Les 20 ans de l'Ecole de la 2e chance – Seine-Saint-Denis – Le magazine

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Vendredi 8 juillet à Saint-Denis, en présence notamment de sa créatrice Edith Cresson, ancienne Première ministre et de Stéphane Troussel, président de la Seine-Saint-Denis, l’Ecole de la deuxième chance fêtait son vingtième anniversaire. L’E2C compte 4 sites dans notre département et y forme chaque année 624 jeunes sans diplôme ayant décroché du système scolaire.
Plus un·e jeune sur la touche ! C’est le credo de l’Ecole de la deuxième chance, qui s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans emploi ni formation. Des jeunes sans perspectives, un peu perdu·e·s, frustré·e·s de voir devant eux les portes de stages et d’emplois se fermer en se voyant reprocher leur manque d’expérience. Alors qu’ils·elles ont justement tellement envie de se forger une expérience !
Au sein de l’E2C (Ecole de la 2e chance), les jeunes travaillent en groupe, avec des niveaux hétérogènes, mais avec des parcours individualisés. « On propose d’abord des tests de positionnement pour savoir où en est le jeune en communication orale, ou s’il aura besoin d’utiliser les maths dans son projet professionnel », explique Kristell Collet, la responsable pédagogique. Au total, neuf domaines sont travaillés, de la culture à l’anglais, en passant par le développement durable. « L’objectif est d’acquérir des bases solides pour ensuite aller dans une formation où le jeune réussira aussi dans les matières générales », complète Dimitri Sandler, docteur en philosophie qui partage son temps entre des ateliers de philo et le poste de responsable communication de l’école.
Pas de notes et priorité à l’acquisition de savoirs directement utilisables en situation professionnelle. « Ils s’auto-évaluent et décident quand ils se sentent prêts à passer un nouveau test, précise Dimitri Sandler. Nous sommes là pour réparer collectivement ces jeunes abîmés par un passé scolaire souvent douloureux, ou une mauvaise orientation. On leur redonne confiance et un amour-propre. » La pédagogie par projets est encouragée, afin d’ancrer des savoirs et des compétences durablement. « En réalisant un CV, les stagiaires apprennent à utiliser Word, tout en essayant d’identifier leurs acquis et à les formaliser », illustre Kristell Collet.
Si chaque jeune suit un parcours personnalisé, le travail au sein de l’E2C repose sur trois piliers. Premier pilier, les ateliers de remise à niveau des savoirs fondamentaux : communication orale et écrite, mathématiques, numérique et bureautique… Le programme est adapté aux besoins de chaque stagiaire et de son projet. En Seine-Saint-Denis, les élèves abordent même la philosophie, la connaissance du monde contemporain, de l’EPS et du théâtre. Deuxième pilier, l’élaboration du projet professionnel.
« Beaucoup de jeunes arrivent avec un projet sous-dimensionné, car ils se sont trop souvent entendu dire : « Tu es un bon à rien ! » ou « Tu es nulle ! » tout au long de leur scolarité, explique Hervé Coué, directeur de l’E2C de La Courneuve. Notre rôle est de leur démontrer que même en ayant été en échec avant, ils ont du potentiel, et on va les aider à construire un projet plus élaboré. » Troisième pilier, le parcours citoyenneté. « C’est un point essentiel que nous avons voulu offrir aux jeunes du 93, car on ne peut pas intégrer le monde de l’entreprise sans avoir des bases d’un comportement citoyen », affirme le directeur. « Les stagiaires vont ainsi visiter la basilique de Saint-Denis, l’Institut du Monde arabe, le Panthéon et le musée des arts d’histoire du Judaïsme, avec un guide conférencier qui travaille avec nous depuis plusieurs années et dont la pédagogie est adaptée à notre public. »
Acquérir cette si précieuse expérience, vérifier par eux·elles-mêmes si le métier qu’ils envisagent correspond bien à leurs attentes… Chaque jeune effectue plusieurs stages en alternance, trois semaines à l’école, trois semaines en entreprise. Le réseau de l’E2C compte 8 000 entreprises, de quoi trouver un stage selon ses espérances. « Près de 98 % des jeunes ont un CV vierge en arrivant à l’E2C, reprend Hervé Coué. Ils ressortent de notre dispositif avec une attestation de compétences des acquis, une sorte de passeport qui leur permet d’aller se vendre sur le terrain. »
La recette fonctionne, un an après le parcours, l’E2C compte 68 % de sorties positives, vers un emploi ou une formation qualifiante. Une réussite qui se compte en réussites !
Mariam Sako, 21 ans, habite Epinay et a intégré l’E2C de La Courneuve.
A 16 ans, elle avait déjà son bac en poche, était déterminée à poursuivre des études de comptabilité, un domaine où elle se sent à sa place. Mais dans sa vie personnelle, les problèmes et les difficultés s’enchaînent et elle décroche. « J’ai voulu m’y remettre, je cherchais des stages, mais pas moyen. On me reproche sans arrêt mon manque d’expérience. Je ne savais plus quoi faire, je pleurais beaucoup. C’est Pôle emploi, qui m’a orientée vers l’E2C. J’avoue, j’étais sceptique au début. Mais avec l’E2C, j’ai repris confiance en moi. J’ai déjà fait un stage de comptabilité au sein d’une entreprise de nettoyage. Ça s’est bien passé et ils m’ont proposé un contrat en apprentissage. Mais je prends mon temps car bientôt j’aurai un autre stage dans un cabinet comptable, avec une partie juridique en plus. J’ai hâte de découvrir tout ça ! »
JPEG - 268 koElkhou, 21 ans, habite Montreuil et a intégré l’E2C de Rosny-sous-Bois.
Après un Bac ES, Elkhou s’inscrit à Paris 8 en géographie et environnement mais il est déçu par son expérience à la fac : « Je n’ai pas apprécié l’ambiance, les cours magistraux… C’était du bourrage de crâne. Alors je suis parti en BTS compta en alternance. Moi j’ai tellement galéré pour trouver une entreprise que je voulais arrêter. Ras le bol de l’école ! Je voulais faire une formation rapide sur un an pour trouver du travail et on m’a conseillé l’E2C, pour découvrir le métier que je voulais faire. Parce qu’en vrai, je ne savais pas ! Lors de l’entretien ils m’ont posé beaucoup de questions, j’étais écouté. L’ambiance est très cool, tout le monde s’entraide, et les cours sont adaptés à ce qu’on sait déjà et ce qu’on veut apprendre. Durant le premier mois d’essai, tu dois trouver ton stage. Mais ils t’aident ! Et si tu n’as pas de CV, ils t’aident aussi à le rédiger. On a aussi des cours d’éloquence, du théâtre pour les timides. Mon premier stage je l’ai trouvé chez Deverel, un magasin de vêtement pour hommes. J’ai vu que ça ne me plaisait pas, c’est important aussi, savoir ce qu’on n’aime pas ! Mon référent m’a conseillé l’hôtellerie, et j’ai découvert le métier de gouvernant. J’ai fait un stage à l’hôtel Mob House à Saint-Ouen. Ça m’a plu ! Entre temps avec les autres on a mené un projet sur l’esclavage, on a fait des vidéos, de la musique, des vidéos… on est partis à Nantes. C’est une autre façon de voir l’esclavage, pas comme à l’école. Ensuite, nous sommes partis en stage Erasmus à Bruxelles. Chacun son stage, moi j’étais dans un palace, l’hôtel Plaza. C’est important toutes ces sorties, ça ouvre des horizons. Depuis, j’ai choisi une formation de gouvernant, je commence en septembre ! »
JPEG - 228.9 koFanta, 20 ans, habite Aubervilliers et a intégré l’E2C de La Courneuve.
Fanta est née en Espagne de parents sénégalais, elle a rencontré son fiancé lors d’un voyage en France et est venue le rejoindre il y a quelques mois. « Je ne savais ce que je voulais faire, quand on m’a parlé d’Ecole de la deuxième chance, je n’étais pas motivée. Encore l’école… J’y suis allée, mais au départ c’était juste pour ne pas rester à la maison ! Ils ont tous été attentifs, m’ont posé des questions, j’ai rencontré un psychologue… C’était comme s’ils étaient là juste pour moi ! J’ai pu trouver un stage, je n’y croyais plus. Le premier dans un magasin de prêt-à-porter. C’était bien, mais pas pour moi ! J’en ai fait un autre d’auxiliaire de vie dans une maison de retraite. J’aime bien aider les gens. Mais je pense que je peux faire autre chose. J’ai pensé à agent d’escale, j’essaie de trouver un stage. On m’a dit que comme je parle plusieurs langues, c’est un atout. Je parle espagnol, catalan, anglais et diakhanké, mais c’est juste la langue de mes parents. Et le français, je l’ai appris presque toute seule, je n’avais qu’une heure par semaine à l’école. J’ai appris avec la musique, les films, les livres…. Alors je pense, qu’agent d’escale, ça pourrait me convenir. Je pourrais bien débuter ma vie, pour de vrai ! »
Photos : Jérémy Piot

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La cuisine centrale de Clichy-sous-Bois expérimentera dès janvier 2023 la fin des barquettes en plastique pour la préparation des repas des collégien·ne·s. Stéphane Troussel et Frédérique Denis, la conseillère déléguée au plan alimentaire territorial ont rencontré les agent·e·s chargé·e·s d’accompagner cette petite « révolution culturelle ».

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Chaque semaine, un·e habitant·e du département nous confie ce que change Paris 2024 dans sa vie. C’est au tour de Nathalie, fondatrice de l’association Lapla’jh. Son but : rendre les activités aquatiques accessibles à tous les types de handicap. Alors les Jeux sont pour elle, une opportunité de développer ce « vivre ensemble ».

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Chaque semaine, un·e habitant·e du département nous confie ce que change Paris 2024 dans sa vie. C’est au tour de Romain, prof d’EPS, qui initie les jeunes à l’escalade. Pour son sport, pour les jeunes, pour la Seine-Saint-Denis, il considère ces Jeux comme « une chance ».

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