L'Arabie saoudite condamne l'attaque iranienne contre la région kurde en Irak – Arabnews fr

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DUBAÏ: L’Arabie saoudite a fermement condamné jeudi les attaques iraniennes contre la région kurde du nord de l’Irak.
Les Gardiens de la révolution islamique ont affirmé avoir tiré des missiles et des drones, ciblant des milices dans plusieurs sites kurdes et causant la mort de plus d’une dizaine de personnes.
«Le ministère des Affaires étrangères du royaume d’Arabie saoudite a fermement condamné les attaques iraniennes contre la région du Kurdistan de la République d’Irak, qui ont tué et blessé un grand nombre de personnes innocentes», a déclaré le ministère des Affaires étrangères du Royaume dans un communiqué.
«Le ministère des Affaires étrangères a réitéré son rejet total de toutes les attaques qui menacent la sécurité et la stabilité de l’Irak, soulignant l’importance pour la communauté internationale de s’élever contre toutes les violations commises par l’Iran et qui vont à l’encontre des lois, des chartes et des normes internationales», affirme le communiqué.
Le Royaume a également exprimé sa profonde sympathie et ses condoléances au gouvernement et au peuple irakiens.
Treize personnes ont été tuées et 58 autres blessées dans les attaques près d’Erbil et Sulaimaniya, au Kurdistan irakien, a annoncé l’agence de presse officielle irakienne, citant son service antiterroriste au Kurdistan.
Les forces d’élite militaires ainsi que les forces de sécurité iraniennes ont déclaré qu’elles continueraient de cibler dans cette région ceux qu’elles qualifient de terroristes.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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BIRZEIT : Les parents d’un Palestinien de 19 ans qui aurait été abattu par des soldats israéliens affirment qu’ils ont commencé à recevoir des personnes en deuil, bien qu’ils n’aient pas encore reçu de confirmation officielle de la mort de leur fils.
La famille croit que Salama Raafat Charaya’a, originaire de Birzeit, dans le centre de la Cisjordanie, a été tué lorsque le véhicule dans lequel il se trouvait avec deux autres jeunes hommes a été la cible de tirs près du camp de réfugiés de Jalazun, au nord de Ramallah, lundi vers l’aube.
On pense que deux des occupants ont été tués sur place et que le troisième a été blessé. Les corps des victimes et de l’homme blessé ont été emportés par les forces de défense israéliennes, mais celles-ci n’ont pas répondu aux demandes d’identification des autorités palestiniennes.
Nasser Charaya’a, l’oncle de Salama, a révélé que, bien que la famille n’ait pas reçu de confirmation officielle, elle est certaine que l’adolescent avait été tué.
«Nous ne connaissons pas son sort, c’est pourquoi la famille a décidé de recevoir des personnes en deuil pour sa mort», a-t-il déclaré à Arab News.
Par le passé, il a fallu plusieurs mois pour que les corps des Palestiniens tués par les troupes israéliennes soient rendus à leurs familles pour qu’elles puissent les enterrer. Charaya’a a signalé qu’il ne voulait pas que la mère et les sœurs de Salama ne sachent pas ce qui lui était arrivé.
Des centaines de Palestiniens, dont de hauts responsables politiques et sécuritaires, ont adressé leurs condoléances à la famille.
Charaya’a, qui travaillait dans une station de lavage de voitures à Ramallah, est l’un des 113 Palestiniens tués par les forces israeliennes depuis le début de l’année. Ce bilan, le plus élevé depuis cinq ans, a suscité un tollé parmi les défenseurs des droits de l’homme, qui dénoncent le recours excessif à la force par l’armée israélienne.
Le porte-parole de l’Autorité palestinienne, Ibrahim Melhem, a déclaré à Arab News que le nombre élevé de morts était dû au fait que les dirigeants politiques et militaires israéliens ont donné la directive de tirer pour tuer aux troupes sur le terrain.
Le sang des Palestiniens est utilisé comme un outil politique dans le but de gagner les électeurs de droite lors des prochaines élections israéliennes, a-t-il affirmé, ajoutant que des pics de meurtres avaient été enregistrés à l’approche des scrutins précédents.
Melhem a également critiqué la réaction «timide» de la communauté internationale face aux tirs sur les Palestiniens, qui, selon lui, donne le feu vert à Israël de manière à poursuivre sa politique de «tirer pour tuer».
Une source médicale de haut niveau du ministère palestinien de la Santé a déclaré à Arab News que les soldats israéliens «tirent délibérément à balles réelles sur les parties supérieures du corps» afin de s’assurer que la cible est tuée plutôt que blessée.
Il s’agit d’un changement significatif par rapport à ce qui s’était passé dans auparavant, lorsque les soldats israéliens visaient plus souvent les membres inférieurs de leurs cibles afin de les mettre hors d’état de nuire mais pas de les tuer, a indiqué la source.
Il était également courant que l’armée israélienne empêche les ambulances palestiniennes de se rendre auprès des personnes blessées lors de fusillades, ce qui signifiait que les victimes étaient tout simplement laissées se vider de leur sang, a souligné la même source.
Même si une ambulance arrivait à passer, les équipes étaient souvent incapables de sauver les victimes de coups de feu, selon la source.
«S’il s’agit d’une blessure à la tête, il est difficile pour l’équipe d’ambulanciers de sauver cette personne».
Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme accusent le bataillon Netzah Yehuda des forces israéliennes qui opère en Cisjordanie, d’être responsable de l’augmentation du nombre de tirs mortels contre des Palestiniens, comme Omar Asa’ad, 78 ans, abattu en janvier dans le village de Jiljlya, au nord de Ramallah.
L’expert militaire israélien Eyal Alima a déclaré à Arab News que, bien que les forces militaires israéliennes aient rejeté les allégations selon lesquelles elles avaient adopté une politique de «tirer pour tuer», le nombre de morts raconte une autre histoire.
«Les forces israéliennes justifient les tirs mortels sur les Palestiniens en disant que lorsque leurs forces en Cisjordanie essuient des tirs, elles se considèrent comme étant sur un champ de bataille plutôt que sur une mission de police.»
«Ils répondent donc en tirant sans aucune restriction», a-t-il affirmé.
Alima a ajouté que ce changement a coïncidé avec le début de l’opération “Waves Breaker” (Brise-vagues) en avril, lorsque les forces israéliennes ont ajouté neuf bataillons à leur force opérationnelle en Cisjordanie.
Cette mesure a été introduite dans le but de réduire le temps nécessaire aux forces israéliennes pour arrêter les Palestiniens recherchés, car la plupart des tentatives se soldent par une longue fusillade, a-t-il déclaré.
Alima a soutenu que bien que plusieurs appels aient été lancés – depuis Washington et même au sein de l’armée israélienne – pour démanteler le bataillon Netzah Yehuda ou le retirer de la Cisjordanie, les forces israéliennes ont refusé de le faire.
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 
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PARIS: Les Français « de passage en Iran sont invités à quitter le pays dans les plus brefs délais compte tenu des risques de détention arbitraire auxquels ils s’exposent », a alerté vendredi le ministère français des Affaires étrangères dans une mise à jour des conseils aux voyageurs sur son site.
« Tout visiteur français, y compris binational, s’expose à un risque élevé d’arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable », indique le ministère, précisant que « ce risque concerne également les personnes effectuant une simple visite touristique », et qu' »en cas d’arrestation ou de détention, le respect des droits fondamentaux et la sécurité des personnes ne sont pas garantis ».
Cette mise à jour intervient après la diffusion sur la télévision officielle iranienne des « aveux » de deux ressortissants français arrêtés en mai dernier et accusés d’espionnage. Une vidéo qualifiée de « mise en scène indigne et révoltante » par le Quai d’Orsay, qui a réclamé la « libération immédiate » des deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris.
Mme Kohler et M. Paris, membres d’un syndicat d’enseignants, ont été arrêtés en mai, quand l’Iran était le théâtre de manifestations d’enseignants qui réclamaient des réformes pour une revalorisation de leurs salaires et appelaient à la libération de collègues arrêtés lors de précédentes mobilisations.
Outre Mme Kohler et M. Paris, deux autres Français sont retenus en Iran, pays accusé par des ONG de pratiquer une diplomatie des otages pour négocier à son avantage sur la scène internationale.
« La capacité de l’ambassade de France à Téhéran à assurer la protection consulaire des ressortissants arrêtés ou détenus en Iran est très contrainte », prévient encore le site du ministère français, qui avait déjà classé en « rouge » l’ensemble du territoire iranien en raison de la situation dans ce pays depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs. Une centaine de personnes ont été tuées dans la contestation – toujours en cours- qui a suivi la mort de la jeune femme, selon des ONG.
 
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STRASBOURG: Au lendemain de la diffusion d’une vidéo « d’aveux » dénoncée par Paris, les familles du couple de Français retenus en Iran depuis cinq mois ont alerté vendredi sur leurs « conditions inhumaines de détention » pour « des motifs fallacieux », avec une « pression psychologique inimaginable ».
Signe d’inquiétude à Paris, le Quai d’Orsay a recommandé vendredi aux visiteurs français de quitter le pays au plus vite, y compris les binationaux, qui s’exposent, selon Paris, « à un risque élevé d’arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable », sur fond de manifestations après la mort d’une jeune femme arrêtée par la police des moeurs.
« Nous sommes dévastés, épuisés et terrifiés », écrivent dans un communiqué transmis à l’AFP les familles de Jacques Paris et Cécile Kohler, affirmant être « sans aucune nouvelle » de leurs proches, redoutant qu’ils ne soient « maintenus à l’isolement avec comme seul contact humain celui de leurs geôliers et interrogateurs ».
Le couple est « privé d’avocats et l’accès consulaire leur est sans cesse refusé », indique également le communiqué.
Les deux Français ont été arrêtés en mai à un moment où l’Iran était le théâtre de manifestations d’enseignants qui réclamaient des réformes pour une revalorisation de leurs salaires et appelaient à la libération de collègues interpellés lors de précédentes mobilisations.
«Montage grossier«
Jeudi, le site de la chaîne arabophone al-Alam de la télévision officielle a diffusé une vidéo dans laquelle Cécile Kohler dit être agente de renseignement opérationnel à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignement français.
« Des ‘aveux’ extorqués sous la contrainte », « absurdes » et « contraires aux valeurs » du couple, d’après leurs proches.
Dénonçant une « vidéo au montage grossier », les familles Paris et Kohler s’inquiètent de voir leurs proches « amaigris et épuisés », jugeant ces images « insupportables ».
Le ministère français des Affaires étrangères a de son côté de nouveau dénoncé vendredi une « vidéo révoltante », qui « met en scène de faux aveux, extorqués sous la contrainte ».
« La France dément catégoriquement ces accusations mensongères. Elle exige la libération immédiate de nos compatriotes détenus arbitrairement », ajoute le ministère.
Interrogée par l’AFP, la DGSE, le service de renseignement extérieur français, n’a fait aucun commentaire.
« Jacques et Cécile ne sont pas des agents de la DGSE », reprennent également leurs familles. « Cécile est professeure de français. Jacques est retraité de l’Education nationale », précise encore le communiqué des familles, selon qui le couple s’était rendu en Iran comme « touristes ».
«Accusations absurdes»
Le syndicat FO, dont est membre Cécile Kohler, a également dénoncé dans un communiqué vendredi « une manipulation honteuse et horrible, qui ne trompe personne ».
La centrale syndicale a « fait part de sa totale indignation devant les accusations insensées et absurdes des autorités iraniennes ».
Le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, fustige dans le communiqué « le traitement cruel dont ils font l’objet, aucun contact, aucune communication n’ayant encore pu avoir lieu depuis leur arrestation, et appelle à leur libération immédiate et à leur retour en France auprès de leurs familles et proches ».
La diffusion de la vidéo est survenue sur fond de manifestations déclenchées le 16 septembre par la mort d’une jeune femme, Mahsa Amini, après son arrestation par la police des mœurs.
L’Iran a accusé à plusieurs reprises des forces extérieures d’attiser les protestations et fait savoir la semaine dernière que neuf ressortissants étrangers, notamment de France, d’Allemagne, d’Italie, de Pologne et des Pays-Bas, avaient été arrêtés.
Souhaitant pouvoir « entrer en contact avec eux afin de « leur redonner un peu de force », les familles espèrent que Cécile Kohler et Jacques Paris seront « rapatriés le plus vite possible ».
Outre Mme Kohler et M. Paris, deux autres Français sont retenus en Iran, pays accusé par certains occidentaux de pratiquer une diplomatie des otages pour négocier à son avantage sur la scène internationale.

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