Le conflit au port de Québec s'envenime – Radio-Canada.ca

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Les 81 débardeurs sont en lock-out depuis le 15 septembre.
Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Pneus crevés, intimidation, plaintes à la police, la tension est forte dans le conflit opposant la Société des arrimeurs de Québec à ses syndiqués.
Il y a une ligne de piquetage qui est faite, mais c’est dans le calme et dans le respect, soutient Stéphane Arsenault, président du syndicat des débardeurs du port de Québec, dont les 81 employés sont en lock-out depuis le 15 septembre.
Un discours qui tranche avec celui de la Société des arrimeurs de Québec qui, tôt mardi matin, a diffusé un communiqué dénonçant que certains syndiqués aient eu recours à de la violence et à de l’intimidation en posant des gestes qu’elle qualifie de regrettables et qui ont fait l’objet de plaintes à la police.
Wow, purs mensonges, réplique le représentant syndical en poste depuis 25 ans. Il y a eu des gestes qui ont été reprochés, mais rien n’est relié à nous, ajoute-t-il, jurant qu’aucun des employés ne fait l'objet d'une enquête ou n’a été arrêté.
« C’est certain que quand tu franchis une ligne de piquetage, c’est quand même intimidant, on le comprend. »
C’est quand même désagréable quelque part parce qu’il faut faire valoir nos droits. Ce qu’on fait comme représentation est légitime, concédant que la colère gronde parmi les syndiqués.
C’est un manque de respect de l’employeur. S’il s’attend à passer sur les lignes et se faire dire qu’il est beau et qu’il est fin, non merci.
Parmi les gestes reprochés à certains débardeurs, on rapporte des pneus crevés et de l'intimidation envers la conjointe d'un travailleur de remplacement.
Dimanche, un débardeur a été percuté par une voiture sur la ligne de piquetage. Selon le syndicat, le ton aurait monté entre le conducteur du véhicule et les manifestants qui lui barraient la route. L'automobiliste aurait forcé la ligne de piquetage en fonçant sur un manifestant, qui s'est retrouvé sur le pare-brise du véhicule.
Quand on passe sur la même autoroute et qu’on passe une personne qui est un cadre, c’est rendu qu’on se fait accuser qu’on suit, déplore Stéphane Arsenault, réfutant les accusations de filature. Je m’excuse, on retourne à la maison et c’est normal.
« Qu’ils viennent prouver le contraire si ça a eu lieu. »
Le représentant syndical croit que ces accusations détournent le débat et considère que la partie patronale devrait plutôt retourner à la table de négociation, lui qui se dit prêt à négocier 24 heures sur 24 et même le jour de Noël.
Tous les contextes sont bons pour ne pas s'asseoir. Présentement, dans plus de 55 % des rencontres, l’employeur n’était pas assis. La majorité des journées, il reste dans le passage et ne vient pas en avant de nous.
Dans le même communiqué, la Société des arrimeurs de Québec soutient que les débardeurs bénéficient de conditions de travail plus qu’avantageuses et qu’elle a déposé des offres généreuses visant non seulement à bonifier les conditions de travail de ses employés, mais aussi à permettre aux arrimeurs et aux débardeurs de Québec de continuer à se distinguer dans l’industrie nord-américaine par l’excellence de leur service et leur esprit d’innovation.
Le syndicat considère que cette stratégie de la partie patronale ne trouvera pas écho chez les employés en lock-out et que c’est un coup d’épée dans l’eau.
On ne s’est jamais plaint de notre salaire, c’est le plus beau métier du monde, raconte Stéphane Arsenault.
C’est une question d’en faire un métier qui est respectueux des années 2022, soit que les employés vont avoir une vie, où les gens vont venir bien gagner leur vie, mais ils vont être capable d’avoir une gestion famille et loisirs, ce qui permet la rétention de personnel.
Si le président du syndicat s’attend à ce que le conflit traîne en longueur, il pourrait aussi laisser des traces à long terme dans le port.
Les dégâts vont être incommensurables, il vient de perdre 81 employés. Les gens n’auront plus le même cœur à l’ouvrage, prévient-il.
Des séances de négociation sont à l’agenda les 28, 29, 30 novembre et 1er décembre.
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