Loi immigration: La nouvelle carte du gouvernement pour équilibrer … – Arabnews fr

https://arab.news/r8qzd
PARIS: Une nouvelle carte de séjour, cette fois pour les professionnels de santé. Le gouvernement a dévoilé mardi une version définitive du projet de loi sur l’immigration qu’il veut faire adopter, en complétant le volet intégration d’un texte qui vise aussi l’efficacité des expulsions.
Le titre du projet de loi, « Pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration », résume à lui seul la recherche d’équilibre du gouvernement sur ce sujet ultraclivant autour duquel il doit trouver une majorité en 2023.
Le texte, envoyé lundi au Conseil d’Etat, faisait jusqu’alors surtout la part belle aux mesures permettant d’améliorer le taux d’exécution des expulsions, surtout celles des étrangers délinquants après des mois de polémiques autour des « OQTF », les obligations de quitter le territoire français.
Un volant contre-balancé avant tout par une mesure symbolique: la création d’un titre de séjour « métiers en tension » pour répondre aux secteurs en pénurie de main d’oeuvre.
Rare nouveauté du projet de texte consulté mardi par l’AFP, le gouvernement veut également créer une carte de séjour destinée aux professionnels de santé.
Cette nouvelle carte de séjour pluriannuelle dénommée « Talent – professions médicales et de pharmacie » concerne les médecins « quelle que soit leur spécialité », les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens, précise le texte, porté par les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et du Travail Olivier Dussopt.
Selon son article 7, cette carte est destinée aux professionnels de santé et à leurs familles « dès lors qu’ils sont recrutés par un établissement de santé public ou privé à but non lucratif ».
« Ce titre vise à répondre au besoin de recrutement de personnels qualifiés de santé », notamment car ces praticiens étrangers ne peuvent pas toujours être embauchés à l’heure actuelle, « faute de titre de séjour répondant pleinement à la spécificité de ces situations », justifie l’exécutif.
Le texte prévoit de conditionner la délivrance du titre à une autorisation de l’agence régionale de santé. Sa durée de validité, de un à quatre ans, dépendra de la validation par le praticien des « EVC », les épreuves de vérification des connaissances.
Ordre public et délinquance
Ce projet de loi « accepte de regarder les choses en face, avec pragmatisme et réalisme, notamment pour ce qui concerne l’immigration économique et l’intégration par le travail », déclare Olivier Dussopt dans un entretien au Figaro mis en ligne mardi soir.
« Une partie des LR a bien compris que nous faisons des propositions de bon sens (…). Tout ce que les LR ont toujours demandé, nous le proposons », ajoute Gérald Darmanin, lors de ce même entretien.
Le texte, qui doit être présenté en Conseil des ministres en janvier avant d’être examiné au Sénat puis à l’Assemblée nationale, a fait l’objet de concertations tous azimuts en cette fin d’année.
Comme indiqué depuis plusieurs mois par le gouvernement, le projet de loi vise surtout à favoriser les expulsions d’étrangers qui présentent une menace pour l’ordre public, notamment par une réforme « structurelle » de l’asile et du contentieux des étrangers.
L’exécutif veut également autoriser le « recours à la coercition pour le relevé des empreintes digitales et la prise de photographie des étrangers en séjour irrégulier » contrôlés aux frontières, ou encore réintroduire une mesure de la loi séparatisme initialement censurée par le Conseil constitutionnel en 2021, pour « rendre possible le refus, le retrait ou le non renouvellement de certains titres de séjour » en cas de non respect des « principes de la République », dont l’égalité femmes-hommes, la liberté d’orientation sexuelle ou encore des symboles de la République.
Ces refus de renouvellement et le retrait de la carte de résident serait également possibles « en cas de menace grave pour l’ordre public », souligne le texte.
Il précise également les contours du titre « métiers en tension », d’une validité d’un an, qui doit entrer en vigueur « à titre expérimental » jusqu’au 31 décembre 2026, après quoi un bilan en sera transmis au Parlement.
Le titre concernera tout étranger en situation irrégulière « qui a exercé une activité professionnelle salariée figurant dans la liste des métiers » en tension « depuis au moins huit mois sur les vingt-quatre derniers mois » et qui vit en France depuis au moins trois ans.
https://arab.news/cvbfa
PARIS: Privés d’éclat depuis deux ans en raison de la pandémie, les Champs-Élysées ont retrouvé samedi la foule des grands soirs – un million de personnes selon les autorités – venue pour le retour du feu d’artifice du Nouvel An, ou la simple envie d' »être ensemble », serrés, sur l’avenue scintillante et bondée.
Parisiens et touristes ont progressivement empli les deux kilomètres aux arbres illuminés, où 500.000 personnes étaient initialement attendues par la mairie.
Dans un groupe de neuf Américains venus de Los Angeles, Mariel Choo A, coiffée d’un béret noir, se filme avec ses amis, en tourbillonnant: « Paris est ma ville préférée », lance-t-elle. « C’est la première fois que je viens (pour le réveillon), m’amuser! »
Coiffé d’un chapeau pailleté doré, tout comme son amie, Oscar Manzelli, Italien de 32 ans, se trouvait à Colmar quand il a décidé de venir sur un coup de tête: « C’est notre premier grand événement après la pandémie de Covid. Et nous n’attendions pas autant de monde! »
Sur l’avenue fermée à la circulation, la foule passe par des points de filtrage: des personnes et sacs sont fouillés, des gourdes vidées, des bouteilles de champagne saisies, la vente à emporter d’alcool et sa consommation sur la voie publique étant interdites jusqu’à lundi matin au sein d’un périmètre.
De la place de la Concorde à l’Arc de Triomphe, les Champs sont combles. Beaucoup de fêtards débordent sur les artères voisines, où l’on croise de nombreuses familles. Un groupe de dix jeunes – tous étudiants à Paris en sciences humaines – s’est installé avenue de Friedland, à même le sol. En cercle, il dégustent chips et jus de fruit et jouent aux cartes en attendant le décompte des douze coups de minuit.
« C’est la première fois qu’on se retrouve sur les Champs pour le réveillon, dit Ilyès Hachelef, 19 ans. « On est là pour le feu d’artifice, on l’avait vu à la télé y a deux ans, on s’est dit que c’était pas mal. Et on a monté une équipe! On est là pour l’ambiance, passer du bon temps, être ensemble. Et c’est beau! »
La fête, l’amour
Quelques secondes avant minuit, des centaines de milliers de bras se lèvent en même temps: chacun filme par téléphone le début du feu d’artifice. Comme hypnotisés, beaucoup lancent en même temps des « waouh » d’admiration.
Sur le thème de la fête et de l’amour, la ville a offert un spectacle pyrotechnique de plusieurs minutes, avec en bande son les chansons de Clara Luciani, Harry Styles, Juliette Armanet ou Pink, après deux heures d’animations visuelles et musicales autour de l’Arc de Triomphe où le mot « Paris » était régulièrement projeté.
Dans la douceur d’une nuit d’hiver particulièrement chaude, à 15 degrés, une partie des centaines de milliers de personnes danse ou chante, « Sea, sex and sun » et « Où sont les femmes »… L’avenue doit ensuite prendre des allures de gigantesque bal du samedi soir, avec une mise à l’honneur d’artistes français tels que les Daft Punk, France Gall, les Rita Mitsouko, les Négresses vertes, Johnny Hallyday ou Orelsan.
Fin décembre 2021, face à la progression du variant Omicron, la mairie de Paris avait dû annuler le feu d’artifice et les concerts prévus sur les Champs-Elysées.
En direct sur la chaîne de télévision BFMTV, la maire de Paris, Anne Hidalgo, en profite pour vanter « une avenue qui se prépare à accueillir encore plus de monde pour 2024 », au moment des Jeux olympiques.
« Paris est une ville cosmopolite, qui a retrouvé tous ses visiteurs (…). Se retrouver tous ensemble après des années difficiles, les années de Covid, toutes ces crises, des évènements tristes, une guerre en Europe, tout ça… c’est montrer cette capacité de sursaut, d’espérance », dit-elle. « C’est une ville ouverte, qui n’a pas peur, qui est résiliente », insiste Anne Hidalgo, comme en référence aux attentats de 2015 qui avaient endeuillé la ville.
Peu avant 00H30, « un million de personnes » se trouvaient sur les Champs-Elysées, selon le décompte de la préfecture de police de Paris.
Pour la nuit de la Saint-Sylvestre, quelque 90.000 policiers et gendarmes sont mobilisés en France, dont 5.400 à Paris.
En 2021, ils étaient 95.000, dont 9.000 dans la capitale.
https://arab.news/zc3xz
PARIS: Ça passe ou ça casse. Encore en quête de la martingale pour gouverner sans majorité absolue, Emmanuel Macron affronte début 2023, avec les retraites, le vrai test de sa capacité à réformer. Mais son cap est incertain et la course à sa succession déjà enclenchée.
L’année 2022 laisse le chef de l’Etat un peu groggy: réélu pour un second quinquennat, mais au terme d’une campagne sans élan, suivie d’une victoire en demi-teinte aux législatives.
Et elle s’achève dans un climat pesant, plombé par la guerre en Ukraine, l’inflation, un début de pénuries et la menace de coupures d’électricité en janvier — sans compter une triple épidémie, de Covid, grippe et bronchiolite qui pèse sur un système hospitalier à bout de souffle.
Le gouvernement guette avec appréhension l’étincelle qui risquerait de transformer cette inquiétude en colère.
« L’année 2023 s’annonce périlleuse pour le président », confirme à l’AFP Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale de l’institut de sondages BVA France.
« La grande question », ajoute-t-elle, est de savoir si les multiples sources de mécontentement vont coaguler autour des mobilisations annoncées pour janvier contre la réforme « hautement inflammable » des retraites, et déboucher sur une « convergence des luttes ».
Comme beaucoup d’analystes, elle ne se risque pas à un pronostic. Mais note que la société apparaît « fatiguée, lasse » après une succession de crises, sans que l’on puisse prédire si ce mal-être est « propice à de grands mouvements sociaux ou plutôt à une certaine résignation ».
Méthode refondée
Emmanuel Macron, qui n’avait pas pu mener à bien son chantier de réforme des retraites lors du premier quinquennat, a fait du report à 65 ans de l’âge de départ l’un des principaux axes de sa furtive campagne. Et le marqueur de son réformisme face à ceux qui le disent moins « disruptif » qu’en 2017.
Aux figures de son camp qui s’inquiètent d’un déficit de « pédagogie », comme le patron du MoDem François Bayrou, ou qui poussent au compromis pour « embarquer » la CFDT, le président répète que le débat a été tranché lors de sa victoire en avril.
Omettant qu’il a bénéficié d’un vote de barrage face à la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen. Et qu’il n’a emporté, aux législatives de juin, qu’une majorité relative, ce qui contraint le gouvernement à batailler texte par texte, et à faire adopter ses budgets sans vote, à coups de 49.3, face à des oppositions de gauche comme d’extrême droite ragaillardies.
Emmanuel Macron a promis une « méthode refondée » — moins d’injonctions verticales, plus de compromis et de concertation –, mais pour l’instant ses propositions d’union nationale, de coalition et même d' »alliance » ciblée avec la droite sur quelques textes clés ont été rejetées.
Dès lors, le chef de l’Etat a dès septembre fait planer la menace d’une dissolution de l’Assemblée nationale.
Mais avec le temps, le camp présidentiel se montre plus confiant.
« Pourquoi dissoudre? Les dossiers, ils avancent », lance-t-on dans l’entourage du président. « On trouve des compromis avec les différents groupes », constate ce conseiller, évoquant le vote des lois sur le pouvoir d’achat, l’assurance-chômage ou sur les crédits pour les forces de l’ordre.
Pas de vision
Le gouvernement espère que la droite permettra aussi de faire passer les réformes des retraites et de l’immigration, tandis qu’un soutien ponctuel à gauche suffira sur les énergies renouvelables.
La dissolution n’interviendra que « si ça devient le bordel », « qu’on est bloqués », « ce qui n’est pas le cas », estime dès lors un poids lourd de l’exécutif.
Emmanuel Macron, accaparé par ses engagements internationaux où il se pose en médiateur pour la paix dans cette Europe ébranlée par la guerre, fait mine de laisser une certaine autonomie à sa Première ministre Elisabeth Borne.
Mais il reste en fait omniprésent, fixant la ligne dure sur les retraites et s’exprimant quand il pense que l’action du gouvernement n’imprime pas dans l’opinion — sur l’écologie — ou fait fausse route — sur la menace de coupures de courant.
« Ce qui est alarmant pour Macron », c’est que « personne n’a senti de différence » dans sa « méthode », explique d’ailleurs Adélaïde Zulfikarpasic. Et alors que les Français estimaient majoritairement par le passé qu’il savait où il allait, il y a désormais le « sentiment qu’il n’y a pas de vision ».
Dernière difficulté: la Constitution l’empêchant de briguer un troisième mandat, son autorité sur son camp est déjà minée par une course très précoce à sa succession, qui aiguise les appétits de ceux qui s’y voient déjà, de Bruno Le Maire à Edouard Philippe en passant par Gérald Darmanin.
« Faut lui foutre la paix au président », proteste un ministre. « Partir trop tôt, partir trop fort, ça n’a pas de sens, les gens ne comprennent pas, ils n’ont pas la tête à 2027. »
 
https://arab.news/29du5
PARIS:Emmanuel Macron a appelé samedi les Français à « l’unité » lors de voeux optimistes et combatifs pour 2023, dont il a confirmé qu’elle serait l’année de la réforme des retraites pour « travailler davantage ».
Evoquant un « impératif d’unité de la nation », le chef de l’Etat a souhaité dans cette allocution télévisée de 19 minutes, devant la bibliothèque de son bureau personnel à l’Elysée, « vivre 2023 autant que possible en pays uni et solidaire ».
« Si nous cédions à l’esprit de division qui nous presse de toutes parts, nous n’aurions à peu près aucune chance de nous en sortir dans un monde si rude, dans des temps si durs », a-t-il prévenu.
Enumérant les réussites du pays, le président a invité les Français, qu’il dépeint souvent comme trop pessimistes, à être « fiers ». « Il nous faut nous munir de cette fierté et de cette confiance » pour affronter les défis de l’année à venir, a-t-il plaidé.
Et ces défis vont se matérialiser très rapidement.
Dès le 10 janvier, son gouvernement doit dévoiler le projet de réforme des retraites, axe phare de son programme lors de sa réélection au printemps.
Emmanuel Macron n’a rien dit de ses arbitrages, entre un report de l’âge de départ à 65 ans et une solution de compromis.
Mais il a confirmé sa détermination à faire « travailler davantage » les Français.
Bataille de la transition écologique
« Cette année sera en effet celle d’une réforme des retraites qui vise à assurer l’équilibre de notre système pour les années et les décennies à venir », et à « consolider notre régime de retraites par répartition », a-t-il déclaré.
Si les nouvelles règles « s’appliqueront dès la fin de l’été 2023 », « l’allongement de nos carrières de travail sera progressif, il se fera par étapes sur près de dix ans » et « sera aussi juste en tenant compte des carrières longues, des carrières hachées, de la difficulté de certaines tâches, de certains métiers », a tenté de rassurer le chef de l’Etat.
Quelle que soit la formule choisie, elle devrait mécontenter les syndicats, décidés à se battre dans la rue contre toute mesure d’âge – sans qu’il soit possible, à ce stade, de prédire si cette mobilisation va se conjuguer avec d’autres colères pour se muer en explosion sociale.
« Ça va chauffer en janvier », a en tout cas réagi sur Twitter le fondateur de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, mêlant prédiction d’une rentrée sociale agitée et constat sur un hiver particulièrement doux en cette période des fêtes, nouvelle illustration d’une année record en termes de températures.
Souvent critiqué pour la frilosité de son action en matière climatique, le chef de l’Etat a martelé que la France devait « gagner » la « bataille » de la « transition écologique », promettant d' »accélérer le déploiement des énergies renouvelables » en parallèle du « lancement de la construction de nouvelles centrales » nucléaires.
S’agissant de la menace de coupures d’électricité cet hiver, « c’est entre nos mains », a-t-il estimé. « Si nous continuons à économiser l’énergie comme nous le faisons depuis quelques mois » et si « nous continuons de remettre en service nos réacteurs nucléaires comme prévu, nous y arriverons », a-t-il assuré.
De la même manière, il a promis de continuer à être auprès des Français face à l’inflation et pour éviter un nouvel emballement du Covid.
Quant à la guerre en Ukraine, le président Macron s’est engagé à aider les Ukrainiens « sans faillir », « jusqu’à la victoire ». « Nous serons ensemble pour bâtir une paix juste et durable. »

source

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire