L'humain, clef de la transformation digitale de la supply chain – Veille > Supply & Logistique – Decision-achats.fr – Decision-achats

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Supply & LogistiqueVeille

Une entreprise sur six n’a aucune stratégie de digitalisation, selon l’étude « Panorama de la digitalisation dynamique de la transformation des supply chain »*, publiée récemment par France Supply Chain. Lorsqu’elles sont interrogées sur le manque de digitalisation de certaines supply chain, 39% évoque un manque de visibilité sur la rentabilité de la transformation, pouvant être expliqué par une offre trop variée sur le marché. « En 2020, les supply chain des sociétés ont été plus orientées vers des sujets à maturité plus courte, donc sans stratégie globale sur la digitalisation », selon Valentin Haugazeau et William Zanotti, experts à l’origine de cette étude. « Cette année, les projets réalisés ont été plus concrets que par le passé, notamment, sur la data ». C’était là l’urgence.
Globalement, toutes les entreprises sondées déclarent entamer une transformation digitale, mais ne la structurent pas forcément. Si peu d’entre elles ont une vue d’ensemble, cela ne les empêche pas de travailler sur des projets individuels, à la rentabilité certaine, qui participent à la transformation digitale, soulignent Valentin Haugazeau et William Zanotti. Et si les acteurs de la supply chain peuvent se lancer dans la digitalisation, sans grande visibilité sur l’avenir et sa rentabilité, « c’est en grande partie grâce au sponsorship des directions. C’est le cas de près de la moitié des entreprises en 2020 (46%, contre 33% en 2019) ». Cet appui se traduit par un soutien financier important… et essentiel, car, très logiquement, « si vous n’avez pas de soutien financier, vous atteignez très vite une limite« .
Étrangement, les CDO, dont le rôle était d’apporter une cohérence dans cette digitalisation, semblent de moins en moins investis du sujet. Leur expertise n’est plus jugée nécessaire dans la digitalisation de la supply chain, par les entreprises sondées qui expliquent que les métiers se sont approprié cette transformation.

Selon Valentin Haugazeau et William Zanotti, des difficultés se posent quand les entreprises explorent une technologie pour répondre à un potentiel besoin, et non l’inverse. C’est ainsi qu’ils passent à côté d’outils potentiellement plus générateurs de valeur, précisent les deux experts qui citent l’exemple de la RPA, « un opérateur de saisie virtuel très intéressant pour les acteurs du métier ». Cet outil « permet d’éviter la saisie manuelle sur des flux de données répétitifs« . Alors qu’il est « peu coûteux et très avantageux », il est sous utilisé selon les experts: 28% des entreprises sondées ne se servent pas cet outil. « Cette sous-utilisation des RPA est due à un manque de visibilité sur ce type de technologie simple, efficace mais peu connues ».
L’année 2020 a été pavée de difficultés à surmonter pour les acteurs de la supply chain. Les aléas qui se succèdent, de la crise sanitaire aux pénuries de matières premières, ont remis en question des processus adoptés en période plus stable, et plus prévisible. Une difficulté pointée par l’étude est le manque de flexibilité de certaines technologies. « La crise sanitaire, et plus récemment le blocage du canal de Suez, ont démontré qu’une automatisation à 100% des approvisionnements est très fragile, dans des situations où les commandes peuvent changer d’une semaine à l’autre ». Pour Valentin Haugazeau et William Zanotti, la crise a montré que l’humain doit rester central, pour conserver une part d’agilité. « Avant la Covid-19, nous étions presque en mode pilote automatique, mais les solutions automatisées ne peuvent intégrer que les « ordres » changent brutalement d’un mois sur l’autre » expliquent Valentin Haugazeau et William Zanotti. « Beaucoup de dispositifs ont dû être repris en manuel, car ils étaient à contre-pied notamment des livraisons qui n’arrivaient pas ou des commandes annulées ».
Lire aussi : Les nouvelles formes de relations fournisseurs
80% des entreprises confirment que l’évolution des attentes des clients est la principale source de disruption digitale rencontrée. Selon Valentin Haugazeau et William Zanotti, « ce phénomène est comparable à « l’uberisation » d’il y a quelques années. Lorsque les entreprises ont commencé leur transformation digitale, les acteurs du domaine qui étaient plus en retard n’en ont pas été inquiétés dans l’immédiat. C’est la demande des clients qui a changé la donne. Si un client trouve une solution digitalisée et attractive chez un concurrent, chaque entreprise se doit de proposer la même, au risque d’être distancé. »
Sur le sujet de la concurrence, de nombreuses sociétés sondées parlent de l’inquiétude d’être distancé en matière de digitalisation. La majorité (39%) se dit plus inquiète par la transformation d’acteurs présents sur le marché depuis de nombreuses année que par l’arrivée des « modèles start-up ».
Selon Valentin Haugazeau et William Zanotti, la principale clef du succès face à tous ces obstacles reste l’humain, qui doit conserver une place importante pour garantir la flexibilité de la supply chain, en parallèle de toute digitalisation. Les deux experts démontrent notamment l’importance de son agilité dans la gestion de stocks : « Avant la crise sanitaire, les entreprises cherchaient à réduire leurs stocks et leurs couts, en le basant sur un historique, stable à cette époque. Mais en 2021, les différentes pénuries qui ont touché l’industrie ont démontré qu’un stock trop bas, pouvait entraîner d’importantes pertes et retard de commandes ». Dans ce type de situation, seul l’humain sera capable d’adapter les processus et de faire des arbitrages.


* Dans le cadre de l’étude Panorama de la digitalisation dynamique de la transformation des supply chain, France Supply Chain a sondé de nombreuses entreprises, qui cumulent 1 million de salariés et réalisent 200 milliards de chiffres d’affaires.

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