Liban-Israël: Les négociations maritimes progressent, affirme le médiateur américain – Arabnews fr

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BEYROUTH: Le médiateur américain chargé des négociations sur la frontière maritime entre le Liban et Israël a exprimé vendredi son optimisme quant à la reprise prochaine des pourparlers, qui se sont arrêtés en avril, et a affirmé qu’il avait bon espoir de parvenir à un accord.
Amos Hochstein a rencontré le président libanais, Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berri, et le Premier ministre intérimaire, Najib Mikati, lors d’une visite de trois heures dans le pays.
Auparavant, le médiateur américain avait traversé la frontière israélo-libanaise par voie terrestre, entrant au Liban par Naqoura.
Israël et le Liban sont en conflit au sujet d’environ 860 kilomètres carrés de la Méditerranée qui contiendraient des réserves lucratives de gaz offshore. Les deux pays ont revendiqué la zone et prévoient de commencer l’exploration.
Suite aux entretiens avec Aoun, Hochstein a signalé qu’il était optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord.
 

Le médiateur américain Amos Hochstein a résumé les réunions en se disant optimiste quant à «ce que nous avons entendu et discuté».
«Ce fut une excellente réunion et je pense que nous avons bien progressé dans ce domaine», a-t-il souligné.
Hochstein a ajouté qu’il était reconnaissant à Aoun pour «les discussions que nous avons eues au cours de la réunion».
Le bureau des médias d’Aoun a déclaré que Hochstein a présenté les résultats de ses entretiens avec la partie israélienne et a fait plusieurs points concernant les négociations.
La visite du négociateur américain a coïncidé avec l’annonce par l’armée israélienne du crash d’un drone RTV tard jeudi en mer, près de la frontière maritime nord du Liban.
Le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré qu’une défaillance technique avait provoqué le crash et que le drone avait été récupéré par une force maritime.
Le type de drone sera mis hors service jusqu’à ce que les enquêtes sur l’incident soient terminées, a indiqué le porte-parole.
S’exprimant à l’aéroport, Hochstein a résumé les réunions en se disant optimiste quant à «ce que nous avons entendu et discuté».
Il a signalé que les négociations avaient progressé en vue de parvenir à un règlement qui profite à l’économie libanaise, en ajoutant: «Nous ferons de notre mieux afin de parvenir à un accord qui satisfasse tout le monde.»
Hochstein a refusé de répondre aux questions.
Toutefois, une date prévue pour la reprise des pourparlers n’a pas été discutée lors des réunions, selon les sources.
Hochstein aurait demandé aux responsables libanais de clarifier plusieurs points, l’accent étant mis sur la ligne 23 et le champ de Cana.
Selon le bureau des médias de Berri, le président du Parlement a affirmé à Hochstein que le Liban est déterminé à investir dans l’ensemble de la zone économique sous sa souveraineté.
Berri a appelé à un retour au quartier général de la FINUL à Naqoura pour des négociations indirectes sous les auspices de l’ONU et par la médiation des États-Unis.
Hochstein est arrivé en Israël jeudi afin de rencontrer le conseiller à la sécurité nationale, Eyal Hulata, et l’équipe de négociation israélienne.
Auparavant, la compagnie pétrolière et gazière Energean Power avait annoncé qu’elle reporterait l’extraction de gaz pour Israël à partir du champ contesté de Karish.
Les médias israéliens ont rapporté que Hochstein avait rencontré des dirigeants d’Energean Power et des hauts fonctionnaires israéliens à Athènes avant l’annonce de la société.
Selon le journal de Tel Aviv Yedioth Ahronoth, des responsables israéliens ont déclaré que Hochstein s’est également rendu en France et a rencontré le président français, Emmanuel Macron, et la société énergétique française TotalEnergies, qui prévoit d’extraire du gaz dans le champ contesté pour le Liban.
L’experte juridique Christina Abi Haidar a déclaré à Arab News que la visite n’apportait pas de grandes nouveautés et devait être considérée «dans le contexte d’un gain de temps».
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 
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TRIPOLI: Des combats entre groupes armés ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi dans la ville libyenne de Zaouia, faisant 5 morts et 13 blessés, ont indiqué les services de secours. 
Selon des médias locaux, les affrontements, notamment à l’arme lourde, ont opposé deux groupes officiellement affiliés aux ministères de la Défense et de l’Intérieur, au coeur de cette ville située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale Tripoli. 
Le Service des ambulances et de secours a fait état de 5 morts, dont une fille de 10 ans, et 13 blessés. 
Dans un communiqué publié lundi, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) s’est dite « très préoccupée » par ces heurts et a condamné « l’utilisation de l’artillerie lourde dans les quartiers densément peuplés ». 
Selon une source sécuritaire locale ayant requis l’anonymat, les combats ont éclaté après qu’un membre d’un des deux groupes a été tué par un partisan de l’autre en raison d’un différend en lien avec un trafic de carburants, très courant dans cette région proche de la frontière avec la Tunisie. 
Ces heurts surviennent au moment où le pays d’Afrique du nord traverse une grave crise politique sur fond d’insécurité chronique marquée par des combats récurrents entre groupes armés. 
Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis mars: l’un basé à Tripoli et dirigé par Abdelhamid Dbeibah et un autre conduit par Fathi Bachagha et soutenu par le camp du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est. 
Fin août, des combats entre milices rivales à Tripoli avaient fait 32 morts et 159 blessés, conséquence de ce bras de fer politique. 
La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les luttes de pouvoir et les divisions régionales. 
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LONDRES: Lundi, Amnesty International a lancé une pétition demandant une enquête indépendante de l’ONU sur les «crimes graves» commis par le régime iranien dans le cadre de la répression de la vague de manifestations dans le pays.
Amnesty a appelé les États membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à contribuer à la lutte contre la répression meurtrière des manifestations qui font rage en Iran à la suite de la mort de Mahsa Amini, 22 ans, décédée le 13 septembre après avoir été arrêtée par la police des mœurs du pays. Selon l’organisation, une «crise de l’impunité» a «encouragé» le régime iranien à tuer et à torturer des manifestants iraniens sans crainte de représailles ces dernières années.
Les autorités de Téhéran s’en tirent avec des «crimes graves» ces dernières années sans aucune conséquence, ajoute un communiqué de l’organisation. Amnesty a accusé le régime iranien de soumettre régulièrement les femmes et les jeunes filles à «des détentions arbitraires, des actes de torture et d’autres mauvais traitements» lorsqu’elles ne se plient pas aux «lois abusives, dégradantes et discriminatoires sur le port obligatoire du voile» imposées par l’Iran.
L’organisation a également dénoncé les forces de sécurité iraniennes pour avoir recouru illégalement à la force contre les manifestants, notamment en tirant à bout portant des balles réelles et des plombs, en faisant un usage abusif des gaz lacrymogènes et des canons à eau, et en infligeant des coups de matraque excessifs et violents.
Des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été tués lors de la répression contre les manifestants, et des centaines d’autres ont été gravement blessés, selon Amnesty, qui a également évoqué le cas de deux hommes devenus aveugles d’un œil ou des deux. L’organisation a par ailleurs critiqué le régime iranien pour avoir bloqué l’accès à Internet dans le but de «dissimuler ses crimes». Elle a également précisé que de nombreuses personnes blessées ne cherchaient pas à se faire soigner à l’hôpital par crainte d’être arrêtées ou de subir d’autres représailles.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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NICE, FRANCE: On la surnommait la «mère courage» ou «la mère Theresa» du Maroc. Aïcha Ech-Chenna, une icône du combat pour les droits des femmes, s’en est allée dimanche 25 septembre à l’âge de 81 ans, après un long combat contre la maladie. Son décès a suscité une vague d’émotion au Maroc. La militante associative était connue pour son franc-parler, sa détermination et son engagement à toute épreuve. Jusqu’à son dernier souffle, elle aura consacré sa vie au soutien des mères célibataires et des enfants abandonnés.
Une vie au service des démunis
Née à Casablanca en 1941, orpheline de père, elle a suivi des études d’infirmière. Alors qu’elle n’a que 17 ans, elle voit pour la première fois des enfants abandonnés, et prend conscience de ce qui sera l’engagement d’une vie: la lutte pour les droits des populations les plus vulnérables et marginalisées. Elle travaille plusieurs années comme animatrice d’éducation sanitaire et sociale avant de fonder en 1985, l’association Solidarité Féminine (ASF), dont elle fut la présidente. ASF a été la première association du genre au Maroc à offrir des formations, des cours d’alphabétisation et même un travail aux mères célibataires, bien trop souvent livrées à elles-mêmes.
L’association met à leur disposition une structure possédant un restaurant solidaire, une pâtisserie, un salon de coiffure, une salle de sport, un hammam… Ces femmes parviennent à devenir indépendantes financièrement, à mieux s’intégrer dans la société, mais aussi à bénéficier d’un soutien psychologique grâce à un centre d’écoute pour femmes en détresse.
À travers son association, Aïcha Ech-Chenna a un autre cheval de bataille: éviter l’abandon d’enfants par leurs parents. En 2019, la militante infatigable avait déclaré dans la presse qu’en moyenne 24 nourrissons par jour étaient «abandonnés immédiatement après leur naissance» dans le royaume chérifien. Un chiffre choc qui a donné davantage de poids à son action.
Une reconnaissance au-delà du Maroc
Au Maroc, tout le monde connaissait Aïcha Ech-Chenna, que ce soit dans les grandes villes ou dans les campagnes. Son action a été reconnue au plus haut sommet de l’État. En 2000, le roi Mohammed VI lui a apporté son soutien en lui attribuant notamment la médaille d’honneur. Mais sa voix a également porté à l’étranger. Aïcha Ech-Chenna a en effet été récompensée par de nombreux prix internationaux. En 1995, elle a obtenu le prix des Droits de l’homme de la République française pour son association, l’Opus Prize aux États-Unis en 2009 et le prix de la Banque mondiale en 2015. Juste avant, en 2013, elle a également été décorée par le prestigieux insigne de Chevalier de la Légion d’honneur en France.
Et pour sensibiliser davantage l’opinion publique, cette militante de la première heure a publié deux ouvrages. D’abord Miseria, un recueil de témoignages qui raconte l’histoire de victimes (femmes malmenées, jeunes domestiques ou enfants abandonnés) puis À hautes voix, qui donne la parole aux jeunes femmes actives de l’association Solidarité Féminine ainsi qu’à leurs enfants devenus grands. Ils y racontent leur combat contre l’analphabétisme et les préjugés.
Une pluie d’hommages
Les médias marocains ont tous rendu un torrent d’hommages à l’ambassadrice de la cause féminine au Maroc. La Toile n’est pas en reste, des milliers d’internautes saluant son combat, «son engagement pour les causes justes». De nombreuses personnalités des médias, du monde politique et de la vie associative ont appelé à lui rendre hommage en poursuivant «son combat pour une société inclusive, juste et égalitaire». Sur Instagram, l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze a tenu à faire son éloge. «Tu as passé ta vie à nous montrer la voie. Merci. Grâce à toi on sait! Paix à ton âme.»

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