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Publiée aujourd’hui à 9h00 – par

Pour tout comprendre
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La crise de l’énergie a un impact budgétaire qui ne parvient pas à se stabiliser tellement les variations de prix s’affolent. Les projections qui ont été faites en début d’exercice 2022 étaient alarmistes mais pas dans les proportions auxquelles nous faisons face actuellement. À ce jour, il s’agit un supplément de + 800 000 € sur un budget total de fonctionnement de 28 millions d’euros.
Au-delà de cette difficulté budgétaire pour finir notre exercice 2022, la plus grande inquiétude demeure dans l’incertitude de la situation avec des variations de prix qui pourraient encore s’accélérer et qui ne nous donne aucune visibilité.
Plusieurs axes d’action sont envisagés, sur le temps court et pour des mesures urgentes en repensant les déplacements des services, en baissant la température de nos bâtiments, mais également en fermant quelques bâtiments qui ne seraient pas en chauffe cet hiver. Sur le temps moyen et le temps long, nous avons la nécessité d’accélérer la transition énergétique, de céder des bâtiments qui ne sont pas stratégiques afin de réduire notre patrimoine, mais également de réécrire et renégocier les contrats énergétiques en sécurisant les variations de manières contractuelles.
Si cette augmentation du point d’indice est légitime au regard de l’inflation afin de permettre à nos agents de conserver leur pouvoir d’achat, nous subissons surtout un impact temporel. En effet, une décision prise par l’État, après le vote des budgets locaux mais qui s’applique dès le 1er juillet, ne pouvait être anticipée dans ces proportions. Pour la Ville de Fécamp, il s’agit de + 300 000 € non prévus dans notre budget primitif voté en mars 2022. Sans doute une décision de l’État devrait s’appliquer l’année suivante pour permettre la prise en compte dans nos budgets, ou bien s’il s’agit d’une mesure d’urgence ou immédiate, être accompagnée par l’État d’une mesure financière.
Vous le rappelez en effet, dès 2014, nous étions partis du constat que les acteurs de l’emploi sur notre ville étaient présents et exerçaient parfaitement leurs missions respectives ; mais il subsistait néanmoins un besoin de faire du lien entre ces derniers, d’une part, et de faire du lien avec certains demandeurs d’emploi qui étaient perdus dans cet écosystème, d’autre part.
Nous avions une partie de ces demandeurs d’emploi qui passaient parfois sous les radars et se présentaient spontanément à la mairie. L’idée n’était pas de se substituer à un acteur institutionnel, comme Pôle emploi, mais que le Bureau municipal de l’emploi (BME) puisse être un guichet permettant un accueil identifié et permettant une bonne orientation. Il ne s’agit que d’un service complémentaire. Le BME est également à l’origine d’initiatives en partenariat avec les acteurs de l’emploi, comme des actions de formation spécifiques avec mise à disposition logistique de la Ville.
À ce jour, et comme sur de nombreux territoires, la situation de l’emploi connaît de nombreux paradoxes avec d’une part des entreprises ou collectivités qui peinent à recruter et de l’autre, des demandeurs d’emploi qui ne parviennent pas à retrouver le chemin de l’emploi. Le but du BME, dans ce contexte, est de faire la promotion des dispositifs existants, notamment de formation sur les métiers en tension (restauration, bâtiment, transport…), mais aussi sur les inclusions professionnelles sur des publics éloignés de l’emploi.
Pour ce faire, le BME travaille étroitement avec les principaux employeurs afin de connaître également les besoins futurs en recrutements en abordant l’environnement pour accueillir les futurs collaborateurs, comme le logement.
Les mesures prises dans l’immédiat visent à garantir le pouvoir d’achat des familles.
La première mesure, si elle peut paraître transparente, est d’une importance capitale. En effet, nous avons décidé à Fécamp, de ne pas augmenter les tarifs municipaux, à commencer par la cantine scolaire dont le prix reste inchangé pour les familles. Concrètement, la ville de Fécamp ne répercute pas l’inflation qu’elle subit (+ 31 % sur les denrées alimentaires au second semestre par exemple). C’est un effort considérable dans nos budgets avec juste pour les achats alimentaires un supplément de + 200 000 € sur 2022.
De même nous avons une vigilance accrue par l’intermédiaire de notre CCAS sur les situations de nombreuses familles. À travers notre agglomération, le but est aussi de favoriser les mobilités, par le réseau de transport urbain très accessible et une tarification de seulement 0,50 € le trajet, ainsi que par la mise en place d’une application de covoiturage, gage de maîtrise de dépenses pour de nombreux salariés.
Si la question au final est de savoir si la transition écologique est conciliable avec le développement économique, je dirai qu’elle est devenue indispensable.
Le contrat de relance et de transition écologique (CRTE) se décline à l’échelle inter-communale au niveau de l’agglomération Fécamp Caux Littoral.
Ce dernier permet de contractualiser, principalement avec l’État, les actions retenues et ainsi s’inscrire dans les financements qui accompagnent ce contrat. Afin de rentrer dans ce cadre, le CRTE permet au niveau local, d’avoir une feuille de route avec la déclinaison de fiches actions.
Parmi ces dernières pour l’agglomération fécampoise, nous avons inscrit des mesures très concrètes comme la rénovation des bâtiments de l’agglomération et des communes membres. Nous avons également la création d’un plan vélo avec une stratégie coordonnée pour le cyclable à l’échelle de l’agglomération, mais aussi la mise en place d’un plan alimentaire de territoire (PAT), favorisant les circuits courts et la production locale.
La réalisation d’un schéma de gestion des eaux pluviales urbaines fait partie de nos fiches actions tout comme un programme de requalification de friches. Plus de 80 fiches projets sont validées. Si je devais illustrer par un exemple très concret, je prendrais celui de la « proxiclerie » qui permet la mise en valeur d’une économie circulaire avec en plus un projet social et d’insertion.
Si la question au final est de savoir si la transition écologique est conciliable avec le développement économique, je dirai qu’elle est devenue indispensable. Je suis convaincu que le modèle économique que nous avons connu ces dernières décennies touche à sa fin. L’énergie abondante et bon marché devient un lointain souvenir, la fragilisation des approvisionnements liée soit à une crise majeure, qu’elle soit sanitaire ou géopolitique nous oblige également à repenser les circuits économiques.
Enfin la transition écologique s’impose surtout face aux enjeux climatiques, pour le bilan carbone de chaque flux économiques, sur la production des déchets, la sécurisation des approvisionnements par une production plus locale, garante également d’un maintien de l’activité économique sur nos territoires en donnant de la traçabilité et surtout en redonnant du sens.
En conclusion, ce dont ont besoin les élus locaux, c’est de la lisibilité afin de pouvoir garantir le principe d’autonomie des collectivités territoriales. En effet, nous subissons tous les impacts d’une conjoncture économique hors norme, qui ne peuvent pas être prévisibles à quelque niveau que ce soit.
En revanche, des décisions législatives ou réglementaires qui sont prises, avec une application très rapide, ne permettent pas aux collectivités d’anticiper. En effet, pour rester dans la légalité, elles doivent se contraindre à des choix qu’elles n’ont pas décidés. Ceci interroge sur le principe constitutionnel de la libre administration des collectivités dès lors que ces dernières sont contraintes à des choix contraints qu’elle n’ont pu anticiper.
Propos recueillis par Fabien Bottini, Consultant, Professeur à l’Université du Maine, Membre de l’IUF
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