Le collectif « +1 » explore les enjeux de l'emploi et de l'insertion à l … – Usbek & Rica

Mardi 29 novembre 2022, le collectif « +1, pour une écologie en actions » a clôturé son deuxième cycle avec une session consacrée à la question de l’emploi et de l’insertion dans le contexte de la transformation écologique. Une fois n’est pas coutume, ce prototype de concertation lancé par Veolia en partenariat avec Usbek & Rica, bluenove et la REcyclerie, avec le soutien du Comité 21, a su mobiliser l’intelligence collective pour faire émerger des pistes de réflexion en faveur d’une transition à la fois juste et équilibrée, et d’une formation favorisant le passage à l’action.
Face à l’urgence écologique, la question du « sens » au travail est presque devenue une évidence. Plus encore qu’une démarche d’épanouissement personnel, la problématique est désormais sociétale. Car tout le monde ou presque est concerné : en 2017, une étude du think tank californien « l’Institut pour le futur » estimait que 85 % des emplois de 2030 n’existaient pas encore. La transformation du monde professionnel est enclenchée : « Certaines filières et métiers vont disparaître : ce n’est pas quelque chose de doux et on doit l’accompagner pour ne pas laisser au bord du chemin les personnes les moins qualifiées qui seraient les perdantes de cette transformation », a introduit Frédérique Lellouche, directrice du Comité 21, en ouverture de cette session de « +1 ». « Il peut y avoir des inquiétudes par rapport aux transformations à venir donc il est important de faire le tour des préoccupations et d’organiser un dialogue », a-t-elle préconisé. 
Organiser une « transition juste et équilibrée » : telle est la problématique qui a animé le premier temps de la keynote d’inspiration. Directeur du développement social en charge du dialogue social chez Veolia, Olivier Carlat a tenu à souligner la dimension « humaine » de cette transformation des métiers – qui recouvre des enjeux d’identité et de sociabilité au travail –, ainsi que l’ancrage « territorial » des emplois. Lancé par Renault en 2020, le projet Refactory de transformation du site de production de Flins (Yvelines) en première usine européenne d’économie circulaire dédiée à la mobilité, prouve néanmoins que des adaptations vertueuses sont possibles sans pénaliser les collaborateurs. 
En réalité, a rappelé Damien Brochier, chargé de mission partenariats et formation professionnelle au Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ), de tout temps des métiers ont émergé, décliné ou disparu. Que l’on pense, par exemple, aux réparateurs de vélos qui ont le vent en poupe depuis quelques années en France ! Autre argument qui incite à relativiser la disparition annoncée de 85 % des emplois : « les nouveaux métiers sont très souvent fondés sur l’hybridation des compétences portés par des métiers existants ». Le tout, selon lui, est de permettre aux individus de prendre conscience de leurs compétences : « Les entreprises doivent être en mesure de former des professionnels reconnus dans leur métier, mais aussi leur donner la possibilité d’identifier les compétences qu’ils détiennent afin qu’ils puissent facilement exercer d’autres métiers au cours de leur vie professionnelle. » 
La question de la formation pose aussi celle du passage à l’action. Pour Yannick Servant, cofondateur de la Convention des Entreprises pour le Climat réunissant 150 dirigeants d’entreprises françaises, l’impulsion doit (aussi) venir du haut. Une fois que les PDG ont pris conscience de l’ampleur de l’urgence écologique « dans leurs tripes  » et qu’ils accordent à leurs équipes la « permission » d’agir, « il peut se passer des choses formidables », a-t-il assuré en insistant sur l’importance de la coopération entre les entreprises, nécessaire pour amener un véritable changement de paradigme au sein d’un secteur d’activité. Ce « déclic », qui peut par exemple être amené par la Fresque du Climat (une formation en trois heures pour comprendre le changement climatique), n’est néanmoins pas suffisant selon la directrice Learning groupe chez Veolia, Morgane Vidal : « il faut donner aux collaborateurs les moyens d’agir ». Comment ? À la fois à travers des « connaissances et un langage communs  » (via des modules d’e-learning par exemple) et des formations plus ciblées en fonction des métiers.
Cette phase d’inspiration a ensuite laissé place à l’atelier d’intelligence collective. Les participants ont d’abord été invités à réfléchir individuellement aux évolutions possibles qui attendent leur métier et leur secteur d’activité à l’horizon 2030, avant de partager leurs réflexions avec des membres issus de la même catégorie de parties prenantes. Les bouleversements relevés étaient nombreux. De la même façon que le groupe « Salariés » a évoqué une « casquette transformation/innovation dans le quotidien de chacun », « l’émergence de nouveaux collectifs pour mieux coopérer » et une « nécessité d’accompagner face à des réglementations de plus en plus contraignantes », le groupe « Actionnaires » a anticipé des mutations dans les métiers de la banque et de la gestion d’actifs, où la performance financière pourrait être amenée à cohabiter toujours plus étroitement avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Pour les représentants de la catégorie de parties prenantes « Planète », ces changements amènent une évolution profonde du travail, qui doit plus que jamais rimer avec « autonomie » et « émancipation », et s’inscrire pleinement dans l’avènement d’une « société apprenante » qui ne cesse d’ « apprendre à apprendre ». 
Les membres de « +1 » se sont ensuite associés au sein de groupes réunissant une diversité de parties prenantes afin de réfléchir ensemble d’une part sur les conditions d’une transition juste et équilibrée, et d’autre part aux leviers pour conjuguer formation et passage à l’action. L’un des groupes a ainsi proposé de systématiser un « indispensable » bilan des compétences à l’échelle individuelle afin de mieux anticiper et diagnostiquer les compétences d’aujourd’hui et de demain. Encore faut-il prendre en compte les particularités des territoires et des pays dans lesquels sont ancrés les emplois, a fait valoir au sein d’un autre groupe Olivier Eugène, Head of Climate chez Axa : « Quand on est une entreprise multiterritoriale, la définition d’une transition juste est variable.  » Et mettre en place des indicateurs pertinents pour piloter les stratégies touchant à la transformation des compétences et des métiers, a suggéré de son côté Aymeric Marmorat, directeur exécutif du Bachelor ACT, au sein de l’ESSEC. De coopération, il a aussi été question, à travers la proposition de ce dernier d’encourager les mutations inter-entreprises consistant à transférer compétences et emplois entre différentes organisations en fonction des besoins du marché à l’heure de la transformation écologique.
La clé du passage à l’action, a ensuite ajouté Amélie Rouvin, fondatrice d’EChOSOPHIA, dépasse le domaine du rationnel. «  Il faut libérer le cœur des PDG, qu’on s’autorise à vivre cette écologie de l’intérieur », a-t-elle formulé en évoquant la Convention des entreprises pour le climat. Accorder une telle place aux émotions impliquerait aussi d’ « interroger nos normes culturelles » et en particulier définir les « caractéristiques que l’on attend chez les leaders », a commenté par la suite Yannick Servant. Et si on remplaçait la logique de la compétition par un «  leadership du cœur » ?
Même posture du côté du groupe représenté par la consultante spécialiste du leadership régénératif Emmanuelle Aoustin, convaincue que ce qu’il faut encourager en priorité est la « capacité du passage à l’action », laquelle passe par «  la créativité, le collaboratif, l’alignement avec ses valeurs et les valeurs de l’entreprise. » Tout l’enjeu est finalement d’ « intégrer l’action à la formation » et de faire en sorte que cet engagement ne soit pas ponctuel mais continu et répété. Malgré l’urgence, la transformation écologique est un combat de longue haleine.
 
 
Un Cahier de la transformation écologique résumant ce temps d’échange autour d’une coopération plus ouverte et plus diverse au service de l’innovation sera publié prochainement, afin que la méthode « +1 » puisse continuer à essaimer dans d’autres contextes et géographies. Le collectif « +1 » se réunira à nouveau en 2023, sous de nouvelles formes.
Aujourd’hui, pour ce nouveau voyage en 2030 Glorieuses, Julien Vidal part à la rencontre d’Alexandre Rambaud, Maître de conférences à AgroParisTech-CIRED, chercheur associé à l’Université Paris-Dauphine et Codirecteur de la chaire “Comptabilité Ecologique”. 

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