L’état des lieux des principales monnaies d’échange du Canadien – The Athletic

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Le Canadien sera en mode vendeur dans les prochaines semaines – c’était acquis d’avance – mais même s’il cherchera à obtenir les meilleures offres possibles pour certains de ses joueurs, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il procède à une vente de feu.
Tout d’abord, le nombre d’actifs disponibles et vraiment intéressants pour les autres équipes est assez limité. Toutes les formations veulent se défaire de contrats inopportuns, et les quelques-unes qui ont de la marge de manœuvre sous le plafond salarial sont en position de force au moment de négocier. Elles ont l’embarras du choix.
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De plus, on aurait tort de croire que Jeff Gorton et Kent Hughes chercheront à liquider tous leurs vétérans dans le seul but de réduire la masse salariale. Il n’y a pas de quelconque intérêt au sein de l’organisation à donner les clés du vestiaire à un groupe presque exclusivement composé de jeunes. Mais quels vétérans faut-il échanger ? Lesquels peut-on tolérer encore quelque temps afin de permettre à d’autres jeunes de faire leurs classes ? Voilà des questions auxquelles le Canadien continuera de répondre bien après la prochaine date limite des échanges.
Le bilan de mi-saison qu’a fait le DG Kent Hughes mercredi midi est toutefois un bon prétexte pour faire le point sur les joueurs qui risquent d’être au centre des rumeurs chez le Canadien.
La saison que connaissait Monahan avant de se blesser pouvait laisser espérer au Canadien qu’il puisse obtenir un choix de première ronde en retour de ses services à la date limite des transactions. C’est encore possible, étant donné que le marché pour les joueurs capables d’agir comme deuxièmes centres sera toujours actif; mais le fait que Monahan a raté les six dernières semaines d’activité et qu’il n’est pas encore prêt à revenir au jeu met en péril les ambitions du Canadien à cet égard.
Monahan a besoin de reprendre l’action rapidement et de renouer avec le succès. C’est important pour le Canadien et c’est important pour lui, car son contrat vient à échéance et il doit faire ses preuves s’il veut obtenir un autre contrat à long terme sur le marché des joueurs autonomes.
Le Tricolore forme une meilleure équipe avec Monahan dans la formation, c’est assez évident. Il affichait un dossier de 12-11-2 le 5 décembre, tout juste avant que Monahan ne déclare forfait en raison d’une blessure au pied droit, et présente une fiche de 7-12-1 depuis. La ligne de centre s’est drôlement amincie une fois l’ancien des Flames de Calgary sorti de l’équation.
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À l’heure actuelle, deux questions fondamentales se posent : à quel point le Canadien est-il confiant d’obtenir le prix recherché pour les services de Monahan, et dans quelle mesure il va vouloir profiter pleinement de la polyvalence de Kirby Dach dans le futur en l’utilisant autant à l’aile qu’au centre.
Le CH est en mesure de fournir à Monahan un environnement intéressant et un tas de situations favorables pour se faire valoir et l’aider à relancer sa carrière. Les deux premiers mois de la saison en ont fait la démonstration.
Maintenant, imaginons un scénario où les prochaines semaines n’offriraient pas au centre de 28 ans la rampe de lancement recherchée, et que le CH devait se contenter d’offres insatisfaisantes. Autant le joueur que l’organisation pourraient décider de renouveler leurs vœux pour un an, et travailler conjointement à ce que le Canadien obtienne l’an prochain un meilleur retour pour ses services et que Monahan soit en meilleure position pour aller chercher le gros contrat qu’il pourrait convoiter.
L’option d’échanger Monahan d’ici le 3 mars demeure préférable. Il y aura assurément des formations à la recherche de renfort au centre d’ici là. On pense autre autres à l’Avalanche du Colorado, aux Penguins de Pittsburgh et peut-être même aux Stars de Dallas. Mais la possibilité qu’il reste à Montréal, ou alors qu’il reprenne contact avec le Canadien cet été, est tout à fait réelle.
Le défenseur de 29 ans nous confiait récemment qu’entendre son nom dans les rumeurs de transactions était une chose qu’il n’avait jamais vécue auparavant. Edmundson garde une attitude positive, il apprécie le fait que le DG lui ait donné l’heure juste quant à ses intentions, mais il est difficile pour lui de faire complètement abstraction de la situation.
À son mieux, Edmundson est capable d’être le défenseur #4 d’une bonne formation et de jouer 20 minutes par match. Un défenseur qui gagne 3,5 millions $ cette saison ainsi que l’an prochain, dont le style de jeu s’arrime très bien au hockey des séries éliminatoires, et qui a de l’influence dans un vestiaire, voilà autant d’atouts qui pourraient encourager une équipe à faire son acquisition. Les Blues, qui ne sont jamais parvenus à le remplacer après son départ de St-Louis, en savent quelque chose.
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Or, cette année, après qu’une blessure au dos ait retardé son début de saison, Edmundson n’a pas été en mesure de retrouver le niveau de jeu de ses deux saisons précédentes à Montréal. Le retour de Michael Matheson lui donnera peut-être une chance de souffler, mais les dépisteurs professionnels à qui nous avons parlé sont unanimes à dire qu’Edmundson ne joue pas du bon hockey. L’un d’eux a qualifié son rendement de décevant, un autre s’est demandé où est passé la méchanceté dans son jeu, ajoutant toutefois qu’Edmundson pourrait très bien le retrouver en séries.
Selon un cadre d’une équipe de l’Association Ouest, cependant, c’est l’état de santé d’Edmundson qui pourrait faire hésiter les équipes intéressées à lui, beaucoup plus que la qualité de son jeu cette saison. Ces formations voudront certainement être rassurées par rapport à l’état de son dos. Si les nouvelles sont favorables, il n’hésiterait pas à recommander de payer le gros prix pour l’acquérir, même si cela impliquait un choix de première ronde.
« Il y a assurément de l’intérêt envers Edmundson, et j’ose croire qu’ils pourraient avoir un assez bon retour pour lui », a dit ce cadre pour qui les états de service d’Edmundson en séries pèsent beaucoup plus lourd que son jeu actuel.
Edmundson pourrait être une alternative intéressante pour l’une des équipes qui n’aura pas mis la main sur Jakob Chychrun, des Coyotes de l’Arizona. Ce qui est clair, toutefois, c’est que le Canadien ne l’échangera pas s’il n’obtient pas ce qu’il veut en retour. Edmundson est conscient de la possibilité qu’il soit transigé, mais ses patrons ne se sentirons pas obligés de le faire tout de suite étant donné qu’il reste une année à son contrat. En ce sens, sa situation rappelle celle d’Artturi Lehkonen. Hughes ne tenait pas à échanger Lehkonen la saison dernière et il était prêt à le garder un an de plus. Or, l’insistance de l’Avalanche du Colorado a permis au Canadien d’obtenir un retour satisfaisant.
Le nom d’Edmundson a souvent été lié aux Oilers d’Edmonton et au jeune Xavier Bourgault, si l’on se doit se fier aux cancans. L’attaquant québécois connaît une bonne première saison dans la Ligue américaine, même si l’entraîneur-chef des Condors de Bakersfield fait outrageusement confiance à ses vétérans. Les Oilers vont mieux défensivement, la récente émergence de l’immense défenseur québécois Vincent Desharnais et les progrès de l’espoir Philip Broberg ont diminué un peu l’urgence chez eux, mais l’ajout d’un défenseur comme Edmundson ne serait pas de trop.
Au début de la saison, le Canadien pouvait espérer générer une certaine valeur pour Jonathan Drouin, qui en est à la dernière année d’un contrat lui rapportant 5,5 millions $ par année, ou encore pour Evgenii Dadonov, qui arrive à la fin d’une entente lui rapportant 5 millions $ par saison. Or, ce n’est pas une surprise que leur production ainsi que le salaire qu’ils commandent n’ait pas éveillé la curiosité de qui que ce soit jusqu’à maintenant.
Même si le Canadien devait retenir 50% de leur salaire, on peut se demander si un joueur de soutien qui gagne 2,5 ou 2,75 millions $ par année, et dont les compétences spécifiques – que ce soit en infériorité numérique, au cercle de mise en jeu, au plan de la robustesse, etc. – ne susciterait pas davantage l’intérêt d’une équipe de séries que Drouin et Dadonov, deux attaquants plutôt talentueux dont la fiabilité fait défaut.
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On ne peut pas exclure qu’une équipe se manifeste d’ici la date limite des transactions, surtout dans l’éventualité où l’un des deux ailiers devait connaître une bonne séquence. Les deux joueurs jouaient du bon hockey avant que Drouin se blesse et que Dadonov perde ses deux compagnons de trios en raison de blessures.
« Il est arrivé ici et il n’a pas eu un bon début de saison parce qu’il arrivait dans un contexte où il ne s’était pas encore adapté, a rappelé Hughes, mercredi. C’est un gars qui a une moyenne de 24 buts par année et il n’a pas eu de succès. Il s’est retrouvé hors de l’alignement mais il ne s’est jamais plaint. Il y avait eu des rumeurs à cet effet-là mais ce n’était pas le cas.
« Je suis très content de voir une certaine résilience, et on veut en voir de toute l’équipe. »
Le Canadien peut toujours rêver que Dadonov prenne feu comme ça avait été le cas l’an dernier après que son transfert à Anaheim ait avorté, mais à ce point-ci, l’objectif du Canadien n’est peut-être plus autant d’obtenir un bon retour pour les services de Dadonov et Drouin que de se défaire d’une portion de leur salaire. Pourquoi ? Parce que de nombreuses équipes sont prises à la gorge par le plafond salarial et n’auront peut-être pas la marge de manœuvre voulue pour poser les gestes qu’ils veulent poser. En tant qu’équipe écartée des séries, le Canadien pourrait faire comme l’ont fait les Red Wings de Detroit et les Sharks de San Jose par le passé et agir comme tierce partie dans une transaction.
En rendant possible certains échanges, le CH pourrait être récompensé en obtenant des actifs de second plan. Il a donc intérêt à avoir le plus de marge de manœuvre possible sous le plafond afin d’être le plus présent possible dans ce rôle de tierce partie. Le départ de Drouin et/ou de Dadonov aiderait en ce sens.
Kent Hughes s’est mis à recevoir des appels à propos d’Anderson dès le moment où il s’est retrouvé dans la chaise du DG. À l’instar d’Edmundson, Hughes a donné la couleur du temps à son ailier, mais rien n’indique qu’Anderson soit en voie de quitter.
« Si la situation se présente où l’on pense pouvoir se rapprocher de nos objectifs, on va le faire, sinon on ne le fera pas. Mais ma porte est ouverte, a précisé Hughes mercredi. Le nom d’Eddie (Edmundson) a beaucoup circulé et celui de Josh est constamment sur la sellette, du moins depuis que je suis arrivé ici. Je les ai rencontrés pour leur dire que je voyais ce qui se disait à la télé et que tout n’était pas nécessairement véridique. Je ne peux pas vraiment contrôler les spéculations, alors si vous avez des questions ou que des choses vous rendent inconfortables, venez me voir et je vais essayer de vous dire ce que peux vous dire sans mentir. »
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Le Canadien veut instaurer une culture d’équipe qui priorise l’acharnement et la fougue, et même si Anderson n’en a pas toujours démontré de façon égaler cette saison, il est certainement de ceux qui peuvent aider l’équipe à aller dans la bonne direction. Son profil de joueur – gros, rapide et parfois féroce – est rarissime dans la LNH et cela lui confère une valeur qui dépasse ses totaux statistiques.
Est-ce à dire qu’Anderson ne sera pas échangé d’ici la fin de la saison ? On ne peut pas l’avancer de façon aussi catégorique. Mais le CH ne doit pas non plus se retrouver dans une situation où il échange Anderson et dès le lendemain se dit qu’il doit trouver un joueur qui lui ressemble.
 
avec la contribution d’Arpon Basu
(Photo: François Lacasse/NHLI via Getty Images)

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Marc Antoine Godin est directeur de la rédaction et journaliste principal à Athlétique Montréal. Autant passionné de sports que d’écriture, il a décroché une maîtrise en création littéraire à l’Université McGill avant de travailler pendant 17 ans au journal La Presse, dont les dix dernières à la couverture du Canadien de Montréal. Il trouve qu’on parle beaucoup trop de ce qui nous divise et pas assez de ce qui nous rassemble. Follow Marc Antoine on Twitter @MAGodin

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