L'ouragan Ian a fait 62 morts en Floride et Caroline du Nord – Arabnews fr

https://arab.news/j8ma3
WASHINGTON: Le bilan des décès de l’ouragan Ian, qui a frappé le sud-est des Etats-Unis la semaine dernière, s’est alourdi à au moins 62 morts, ont indiqué les autorités dimanche.
La Commission des médecins légistes de Floride a déclaré dimanche qu’elle avait confirmé 58 décès attribuables à l’ouragan, tandis que le gouverneur de la Caroline du Nord a déclaré samedi que quatre personnes étaient mortes à cause de Ian.
Le précédent bilan en Floride était de 44 morts.
Ian, l’une des tempêtes les plus puissantes à avoir frappé les États-Unis, a rasé des quartiers entiers et détruit des lignes électriques et des ponts lorsqu’il a touché la côte sud-ouest de la Floride mercredi.
Karen Pagliaro parcourt la rue principale de Matlacha, se faufilant, un peu perdue, entre les arbres abattus, les débris et les véhicules abandonnés. Cette île de 800 habitants, d’habitude un petit coin de paradis, a été coupée du monde après le passage de l’ouragan Ian, qui a endommagé les deux ponts la reliant au reste de la Floride.
« Nous nous sentons un peu oubliés », regrette cette enseignante de 50 ans, qui a perdu sa maison dans la tempête. « Nous pensions qu’ils (les autorités) allaient envoyer de l’aide, de l’eau, des fournitures et d’autres choses, mais ils nous ont dit non, et que nous devions partir », ajoute-t-elle.
À l’autre bout de Matlacha, la rue principale est coupée par une énorme fissure que les habitants traversent sur un pont de fortune fait d’une planche de métal.
Ici et là, des dizaines de personnes marchent d’un pas las, le regard ailleurs. La plupart partagent la même incertitude : ils ne savent pas où aller.
Les vents puissants et les pluies diluviennes ont submergé des quartiers situés à l’intérieur des terres, et les équipes de recherche et de sauvetage continuent de chercher des victimes.
Après avoir traversé la Floride, Ian s’est dirigé vers l’Atlantique, mais il a fait demi-tour et a touché à nouveau la Caroline du Sud en tant que tempête de catégorie 1, tout en apportant de fortes pluies et des vents violents en Caroline du Nord également.
Dimanche, les garde-côtes américains ont indiqué qu’ils suspendaient leurs recherches pour retrouver seize migrants portés disparus après le naufrage de leur bateau pendant l’ouragan.
Deux autres personnes qui se trouvaient sur le bateau avaient été retrouvées mortes, tandis que neuf avaient été secourues.
https://arab.news/wanqc
FORT MYERS: Joe Biden est arrivé mercredi en Floride, où l’ouragan Ian a semé la mort et la dévastation, avec la ferme intention de laisser temporairement de côté les clivages politiques, dans cet Etat dirigé par l’un de ses plus féroces opposants.
Le président américain et son épouse Jill Biden ont, peu après avoir atterri, embarqué pour un survol en hélicoptère de la zone de Fort Myers, dans le sud-ouest de la Floride, là où l’ouragan a touché terre et fait le plus de ravages.
Peu avant leur départ, la Maison Blanche avait annoncé attribuer un nouveau coup de pouce à cet Etat du sud des Etats-Unis.
Le président américain a doublé la durée, établie initialement à un mois, pendant laquelle l’Etat fédéral financera la totalité des coûts liés à l’enlèvement de débris et aux travaux urgents de consolidation.
Le couple présidentiel doit également rencontrer mercredi des responsables politiques locaux et des résidents sinistrés, avant que le président américain ne prononce un discours à 21H15 GMT.
Frappée il y a une semaine par Ian, ouragan de catégorie 4, la Floride compte toujours ses morts et évalue les dégâts, considérables, provoqués par l’une des plus violentes tempêtes de l’histoire américaine récente.
Le bilan officiel était mardi de 76 morts (72 en Floride et 4 en Caroline du Nord) mais les médias américains dénombrent de leur côté plus d’une centaine de décès, alors que les sauveteurs sont toujours à l’oeuvre dans des quartiers submergés par les eaux.
« Je n’ai pas de plan », a dit à l’AFP John Lynch, habitant de la petite île de Matlacha, un coin de paradis tropical désormais couvert de débris, d’arbres abattus et de voitures abandonnées.
La maison de cet homme de 59 ans s’enfonce dans la mer et il se prépare à quitter les lieux.
Comme lui, de très nombreux sinistrés se demandent désormais comment et où recommencer leur vie.
«Pas le moment»
Des centaines de milliers d’habitants de la Floride étaient toujours privés d’électricité mardi et les autorités ont affirmé qu’il faudrait des mois et 50 milliards de dollars, voire plus, pour reconstruire les zones côtières dévastées.
Confronté à des victimes de catastrophes ou de drames, Joe Biden, d’un naturel empathique, n’est jamais avare de chaleur et de sollicitude.
Nul doute qu’il en sera de même en Floride, mais l’ambiance pourrait être un peu plus fraîche quand il se tiendra au côté du gouverneur Ron DeSantis, étoile montante du parti républicain et critique particulièrement virulente du président démocrate.
« Il y aura beaucoup d’occasions pour débattre des différences entre le président et le gouverneur. Mais ce n’est pas le moment », a dit mardi la porte-parole de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre.
Joe Biden et Ron DeSantis « vont parler de ce qu’il faut à la Floride pour en venir à une phase de reconstruction », a-t-elle ajouté.
Il s’agit du deuxième déplacement de ce type en une semaine pour le président américain: il s’était rendu lundi à Porto Rico, territoire américain des Caraïbes dévasté par un autre ouragan, Fiona.
Le nom de Ron DeSantis, 44 ans, revient souvent dans les listes de potentiels prétendants républicains à l’élection présidentielle de 2024.
Le gouverneur de Floride, partisan d’une ligne dure sur l’immigration et très conservateur sur les questions de société, fait régulièrement parler de lui par ses déclarations et décisions controversées.
Il a ainsi déplacé récemment en avion des migrants vers Washington et vers un lieu de villégiature prisé de l’élite démocrate, Martha’s Vineyard. La Maison Blanche avait étrillé ce qu’elle estime être une « manoeuvre politicienne (…) cruelle ».
Ron DeSantis a aussi fait voter en mars une loi qui interdit les enseignements sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle dans les écoles primaires publiques, un texte qui pourrait porter préjudice aux jeunes de la communauté LGBT+, selon ses détracteurs.
https://arab.news/bakmz
GENÈVE: L’OMS a émis mercredi une alerte concernant quatre sirops contre la toux et le rhume produits par le laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals qui pourraient avoir causé le décès de 66 enfants en Gambie et avoir été distribués dans d’autres pays. 
C’est le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a lui-même annoncé l' »Alerte produit médical » lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur les enjeux sanitaires dans le monde. 
Les médicaments contaminés sont des sirops contre la toux et le rhume qui « pourraient avoir un lien avec des lésions rénales aiguës et le décès de 66 enfants », a-t-il indiqué. 
Il s’agit de quatre produits: Promethazine Oral Solution, Kofexmalin Baby Cough Syrup, Makoff Baby Cough Syrup et Magrip N Cold Syrup. Ils sont tous fabriqués par la même entreprise Maiden Pharmaceuticals Limited. 
« En outre, le fabricant pourrait avoir utilisé le même matériel contaminé dans d’autres produits et les avoir distribués localement ou exportés. Un risque global est donc possible », a averti l’OMS. 
« L’OMS mène une enquête avec l’entreprise et les autorités de réglementation en Inde », a indiqué le Dr Tedros. 
Dans le document technique de l’alerte, l’OMS indique que « l’analyse en laboratoire d’échantillons de chacun des quatre produits confirme une contamination par diéthylène glycol et éthylène glycol en quantités inacceptables ». 
Le diéthylène glycol et l’éthylène glycol sont toxiques et peuvent être mortels. 
Les effets toxiques incluent – selon l’OMS – douleurs abdominales, vomissements, diarrhées, incapacité à uriner, maux de tête, altération de l’état mental et lésions rénales aiguës pouvant entraîner la mort.- 
L’organisation basée à Genève précise que les quatre médicaments contaminés ont été identifiés en Gambie mais pourraient avoir été distribués, par le biais de marchés informels, ailleurs en Afrique. 
« Tous les lots de ces produits doivent être considérés comme dangereux jusqu’à ce qu’ils puissent être analysés par les Autorités Nationales de Réglementation compétentes », indique l’OMS. 
Par mesure de précaution, l’OMS recommande à tous les pays de détecter et de retirer ces médicaments de la circulation. 
Le 9 septembre, les autorités sanitaires gambiennes ont indiqué avoir ouvert à la mi-juillet une enquête sur la mort récente de 28 enfants dont certains étaient âgés de cinq mois à 4 ans pour insuffisance rénale aiguë. Elles avaient demandé aux hôpitaux et aux cliniques de ne plus utiliser du sirop de paracétamol. 
Les autorités avaient également cité la bactérie E. coli comme causes possibles. 
Mais le 23 septembre, les autorités sanitaires de Gambie ont ordonné le rappel de tous les médicaments contenant du sirop de paracétamol ou de prométhazine. 
La Gambie, plus petit pays d’Afrique continentale avec un peu plus de deux millions d’habitants, est 174e sur 191 à l’indice de développement humain de l’ONU, qui agrège des critères de santé, d’éducation et de niveau de vie. 
Près de la moitié de la population y vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. 
https://arab.news/249mh
SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE, Espagne: Neuf ans après l’accident de train de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui a fait 80 morts en 2013, la justice a commencé mercredi à examiner dans un climat tendu les défaillances ayant conduit au pire drame ferroviaire espagnol depuis 1944.
Arrivés à l’aube par petits groupes, le visage fermé, les yeux parfois embués de larmes, les proches des victimes ont pris place dans une salle de la Cité de la Culture de cette ville de Galice (nord-ouest de l’Espagne), exceptionnellement transformée en tribunal au vu du grand nombre de parties civiles présents.
« Aujourd’hui, nous nous sentons fatigués, tristes et en colère, avec l’envie que ce cauchemar s’arrête. Nous voulons savoir enfin tout ce qui a dysfonctionné », a confié à l’AFP, avant l’audience, María Ángeles Prado, qui a perdu sa fille de 21 ans et sa nièce dans l’accident.
« Elles étaient parties voir un feu d’artifice. Nous avions dit: +Prenez le train, pas la voiture+, en pensant que c’était plus sûr », raconte la sexagénaire, la gorge nouée, en évoquant « un deuil très difficile » fait d' »angoisse » et de « douleur insupportable ».
« Si le conducteur avait bien fait son travail, ma fille et sa cousine seraient encore en vie, c’est sûr. Mais il aurait pu se sentir mal, avoir une indisposition… On ne peut pas confier un train à grande vitesse (…) à une seule personne », dénonce-t-elle.
«Grave négligence»
Le 24 juillet 2013 au soir, le train à grand vitesse Alvia 04155 en provenance de Madrid avait brutalement déraillé peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle, avant de s’encastrer dans un mur d’enceinte situé à quatre kilomètres de la ville.
Au total, 80 personnes avaient trouvé la mort, dont 68 Espagnols, deux Français, deux Américains et plusieurs Latino-américains. L’accident, survenu la veille de la fête de Saint-Jacques, qui réunit chaque année des milliers de pèlerins catholiques dans la cité galicienne, avait également fait plus de 140 blessés.
L’enquête avait rapidement mis en évidence une vitesse excessive. Le train de la Renfe, compagnie de chemin de fer espagnole, roulait à 179 km/h lorsqu’il a déraillé, alors que la vitesse sur cette portion ferroviaire était limitée à 80 km/h.
Le conducteur du train, Francisco Garzon, qui se trouvait au téléphone avec le contrôleur du train juste avant l’accident, a fait preuve « d’imprudence », ont ainsi estimé les magistrats. Cet homme, âgé de 52 ans au moment de l’accident, avait demandé « pardon » aux victimes un an après les faits.
A ses côtés comparaît Andrés Cortabitarte, ancien responsable de la sécurité de l’Adif, le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, accusé de n’avoir pas réalisé d’étude de risques sur le virage concerné, dépourvu de systèmes de signalisation, d’alerte et de freinage automatique.
Quatre ans de prison ont été requis contre chacun des deux hommes, jugés pour « homicide résultant d’une grave négligence professionnelle ». Au total, plus de 600 témoins et experts sont attendus à la barre de ce procès, programmé jusqu’au 10 février.
Insultes
En marge de la première journée d’audience, consacrée à des points de procédure, l’avocat de Francisco Garzon, Manuel Prieto, a appelé le tribunal à ne pas faire reposer toute la responsabilité du déraillement sur les épaules de son client.
« Tous les êtres humains font des erreurs, mais le manque de mesures (de sécurité) est ce qui permet à l’erreur humaine de se transformer en accident », a assuré l’avocat, en décrivant Francisco Garzon – resté silencieux sur le banc des accusés – comme « inquiet » et « nerveux ».
Un message relayé par Jesus Dominguez, porte-parole de l’association de victimes Alvia 04155, qui dénonce depuis plusieurs années les « manquements » de l’Etat et la « lenteur » de la justice espagnole, accusée d’avoir laissé de côté la question des responsabilités politiques.
« Nous avons un sentiment doux-amer car ce procès arrive près de 10 ans » après les faits et donc trop tard « pour certaines personnes, qui sont depuis malheureusement décédées », a-t-il souligné, en regrettant que « seul le conducteur » se soit jusqu’à présent excusé auprès des victimes.
Signe de la colère accumulée au cours des neuf années d’enquête, l’ancien responsable de l’Adif, Andrés Cortabitarte, a été copieusement insulté par les familles à l’issue de la première journée de débats, une personne lui ayant même porté un coup à la sortie du tribunal.

source

https://www.a2forces.fr/bilan-d-orientation-articl…

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire