Le tueur en série Charles Sobhraj, dit « le Serpent », est en France – Le Point

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Expulsé par les autorités du Népal après y avoir passé vingt ans en prison, le Français, condamné pour meurtres, est de retour à Paris.
Temps de lecture : 3 min
Il est soupçonné d’une vingtaine de meurtres dans les années 1970 en Asie. Celui qui a inspiré la série diffusée sur Netflix Le Serpent, le tueur en série français Charles Sobhraj, est arrivé ce samedi 24 décembre au matin à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle à bord d’un avion en provenance de Doha, au Qatar. L’homme de 78 ans avait été expulsé, la veille, du Népal, après y avoir passé vingt ans en prison pour le meurtre de deux touristes nord-américains.
À son arrivée, Charles Sobhraj a aussitôt été pris en charge par la police aux frontières pour des « vérifications d’identité », a indiqué une source aéroportuaire à l’AFP, qui a précisé qu’il n’était « ni recherché, ni poursuivi » en France et pourrait quitter l’aéroport une fois ces vérifications effectuées.
Dans l’avion qui le conduisait à Doha, où il est arrivé en transit vendredi soir, le septuagénaire a assuré au journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) qu’il était « innocent » des crimes qui lui sont reprochés. Interrogé pour savoir s’il avait été décrit à tort comme un tueur en série, il s’est exclamé : « Oui ! oui ! Je suis innocent dans tous ces dossiers, OK ? […] Tout a été bâti sur de faux documents », a-t-il affirmé dans cet entretien exclusif à l’AFP.
« J’ai beaucoup de choses à faire. Je dois poursuivre de nombreuses personnes en justice, y compris l’État du Népal », a-t-il déclaré. « Le juge, sans interroger le moindre témoin […] et sans permettre à l’accusé de présenter le moindre argument, a écrit le verdict, a-t-il ajouté. Les tribunaux du Népal, […] tous les juges, étaient partiaux. »
La Cour suprême du Népal, qui a décidé sa remise en liberté mercredi, a affirmé que Charles Sobhraj avait besoin d’une opération à cœur ouvert et que cette décision était conforme à une loi népalaise autorisant la libération des prisonniers alités ayant déjà purgé les trois quarts de leur peine. Elle a ordonné qu’il soit expulsé dans les 15 jours vers la France.
Encadré par des policiers arborant des gilets pare-balles, Charles Sobhraj, portant un masque médical, n’avait fait aucun commentaire à la foule de journalistes qui l’attendait à sa sortie de prison. « Le gouvernement du Népal veut le renvoyer dès que possible. Sobhraj le veut aussi », avait précisé son avocat Gopal Shiwakoti Chintan. Avant l’annonce de son transfert, le ministère français des Affaires étrangères avait de son côté fait savoir que la France l’accueillerait si une demande d’extradition lui était « notifiée ».
Citoyen français de mère vietnamienne et de père indien, Charles Sobhraj a commencé à parcourir le monde au début des années 1970 et s’est retrouvé dans la capitale thaïlandaise, Bangkok. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, il se liait d’amitié avec ses victimes, souvent des routards occidentaux sur la piste des hippies des années 1970, avant de les droguer, de les voler et de les assassiner.
« Il méprisait les routards, de pauvres jeunes drogués. Lui se voyait en héros criminel », confiait en 2021 à l’AFP la journaliste australienne Julie Clarke, qui l’a interviewé. Surnommé le « tueur au bikini » en 1975 après la découverte du corps vêtu d’un seul bikini d’une Américaine sur une plage en Thaïlande, cet homme a été lié à plus de 20 meurtres.
L’autre surnom de Charles Sobhraj, « le Serpent », lui vient de sa capacité à prendre d’autres identités pour échapper à la justice. Il est devenu le titre d’une série à succès réalisée par la BBC et Netflix, qui s’inspire de sa vie.
Arrêté en Inde en 1976, il a passé 21 ans en prison, période marquée par une brève évasion en 1986 après avoir drogué les gardiens. Il avait finalement été arrêté dans l’État indien du Goa. Libéré en 1997, il s’est retiré à Paris, mais a refait surface en 2003 au Népal, où il a été repéré à Katmandou et arrêté. L’année suivante, un tribunal l’a condamné à la prison à vie pour l’assassinat en 1975 de la touriste américaine Connie Jo Bronzich. Dix ans plus tard, il a aussi été reconnu coupable du meurtre du compagnon canadien de Mme Bronzich.
Nadine Gires, une Française qui vivait dans le même immeuble que Charles Sobhraj à Bangkok, a dit à l’AFP l’année dernière qu’elle l’avait trouvé au départ « cultivé » et impressionnant. Mais en fin de compte, « il n’était pas seulement un escroc, un séducteur, un voleur de touristes, mais un meurtrier diabolique ».
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Papi-casquette n’a plus qu’à s’acheter une Citroën, il ressemblera aux centaines de milliers d’autres. Toujours se méfier des papi-casquettes en Citroën.
« Entree iciii Chaarles Sobraa… ! « 
(On dirait du Malraux)

Les meilleurs de nos jeunes, nos bac + 12, s’en vont (combien, hautement diplômés et hautement créatifs, qui quittent chaque année la France pour être notre nouvelle diaspora, et continuer de porter nos couleurs !).
Les « pires » rentrent, et on le sait.

Pourquoi pas alors carrément le tapis rouge pour ce… « reptilien » (Nb : ce surnom de « serpent » est de lui) !
Certes Monsieur Badinter va nous dire (il ne sait que dire ça !) que l’individu ne fait « qu’exercer ses droits » !
Mais quand même…
Nos « autorités » n’auraient-elles pu tout faire pour dissuader les népalaises de nous envoyer, ou renvoyer, (à Noël, en plus !) ce « colis « quelque peu malodorant ? On est sûr du contraire.
… Une immigration  » choisie  » de qualité.
La France bonne poire et toujours bonne fille… Au moins je sais pourquoi et pour qui je paye des impôts…
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