La chaîne logistique française à l'épreuve du coronavirus – Veille & Tribune > Logistique – EcommerceMag.fr – Ecommerce Magazine

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LogistiqueVeille & Tribune

Le secteur du transport et de la logistique est mis à rude épreuve durant la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus. Sous pression, il subit également les répercussions d’une économie qui repose en partie sur la production de marchandises fabriquées en Chine, pays que l’on surnomme l’atelier du monde.
Face à la crise mondiale provoquée par l’épidémie de coronavirus, le transport des marchandises est plus que jamais un élément crucial pour permettre la continuité des approvisionnements en alimentation, en matériel et en équipements sanitaires. Soumis à une forte pression, le secteur de la logistique et des transports réclame des moyens de protection et des aménagements pour continuer à faire face. Au-delà de la France, c’est l’ensemble du système logistique qui est déstabilisé par un virus ayant touché en premier la Chine, surnommée l’atelier du monde.

La Chine approvisionne massivement les secteurs automobile, textile et électronique. À la suite de l’épidémie de coronavirus, qui a contraint le pays à prendre des mesures de quarantaine, les exportations ont brutalement chuté.

Blocage des activités portuaires, restrictions de circulation empêchant l’acheminement des marchandises, manque de personnel pour le chargement et le déchargement des conteneurs : en quelques semaines seulement, l’atelier du monde s’est retrouvé quasiment à l’arrêt. Les responsables politiques français semblent prendre conscience de la situation de vulnérabilité dans laquelle cette dépendance économique place le pays, et appellent pour la plupart à la relocalisation d’un certain nombre d’industries. L’industrie pharmaceutique, dont 80 % des principes actifs sont fabriqués en Chine et en Inde, conditionnés dans des solutions isothermes et importés majoritairement par voie maritime, est également concernée.

Si aujourd’hui la Chine sort progressivement de l’épidémie et lève peu à peu les mesures de confinement, la supply chain reste, elle, fortement impactée. Les ports chinois fonctionnent en effet de nouveau à 100 %, contre 50 % en février, mais les conteneurs en attente depuis des semaines dans les ports tiers sont redirigés vers la Chine, qui réapprovisionne en urgence ses propres stocks. Le retour à la normale risque donc de prendre du temps.

Dans un communiqué officiel paru le 18 mars, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports, ont rappelé l’importance de la mobilisation du secteur du transport et de la logistique. Sans transporteurs, sans logisticiens et chargeurs notamment, l’activité économique de l’ensemble de la France serait paralysée. Or, il est fondamental que les commerces de détail soient régulièrement réapprovisionnés, permettant aux Français de continuer à se ravitailler en denrées alimentaires et en produits de première nécessité.

Ce communiqué vient apporter une réponse aux signaux de détresse lancés par les syndicats FO Transports et Logistique et FGTE/CFDT, qui s’alarmaient mi-mars des conditions de travail des professionnels du secteur. Fermeture des aires de repos, des restaurants, impossibilité pour les chauffeurs de s ‘alimenter et de se laver, pénurie de masques : les revendications des syndicats sont nombreuses. Le gouvernement a notamment décidé de maintenir ouverts, sur dérogation, les équipements sanitaires des aires de repos, les restaurants et points alimentaires, ainsi que les services indispensables comme les garages pour les poids lourds, les stations-service et les centres routiers. Concernant les mesures de protection, le communiqué annonce un décret à venir. Un point qui reste en suspens et ne satisfait pas les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier, qui appellent les chauffeurs à exercer individuellement leur droit de retrait en cas de non-respect des mesures de précaution sanitaire. Ils dénoncent notamment un manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a renvoyé les entreprises à leur propre responsabilité, rappelant que le gouvernement avait publié des fiches pratiques de prévention sanitaire par secteur professionnel.

Le communiqué rappelle par ailleurs que les stocks de nourriture et de produits de première nécessité sont suffisants pour approvisionner les Français pendant plusieurs semaines, et que les rayons provisoirement vides le sont uniquement en raison du comportement de certains consommateurs.

Pour que le transport de marchandises soit assuré dans les meilleures conditions possible à l’échelle de l’Union européenne, la Commission européenne a émis un certain nombre de recommandations.

Dans un document paru le 23 mars, elle donne des directives aux États membres dans le but de faciliter la circulation des véhicules assurant le transport de marchandises. À certaines frontières internes de l’Union européenne, des temps d’attente de 24 heures ont parfois été constatés pour franchir les points de contrôle, y compris pour des véhicules transportant du matériel médical.
Bruxelles invite les États membres à désigner dans la mesure du possible des points de passage frontaliers internes réservés aux véhicules transportant des marchandises et, d’une manière générale, à mettre en place des voies réservées à ces véhicules. Le temps de passage à ces postes frontaliers ne devrait idéalement pas dépasser quinze minutes, avec des procédures réduites au strict nécessaire. La Commission européenne recommande que, lors de ces contrôles, les conducteurs n’aient à présenter que leur pièce d’identité et leur permis de conduire, éventuellement accompagnés d’une attestation de leur employeur. Une version numérique doit être considérée comme suffisante. Les conducteurs asymptomatiques n’ont, selon Bruxelles, pas à présenter d’attestation médicale certifiant leur bonne santé, cette mesure n’ayant que peu d’effets au vu de la possibilité d’avoir contracté le Covid-19 entre la délivrance de l’attestation et le passage de la frontière. La Commission européenne préconise plutôt d’effectuer un contrôle de la température des conducteurs.

Les États membres, compte tenu de la situation, sont également invités à suspendre toutes les restrictions de circulation concernant le transport de marchandises en vigueur sur leur territoire, comme les restrictions qui s’appliquent pendant le weekend ou la nuit, afin de fluidifier le trafic.

Les filières maritimes, fluviales et portuaires jouent également un rôle fondamental dans l’approvisionnement des marchandises. À ce titre, tous les grands ports français et européens restent ouverts et fonctionnels, dans le respect des consignes sanitaires. Le port de Marseille-Fos assure ainsi ses missions habituelles de services aux navires, de manutention, de logistique et de contrôle, qu’il s’agisse des contrôles de la douane, des services sanitaires ou de la police aux frontières. Même constat pour l’ensemble portuaire Haropa, qui regroupe les ports du Havre, de Rouen et de Paris, dans lesquels les activités se poursuivent normalement, avec des aménagements liés aux recommandations sanitaires. Au niveau européen, les trois plus grands ports, à savoir le port de Rotterdam, d’Anvers et de Hambourg, sont également opérationnels.

Le transport fluvial, tout aussi important que le transport maritime, se poursuit grâce à l’établissement public VNF (Voies Navigables de France). La France possède en effet le plus grand réseau européen de voies navigables, avec environ 8 500 kilomètres, dont 6 800 sont confiés à VNF, qui en assure l’entretien et l’exploitation.

L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF), organisation professionnelle représentant l’ensemble des métiers du transport et de la logistique, a par ailleurs fait savoir dans un communiqué publié le 19 mars que tous les acteurs de la chaîne logistique française avaient « réaffirmé leurs engagements pour assurer la continuité d’approvisionnement de tout le pays« , conscients que les marchandises et les produits sont « indispensables à la gestion de la crise actuelle, […] essentiels à la vie de tous » et « doivent continuer d’être acheminés partout en France.  » L’Union TLF précise également que « si nous avons tout ce dont nous avons besoin aujourdhui, c’est quun conducteur engagé a pris le volant de son camion pour nous l’apporter. » Une réalité qu’il convient, en cette période de crise, de ne pas oublier.
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