Jeunes et entreprenants : ils bâtissent leur avenir en Savoie Mont … – ECO SAVOIE MONT BLANC

par | 30 Déc 2022
Croire que tous les jeunes sont des startuppeurs qui veulent révolutionner le monde un smartphone à la main est une berlue : la jeunesse est avant tout plurielle ! Et comment pourrait-il en être autrement ? Déjà en temps “normal” (si tant est qu’il n’y en ait jamais eu un…) une classe de 6e, même entièrement issue du même moule socio-géographique, ne donnera jamais 25 clônes à l’âge adultes. Alors quand cette classe grandit dans l’après-crise des subprimes, nourrit sa croissance aux rapports du Giec et fait sa mue dans l’entrepreneuriat juste avant, juste après ou carrément pendant le tsunami covid, pourquoi voudriez-vous qu’elle produise des “copiés-collés” ?
Ces jeunes que vous allez découvrir n’ont que deux points communs : avoir moins de 30 ans et être engagés. Dans l’entrepreneuriat, le militantisme, ou les deux. Avec une soif de créer, de changer, ou les deux. Pour eux, pour le monde, ou les deux. Ils sont youtubeur ou agriculteur, élu ou ingénieure. Ils pensent voyage ou agissent local. Et ce sont eux, avec leur jeunesse et leur diversité, qui vont façonner Savoie Mont Blanc demain. Merci à elles (qui ne sont que 5 parmi nos 17 portraits… ; hé, les filles, montrez-vous davantage !) et à eux. Et bon courage, aussi.
Les portraits ci-dessous sont issus d’une sélection. Retrouvez l’intégralité de ces jeunes entrepreneurs et de ce dossier dans notre magazine ECO Savoie Mont Blanc du 30 décembre 2022 >>
Ils s’appellent Hugo Pheulpin, Sébastien Leprivey et Benoît Jacquot-Bertrand et ont entre 23 et 26 ans. Le premier est accompagnateur en moyenne montagne, les deux autres sont diplômés en matériaux. Ce qui les rassemble ? leur passion pour les sports outdoor – ils sont grimpeurs et kayakiste – et la montagne. Leur leitmotiv : minimiser l’impact de leurs sports sur l’environnement. « C’est en pratiquant que nous avons constaté la présence inconsidérée de déchets dans la nature. On s’est alors posé la question de ce que l’on pouvait faire pour les récupérer et les transformer », raconte Hugo Pheulpin, qui gère la partie commerciale de la startup.
Étant grimpeurs, l’idée était toute trouvée : concevoir des prises d’escalade 100 % recyclées et recyclables, quand celles existantes sur le marché (en résine thermodurcissante) ont une durée de vie moyenne de deux ans et demi en Europe, générant 4 000 tonnes de déchets par an. En 2019, l’idée se transforme en projet entrepreneurial. Partis du constat qu’ils avaient « certaines connaissances mais pas la science infuse », ils se rapprochent de l’incubateur de Savoie Technolac.
« On a pu passer du stade de projet à l’entreprise en 2021 – seul moyen de gagner en crédibilité sur ce marché – grâce aux formations dispensées et à l’intelligence collective. » Ils sont lauréats de la bourse French Tech Tremplin (42 000 € pour booster la R & D et la formation), du dispositif Start-up & Go Aura et du réseau Entreprendre Savoie. Ils conçoivent leur première machine dans leur garage, à partir d’une presse à injecter récupérée à la casse, et fabriquent leurs premiers prototypes, qu’ils font tester dans les salles chambériennes. Les essais, pas totalement concluants au départ, le sont désormais en termes d’aspect de surface et de résistance à l’abrasion.
3 000 tonnes de CO2 en moins
Aujourd’hui SBH Équipements (marque Ghold), dont la technologie est brevetée, élabore des moules à partir des blocs de mousse fournis par les clients, pour fabriquer des prises écologiques, et écume les salons et les entreprises pour vendre son process. Une levée de fonds de 2 M€ est amorcée auprès de business angels pour financer les locaux à Chambéry et la nouvelle presse à injecter sur mesure, recruter, et instaurer une économie circulaire. La première production sera lancée en avril 2023. Le trio vise 400 000 € de chiffre d’affaires en 2023, 3 000 tonnes de CO2 en moins d’ici 2026 et 30 % du marché européen à cinq ans.
Athlète de haut niveau (spécialiste du 400 m haies après avoir été sprinteuse), Mathilde Rautureau est une sportive accomplie. Et une compétitrice dans l’âme, qui ne lâche rien. Quand se pose la question du choix de ses études, cette Savoyarde d’adoption, née à Angers, s’oriente vers l’événementiel sportif. Une évidence. Menant de front sport et études, elle obtient un DUT en logistique et transport, à Saint-Nazaire, qu’elle complète par une licence professionnelle de management de projets et d’équipes, à Annecy, et un master en événementiel et rencontres d’affaires. Mais la covid stoppe net ses ambitions.
Tirer parti de la crise
Dotée d’un mental de gagnante, elle en profite pour s’entraîner davantage à Aix-les-Bains (où elle vit), décroche un titre de championne de France universitaire et retourne sur les bancs de la fac pour glaner un énième diplôme, en “optimisation de la performance des athlètes de haut niveau”… qui l’a conduit à lancer, en 2020, Sporganize, son projet de fin d’études, qu’elle transforme, en 2022, en startup. « De par mon parcours, j’ai eu envie de proposer des outils d’organisation sous forme d’agendas papier dédiés au monde du sport, pour concilier et gérer vies sportive, professionnelle et privée au quotidien. Avec suivi d’entraînement, fixation d’objectifs, nutrition, etc. », explique-t-elle.
« Grâce à mon statut d’étudiante-entrepreneuse, j’ai pu intégrer l’incubateur Savoie Technolac, et ainsi doper mes formations et mon réseau. » Sur les premiers agendas tirés à 100 exemplaires, elle en a vendu 80 sur son site. Elle réfléchit déjà à développer des agendas thématiques par pratique sportive et pour les professionnels, et vise aussi les librairies, les fédérations et clubs de sport. À 25 ans, elle se donne « trois ans pour en vivre ».
Femme dans un métier plutôt masculin, Tiphaine Ferré a racheté, à seulement 25 ans, une société d’ambulances. À 24 ans, quand sa patronne lui a proposé de reprendre sa société, Tiphaine Ferré a d’abord décliné l’offre. Mais peu à peu, l’idée a fait sa route dans sa tête. Un an plus tard, en 2020, la jeune ambulancière se retrouvait aux manettes d’une TPE réalisant 700 000 euros de chiffre d’affaires avec six salariés.
Devenue gérante de Haute-Maurienne Ambulances et taxis, à Sollières- Sardières, elle ne cesse, depuis, de faire progresser l’entreprise, qui a clôturé l’exercice 2021-2022 à plus de 850 000 euros de chiffre d’affaires (900 000 € prévus en 2022-2023) avec huit salariés permanents (jusqu’à 19 en saison d’hiver). La Sarthoise, fille d’ambulancier, se passionne très tôt pour le métier. Une fois son permis en poche, elle doit cependant attendre trois ans – le temps de ne plus être considérée comme jeune conductrice – pour s’inscrire à la formation.
Entre-temps, elle devient donc aide-soignante. En 2017, après avoir obtenu son diplôme d’ambulancière, elle débarque en Maurienne pour une première saison en tant que saisonnière pour Haute- Maurienne Ambulances et taxis. Le CDD de six mois se transforme rapidement en CDI. « Trois ans plus tard, la dirigeante m’a proposé de reprendre l’activité », se souvient-elle. « Elle voulait revendre à une femme, car nous ne représentons que 20 % des effectifs dans cette profession. »
Oui, mais Tiphaine n’a pas assez d’argent de côté et ne se sent pas prête à gérer une entreprise. Elle se rapproche d’Initiative Savoie, qui lui octroie un prêt d’honneur de 10 000 euros, et de France Active Savoie Mont-Blanc, qui se porte garante de l’emprunt bancaire et lui accorde un prêt de 70 000 euros. Ce montage lui permet d’obtenir un prêt bancaire de 500 000 euros. « Cela me faisait peur, avoue-t-elle, mais j’ai été bien accompagnée et, finalement, ça s’est fait tout seul. »
Transport de bagages l’été
Devenue patronne, l’ex-salariée poursuit sa route, avec une préférence marquée pour le terrain. « Je roule toujours beaucoup. J’adore ça ! Et j’effectue pas mal de gardes de nuit. » Soulagée dans la partie administrative avec l’embauche, depuis peu, d’une personne dédiée à la facturation, Tiphaine Ferré compte continuer à développer sa structure.
L’été, le transport de bagages de refuges en refuges lui apporte, depuis deux ans, une clientèle nouvelle de particuliers et d’agences. C’est cependant l’hiver qu’est réalisée la majeure partie de l’activité, avec les bas de pistes, les rapatriements et les hôtels. « Cet hiver, nous allons travailler avec trois stations de plus », se félicite la jeune femme, qui, avant de signer ces marchés, a pris l’avis de ses ambulanciers et employés.
Arthur Boix-Neveu, comment devient-on maire à moins de 30 ans ?
J’ai toujours vécu à Barberaz et j’ai toujours été impliqué dans la vie locale, au conseil municipal jeune, dans des clubs sportifs… J’ai gardé ce goût de l’engagement au conseil d’administration du collège, à l’institut d’études politiques de Grenoble (j’y ai été vice-président des étudiants), puis à l’institut régional d’administration de Lyon. Dans le même temps, je me suis engagé aux Jeunes Socialistes à 18 ans. Je fais aujourd’hui partie de Générations, le parti de Benoît Hamon.
Étudiant, vous vous êtes donc un peu éloigné de Barberaz ?
Où que je sois, je me suis organisé, depuis 2013, pour assister à toutes les séances du conseil municipal. En fait, en 2020, je souhaitais être élu, mais pas maire. Mais je suis arrivé en tête lors de notre élection interne pour trouver une tête de liste. Avec l’équipe, nous nous sommes ensuite fortement mobilisés. Nous sommes arrivés en tête de deux voix au premier tour, devant le maire sortant… Et nous l’avons emporté de 150 voix au second.
Votre jeunesse vous incite-t-elle à être un maire “différent” ?
Nous voulons renouveler le fonctionnement des services, trop descendant. Les 60 employés municipaux travaillaient à l’ancienne. Il faut changer, mais je me rends compte que c’est long : procéder à des recrutements, les former… Ce sont plus mes convictions que ma jeunesse qui me poussent à jouer la carte de la démocratie participative, du social, de l’écologie.
L’écologie, une conviction de jeune ?
Toutes mes décisions doivent avoir un impact environnemental positif. J’aimerais que la transition aille plus vite à l’agglo [Grand Chambéry, NDLR]. Il me semble que, sur ces sujets-là, il y a un choc générationnel, oui. Même si des élus plus âgés (je pense à Luc Berthoud, à La Motte-Servolex) assument clairement leur fibre environnementale. Jeunesse, cela veut dire impatience ? J’ai envie que ça bouge vite. Ça pousse les élus à me suivre. Mais je suis aussi perçu comme trop radical dans mes prises de position à l’agglo.
Vous avez mis sur pause votre carrière ?
J’étais contrôleur de gestion à la préfecture de Haute-Savoie. J’ai pu me mettre en disponibilité en septembre, lorsque je suis devenu vice-président de Savoie Déchets. Mon seul traitement de maire ne me permettait pas de vivre, et cumuler la fonction avec un emploi était vraiment compliqué.
Partant pour un nouveau mandat ?
Si je sens que j’ai trouvé un équilibre entre la vie élective et ma vie personnelle, que les élus me suivent, que je sens de l’intérêt des habitants, et qu’on a réussi à appliquer un peu notre programme, oui !
« Faire quelque chose qui a du sens et qui respecte l’environnement » Il voulait être maçon, le voilà maraîcher bio à Poisy (74). Samuel Duparc, 27 ans, a finalement préféré faire pousser des légumes que construire des murs. Issu d’une famille d’agriculteurs à Poisy depuis 1850, le jeune homme s’installe, en février 2018, sur un hectare et demi que lui laisse son père, pourtant toujours en activité en élevage laitier. « Je ne savais pas trop où j’allais. Je savais juste que je voulais produire des légumes bio. » Au Coin du parc (1) était née.
« Dévoué à ma clientèle »
Admirateur de Pierre Rabhi, il veut « faire quelque chose qui participe à changer la situation » et donner libre cours à sa passion pour le jardinage. Il termine sa première année – qu’il qualifie de « très dure physiquement » – avec un chiffre d’affaires supérieur à ses attentes (45 000 euros). Il poursuit donc sans relâche, « dévoué à (sa) clientèle », et met rapidement en place une stratégie d’investissement pour réduire la fatigue : entre 2019 et 2022, il injecte 150 000 euros dans l’automatisation de ses serres, l’ergonomie et l’outillage.
« J’ai voulu simplifier le métier pour garder mes salariés », explique-t-il. Car, aujourd’hui, le maraîcher emploie jusqu’à cinq personnes en été (dont trois permanents), pour produire une cinquantaine de légumes différents. « J’investis tout en conservant mes valeurs de base : le respect des hommes, des insectes, de la biodiversité. Je n’utilise aucun traitement, même bio. » Une stratégie payante puisqu’il affiche une croissance de 25 % par an. En 2022, son chiffre d’affaires atteint 120 000 euros.
Après ses études d’ingénieur dans la géotechnique à Grenoble, Théo Christophe a choisi de “bifurquer” pour se consacrer à ses combats. « J’ai adoré mes études, mais pas du tout le métier qui en découlait. Lorsque j’ai terminé, j’ai décidé de devenir prof de tennis car j’adore ce sport et j’aime transmettre. Ce job me laisse le temps de m’indigner pour ce qui m’importe vraiment : défendre le vivant, la nature, la montagne… », explique-t-il.
Installé à Faverges-Seythenex, le trentenaire s’est mobilisé au sein de groupes locaux contre l’aéroport d’Annecy et l’ouverture d’Amazon sur le bassin. Cet automne, il campait sur le plateau de Beauregard pour s’opposer au projet de retenue collinaire de La Clusaz. « La décision du tribunal qui a ordonné la suspension des travaux constitue une petite victoire, mais une victoire bonne à prendre quand même car il y en a peu. Malgré la somme des moyens d’action que nous déployons, les choses changent assez peu : les projets profitant à l’industrie du ski se multiplient, l’artificialisation des sols continue », regrette-t-il.
Sceptique face au pouvoir des partis politiques, Théo Christophe reconnaît que la voie du militantisme est difficile en raison du petit nombre d’opposants mobilisés sur le terrain, mais espère bien que des collectifs locaux se créeront pour s’opposer à d’autres projets sur le département.
Perrine Caillet (29 ans) a quitté la région parisienne en 2010 pour intégrer l’école Polytech Annecy- Chambéry. Son diplôme d’ingénieure en énergie, bâtiment et environnement en poche, elle commence sa carrière dans un bureau d’études lyonnais… mais n’est pas convaincue par ce poste très abstrait.
Participer à la transition énergétique
Elle rejoint l’Association savoyarde pour le développement des énergies renouvelables (Asder) pour effectuer un service civique et devient bénévole à la Banque alimentaire. En 2019, elle rejoint le collectif ÉnergiCimes, engagé dans la transition énergétique du territoire, via le développement de centrales photovoltaïques en toiture. « Je travaille pour un installateur de panneaux solaires, ce qui me permet d’apporter des compétences techniques. Notre rôle au sein du groupe technique est d’évaluer les projets, élaborer le cahier des charges, consulter les entreprises et suivre les travaux », explique la jeune femme.
Solidarité avec les demandeurs d’asile
À côté de la cause environnementale à laquelle elle s’est toujours montrée sensible – elle est aussi référente “compost” au niveau de son quartier –, Perrine Caillet s’est engagée au sein de l’association JRS (Jesuit Refugee Service – Service jésuite aux réfugiés). Elle est, avec son conjoint, partie prenante du programme Welcome qui consiste à héberger, pour une période de quatre à six semaines, des demandeurs d’asile.
« Nous sommes famille d’accueil et avons accueilli trois personnes depuis fin 2020. Dans le cadre de JRS Jeunes, nous organisons des soirées, randonnées, pique-niques afin de créer des liens entre les Chambériens et les demandeurs d’asiles », poursuit la jeune femme, convaincue, « qu’à plusieurs, petit bout par petit bout, on peut arriver à faire quelque chose ».
Après ses études, Lisa Robberse (23 ans) est revenue vivre dans sa ville natale de Chamonix. « J’ai fait une licence appliquée en économie et développement à Paris Dauphine. On nous parlait beaucoup de production, de rentabilité, très peu de changement climatique. Je me suis de plus en plus investie dans des actions en accord avec mes interrogations face à un système que je pense obsolète », raconte la jeune femme.
Après sa licence, elle intègre le Créa Mont-Blanc (centre de recherche sur les écosystèmes d’altitude) dans le cadre d’un service civique. Après cette expérience qui lui plaît beaucoup, elle se tourne vers l’économie sociale et solidaire et rejoint Innovales pour un stage, puis en tant que chargée de projet “économie circulaire et transition industrielle”. À Chamonix, elle figure parmi la trentaine de bénévoles engagés dans l’association Écotrivélo, qui collecte les biodéchets auprès des restaurateurs, hôtels, bars et cantines de la vallée pour les transformer en compost. Le ramassage s’effectue à vélo.
« Écotrivélo s’est créé sur la base de convictions très personnelles, mais l’obligation de récupérer et valoriser les biodéchets arrive. Au-delà de la source d’inspiration et de bienveillance qu’elle constitue, l’association fait bouger les lignes », ajoute Lisa Robberse, ravie de voir le modèle se dupliquer sur d’autres secteurs, comme Saint-Pierre-en-Faucigny.
Eric Renevier, Patricia Rey, Sylvie Bollard, Philippe Claret, Sophie Boutrelle
Crédit photo à la une : Papaioannou Kostas sur Unsplash
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