Le bilan de l'Été culturel 2022 dans le Grand Est – culture.gouv.fr

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Drac Grand Est
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Publié le 27.09.2022
La DRAC Grand Est a accompagné 201 projets et mobilisé 1 180 000 € dans le cadre de l'Été culturel pour irriguer culturellement l'ensemble du territoire du Grand Est.
 
La DRAC Grand Est a décliné, pour la troisième année consécutive, sur le territoire régional l’opération nationale Été culturel.
La manifestation s’inscrit désormais de façon pérenne dans l’offre culturelle estivale et permet à chacun sur le territoire régional d’accéder à une offre culturelle de qualité, et de soutenir la création artistique, notamment les jeunes diplômés. 
En 2022, ce sont 1,18 millions d’euros qui ont été engagés par la DRAC Grand Est, en faveur des artistes et des territoires de la région.
– favoriser la participation à la vie culturelle, avec des propositions gratuites accessibles à tous les publics en particulier les Français ne partant pas en vacances, les jeunes publics et les publics empêchés
– faciliterl’insertion professionnelle des jeunes diplômés d’établissements d’Enseignement Supérieur Culture (ESC).
– porter une attention particulière aux territoires prioritaires : les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les zones rurales
369 professionnels de la culture et 539 artistes mobilisés
201 projets, dont 116 résidences « Jeunes Estivants »
201 projets menés en partenariat avec les collectivités territoriales
75 projets portés par les collectivités territoriales
269 structures culturelles mobilisées et 25% de structures nouvellement identifiées
80 360 bénéficiaires, contre 48 000 en 2021, dont 39 000 enfants et adolescents, 1 000 personnes âgées, 180 personnes en établissements de soin.
100% des projets menés dans les territoires ruraux et les quartiers de la politique de la ville
plus de 400 jeunes artistes diplômés de l’enseignement supérieur de la culture  toutes  disciplines
L’opération Les Estivants du livre propose, en partenariat avec le réseau de la lecture publique, une centaine de projets autour du livre, de la lecture et des médias :
Les bénéficiaires du Pass Culture du Grand Est bénéficiaient de propositions culturelles géolocalisées des opérateurs culturels de la région.
183 projets soutenus, impliquant des jeunes diplômés des établissements supérieur culture depuis moins de 5 ans.
Le Lady Macbeth proposé par la Cie 1001 est un projet tout public accessible aux enfants et pré-adolescents.
Ce spectacle a pour ambition de faire (re)découvrir ce grand classique du théâtre à travers les arts marionnettiques, visuels et musicaux.

Pendant la résidence de la compagnie au sein de l’espace 110, deux axes ont été développés.

Dans un premier temps, des ateliers de pratique menés avec deux groupes d’enfants autour de la technique rare et encore toute jeune du costume marionnettique. Une pratique qui convoque différents métiers (marionnettiste, scénographe, costumier) et qui permet de créer des états de corps inédits.
Et dans un second temps, la poursuite des recherches sur lesdits costumes, enrichie par les nombreux échanges de l’artiste avec les participants aux ateliers.
Billybeille est un projet de théâtre musical tout public, dès 8 ans. Pour faire exister le monde de Billy, petit garçon atteint d’un trouble de déficit de l’attention, la Cie Uni Vers fait dialoguer le texte d’Evan Placey avec les compositions musicales de Léa Moreau, c’est de ce mariage que naît une nouvelle réalité, celle de Billy.

Cette résidence estivale visait à terminer la création du spectacle, en y intégrant une chanteuse au spectacle et en travaillant la création lumière, mais aussi de permettre une première confrontation entre Billybeille et le jeune public auquel il se destine. Différents temps de partage et d’atelier ont été organisés afin de réfléchir ensemble aux thématiques de la pièce : le handicap, la différence et l’acceptation de l’autre.

Fin août une petite forme a été proposée aux enfants encore en colonie de vacances et le 1er octobre le spectacle sera joué devant les familles lors d’un temps fort mené par la Maison de Courcelles.      
Le Collectif Latéral de Sécurité prône un principe d’ouverture et du travail ensemble, il réunit divers artistes, qu’ils soient comédiens, musiciens, compositeurs, auteurs ou vidéastes.

Durant l’été les artistes qui le composent se sont associés à Speaker, un média participatif ayant pour objet d’encourager l’expression des habitants issus des quartiers dits populaires.

Implantée à la Meinau, l’association permet à des jeunes habitants de se former à l’écriture journalistique et aux métiers de l’audiovisuel grâce à des partenariats avec des médias et des professionnels, et propose des ateliers d’art oratoire.

Ensemble, ils ont proposé pendant tout le mois de juillet des ateliers d’improvisation à trois groupes de volontaires. Ces ateliers ont été pour les membres du collectif une occasion pour éprouver et affiner leur concept improvisé « la Thérapie » qui reproduit le quotidien d’un membre volontaire du public : le patient. Invité par le personnage du thérapeute à venir se confier dans son cabinet sur scène, il deviendra le héros de l’histoire qui démarre par une question : « Que souhaiteriez-vous changer dans votre vie ? ».
Cet été a constitué l’ultime temps de résidence pour la création de Claudette le dernier spectacle de la Cie Les Fées du Logis, accueillie à la NEF par le Pôle Spectacle Vivant de la Communauté d’agglomération de Saint-Dié-Des-Vosges.
Conte musical en vidéo projection, silhouettes et marionnettes, accessible à partir de 8 ans, ce spectacle met en scène une jeune fille de 15 ans qui se bat pour avoir le droit de s’assoir où elle veut dans le bus. Un voyage dans le monde ségrégationniste des années 50 en Alabama.
Pendant une semaine en juillet, la compagnie est intervenue auprès d’un groupe d’enfants afin de travailler avec eux sur les thèmes qui émergent à la découverte de la vie de Claudette Colvin : la guerre, le racisme, l’exclusion. L
’objectif en fin de semaine étant de réussir à mettre en scène, à l’aide de marionnettes fabriquées ensemble, une injustice et la présenter à tout le groupe.
Déesses (je me maquille pour ne pas pleurer) raconte l’histoire d’Astrid, une femme de 30 ans, infirmière en formation et mère en fonction, qui tente de s’en sortir en se raccrochant à la “beauté”.
L’histoire la prend en plein dans un rituel de beauté qui demande pause et patience. Au milieu de ce temps arrêté, dans sa salle de bain, tout redevient possible. 
Attachée à la médiation au cœur de la création, la Cie Delta Bergamote a pu passer du temps avec des femmes mobilisées par l’association Femmes Relais 08 lors d’ateliers d’écriture et de collectage de récits qui ont nourri la pièce, mais aussi lors de moment moins formels, espaces essentiels à la création d’un climat de confiance indispensable lorsque l’on cherche à atteindre l’intime.
Cette résidence a servi de premier temps d’exploration : dramaturgie, découpage des paroles, travail de lectures et d’intention et recherches sonores, scénographie et costumes, rendu possible par la mise à disposition d’un espace au sein de la MJC Calonne.
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Inspiré par La Moldau, poème symphonique du compositeur Bedřich Smetana, l’artiste Léo Sallez a choisi d’utiliser la musique pour raconter des histoires et dépeindre des horizons où nous transporter.
Cette résidence estivale a constitué pour l’artiste, installé dans la commune de Corcieux, une occasion de faire des expériences avec l’aide des habitants. L’objectif annoncé est de réussir à transporter un espace naturel dans un lieu autre par le biais du son, et ainsi faire le récit d’un environnement.
L’espace naturel choisi pour cette recherche est la forêt, haut lieu de l’imaginaire, des fantasmes et du mystère. Après être allé à la rencontre des habitants, l’artiste a composé une banque de sons naturels qui formeront la base d’un travail de composition s’inspirant des histoires collectées.
La banque de données originales a été étoffée par des bruits artificiels créés en partenariat avec des volontaires lors de séances d’enregistrement en groupe, à la manière du travail des bruiteurs de cinéma.
Ces poèmes musicaux mêlant naturel et artificiel ont enfin été diffusés dans l’espace public de la commune.
La Compagnie Zia, implantée à Nancy, a été créée en septembre 2021 à l’occasion de son premier spectacle d’après le roman de Christian Bobin : La Folle allure.
Il s’agit d’un spectacle de théâtre musical s’adressant à tous les publics, à partir de 7 ans. Son dispositif presque autonome permet à la fois de pouvoir jouer dans des théâtres, mais aussi, et avant tout, dans des espaces non-dédiés tels que des salles des fêtes, granges, hangars, etc.
La résidence, en immersion dans le village d’Affléville, a été l’occasion pour les artistes de la compagnie de développer un projet commun avec les habitants et scolaires grâce à la mise en place d’ateliers d’écriture, de percussions, d’une chasse au trésor, d’une parade festive, d’une randonnée-lecture et de  répétitions ouvertes.
Autant de temps partagés qui doivent permettre de fédérer les énergies autour de ce premier projet et de nourrir la création.
Cette résidence verra son aboutissement lors de la création du spectacle en novembre 2022, à la salle polyvalente d’Affléville. 
Florence Niederlander, 48 ans, a été diagnostiquée d’un Alzheimer précoce à l’âge de 42 ans.
Désemparée, elle se lance dans l’écriture d’un journal intime destiné à son fils, âgé de 12 ans à l’époque.
La fixation des souvenirs sur un support stimule en effet les parties du cerveau atteintes par la maladie et peut en ralentir la progression.
Au même titre que l’écriture, la photographie permet de réactualiser et convoquer un souvenir, un état d’esprit, une humeur chevillée au moment où l’on a appuyé sur le déclencheur. Nicolas Serve, qui porte la double casquette de photographe et de journaliste, a proposé pour sa résidence la mise en place d’ateliers de co-création avec des patients du GHT Cœur Grand Est, plus particulièrement dans le pavillon d’accueil de jour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans la petite commune rurale de Joinville.
Cet atelier a proposé une recomposition photographique et documentaire d’un récit intime sur la base d’une méthodologie proche de l’enquête journalistique : collecte de témoignages et de documentation puis réalisation de prises de vues photographiques.
Ce travail sera restitué lors d’une exposition dont le vernissage aura lieu le 03 octobre.
Au travers de cinq tableaux, Henri Pichette, jeune poète marqué par l’expérience de la guerre, retrace les aventures de la vie d’une jeune poétesse du siècle dernier. Celle-ci naît et voit le monde naître avec elle, puis découvre la Ville où elle est confrontée à son grand adversaire : Monsieur Diable.
Les Epiphanies est le nouveau texte porté par la Cie Le Théâtre des Opérations, qui s’est associée pour sa résidence ESTivale à la MARPA Beauregard (maison d’accueil pour personnes âgées).
Le texte met en avant une langue poétique légère et des personnages très. Pour ce spectacle les artistes ont recours à un travail de jeu, de danse et de musique : en se fondant sur ces techniques, ils ont organisé des ateliers avec le groupe scolaire Jean Minard et 17 résidents de la MARPA.
Trois démarches conjointes sont développées : avec les résidents de la maison d’accueil a été travaillée la question du souvenir via la danse ; avec les enfants un travail a été mené autour des figures héroïques, les initiant au jeu et à l’incarnation de personnages, mais aussi au chant et au travail du chœur ; enfin des temps communs ont été proposés afin de faire communiquer les deux groupes.
L’enjeu de ces rencontres est de faire éprouver aux uns et aux autres le propos central du spectacle : la nécessité absolue d’un passage de témoin entre ancienne et nouvelle générations.
Pour une Histoire des émotions est un cycle théâtral, se base sur Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe et cherche à interroger quelles sont les difficultés de chaque nouvelle génération.
En partie improvisée, basée sur des canevas écrits en amont, la parole au sein de la représentation se partage entre artistes, spectatrices et spectateurs.
La Cie Palabres Palabres a pour ambition de créer une forme théâtrale dynamique et nouvelle, qui alternerait jeu sur scène, récit et parole directe avec le public en renouvelant par la même occasion le format habituel, en ne créant pas une seule longue pièce, mais plusieurs petites pièces, formant un cycle. La légèreté de cette forme devrait lui permettre d’être jouée en dehors des salles de spectacle.
C’est ce que les artistes ont souhaité éprouver en allant à la rencontre des jeunes accompagnés par l’association Foyer Notre Dame à Strasbourg, qui vient en aide aux mineurs isolés.
Les temps d’atelier pensés pour réfléchir ensemble à la manière dont se constitue un groupe où la parole circule avec fluidité entre toutes et tous et où se déjouent intimidations et conflits, ont été complétés par un temps de travail au plateau accueilli par le CIRA (centre international de rencontres artistiques) de Strasbourg.
Le Foyer Rural « le club des 7 » et la Compagnie Logos tissent depuis plusieurs années un lien, grâce auquel la compagnie a pu partager ses recherches artistiques avec les habitants. Ensemble, ils ont imaginé prolonger leur collaboration lors d’une résidence Jeunes ESTivants en s’adressant à un public plus large, celui de la Communautés de Communes Mirecourt – Dompaire.
Cet été a permis la rencontre des habitants du territoire avec les artistes autour d’une nouvelle thématique : la transmission. En tant qu’association d’éducation populaire, le Foyer Rural de Harol est particulièrement sensible à ce sujet et favorise à travers ses activités le lien intergénérationnel.
Les habitants ont d’abord pu découvrir l’équipe à travers le spectacle, puis des temps de rencontre autour de la transmission ont été organisés sous forme de recueil de témoignages et de fresque collaborative. Ces histoires de transmission ont servi à l’écriture de la version augmentée d’Huellas.
Dans un second temps, un temps fort de pratique Théâtre & Danse Flamenco a été proposé à celles et ceux qui souhaitaient s’associer à la création partagée.
L’aventure s’est terminée fin août lors d’un temps festif à où les spectateurs ont pu découvrir le spectacle éphémère écrit pendant l’été porté conjointement par les membres de la compagnie et un chœur composé d’interprètes amateurs du territoire, issus de toutes les générations.
Devenir relief est un projet de création graphique et chorégraphique articulé entre le dessin et le mouvement accueilli par la Résidence Azureva de Bussang dans les Vosges qui avait pour but d’explorer, observer et créer une banque d’image et de motifs, lignes et formes inspirés du paysage vosgien.
Les images prennent des couleurs, se tordent et se mêlent ensemble dans un livret. Une démarche de randonneuse chaloupée dans un espace sauvage, une nature vivante et foisonnante, qui donne lieu à un recueil d’illustrations de plus en plus abstraites pour créer un alphabet de mouvements.
A partir de ces dessins Aude Wiard a souhaité créer des performances en mouvement. A chaque motif, ligne ou couleur ont correspondu un déplacement, une intensité ou une durée, chaque dessin de paysage pouvant alors donner lieu à une chorégraphie différente.
Le livret a servi de base d’improvisation solo ou à plusieurs.
Le non dans mon silence, deuxième création de la Compagnie JE TU ELLE se veut comme une réponse, une deuxième partie, à Ni oui ni non c’est non, pièce dont la création a bénéficié en 2021 d’une résidence Jeunes ESTivants.
Ce nouveau projet se présente comme un dialogue entre deux générations. La pièce donnera la voix aux aînés, notamment parce qu’il est important pour les artistes de la compagnie de questionner les frustrations du passé pour imaginer la douceur du futur.
Cette suite, est fabriquée collectivement, de son écriture à sa conception : elle se créera en équipe complète, avec les quatre comédiens ainsi que la scénographe et le compositeur, mais elle a souhaité aussi se nourrir de rencontres et d’échanges avec les résidents d’EHPAD afin de recueillir leurs histoires, leurs vécus et interroger aussi ce qui, à leur avis, a changé aujourd’hui.
Grâce à la présentation de Ni oui ni non c’est non, les comédiens ont souhaité interroger le regard que portent les ainés sur les questions actuelles autour du consentement, et les faire résonner avec leurs expériences.
Ce travail de collecte s’est doublé d’un travail au plateau.

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