Italie : la crainte éculée du fascisme – Institut Des Libertés

29 septembre, 2022
On aurait pu s’attendre à des titres louageurs du type « pour la première fois, une femme Premier ministre en Italie », mais le féminisme de vitrine s’est heurté à cette dure réalité : la femme est question est « post-fasciste », ce qui interdit toute effusion de joie et contraint à demeurer la mine grave. Admirable expression que « post-fasciste » qui signifie « après le fascisme ». Il en va ainsi de tous les gouvernements italiens depuis 1945 sans que cela ait posé un quelconque problème. Mais voilà que Giorgia Meloni et son parti Fratelli d’Italia sont qualifiés d’extrêmes droites et de fasciste. Ce qui manifeste surtout l’ignorance des commentateurs qui continuent à placer à droite le fascisme, idée politique typiquement socialiste (même s’il est vrai que la droite française et le RN sont acquis au socialisme).
 
Fasci siciliani
 
Un petit retour historique s’impose. Benito Mussolini est un homme de gauche, socialiste, instituteur et journaliste à L’Avanti, organe de presse du parti socialiste italien. Le propre du fascisme est de placer l’État au centre de tout : tout pour l’État, tout par l’État, rien en dehors de l’État. Une idéologie authentiquement constructiviste et parfaitement socialiste. Le nom même de fascisme est tiré des fasci siciliani, organisation politique d’extrême gauche basée en Sicile. Le fascisme ne peut se comprendre sans son insertion dans le mouvement du Risorgimento, qui a conduit à l’unification de la péninsule italienne, c’est-à-dire la conquête du nord sur le sud. La maison de Savoie a renversé les Bourbons de Naples et s’est emparée de toute l’Italie, au nom du peuple italien et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En émergeant dans les années 1920, le fascisme veut poursuivre l’œuvre du Risorgimento. Il est anticlérical, farouchement opposé à Rome, partisan des nationalisations et des corporations. L’idéologie est à la fois socialiste et futuriste, comme en témoigne la création du quartier romain de l’EUR qui vise à construire une nouvelle Rome qui doit être l’image de l’homme nouveau fasciste. Un des opposants historiques au fascisme, le prêtre don Luigi Sturzo, dans un texte fameux de philosophie politique a montré comment l’État s’est construit au cours des siècles, notamment depuis la Réforme, et comment cette construction étatique a conduit au fascisme. Sa pensée a fortement influencé un jeune étudiant libéral, Giovanni Batista Montini, qui deviendra le pape Paul VI, dont la pensée d’équilibre et de respect des personnes est très éloignée du péronisme autoritaire et sentimental de l’actuel résident du Vatican.
 
Le fascisme est une authentique et quasiment chimiquement pure pensée socialiste, dont les fascistes de la première heure reprochèrent assez vite à Mussolini de s’être embourgeoisé et d’avoir trahi les idéaux de sa jeunesse. Chassé de Rome en 1943, il crée l’éphémère République sociale italienne, à Salo, qui se veut un retour à la pureté originale du fascisme. Qualifier cette idéologie de « droite » est donc la marque d’une stupidité intellectuelle sans nom. Soit la droite est libérale, et donc elle n’est pas fasciste, soit elle est réactionnaire et elle ne l’est pas non plus, car le fascisme est résolument moderniste et futuriste. Bâtir l’homme nouveau, c’est rejeter la tradition et la réaction.
 
Si les chefs d’entreprise italiens ont misé sur Mussolini dans les années 1920, c’est pour conjurer un péril qu’ils estimaient plus grand encore, celui du communisme. Ils ont préféré Mussolini à Staline. On oublie trop vite aujourd’hui le poids très pesant du Parti communiste italien et à quel point l’Italie aurait basculé en 1945 sans l’intervention directe de Pie XII. Dans les années 1960-1970, le terrorisme d’extrême gauche fut terrible dans la péninsule, aboutissant notamment à l’enlèvement et à l’assassinat du Premier ministre Aldo Moro (1978). Entre les Brigades rouges internationales et les mafias, l’Italie est une terre de violence politique qui échappe à l’entendement français.
 
Mussolini contre Hitler
 
Particularité du régime fasciste, Mussolini ne fut jamais que le numéro 2 du pays, le chef de l’État demeurant le roi. C’est bien le Conseil national fasciste qui a renversé Mussolini en 1943, notamment pour signer la paix avec les États-Unis. Mussolini n’est pas tout puissant et dispose de pouvoirs beaucoup plus réduits qu’Hitler et Staline.
Dans les années 1930, il est l’allié objectif de la France tant son anti-hitlérisme est patent. En 1936, Mussolini s’oppose à l’Anschluss en positionnant ses troupes sur le col du Brenner et en menaçant l’Allemagne d’intervenir si jamais Berlin voulait toucher à Vienne. Face à cet usage de la force, Hitler est obligé de céder. Ce n’est que devant la lâcheté des démocraties que Mussolini, dégouté de leur attentisme et désireux de se rallier au fort, choisira le camp de l’Allemagne, aboutissant au congrès de Munich (1938). Il n’y a pas d’alliance naturelle entre nazisme et fascisme, mais une alliance de circonstance, dont Hitler s’est vite mordu les doigts face à l’incapacité militaire des Italiens.
 
Rejouer la comédie des « années 1930 » et de la « bête immonde » est donc particulièrement pénible, surtout quand on sait que c’est grâce à l’alliance conclue avec les communistes en août 1939 qu’Hitler a pu déclencher l’invasion de la Pologne et quand on connait l’orientation idéologique du Parti national fasciste (PNF).
 
Meloni et après ?
 
Giorgia Meloni est donc arrivée en tête des élections législatives, marquées par une abstention record : + 9 points par rapport aux précédentes élections avec 63% d’abstention. Une victoire donc à relativiser face à ce désintérêt de plus en plus marqué pour le suffrage universel.
 
La Présidente de la Commission européenne, une Allemande non élue, avait tancé quelques jours plus tôt les Italiens. Debout face à un drapeau américain, elle les avait menacées de sanctions économiques si jamais ils ne votaient pas bien. Ils ont visiblement mal voté. On attend donc que la Commission accroisse le taux d’adhésion à sa superstructure en sanctionnant la démocratie italienne.
 
Meloni est arrivée en tête ; le plus difficile commence pour elle. Il lui faudra mettre sur pied une coalition gouvernementale, avec des partis plus petits, mais dont les appétits sont grands. Matteo Salvini est toujours présent, en dépit d’un score décevant et l’inusable Silvio Berlusconi, plus jeune que jamais, tient l’autre morceau de la coalition. Quand bien même Meloni serait Premier ministre, ses pouvoirs sont restreints et entravés, notamment par la décentralisation, qui donne beaucoup plus de pouvoir aux régions qu’en France. Il lui faut ensuite composer avec un Parlement où elle n’a pas la majorité, ce qui nécessite de devoir transiger avec ses alliés. Autrement dit, être élu est une chose ; appliquer son programme et obtenir des résultats en est une autre. Seul l’avenir permettra de dresser le bilan de Meloni.
Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique. Il est directeur d’Orbis. Ecole de géopolitique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l’influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L’Europe ébranlée (2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la Monarchie de Juillet : La parenthèse libérale. Dix-huit années qui ont changé la France (2018).
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le sabotage de North Stream par l’empire du mal nous a fait entrer, lundi, dans une nouvelle dimension du conflit est-ouest.
D’un coup, nous voilà considérés par Moscou non plus en tant que soutien de l’Ukraine ) avec nos canons CAESAR ), mais comme les alliés des EUA, l’agresseur de la Russie.
La situation devient évidemment dangereuse pour les Français et les membres de l’OTAN qui ont sur leurs sols des vecteurs nucléaires américains.
Notre situation est d’autant plus dangereuse que nous avons des sous-marins avec des missiles nucléaires.
.
Le géopolitogue des Chroniques du grand jeu écrit :  » à Moscou, chacun commence à comprendre que le seul moyen de débloquer la situation est de s’en prendre directement aux parrains de Kiev.  »
https://www.chroniquesdugrandjeu.com/2022/09/cet-engrenage-qui-s-installe.html

Article interessant, merci.l’image du fascisme nous vient de la strategie stalinienne du front Populaire, qui avait besoin d’assimiler la droite au fascisme pour les besoins de leur cause;cette strategie rejoignait l’ideologie qui pretend imposer la « culture de contrat » contre l’Etat, qui justement se trouve au centre du fascisme. Chez nous, Laval aussi venait du socialisme. Maintenant relisez de Gaulle: lui aussi voulait que  » l’Etat ait une tete, c’est-a-dire un chef », et lui aussi voulait que l’Etat donne l’impulsion a l’economie.
Il me semble que ce vote, comme celui des autres peuples europeens, signifie que l’Italie veut se debarasser de Maastricht, de la »culture du contrat », de « l’economie de marche » et du « demantelement des monopoles »; en ce sens les Italiens ne sont ni plus ni moins fascistes que les Allemands ou les Francais.

Méloni risque fort d’ être un « feu de paille  » politique, dans ce pays particulièrement instable sur le plan politique.
Quant aux ritournelles style « le facisme ne passera pas » , c’est le message martelé par les médias subventionnés à destination des gogos tentés de mal voter !

l’auteur remet habilement les pendules à l’heure.
Dans la même veine, le nazisme est une contraction passant sous silence la racine socialiste du parti unique du Troisième Reich.
Die Nationalisozialistische Deutsche Arbeiterpartei (NSDAP) se traduit en français comme suit : le parti national-socialiste des travailleurs allemands.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus
C’est ce que font sans relâche les journalistes qui ne connaissent pas l’histoire tragique de l’Europe durant la première moitié du vingtième siècle.

Dans l’Archipel du goulag, je crois me souvenir que les dissidents étaient accueillis dans des camps aux cris de « V’la les fascistes! »
Le mot « fascisme » a été utilisé par le socialisme comme un repoussoir pour faire croire qu’il existe à l’opposé du soclialisme une bête immonde dont il faut se préserver à tout prix.
Il n’en est rien, le fascisme et le nazisme sont des variantes du socialisme dont le contraire est le libéralisme – celuil-là veut des « politiques sociales » et celui-ci les rejette au nom de la liberté/propriété/non-agression.
Le mot « fascisme » comme le mot « complotisme » relève de la pure manipulation, de l’opération psychologique, et n’a rien à voir avec une quelconque réalité – historique ou autre. Du reste la répétition à l’identique des mêmes slogans par les « talking heads » suffit à démontrer qu’on est en pleine propagande.
Pour quels objectifs ? Allez savoir. Mais quant aux conséquence, soyez assuré que ce sera un désastre qu’aucun humain ne maîtrise. Car comme l’enseignait leur précurseur Goebbels, ceux qui nous manipulent aujourd’hui sont les jouets de leurs propres manipulations.
« Répétez, répétez, on vous croira … et vous y croirez vous-mêmes »

Pour comprendre le fascisme italien , il faut connaitre l’Italie et surtout LES italiens qui contrairement aux français ne sont toujours pas unifiés culturellement , meme apres 161 ans d’unité nationale . En 1848 il y avait HUIT etats sur ce territoire . De 1848 a 1861 le Piémont plus moderne , dirigé par Cavour s’etend a la Lombardie . en 1868 la Vénétie rejoint le royaume . Ce n’est qu’en 1924 que le L’Italie unifiée nait par l’initiative Francaise ; Napoléon III , et Maçonnique des cercles libéraux . La naissance est donc un combat du Nord contre le Sud des Bourbons et des Libéraux contre les Cléricaux . C’est aussi une manoeuvre française pour combattre l’ Autriche . Avec la naissance du Royaume d’Italie, disparait l’Etat Pontifical qui régnait sur le centre du pays . Cette naissance fortement assistée fait naitre un Etat qui est désuni , pauvre au centre , au sud , dans les Iles . C’est la famine persistante qui pousse 2,500,000 italiens a émigrer partout dans le monde . L’émigration reste encore aujourd’hui un phénomène profond . En 1914 , le pays bien qu’unifié est dans la misére et la famine et s’en tient a la neutralité . De 1914 a 1915 , les cercles nationalistes APPUYES par les industriels du Nord ( Fiat – Ansaldo ) alimentent la propagande belliciste . Le leitmotiv est de jouer d’égal a égal avec les grandes puissances GRACE au conflit . En 1915 , l’Italie déclare la guerre a l’Autriche et revendique Trieste , la Dalmatie-Slovénie qui sont en partie peuplées d’Italophones . Les histrions D’Annunzio et Marinetti excitent l’opinion . La guerre sera un désastre , 800,000 tuées, 1,500,000 bléssés . La conclusion de la guerre sera un second désastre diplomatique car l’italie ne récupére que Trieste et Fiume st seulement accessible aux italiens sans etre rattachée. Woodrow Wilson et Clémenceau se sont opposés aux revendications sur la Dalmatie . l’adieu cuisant aux rodomontades de la droite et du socialiste belliciste Mussolini , provoquent une onde de colére populaire contre les bellicistes, contre les industriels qui se sont enrichis par les fournitures aux armées . Le cout de la vie entre 1915 et 1919 est multiplié par 4 . Les ouvriers et paysans occupent les usines, réclament des augmentations qui leur sont refusées . Ce mouvement prend de l’ampleur , avec le soutien des communistes . Mussolini sent l’opportunité de se refaire une virginité politique – lui le belliciste donc ayant pris part au désastre politico-militaire – en organisant les vétèrans en milices de rues ( les chemises noires ) sur le modéle des Frei Korps allemands , pour sauver le patronat , sauver la monarchie à l’intérieur . A l’exterieur il tonne contre les démocrates qui n’ont presque rien obtenu au Traité de Rapallo . Le roi Victor-Emmanuel III qui est un nain politique et un nain tout court , lui cède les pleins pouvoirs apres la marche sur Rome ( octobre 1922) . Le gouvernement élu de Facta démissionne . C’est donc un caméléon de la politique , socialiste a ses débuts, puis opportuniste , puis apotre de la violence , qui crée le fascisme dans un vide politique ou ni les libéraux, ni les catholiques , ni les socialistes ne sont capables de voir plus loin que leurs petites boutiques . L’Etat est trop désorganisé par la guerre, le roi est un mou .
Par la suite Mussolini instaure un etat autoritaire, de 1922 a 1926 , une forme d’Etatisme extreme ou du berçeau au tombeau l’Italien est encadré par le fascisme .La démocratie parlementaire et locale est supprimée ; les pleins pouvoirs passent aux Podestats du régime .
Ce n’est donc pas du socialisme démocratique ( Front Populaire ) ou il y aurait redistribution vers l’individu mais de l’accumulation étatique de pouvoirs et de rentes au service de l’ Etat . Le seul bénéfice social dont vont profiter les italiens est la sécurité sociale ( INPS ) .
De 1933 a 1938 , se représente a nouveau la meme situation qu’en 1915 . L’ italie pense pouvoir jouer d’égal a égal avec la France, la Grande-Bretagne , dans un premier temps pour freiner l’Allemagne, tout en réclamant un empire sur la Tunisie, ( pour contrer la France ) l’Ethiopie ( pour contrer la Grande-Bretagne ) . Ses revendications ayant échoué Mussolini s’allie en 1938 avec Hitler pour jouer – comme en 1915 – ce role d’égal à égal – lors du Pacte de Munich . Par son don theatral , Mussolini captive l’opinion , lui chante le mérite de la guerre à venir , tout comme le meme Mussolini avait déjà poussé a la guerre en 1915 . Le désastre serait de retour en 3 ans . Durant les 21 ans du fascisme, les libéraux , les industriels, les banques , le clergé , la monarchie , et 80% des italiens se sont accommodé du fascisme. quand le désastre est devenu trop flagrant , l’armée a débarqué Mussolini ( septembre 43 ) mais il était déjà trop tard .
C’est encore et toujours le meme complexe d’infériorité qui vient de pousser l’Italie en 1992 a adhérer a Maastricht , pour jouer dans la cour des grands , et c’est tres clairement un nouveau désastre , dont Charles Gave explique fort bien ici les mécanismes économiques .
Quant a Mme Meloni, elle a un seul but réalisable, acheter le gaz russe par la Hongrie d’Orban et réussir a baisser le cout de l’ enérgie qui paralyse le pays . Ce n’est pas du fascisme , loin de là mais une évidente urgence économique .
Le reste de son programme sera passé au crible et au veto de Bruxelles donc pas de changements profonds en perspective . Si sa coalition tente de passer en force sur le changement de la constitution ( vers le présidentialisme avec un scrutin majoritaire a l’anglaise ) elle se fera débarquer par le président de la république qui dissoudra le parlement .
Depuis 1946 , l’Italie a connu 62 gouvernements donc le pays est totalement instable .
NB: Depuis 2002 , le PIB recule en permanence, l’industrie diminue , les fleurons sont vendus aux Allemands ( Ducati-Lamborghini font partie de VW ) et les italiens continuent d’émigrer .
Plus cela change et moins cela change …

Merci pour cette contribution erudite.
Deux questions me viennent a l’esprit: 1/ pourquoi Clemenceau a t-il refuse de donner satisfaction a l’Italie’ pays ami de la France? la reconciliation franco-italienne, oeuvre de Barrere en 1902, precede l’Entente Cordiale.

trés instructif

Vous discutez à propos du post fascisme de G. Meloni imposé par les médias dominants. Leur but était d’attaquer une personne et de ne pas parler de programme politique.
Et vous ne parlez pas, non plus, du programne de Meloni ( et de ceux de ses partenaires ).
G. Meloni s’est suffisamment s’exprimée : elle est pro-UE, pro-euro, pro-OTAN. pro-américain.

« Larvatus prodeo”, j’avance masqué, peut être comme la phrase de Descartes , et c’est mon souhait le plus cher, cache t-elle son jeu comme elle l’a déjà fait au sujet de son diplôme « universitaire: « https://pagellapolitica.it/articoli/curriculum-meloni-liceo-linguistico. En touts cas elle n’est pas Young global leader et n’a pas fait de stage d’endoctrinement aux Etats_unis. C’est déjà cela !
Quel plaisir de lire cette parfaite description du fascisme, dont les médias de grand chemin font semblant d’ignorer qu’il est une des têtes de l’hydre de gauche, pas moins malfaisante, pas plus …

G M est une Aspen Young fellow.
Le Aspen institute est un think tank mondialiste de la pire espèce fondé par Rockefeller. Sa filiale italienne est très puissante.
Ci après une photo de G M au Aspen Institute Italia :
https://www.aspeninstitute.it/en/institute/aspen-community/aspen-junior-fellows

source

https://www.a2forces.fr/bilan-d-orientation-articl…

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire