initiative des pains gratuits.
Selon le dernier rapport sur l’Etat de la migration dans le monde de l’ONU, les Emirats arabes uni abritent près de 8,72 millions de migrants, essentiellement venus d’Inde, du Bangladesh et du Pakistan.
Le cabinet Hentley and Partners, lui, dénombre plus de 68 000 millionnaires et quelque 13 milliardaires à Dubaï, classée 23e ville la plus riche du monde.

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