La Crimée frappée par une "attaque de drone", selon les autorités installées par Moscou – RTS.ch

Retrouvez-nous sur :
– La péninsule ukrainienne de Crimée, contrôlée par la Russie, a été visée par une attaque de drones mardi, les forces russes sur place étant « en alerte », ont indiqué les autorités installées par le Kremlin.
– Des explosions ont tué trois personnes dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur de ce territoire régulièrement frappé par des tirs.
– Le Kremlin a fait savoir qu’aucun progrès substantiel n’avait été réalisé en vue de la création d’une zone de sécurité autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, accusant une nouvelle fois Kiev de bombarder la centrale et de faire peser le risque d’un incident nucléaire.
– Dix jours après la libération de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, les habitants subissent désormais les bombardements russes. Lundi, ils ont été particulièrement intenses.
– Les enquêteurs ukrainiens ont affirmé avoir arrêté pour « trahison » un responsable des centres de détention provisoire russes à Kherson.
Suivi assuré par RTSinfo
02h35
Des "centres d'invincibilité" en Ukraine pour fournir eau et chauffage
20h50
Enlevés, frappés, menacés: le calvaire de deux habitants de Kherson
20h35
Zelensky appelle les maires français à fournir de l'aide pour "survivre à l'hiver"
20h15
L'Ukraine met en garde l'UE contre la "fatigue" face à la guerre
19h00
La Banque mondiale accorde 4,5 milliards de dollars supplémentaires à l'Ukraine
18h45
La Crimée frappée par une "attaque de drone"
18h05
Nouvelles sanctions canadiennes contre des responsables biélorusses
17h40
Les sanctions ne doivent pas pouvoir être contournées, demande une commission du National
17h30
Combats en cours sur la pointe de Kinbourne, au sud de Mikolaïv
17h15
L'UE va donner 2,5 milliards d'euros supplémentaires à l'Ukraine
16h10
Un camion pompier suisse est parti pour l'Ukraine
15h25
Trois morts dans des explosions à Belgorod, en Russie
14h45
Pas de progrès sur la création d'une zone de sécurité nucléaire à Zaporijjia
14h20
Gazprom accuse l'Ukraine de siphonner du gaz destiné à la Moldavie
11h45
L'Ukraine dit avoir arrêté un responsable des centres de détention russes à Kherson
10h50
Perquisition dans un monastère de Kiev soupçonné de liens avec Moscou
07h30
Pour Kiev, négocier aujourd'hui avec Moscou signifie "capituler"
05h00
Les habitants de la ville libérée de Kherson ne plient pas face aux bombes russes
00h00
Retour sur les événements du week-end
Les Ukrainiens n’ayant pas accès aux services de première nécessité après les frappes russes contre les infrastructures énergétiques pourront se rendre dans des « centres d’invincibilité » spéciaux, a annoncé mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Des milliers de centres à travers le pays offriront l’accès à l’électricité, au chauffage, à l’eau, à l’internet, aux réseaux de téléphonie mobile et à des pharmacies, gratuitement et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Volodymyr Zelensky a indiqué que 4000 centres avaient déjà ouvert et que d’autres centres devraient être créés. La Russie multiplie les frappes sur des sites stratégiques pour l’approvisionnement en eau et en électricité.
Après la libération de Kherson, le gouvernement ukrainien a déclaré avoir identifié quatre sites de torture utilisés par les occupants russes. Sur place, la RTS a recueilli le témoignage de deux victimes alors que la parole se libère peu à peu.
Devant son église, il y avait un panneau avec une blague où le prix du café était de 100 roubles, mais gratuit en hrivna, la monnaie ukrainienne. La plaisanterie n’a pas plu aux Russes, même si, à leur arrivée, le prêtre Sergey Chudovich s’était empressé de cacher les portraits des combattants tombés au front.
Mais cela n’a pas suffi. Le 30 mars, des soldats sont venus le chercher. « Ils m’ont enfoncé un bonnet sur la tête et ils m’ont emmené », raconte Sergey Chudovich dans le 19h30. D’abord cordiaux, ses geôliers se montrent vite violents. « Ils m’ont frappé sur les genoux, sur la poitrine, sur la tête. Ils m’ont dit de me mettre à genoux et ont menacé de me violer avec une matraque. »
>> Le reportage du 19h30:

Guerre en Ukraine: Des lieux de torture ont été découverts à Kherson. Les victimes racontent leur calvaire [RTS]

Guerre en Ukraine: Des lieux de torture ont été découverts à Kherson. Les victimes racontent leur calvaire / 19h30 / 3 min. / hier à 19:30

Oksana, la femme d’un militaire mort au combat, a aussi été torturée. « On m’a demandé de me mettre en sous-vêtements. Dans la pièce d’à-côté, il y avait des activistes ukrainiens. Eux étaient habillés. Les soldats russes leur ont demandé si Kherson était russe. Ils ont dit Kherson est ukrainienne! Ils ont refusé de s’agenouiller et les Russes leur ont tiré dans les genoux », raconte-t-elle.
« On m’a mis un sac sur la tête, on m’a attachée à la chaise et ils ont commencé à m’arracher les ongles. On vous arrache les ongles, avec la tête dans un sac… vous suffoquez, vous ne savez pas ce qui vous attend », poursuit-elle. « Alors, j’ai prié pour rejoindre mon mari, pour ne pas être violée, pour mourir rapidement. »
>> Lire aussi: Enlevés, frappés, menacés: le calvaire de deux habitants de Kherson
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les maires français à fournir de l’aide à son pays pour empêcher la Russie d’utiliser le froid cet hiver « comme arme de destruction massive », dans un message diffusé lors du congrès de l’Association des maires de France à Paris.
« Pour survivre à cet hiver et ne pas permettre à la Russie de transformer le froid en outil de terreur et de soumission, nous avons besoin de beaucoup de choses », a-t-il expliqué, mentionnant notamment « des générateurs de différentes capacités », de « l’aide au déminage (et) du matériel pour les pompiers, les sauveteurs et les médecins ».
« Je vous appelle à être très concrets en aide et à soutenir contre le terrorisme nos villes et communautés », a-t-il ajouté.Volodymyr Zelensky s'est exprimé lors du congrès de l'Association des maires de France (AMF) à Paris, le 22 novembre 2022.  [ALAIN JOCARD - AFP]Volodymyr Zelensky s’est exprimé lors du congrès de l’Association des maires de France (AMF) à Paris, le 22 novembre 2022. [ALAIN JOCARD – AFP]
Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba a mis en garde l’Union européenne contre la « fatigue » face à la guerre en Ukraine. « J’appelle mes collègues dans l’UE » à « rejeter tout doute » et à « finaliser au plus vite le neuvième paquet de sanctions » qui est « attendu depuis longtemps », a-t-il déclaré.
Dmytro Kuleba a notamment exigé de sanctionner l’opérateur nucléaire public Rosatom en raison de son rôle dans l’occupation par la Russie de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia. Il a également souligné l’importance de sanctions permettant de « freiner »  l’industrie militaire russe.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba. [UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE - AFP]Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba. [UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE – AFP]
La Banque mondiale a annoncé accorder une enveloppe de 4,5 milliards de dollars supplémentaires en soutien à l’Ukraine afin de lui permettre de « faire fonctionner les services essentiels et le gouvernement ».
Ce soutien, qui s’intègre au programme PEACE mis en place par la Banque mondiale à destination de l’Ukraine, doit permettre au gouvernement de « payer les salaires des employés des hôpitaux, du gouvernement et des écoles, ainsi que les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires et les programmes d’aide sociale », a détaillé l’institution dans un communiqué.
Cette nouvelle enveloppe porte le montant total du soutien de la Banque mondiale à l’Ukraine à 17,8 milliards de dollars depuis le début du conflit, dont plus de 11,4 milliards ont d’ores et déjà été décaissés.
La péninsule ukrainienne de Crimée, contrôlée par la Russie, a été visée par une attaque de drones, les forces russes sur place étant « en alerte », ont indiqué les autorités installées par le Kremlin.
« Il y a une attaque avec des drones », a déclaré sur Telegram le gouverneur de la région administrative de Sébastopol en Crimée, installé par Moscou. « Nos forces de défense aérienne sont en train de travailler en ce moment même ».
Le gouvernement canadien a annoncé une nouvelle série de sanctions contre des responsables biélorusses, au moment où l’opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa est en visite dans le pays pour exhorter Ottawa à maintenir la pression sur le régime d’Alexandre Loukachenko.
Cette salve cible 22 responsables du régime et 15 entreprises liées à « la fabrication de matériel militaire, la technologie, l’ingénierie, les activités bancaires et le transport ferroviaire ». Au total, plus de 100 personnes et entreprises du pays ont été sanctionnées par le Canada.
La ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly a accusé le régime du président biélorusse de laisser « son territoire servir de rampe de lancement pour les attaques odieuses de la Russie contre l’Ukraine », selon un communiqué.

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Oleksandra Matviichuk, la lauréate ukrainienne du prix Nobel de la paix 2022, a appelé dans un message vidéo le pilote de Formule 1 Max Verstappen à persuader Red Bull d’arrêter ses activités en Russie.
La vidéo a été diffusée sur le bâtiment Red Bull au Royaume-Uni. « Je crois que les entreprises occidentales doivent abandonner l’argent russe, mais pas les gens. Ceci est un message pour Max Verstappen et tous les athlètes Red Bull », explique-t-elle sur Twitter.

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Les sanctions prises dans le cadre de la guerre en Ukraine ne doivent pas pouvoir être contournées. La commission de politique extérieure du National a adopté par 9 voix contre 8 et 6 abstentions une motion en ce sens.
Le Conseil fédéral devra en particulier veiller à ce que le système de séparation des comptabilités, appelé « ring fencing » en anglais, ne puisse plus être utilisé pour contourner des sanctions prises dans le cadre de la loi sur les embargos, précise le texte de la motion publié mardi. Une minorité s’y oppose.
Des combats ont éclaté entre Ukrainiens et Russes sur la pointe de Kinbourne, bout de terre niché à la pointe de la rive gauche du Dniepr dans le sud de l’Ukraine, au sud de Mikolaïv, selon les autorités.
« Il nous reste trois localités (à reprendre) sur la péninsule de Kinbourne » avant de libérer entièrement la région de Mikolaïv (sud), a affirmé mardi le gouverneur régional.
Lundi, la porte-parole du Commandement sud de l’armée ukrainienne, Natalia Goumeniouk, avait indiqué qu' »une opération militaire est actuellement en cours sur la péninsule de Kinbournska, ‘en mode silence' ».
La Russie avait conquis cette zone dans les premiers jours de son invasion de l’Ukraine, fin février.
L’Union européenne fournira 2,5 milliards d’euros supplémentaires d’aide financière à l’Ukraine, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mardi sur Twitter.

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Un camion pompier a quitté Payerne (VD) pour Kiev. Sur demande des autorités ukrainiennes, la Suisse fournit des équipements pour lutter contre les incendies, nettoyer les eaux contaminées et évacuer les gravats et les décombres.
Le camion pompier devrait arriver à Kiev dans cinq jours environ. Il s’agit du troisième véhicule d’extinction que la Suisse envoie en Ukraine dans le cadre de cette livraison, a expliqué Özgür Unal, chargé de communication auprès de la Direction du développement et de la coopération (DDC).
Un camion pompier a quitté Payerne (VD) pour Kiev, le 22 novembre 2022.  [JEAN-CHRISTOPHE BOTT - KEYSTONE]Un camion pompier a quitté Payerne (VD) pour Kiev, le 22 novembre 2022. [JEAN-CHRISTOPHE BOTT – KEYSTONE]
Un don de 5,2 millions de francs
L’ensemble du matériel, qui fait partie d’un don de 5,2 millions de francs, est acheminé de manière échelonnée depuis début octobre. Une dizaine d’engins et de véhicules de chantier ont déjà pris la route, chargés sur des camions. Au total, la Suisse livrera 20 machines de chantier, trois véhicules d’extinction ainsi que divers matériaux pour la récupération et le nettoyage des eaux contaminées.
Vu l’ampleur des destructions en Ukraine, « la demande pour ce type de matériel est énorme », relève Özgür Unal. Deux experts suisses devraient se rendre à Kiev pour effectuer des formations. Depuis le début du conflit, la Suisse a acheminé quelque 900 tonnes de matériel en Ukraine.
>> Les images du convoi spécial:

Un convoi spécial part de Payerne pour l'Ukraine [RTS]

Un convoi spécial part de Payerne pour l’Ukraine / L’actu en vidéo / 1 min. / hier à 16:38

Des explosions ont tué trois personnes dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur de ce territoire régulièrement frappé par des tirs et où des fortifications sont en construction.
Sur Telegram, le gouverneur a indiqué qu’une femme était morte après avoir subi un traumatisme crânien lors d’un bombardement à Chebekino, une ville située à huit kilomètres de l’Ukraine.
Selon la même source, deux personnes ont été tuées dans l’explosion « d’une munition d’un type non identifié » dans le village de Starosselié, frontalier de l’Ukraine et où l’état d’urgence est en vigueur depuis le 27 octobre, d’après le gouverneur.
Fortification en construction
Des localités et infrastructures dans la région subissent très fréquemment des tirs, souvent mortels, attribués par Moscou à l’armée ukrainienne. La capitale régionale, également nommée Belgorod, a été touchée directement à plusieurs reprises.
Le gouverneur a indiqué lundi qu’une ligne de fortifications était en construction à la frontière, sans en préciser la longueur ni sa localisation.
>> Lire aussi: Belgorod, la base logistique russe devenue la cible des Ukrainiens
Le Kremlin a fait savoir qu’aucun progrès substantiel n’avait été réalisé en vue de la création d’une zone de sécurité autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, accusant une nouvelle fois Kiev de bombarder la centrale et de faire peser le risque d’un incident nucléaire.
L’Ukraine nie ces accusations et a porté les mêmes reproches à la Russie. « En parlant de la zone de sécurité, on ne devrait parler que de ceux qui bombardent cette centrale. Qui est une menace? La menace, ce sont ceux qui la bombardent », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
La centrale nucléaire de Zaporijjia, dont la Russie s’est emparée peu après son invasion du 24 février, a de nouveau été secouée par des bombardements ce week-end, ce qui a conduit l’Agence internationale de l’énergie atomique à renouveler ses appels en faveur de la création d’une zone de protection autour de la centrale pour éviter une catastrophe nucléaire.
Le géant russe Gazprom a menacé de réduire ses livraisons de gaz vers la Moldavie en accusant l’Ukraine de siphonner le gazoduc qui transite sur son territoire.
« Le volume de gaz fourni par Gazprom au point de passage de Soudja pour transiter vers la Moldavie via le territoire de l’Ukraine dépasse en réalité le volume » qui parvient à la frontière entre l’Ukraine et la Moldavie, a déploré le géant gazier, propriété de l’État russe.
Selon Gazprom, l’Ukraine a accumulé illégalement 52,5 millions de mètres cubes de gaz en novembre en « violant » une partie des livraisons pour l’utiliser à ses propres fins.
Le géant russe a ainsi menacé de « réduire l’approvisionnement en gaz au point de passage de Soudja (…) à partir du 28 novembre », si Kiev continuait de siphonner du gaz à destination d’autres pays.
Le président polonais s’est entretenu au téléphone avec un homme se faisant passer pour Emmanuel Macron quelques heures après la chute d’un missile en Pologne la semaine dernière, a annoncé la présidence.
Deux comédiens russes surnommés Vovan et Lexus ont publié de leur côté sur internet un enregistrement de sept minutes et demie dans lequel on entend le chef de l’Etat polonais, Andrzej Duda, parler anglais avec un interlocuteur qui tente d’imiter l’accent français.Le président polonais Andrzej Duda. [Pawel Supernak - Keystone/EPA]Le président polonais Andrzej Duda. [Pawel Supernak – Keystone/EPA]
C’est la deuxième fois en quelques années que la présidence polonaise est victime d’un tel canular venant de Russie.
« Emmanuel, crois moi, je suis super prudent », a déclaré Andrzej Duda à son interlocuteur. « Je ne veux pas d’une guerre avec la Russie et crois moi, je suis super prudent, super prudent. »
Ses services ont déclaré sur Twitter qu' »après l’explosion du missile à Przewodow, pendant les conversations téléphoniques qui ont suivi avec des chefs d’Etat et de gouvernement, une personne prétendant être le président français, Emmanuel Macron, a été connectée ».
« Pendant l’appel, le président Andrzej Duda a réalisé, à la manière inhabituelle dont son interlocuteur menait la conversation, qu’il pouvait s’agir d’une tentative de canular et il a mis fin à la conversation. »
Les enquêteurs ukrainiens ont affirmé avoir arrêté pour « trahison » un responsable des centres de détention provisoire russes à Kherson.
« Dès les premiers jours de l’occupation de Kherson, cet employé d’un centre de détention a travaillé pour les envahisseurs (…) en tant que responsable des centres de détention provisoire et des lieux d’exécution des peines », a indiqué le Bureau d’Etat d’enquête ukrainien (SBI).
Selon le SBI, cet employé « a permis l’évasion de criminels emprisonnés juste avant la libération de Kherson ».
Après l’arrivée de l’armée ukrainienne le 11 novembre à la suite de deux mois de contre-offensive de Kiev dans la région de Kherson, « il n’a pas eu le temps de s’échapper et a été détenu par les employés du SBU ».
Le suspect a ainsi été arrêté pour « trahison », un chef d’accusation qui peut valoir une condamnation à perpétuité en Ukraine.
Les services de sécurité ukrainiens (SBU) effectuaient mardi matin une perquisition dans le principal monastère de la capitale Kiev, lieu de résidence du primat de l’Église orthodoxe ukrainienne et soupçonné de liens avec la Russie, ont-ils annoncé dans un communiqué.
Le SBU « mène des mesures de contre-espionnage » sur le site de la laure des Grottes de Kiev « pour contrer les activités subversives des services spéciaux russes en Ukraine », a-t-il indiqué sur Telegram, précisant que cette perquisition était menée « conjointement avec la police nationale et la garde nationale ».
Situé au sud du centre-ville de la capitale ukrainienne, la laure des Grottes de Kiev, construite au milieu du XIe siècle, est le plus ancien monastère d’Ukraine. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1990.
La perquisition a lieu à la Laure des Grottes de Kiev, monastère ukrainien orthodoxe, photographié ici en 2017. [Masha Mosconi / Hans Lucas - AFP]La perquisition a lieu à la Laure des Grottes de Kiev, monastère ukrainien orthodoxe, photographié ici en 2017. [Masha Mosconi / Hans Lucas – AFP]
Rupture avec l’Eglise orthodoxe russe
L’Ukraine est centrale pour l’Eglise orthodoxe russe, dont certains des monastères les plus importants se trouvent dans ce pays.
Fin mai, la branche moscovite de l’Eglise orthodoxe ukrainienne avait toutefois annoncé rompre ses liens avec la Russie en raison de l’invasion russe en Ukraine. En mai 2019, déjà sur fond de tensions diplomatiques, une partie de l’Eglise ukrainienne représentée par le patriarcat de Kiev avait rompu avec Moscou et prêté allégeance au patriarche Bartolomée, basé à Istanbul.
« Implication dans des activités illégales »
Les services de sécurité ukrainiens ont expliqué mardi « effectuer des contrôles sur les personnes (…) concernant leur implication dans des activités illégales au détriment de la souveraineté de l’État ukrainien ».
« Ces mesures sont réalisées pour empêcher l’utilisation (du monastère) comme centre du monde russe », ont-ils ajouté sans donner plus de détails.
Les tentatives de l’Occident de pousser l’Ukraine à négocier avec Moscou après une série d’importantes victoires militaires de Kiev sont « bizarres », estime un conseiller de la présidence ukrainienne. Elles relèvent selon lui d’une demande capitulation.
« Quand tu as l’initiative sur le champ de bataille, c’est un peu bizarre de recevoir des propositions du genre: vous ne pourrez pas de toute façon tout faire par la voie militaire, menez les négociations », a-t-il déclaré.
« Cela veut dire que le pays qui attaque, qui récupère ses territoires, doit capituler devant le pays qui est en train de perdre », a-t-il ajouté.
Pourparlers encouragés par les Etats-Unis
Des médias américains ont récemment rapporté que certains hauts responsables commençaient à encourager Kiev à envisager des pourparlers, ce que le président Volodymyr Zelensky a refusé jusqu’ici sans retrait préalable des forces russes de tout le territoire ukrainien.
« La victoire militaire n’est probablement pas, au sens propre du terme, réalisable par des moyens militaires », a ainsi estimé le 9 novembre le plus haut responsable militaire américain, le général Mark Milley, estimant qu’il existe « une fenêtre d’opportunité pour la négociation ».
Selon le conseiller, Moscou n’a fait « aucune proposition directe » à Kiev sur ces pourparlers préférant les transmettre via des intermédiaires et évoquant même la possibilité d’un cessez-le-feu.
Dix jours après la libération de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, les habitants subissent désormais les bombardements russes. Lundi, ils ont été particulièrement intenses. Après huit mois d’occupation, l’armée russe a dû se retirer. Mais elle se trouve maintenant juste de l’autre côté du fleuve Dniepr et semble déterminée à se venger.
Malgré les bombes, la plupart des habitants ne cèdent ni à la pression, ni à la peur. Tatiana retrouve enfin l’école qu’elle dirige. Rien ne viendra entacher cette journée, pas même l’artillerie de Moscou, qui fait trembler le sol et les vitres des salles de classe. « Je suis heureuse », déclare-t-elle.
Lorsque les Russes ont occupé sa ville, ils ont voulu lui imposer d’enseigner le programme russe. Elle a refusé de collaborer. « Les Russes me cherchaient partout. J’ai dû me cacher en ville et changer souvent d’endroit », raconte-t-elle.
« Oui, il y a des bombes. Mais au moins aujourd’hui, personne ne fait plus pression sur nous », lance-t-elle. « Personne ne nous nous soumet. On va espérer et prier pour nos forces armées. » Tatiana subira ces bombardements sans trembler.
>> Ecouter tout le reportage de Maurine Mercier à Kherson:

Des habitants de Kherson chantent l'hymne ukrainien le 20 novembre. [AP Photo/Bernat Armangue - Keystone]AP Photo/Bernat Armangue – Keystone

Les habitants de Kherson sous les bombes russes après avoir été libérés / La Matinale / 2 min. / hier à 06:24

>> Retrouvez le détail des événements de lundi: L’hiver « menace la vie de millions de personnes » en Ukraine, alerte l’OMS

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