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Partout en France, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, notamment pour réclamer une hausse des salaires face à l’inflation.

Des milliers de personnes, principalement des enseignants, ont défilé mardi à Paris et dans d’autres villes de France pour exiger le retrait du projet de réforme du lycée professionnel, à l’appel d’une large intersyndicale. A Paris, le cortège était composé de 3 000 personnes, selon les organisateurs. A Marseille, des milliers de personnes – 2 200, selon la préfecture de police – se sont rassemblées mardi matin.
Des manifestations ont également eu lieu à Bordeaux, à Lyon, à Montpellier, à Reims, à Rouen, à Amiens, à Lille, à Poitiers, à Orléans ou à Strasbourg.
Quelque 22,94 % des personnels des lycées professionnels étaient en grève mardi dans toute la France, selon le ministère de l’éducation. Selon le Snuep-FSU, 62 % des enseignants du secteur avaient déposé « les cartables et les outils ». Dans l’académie de Paris, 31,33 % des enseignants étaient grévistes, selon le rectorat.
L’intersyndicale se réunira mercredi soir pour décider des suites du mouvement, ont déclaré les syndicats.
La SNCF prévoit un « retour progressif à la normale » mercredi sur la plupart de ses lignes de train, au lendemain d’une journée de mouvement social interprofessionnel, même si « des perturbations sont néanmoins encore possibles localement », notamment sur certains trains de banlieue et RER en Ile-de-France.
« Les circulations TGV nationales et internationales seront quasi normales, et les circulations Intercités légèrement perturbées », signale la SNCF dans un communiqué, précisant que seul un train sur deux circulera encore sur le RER D et la portion nord du RER B, ainsi que sur les transiliens H, R et U.
Aucune réquisition n’a été effectuée aujourd’hui pour forcer la reprise du travail dans les raffineries et les dépôts de carburant en grève, selon le ministère de la transition énergétique. D’après le ministère, les mouvements sociaux concernent ce 18 octobre trois raffineries sur les sept du pays, et sept gros dépôts sur environ deux cents.
Les raffineries concernées sont les sites TotalEnergies de Normandie, Donges (Loire-Atlantique) et La Mède (Bouches-du-Rhône). Celle de Feyzin (Rhône) est fermée pour raisons techniques, mais le dépôt est à l’arrêt du fait de la grève, tout comme celui de Flandres, à Mardyck (Nord).
Les trois autres raffineries du pays, opérées par Esso-ExxonMobil et le groupe Petroineos, fonctionnent. Des dépôts non liés à des raffineries, comme celui de Grandpuits (Seine-et-Marne) en cours de transformation en bioraffinerie, étaient également en grève.
La première ministre a fait état mardi d’une « amélioration sensible » dans les stations-service, dont moins d’un quart – au lieu d’un tiers précédemment – sont privées de carburant, en raison d’un mouvement de grève dans des dépôts et des raffineries.
« Grâce à la sortie du conflit chez Esso-ExxonMobil, grâce à l’ensemble des mesures que nous avons prises, nous connaissons aujourd’hui une amélioration sensible de la situation », a affirmé Elisabeth Borne lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée. « Au plan national, moins de 25 % des stations-service étaient en rupture à midi, contre 30 % le week-end dernier », a-t-elle fait valoir au lendemain d’une réunion à l’Elysée, lors de laquelle Emmanuel Macron avait demandé que la crise soit réglée « au plus vite ».
Retrouvez sur le site du Monde la suite de nos informations relatives aux revendications salariales, au pouvoir d’achat et à la crise de l’énergie. Bonne soirée !

Sous la bannière FO-Nettoyage-propreté défilent, à Paris, Farid Abdelaoui et Najib Mouchtahi. « Dans notre secteur, il n’y a que de très bas salaires, quelques centimes au-dessus du smic. Pendant le Covid, on était la deuxième ligne, mais il n’y a eu aucune reconnaissance. Et les NAO [négociations annuelles obligatoires sur les salaires] ne donnent rien, jamais », explique M. Mouchtahi.
« Nos patrons n’osent pas augmenter nos salaires, donc le prix de nos prestations, de peur de perdre des marchés. Il faudrait que les donneurs d’ordre interviennent pour empêcher de pratiquer des prix toujours plus bas », estime M. Abdelaoui.
« La grève et la manifestation, c’est le dernier recours pour nous faire entendre, ajoute Najib Mouchtahi. « Mais c’est un secteur où les salariés sont dispersés, travaillent souvent pour plusieurs employeurs et connaissent mal leurs droits, donc c’est très dur de mobiliser », souligne Farid Abdelaoui.

Mathilde, 36 ans, Mona, 35 ans, et Najah, 41 ans, sont professeures en lycée, la première en lycée général dans les Hauts-de-Seine, ses collègues en lycée professionnel à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Elles gagnent entre 1 900 et 2 200 euros par mois. Elles discutent de la mobilisation dans le cortège parisien :
Avec la précarité du monde enseignant, ce n’est pas tout le monde qui est prêt à perdre une journée de salaire pour faire grève et manifester.
Mais la grève et la manifestation, ce sont un peu les seuls moyens en notre possession pour nous faire entendre !
Faut être réaliste, c’est pas une manif qu’il va falloir. Et surtout, il va falloir convaincre beaucoup plus de gens que ceux qui sont là qu’il faut se battre tous ensemble pour nos salaires, tous secteurs confondus. Seuls, on n’y arrivera pas.

Trois syndicats représentatifs du secteur de l’énergie – la CGT, FO et la CFDT – ont signé mardi un accord portant sur les augmentations salariales dans la branche des industries électriques et gazières (IEG), une première étape avant l’ouverture de négociations salariales par entreprises, selon l’Agence France-Presse (AFP).
Cet accord prévoit une augmentation générale du salaire national de base de 3,3 % en deux temps, avec une rétroactivité de 1 % au 1er juillet 2022 et le solde de 2,3 % au 1er janvier 2023, a fait savoir à l’AFP Claude Martin, négociateur de l’accord de branche pour la FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie).
Dans le cas où l’augmentation ne garantirait pas un minimum plancher de 1 040 euros brut par an en 2023, une enveloppe complémentaire est prévue pour assurer au minimum 80 euros par mois pour tous, a-t-il ajouté, une mesure qui profitera aux bas salaires.
« EDF se réjouit de la signature de cet accord, qui témoigne de la vigueur du dialogue social au sein des IEG », a commenté auprès de l’AFP un porte-parole de la direction.
Cet accord ne constitue qu’une étape, car il appartient désormais aux syndicats dans leurs entreprises de négocier des mesures complémentaires pour compenser l’inflation.
Après avoir consulté ses adhérents, la CFE-CGC a refusé de signer l’accord, jugé « insuffisant pour couvrir l’inflation » et de nature « à créer des distorsions en défaveur de l’encadrement », a dit à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire national du syndicat.
Le taux de participation des enseignants au mouvement de grève, pour l’ensemble du département du Rhône, s’établit autour de 3,3 % des effectifs, contre 6,04 % au niveau national, selon les données communiquées par le rectorat de Lyon.
Environ 600 enseignants ont été en grève dans les premier et second degrés. Plusieurs classes ont été fermées, mais aucun établissement complètement bloqué dans la région lyonnaise.
La mobilisation a été la plus forte dans les lycées professionnels, avec un défilé d’enseignants organisé en fin de matinée, qui a rejoint la manifestation en début d’après-midi près de la préfecture.
Quelques leitmotivs repérés en marge de la manifestation parisienne par notre reporter Pierre Bouvier : « Vive la grève », « L’allocation adulte handicapé à 3 000 euros ou la bagarre », « On veut le référendum d’initiative citoyenne », « On veut le RSA à 1 800 euros », « Tout cramer ».

Des milliers de personnes, principalement des enseignants, ont défilé mardi à Paris et dans d’autres villes de France pour exiger le retrait du projet de réforme du lycée professionnel, à l’appel d’une large intersyndicale. A Paris, le cortège était composé de 3 000 personnes, selon les organisateurs. A Marseille, des milliers de personnes – 2 200, selon la préfecture de police – se sont rassemblées mardi matin.
Des manifestations ont également eu lieu à Bordeaux, à Lyon, à Montpellier, à Reims, à Rouen, à Amiens, à Lille, à Poitiers, à Orléans ou à Strasbourg.
Quelque 22,94 % des personnels des lycées professionnels étaient en grève mardi dans toute la France, selon le ministère de l’éducation. Selon le Snuep-FSU, 62 % des enseignants du secteur avaient déposé « les cartables et les outils ». Dans l’académie de Paris, 31,33 % des enseignants étaient grévistes, selon le rectorat.
L’intersyndicale se réunira mercredi soir pour décider des suites du mouvement, ont déclaré les syndicats.
La SNCF prévoit un « retour progressif à la normale » mercredi sur la plupart de ses lignes de train, au lendemain d’une journée de mouvement social interprofessionnel, même si « des perturbations sont néanmoins encore possibles localement », notamment sur certains trains de banlieue et RER en Ile-de-France.
« Les circulations TGV nationales et internationales seront quasi normales, et les circulations Intercités légèrement perturbées », signale la SNCF dans un communiqué, précisant que seul un train sur deux circulera encore sur le RER D et la portion nord du RER B, ainsi que sur les transiliens H, R et U.
Au milieu des 600 manifestants en procession entre la gare de Dunkerque et la place Jean-Bart, Valentin Leblanc se distingue. Cheveux en bataille et barbe de trois jours, il fait partie des rares jeunes gens présents. Prof de philo dans un lycée dunkerquois, 1 800 euros net par mois, il arbore un autocollant « Révolution permanente » sur la poitrine. Un parti politique dont le congrès de fondation aura lieu en novembre.
Sa solution pour redonner du pouvoir d’achat aux salariés ? Une augmentation de 400 euros pour tout le monde. Et l’expropriation des grands groupes de l’énergie : « Si les grands patrons faisaient grève, les usines continueraient de tourner. Preuve qu’ils ne sont pas si indispensables. »
En queue de manifestation, sans chasubles syndicales ni drapeaux, le service d’insertion dunkerquois de l’Association des Flandres pour l’éducation des jeunes et leur insertion (Afeji) est venu en force : dix salariés sur vingt-cinq. L’Afeji, c’est plus de 3 000 salariés dans les Hauts-de-France chargés d’aider les jeunes en difficulté sociale à se réinsérer.
« Personne n’en parle, mais c’est un public qui souffre énormément de l’inflation : accès aux soins, formation, transports… tout leur coûte plus cher », explique Daoud, éducateur spécialisé de 41 ans. « On est là pour eux, mais aussi pour nous », renchérit sa collègue Véronique, 59 ans, 1 900 euros net par mois après trente ans de carrière. « Les politiques sont hors-sol ! Qu’ils viennent avec nous jusqu’à 21 heures et les week-ends travailler avec un public difficile… On verra après s’ils veulent repousser la retraite à 65 ans. »
La manifestation de cet après-midi servira-t-elle de déclencheur pour un mouvement plus massif ? Moue dubitative de Daoud : « On est dans une société de plus en plus individualiste. Et puis les gens ont peur : les réquisitions, la répression des manifs durant la crise des ”gilets jaunes”… »
Il lève la tête et lance : « Eh, Mickaël ! » Au balcon, il vient de reconnaître un des jeunes dont il s’occupe, qui regarde, incrédule, passer la manifestation.

La manifestation parisienne a été émaillée d’incidents mardi, avec quelques vitrines brisées par des casseurs. Les vitres d’un établissement bancaire CIC et d’un concessionnaire de motos BMW ont notamment été brisées boulevard Montparnasse, et des manifestants vêtus de noir ont affronté les forces de l’ordre. La préfecture de police a fait état de six interpellations.
A Paris, les 180 cheminots réunis en assemblée générale (AG) à la gare du Nord en fin de matinée ont voté la reconduction de la grève pour une journée. Les militants SUD-Rail ne cachent pas leur détermination à poursuivre la mobilisation tant que leur revendication de « 500 euros de plus par mois », votée la veille, ne sera pas satisfaite. Ils en ont ajouté une autre : « pas de salaire en dessous de 2 000 euros ».
Avant que les services et les organisations syndicales – CGT, SUD-Rail et FO – convergent au bout du quai 36 de la gare, des AG s’étaient déjà tenues en gare de Persan-Beaumont et au Technicentre du Landy, et avaient voté la reconduction.
Le témoignage de Denis Hoffmann, conducteur de train, fait ressortir un vrai malaise quant à l’organisation du travail, qui tend à réduire la plage horaire associée au travail de nuit d’une heure, ce qui diminue les avantages salariaux, tout en augmentant la responsabilité des conducteurs. Souvent, lors de leur dernier voyage, vers 23 heures, les conducteurs sont seuls à bord, sans police du chemin de fer et personne dans les gares.
Les salariés des gares, le personnel commercial ou d’accueil, sont aussi très mobilisés. Dans leur convention collective, les premiers échelons démarrent sous le smic. La fermeture de gares et la réduction des amplitudes horaires les privent de primes.
Quant aux aides au logement, la prime de résidence de 40 euros à Paris ou en petite couronne est insuffisante. « Quand on gagne 1 300 euros net en Ile-de-France, on ne trouve aucun loyer à 33 % de son salaire comme l’exigent les bailleurs », insiste une militante.
Tous insistent sur la situation de sous-effectif provoquée par ce manque d’attrait salarial :
Les jeunes embauchés ne restent pas : ils partent travailler pour Carrefour, Decathlon ou même à la RATP. Et ils n’ont aucun regret.
Au Technicentre du Landy, les grévistes sont particulièrement nombreux : 480 agents sur 500. Voici ce que dit Denis Hoffmann de leurs conditions de travail :
C’est un travail en usine, avec des salaires un peu supérieurs au smic, alors que c’est difficile : quand on répare un essieu, on est dans la graisse. Pour eux, l’inflation bouffe tout.
« De l’argent, il y en a à la SNCF : on nous a annoncé 1 milliard de bénéfice au premier semestre », assure Stéphane Grandé, de SUD-Rail. Le bénéfice est plus exactement de 900 millions d’euros, selon le DRH de la SNCF, François Nogué, pour qui les deux hausses de salaire déjà consenties vont coûter 500 millions d’euros.

Anne Callizo-Millet, 51 ans, infirmière, travaille dans une association qui coordonne des appartements thérapeutiques :
On a eu l’augmentation du Ségur de la santé, mais notre point d’indice est gelé depuis quinze ans, voire plus. Donc j’ai eu 5 euros d’augmentation en cinq ans ! Je gagne 1 950 euros net, après vingt-deux ans de métier, un peu plus avec les astreintes. Je sais bien qu’il y a pire, mais avec ça il faut se loger en région parisienne.
Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas avec une petite grève de temps en temps qu’on va se faire entendre. Des manifs, j’en ai fait plein, contre la loi travail, celles du secteur médico-social, mais ça ne change rien. J’attendais plus de monde aujourd’hui. Je suis pour la grève générale, il faudrait s’organiser. Moi la première peut-être : je ne suis pas syndiquée… D’ailleurs, je ne suis pas vraiment en grève : avec ma collègue, on a juste posé notre après-midi. En fait, je ne sais pas comment on fait pour se déclarer gréviste…

Aucune réquisition n’a été effectuée aujourd’hui pour forcer la reprise du travail dans les raffineries et les dépôts de carburant en grève, selon le ministère de la transition énergétique. D’après le ministère, les mouvements sociaux concernent ce 18 octobre trois raffineries sur les sept du pays, et sept gros dépôts sur environ deux cents.
Les raffineries concernées sont les sites TotalEnergies de Normandie, Donges (Loire-Atlantique) et La Mède (Bouches-du-Rhône). Celle de Feyzin (Rhône) est fermée pour raisons techniques, mais le dépôt est à l’arrêt du fait de la grève, tout comme celui de Flandres, à Mardyck (Nord).
Les trois autres raffineries du pays, opérées par Esso-ExxonMobil et le groupe Petroineos, fonctionnent. Des dépôts non liés à des raffineries, comme celui de Grandpuits (Seine-et-Marne) en cours de transformation en bioraffinerie, étaient également en grève.
Place du 18-Juin-1940, dans le sud de la capitale, quelques membres des black blocs tentent d’ériger des barricades, mais en sont rapidement empêchés par les forces de l’ordre, selon notre reporter Pierre Bouvier.
En grève depuis vingt-deux jours, les ouvriers de la raffinerie Total de Feyzin ont été applaudis énergiquement dès le début de la manifestation organisée devant la préfecture, à Lyon. « Chez Total, il y a de l’argent mais pas entre les mains des travailleurs », déplore au micro Pedro Alfonso, délégué CGT du site pétrolier de Feyzin, rappelant les milliards d’euros de profits de la multinationale, annoncés au premier semestre.
Il aborde aussi l’augmentation annuelle de la rémunération du PDG. « Si on nous donne 52 % d’augmentation, on prend, on arrête tout de suite la grève », lance le représentant syndical, applaudi par une foule rassemblée sous un soleil généreux, quai Augagneur.
Très écouté, le leader syndical s’excuse auprès des usagers des conséquences de la grève sur leur quotidien. « Si nous avions été boulangers, il n’y aurait pas eu de pain », dit Pedro Alfonso. Le syndicaliste dénonce « les méthodes employées pour faire pression ». « Contrairement aux usages, la direction n’a pas prévenu les organisations syndicales des salariés désignés pour les réquisitions. Nos collègues ont vu débarquer les gendarmes devant leurs enfants en pleurs et des voisins qui se posaient des questions », confie-t-il.
Après sa prise de parole, un cadre de l’union départementale lui glisse un chèque de 500 euros. « Les dons affluent de toute la France. C’est bien plus marqué que pour la grève sur les retraites en 2010 », affirme M. Alfonso, qui y voit le signal d’une « mobilisation partie pour durer le temps qu’il faudra ».
Live animé par Marie Pouzadoux et Julien Lemaignen
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