Les «tirailleurs sénégalais» pourront toucher le minimum vieillesse … – Arabnews fr

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PARIS: Les derniers « tirailleurs sénégalais » pourront rentrer dans leur pays d’origine tout en touchant le minimum vieillesse, a-t-on appris mercredi auprès du ministère français des Solidarités, qui évoque « 22 cas recensés ».
Créé sous le Second Empire (1852-1870) et dissous au début des années 1960, le corps français des « Tirailleurs sénégalais » rassemblait des militaires nés dans les anciennes colonies françaises en Afrique et enrôlés dans l’armée française.
Si la retraite française peut être perçue partout dans le monde, le versement du minimum vieillesse est conditionné au fait de vivre en France la moitié de l’année.
« Un certain nombre de personnes ont émis le souhait de repartir dans leur pays d’origine pour finir leurs jours auprès de leur famille. Nous avons cherché à savoir combien de personnes cela concernait », a indiqué le ministère à l’AFP.
Les caisses d’allocations familiales et le secrétariat d’Etat aux Anciens combattants ont recensé 22 cas de « tirailleurs sénégalais » touchant le minimum vieillesse, précise le ministère confirmant une information de franceinfo.
Le ministre français des Solidarités, Jean-Christophe Combe, va signer prochainement un courrier les autorisant à conserver le minimum vieillesse en vivant hors de France, a-t-on précisé au ministère, qui évoque une « dérogation, une tolérance accordée dans des conditions exceptionnelles et définies ».
Cette annonce coïncide avec la sortie dans les salles françaises mercredi du film « Tirailleurs », avec Omar Sy, qui raconte l’histoire de ces tirailleurs sénégalais pendant la Première Guerre mondiale.
Le terme est venu à désigner l’ensemble des soldats d’Afrique noire qui se battaient sous le drapeau français, quelle que soit leur nationalité ou pays d’origine.
Ils ont participé à la Seconde Guerre mondiale et aux guerres de décolonisation, notamment en Indochine et en Algérie.
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PARIS: En point d’orgue d’une grève contestée, une manifestation nationale: les médecins libéraux sont appelés à descendre dans la rue jeudi à Paris pour obtenir une revalorisation de la consultation et une amélioration de leurs conditions d’exercice.
Le collectif « Médecins pour demain », soutenu par plusieurs syndicats (FMF, UFML, SML et Jeunes Médecins), attend plusieurs milliers de manifestants. Le cortège partira de la place du Panthéon vers 13h30 pour rallier le ministère de la Santé.
« Nous appelons les patients à nous rejoindre: c’est eux qui sont concernés par l’abandon de la médecine de ville par l’Etat », souligne auprès de l’AFP la fondatrice de « Médecins pour demain », Christelle Audigier.
Après une première grève début décembre, ce collectif lancé sur Facebook (16 000 membres) a appelé à la fermeture des cabinets médicaux après Noël, mouvement reconduit jusqu’au 8 janvier. Il affirme que 70% des généralistes étaient en grève la semaine dernière, l’Assurance maladie estimant de son côté la baisse d’activité à 10%.
Le mouvement a été vertement critiqué par le gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne le jugeant « vraiment pas responsable » car il a accru « les tensions sur l’hôpital » en période d’épidémies hivernales.
La revendication centrale du collectif demeure le doublement du tarif de base de consultation (de 25 à 50 euros) pour créer un « choc d’attractivité » vers une médecine de ville en manque de bras, écrasée par les tâches administratives et qui ne séduit plus les jeunes.
« Médecins pour demain » a présenté ses propres propositions pour lutter contre les déserts médicaux, préconisant des « cabinets éphémères » dans les zones sous-dotées et des incitations à l’installation de jeunes praticiens.
Le directeur de l’Assurance maladie, Thomas Fatôme, assure que les généralistes seront bien revalorisés dans le cadre de la négociation conventionnelle qui doit reprendre « dès le début de la semaine prochaine » pour s’achever avant fin février.
Mais un montant de « 50 euros serait relativement extravagant », affirme-t-il, en notant que plusieurs des principaux syndicats de médecins, comme MG France, la CSMF et Avenir Spé, ne portent pas cette revendication.
C’est aussi le cas des jeunes médecins généralistes de ReAGJIR. S’il « partage le ras-le-bol de la profession face au cruel manque de moyens en santé et à la dégradation de la situation », ce syndicat estime que le doublement du prix de la consultation n’est « pas judicieux » au moment « où nombre de Français connaissent déjà de grandes difficultés financières et d’accès aux soins ».
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LONDRES: Le magazine satirique français Charlie Hebdo a publié mercredi un numéro spécial raillant le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, en soutien aux manifestations anti gouvernementales en Iran.
L’édition intitulée «7 janvier» commémore l’anniversaire de l’attentat terroriste de 2015 contre ses bureaux parisiens.
«La liberté à laquelle tout être humain aspire est incompatible avec l’archaïsme de la pensée religieuse et la soumission à toute autorité prétendument spirituelle dont Ali Khamenei est l’exemple le plus navrant», a affirmé la rédaction.
Après des mois de manifestations et de répression en Iran à la suite du décès en détention de Mahsa Amini, le magazine a lancé un concours international le 8 décembre sous le titre, «Dégagez les mollah».
Les candidats ont été invités à réaliser des caricatures de Khamenei, en tant que «symbole d’un pouvoir religieux rétrograde, étroit d’esprit et intolérant», de manière à ce que le dessin soit le «plus drôle et méchant» possible.
«Les dessinateurs et caricaturistes se doivent de soutenir la lutte des Iraniens qui se battent pour leur liberté, en ridiculisant ce chef religieux d’un autre âge, et en le renvoyant dans les poubelles de l’Histoire», a indiqué Charlie Hebdo sur sa page Internet.
Le journal français Le Monde a publié mardi un article avec l’une des caricatures, en précisant que le journal avait été autorisé à voir 35 dessins choisis parmi les 300 envoyés à la rédaction de Charlie Hebdo, notamment d’Iran, de Turquie, des États-Unis, du Sénégal et d’Australie.
Le directeur de Charlie Hebdo, Laurent «Riss» Sourisseau, a affirmé que le mouvement de protestation iranien était d’importance mondiale, et que le magazine avait «voulu des dessins du monde entier pour ne pas s’enfermer dans une pensée franco-centrée» afin de refléter «la diversité visuelle de l’opposition».
Dans un tweet, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, s’est fait menaçant. «L’acte insultant et indécent d’un journal français publiant des caricatures contre l’autorité religieuse et politique ne restera pas sans une réponse effective et décisive. Nous ne permettrons pas au gouvernement français d’aller au-delà de ses limites. Ils ont définitivement choisi le mauvais camp», a-t-il martelé.
Depuis le début de la vague actuelle de manifestations à la mi-septembre, Charlie Hebdo a pris pour cible Khamenei à diverses occasions, dans une caricature le représentant les mains ensanglantées et portant un turban et une tenue montrant le logo du fabricant de vêtements Nike et sa devise, Just Do It.
La caricature avait suscité l’indignation des autorités iraniennes, incitant le ministère iranien des Affaires étrangères à convoquer le Chargé d’affaires français à Téhéran.
Charlie Hebdo, qui a été au centre de nombreuses controverses pour ses caricatures, a été la cible d’attentats terroristes en 2011 et en 2015 (lorsque 12 personnes ont été tuées) ainsi qu’en 2020, tous soupçonnés d’être liés à la publication par le magazine d’images représentant le prophète Mohammed.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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PARIS: Emmanuel Macron évoquera vendredi le vaste chantier de la refondation du système de santé, « à bout de souffle » de l’aveu même du gouvernement, lors d’une visite d’un hôpital de l’Essonne, en région parisienne, pour une cérémonie de voeux très attendue.
« Le président de la République se rendra au Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) », dans l’Essonne, « pour présenter ses vœux aux acteurs de la santé, hospitaliers et libéraux », a annoncé mercredi l’Elysée.
Cet hôpital été victime en août d’une vaste attaque informatique.
Le chef de l’Etat « reviendra sur les actions engagées, les défis à relever ainsi que les travaux à conduire pour refonder notre système de santé », a précisé la présidence.
Accompagné du ministre de la Santé François Braun, il ira notamment à la rencontre des équipes du service de pédiatrie, « dans un contexte de fortes tensions sur les urgences pédiatriques », a-t-elle ajouté.
Selon un conseiller de l’exécutif, le président Macron, qui organise pour la première fois en six ans à l’Elysée une cérémonie de voeux dédiée aux professionnels de la santé, va faire des annonces à cette occasion.
Ses décisions sont très attendues par un secteur qui vit une période de tension extrême, avec des urgences débordées et un manque criant de soignants à l’hôpital comme en ville, sur fond de triple épidémie hivernale de Covid-19, grippe et bronchiolite.
Le gouvernement a promis une « refondation » du système de santé, après les milliards d’euros déversés depuis 2020 dans le cadre du Ségur de la santé pour renforcer l’attractivité du secteur.

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