Micro-Aventure : Comment Avignon veut devenir le nouveau camp de base de la Provence – Outside.fr

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Automne indien, un hiver qui s’annonce doux, et une envie d’évasion ? Direction le sud, loin de la foule et de la canicule. Mais pas question de plomber son bilan carbone. C’est désormais possible via le combo train-vélo-rando développé sur Avignon et les 15 communes avoisinantes. Forte de son positionnement géographique, d’un climat et d’un réseau ferroviaire exceptionnels, l’une des plus belles régions françaises a mis au point une offre de tourisme durable diversifiée autour d’activités de pleine nature, toutes à moins de 50 km de votre camp de base, gite ou bivouac. De quoi rayonner, en solo ou en famille, sans voiture, sur une zone d’aventure considérable. Une expérience initiée en 2021, que l’on suit de très près et qui pourrait faire école à l’heure où, partout en France, on cherche des solutions en matière de tourisme durable.
Plus 30% de visiteurs dans les Écrins en 2020. 803 touristes pour un habitant à Étretat, soit un million de visiteurs en 2021 sur un territoire de 4 km2. Trois millions de visiteurs dans les Calanques l’année dernière. Dix millions de visiteurs chaque année dans les Parcs Nationaux Français… Partout en France, l’engouement pour les grands espaces n’est pas sans conséquences. Devant ce constat, en juillet dernier nous engagions une réflexion, en échos à l’inquiétude de tous ceux qui, sur le terrain, entendent prendre des mesures rapides et efficaces pour changer notre approche du voyage et de l’aventure. Aussi l’expérience du Grand Avignon est-elle intéressante sur bien des points.
(Grand Avignon)
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Dès 2019, la stratégie de l’office de Tourisme Communautaire du Grand Avignon tourne autour du « bien-être » et du « bien consommer », notamment en pensant « local ». La pandémie ne fera que confirmer ce choix. Deux ans plus tard, en 2021, un constat s’impose pourtant : il ne s’agit pas seulement de passer à la vitesse supérieure mais plutôt de se réinventer en privilégiant des formes plus douces, plus respectueuses de l’environnement et plus humaines. En clair, plus responsable. C’est donc une carte très concrète que va jouer l’agglomération : s’imposer comme le camp de base idéal pour explorer rivières, canyons, plages, garrigue et sommets. A pied, à vélo ou en canoé. 
Ses atouts ? Un positionnement géographique et stratégique central. Des infrastructures existantes pouvant capter les flux et les redistribuer sur le territoire, et surtout un vaste réseau TGR-TER. 2h45 pour un Paris-Avignon. Guère plus d’une heure depuis Lyon et 40 minutes depuis Marseille : à ce stade, pas besoin de voiture pour poser son sac dans la cité papale, planifier posément un séjour de deux à trois jours et se lancer dans des micro aventures. D’autant que réseau TER + vélo fonctionne déjà bien dans le Vaucluse, ce qui est loin d’être le cas dans bien des régions françaises.
L’idée ? Pouvoir partir chaque matin à l’aventure dans un rayon de moins 50 kilomètres de ce véritable camp de base. Un jour dans le Luberon, le lendemain cap vers les Alpilles, la Camargue, ou le Ventoux. Pas de voiture à gérer, pas de sac à faire ou défaire chaque jour, pas de stress inutile non plus. Juste explorer en mode slow travel les sites mythiques du territoire, comme les innombrables pépites moins connues disséminées dans les 15 communes entourant Avignon.
C’est donc une véritable transition touristique qui s’amorce alors associant valorisation et préservation des espaces naturels remarquables, écomobilité, structuration de l’offre rando/vélo/activités de pleine nature et micro-aventures. Mais aussi économie circulaire. Il s’agit en effet de prendre en compte la capacité de l’activité touristique à générer des retombées indirectes (alimentaires, produits du terroir…), en valorisant les producteurs locaux et les circuits courts. Et pas seulement de juin à août, afin d’élargir la saison et d’assurer une meilleure répartition des flux dans le temps et l’espace. 
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Concrètement, comment cela se traduit-il aujourd’hui sur le Grand Avignon ? L’offre d’activités outdoor ne cesse de se développer : 200 km de boucles vélo connectées à des vélo routes telles que la Via Rhôna sont en cours de jalonnement. Une offre complétée par des circuits de rando et VTT, d’escalade et des parcours d’orientation. La création de fiches balades et de fiches pour valoriser les espaces naturels du territoire. Et la mise en place d’un programme à l’année de visites expérientielles, randos et animations éco/slow touristiques pour faire découvrir le territoire autrement. Mais c’est la sélection de micro-aventures, à pratiquer en toute autonomie, qui a retenu notre attention.
A savoir : Six itinéraires de deux à trois jours, proposés gratuitement en ligne. Des aventures mêlant vélo, rando, spéléo, canyon sec, canoë-kayak… sans voiture, toute l’année, hors période estivale. Depuis 2021, un mini site leur est même dédié. De quoi découvrir le meilleur de la Provence depuis Avignon, Roquemaure, Villeneuve lez Avignon, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Rochefort-du-Gard ou Velleron… 
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Vous êtes plutôt rando ? Cap sur «Un plongeon dans le Gardon « , pour les amateurs de rivière. ou « Vaucluse sans faille » si vous préférez descendre un canyon sec.  Pour découvrir tout le charme de la Provence, entre vigne et spéléo, c’est la parcours « A travers vignes et collines » que l’on choisira. Mais si le canoé vous tente, l’option « D’une rivière à l’autre » s’impose. Bien sûr les cyclistes astronomes seront séduits par l’expédition « La route qui mène aux étoiles » : 2 à 3 jours de vélo avec pauses d’observation nocturne.  Mais à la veille de l’automne, ou mieux encore cet hiver, c’est  « Dormir chez les grues cendrées » qui nous tenterait le plus : deux jours à vélo pour (re)découvrir la Camargue, ses marais, ses ciels infinis et ses oiseaux par milliers. Une expédition avec deux itinéraires possibles, au départ d’Avignon. Sur ce parcours de 90 à 140 km comme sur les cinq autres disponibles à ce jour – téléchargeables en carte ou tracé GPX – tous les points pratiques sont abordés. L’accès aux points de départ, à vélo comme en TER, des recommandations pour bien choisir son vélo, où en louer un sur place. Où se restaurer ou se ravitailler, et surtout où dormir hors saison, qu’on soit bivouac ou gite.
De quoi, espère le Grand Avignon, permettre au plus grand nombre de vivre des expériences fortes et de sortir des sentiers battus pour se reconnecter à la nature et au terroir, sans trop impacter des sites de plus en plus fragiles. Un vrai challenge, et le dispositif complet prendra sans doute un certain temps à se mettre en place, mais on devrait pouvoir en mesurer les premiers résultats dès 2023, à l’issue de deux ans d’expérience. A suivre donc, d’autant que ce véritable laboratoire en matière de développement touristique durable pourrait bien inspirer d’autres régions françaises.
Pour préparer votre voyage à Avignon, visitez www.grandavignon-destinations.fr
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https://www.a2forces.fr/bilan-d-orientation-articl…

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