Iran: le régime confronté à une implacable volonté de changement – Arabnews fr

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PARIS: Plus de 100 jours de manifestations en Iran ont brisé des tabous et touché aux fondements idéologiques de la République islamique dont les dirigeants sont confrontés à une implacable volonté de changement en dépit d’une répression féroce.
Les manifestations qui ont éclaté mi-septembre à la suite de la mort en garde à vue de Mahsa Amini, 22 ans, sont le reflet d’une colère face aux difficultés économiques et aux restrictions sociales, estiment des analystes.
Depuis ses débuts en 1979, la République islamique d’Iran a été régulièrement secouée par des manifestations. Mais ce mouvement est inédit de par sa durée et de l’étendue de la contestation à toutes les provinces du pays, de la participation de différents groupes ethniques et classes sociales et des appels directs à la fin du régime.
Des portraits du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ont été brûlés, des femmes ont ouvertement défilé dans les rues sans foulard et des manifestants ont défié les forces de sécurité.
Les autorités iraniennes accusent des puissances étrangères hostiles d’attiser les “émeutes”, notamment les Etats-Unis, ennemi juré de Téhéran, mais aussi d’autres nations occidentales comme le Royaume-Uni ou la France, ainsi que des groupes d’opposition en exil.
Point d’orgue de la répression, l’Iran a exécuté en décembre deux personnes en lien avec les manifestations, s’attirant les foudres de la communauté internationale et de nouvelles sanctions.
«Exécutions»
Début décembre, le procureur général d’Iran a annoncé que la police des mœurs avait été abolie. Cette unité redoutée était à l’origine de l’arrestation de Mahsa Amini à Téhéran pour infraction au code vestimentaire strict imposé aux femmes. Mais la déclaration du procureur avait été accueillie aussitôt avec scepticisme par des militants, compte tenu du maintien de l’obligation pour les femmes de porter le voile islamique en public.
Il n’y a pas eu de “réel changement” et les femmes sont toujours “punies d’une autre manière”, a déclaré à l’AFP Shadi Sadr, fondatrice de l’ONG Justice for Iran, basée à Londres. Et cela n’a rien changé à la principale revendication du mouvement: “Les manifestants veulent la fin de la République islamique”, a-t-elle souligné.
Même si leur ampleur a pu diminuer ces dernières semaines, les manifestations se poursuivent “tous les jours dans tout le pays”, affirme l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.
Le régime est incapable de mettre fin à ce mouvement populaire et “il n’y a pas de retour en arrière possible”, a déclaré à l’AFP Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’IHR.
Des ONG accusent les autorités de commettre des violations flagrantes des droits humains depuis le début du mouvement, relevant notamment des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements à l’étranger et la prise en otage de ressortissants étrangers dans le pays.
Déjà en désaccord avec les puissances occidentales au sujet de son programme nucléaire, l’Iran est en outre le pays qui exécute le plus de condamnés à mort hormis la Chine, relève Amnesty International. Plus de 500 personnes ont été exécutées rien que cette année, détaille l’IHR.
Par ailleurs, l’Iran s’est rapproché de Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine fin février et fournit des drones bon marché aux forces russes, alors que Kiev bénéficie de son côté d’une aide militaire et humanitaire de l’Occident.
«Jamais aussi vulnérable»
Pourtant, “en 43 ans d’histoire, jamais le régime iranien n’a semblé aussi vulnérable”, a déclaré Karim Sadjadpour, spécialiste de l’Iran au Carnegie Endowment for International Peace.
Au moins 476 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis mi-septembre, selon l’IHR. Environ 14.000 personnes ont été arrêtées, selon les Nations unies, parmi lesquelles plusieurs personnalités qui ont soutenu le mouvement de protestation, comme l’acteur Taraneh Alidoosti et le rappeur Toomaj Salehi, qui risquent la peine de mort s’ils sont condamnés.
Outre les exécutions de Mohsen Shekari et de Majidreza Rahnavard, neuf autres personnes ont été condamnées à mort, dont deux ont obtenu un nouveau procès.
Pour Kasra Aarabi, spécialiste de l’Iran à l’Institut Tony Blair, les manifestants pensent “qu’ils sont au milieu d’une révolution et qu’il n’y a pas de retour en arrière” possible.
Selon lui, ils s’inspirent de plusieurs figures de proue du mouvement comme Hossein Ronaghi, militant pour la liberté d’expression, et le dissident Majid Tavakoli, tous deux remis en liberté après leur arrestation, ainsi que la militante des droits des femmes Fatemeh Sepehri, qui est elle toujours détenue.
“Je suis sûre que nous allons gagner”, a déclaré de son côté la militante des droits humains Narges Mohammadi, qui était en détention avant même le début des manifestations, dans un message depuis la prison d’Evine de Téhéran, transmis par sa famille au Parlement européen.
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DHAKA : Les habitants de Dhaka espèrent que 2023 marquera la fin des embouteillages caractéristiques de la ville, après que la capitale bangladaise a ouvert cette semaine sa première ligne de métro.
Une étude réalisée en 2021 par l’université de Khulna a évalué à 4,2 milliards de dollars (1$ = 0,93€) le coût annuel des embouteillages dans cette ville de 20 millions d’habitants, ajoutant que les navetteurs passaient en moyenne deux heures par jour à parcourir 5 à 10 km.
Le nouveau service de métro est exploité par l’entreprise publique Dhaka Mass Transit Co. Ltd. et a été inauguré par la Première ministre Cheikh Hasina mercredi.
Développée grâce à un financement du Japon, la construction a commencé en 2017. Un premier tronçon de 12 km de la ligne 6, prévue sur 20 km, relie Uttara, dans la banlieue nord de Dhaka, à Agargaon, dans le centre-ville.
«Nous avons lancé ce projet de transport rapide de masse dans le but d’aborder deux domaines  majeurs : la réduction des embouteillages et la pollution de l’environnement », a déclaré M.A.N. Siddique, directeur général de Dhaka Mass Transit Company Limited (DMTC), à Arab News samedi.
«Cela représente un gain de temps considérable pour les passagers».
Bien qu’il n’y ait actuellement aucun arrêt entre Uttara et Agargaon, de nouvelles stations devraient ouvrir en mars, et d’ici la fin de l’année, le service devrait être étendu à Motijheel, le centre d’affaires et de commerce de Dhaka.
«Actuellement, il faut environ trois heures pour aller d’Urtara à Motijheel, ce qui sera réduit à 38 minutes lorsque ce service de métro sera pleinement opérationnel», a affirmé Siddique.
«Chaque jour, il transportera 500 000 personnes, ce qui réduira automatiquement le nombre de petits véhicules et de voitures privées dans les rues.»
Abderrahmane, résident d’Uttara, a indiqué qu’il était ravi d’avoir un service de métro dans sa ville.
«J’ai connu les services de métro à l’étranger, mais maintenant je profite de ce service dans mon pays. J’avais l’habitude de passer deux heures à me rendre à mon bureau dans le quartier de Mohammadpur. Maintenant, cela ne prend que 50 minutes. Ce service m’a apporté un énorme avantage», a-t-il signalé.
«Je crois qu’au cours de la nouvelle année, les gens profiteront de plus en plus de ces avantages et l’on s’attend à ce que les embouteillages dans la ville soient réduits», a-t-il ajouté.
Le nouveau métro devrait également rendre les déplacements à Dhaka plus sûrs, notamment pour les femmes, qui sont nombreuses à craindre d’être harcelées sexuellement sur les routes de la ville.
Une enquête menée en 2022 par la Commission nationale des droits de l’homme du Bangladesh, soutenue par les Nations unies, a montré que 87 % des femmes du pays avaient été victimes de harcèlement au moins une fois, que 36 % étaient régulièrement confrontées au harcèlement sexuel dans les transports publics et que 57 % considéraient les transports publics comme l’espace public le moins sûr.
Rachida Begum, cadre d’une entreprise, a déclaré à Arab News que les déplacements en transports publics dans la ville étaient une «souffrance quotidienne» pour elle et les autres femmes qui travaillent.
«Les femmes subissent beaucoup de harcèlement lorsqu’elles essaient de monter dans un bus de voyageurs. C’est pour cette raison je suis en retard au bureau, presque tous les jours » a-t-elle expliqué.
Begum a estimé qu’elle avait trouvé le nouveau service de métro «très sûr et confortable».
«Il y a de nombreux points d’entrée et de sortie, ce qui facilite les déplacements. J’espère que les services ferroviaires du métro apporteront un soulagement à de nombreuses femmes qui travaillent dans la ville», a-t-elle précisé.
Le professeur Chamsul Hoque, du département d’ingénierie civile de l’université d’ingénierie et de technologie du Bangladesh, a fait l’éloge de ce nouveau service, mais a jugé qu’il restait du travail à faire pour qu’il soit pleinement intégré dans la ville.
«Le métro est sans aucun doute un bon moyen de transport de masse. Mais pour maximiser ses avantages, nous devons adopter une approche intégrée», a-t-il souligné.
«Un certain soutien politique est nécessaire pour être considéré ici».
Si le développement du réseau de métro n’est pas accompagné de l’infrastructure nécessaire, il risque d’aggraver la congestion, car les embouteillages se formeront autour des stations, a-t-il éclairci.
«À chaque station, il devrait y avoir plus de services systématiques de rabattement, de covoiturage, afin qu’il n’y ait pas de situations d’embouteillages dans les rues», a soutenu Hoque.
«Sinon, ce projet pourrait devenir contre-productif».
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 
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PARIS: Du gouverneur de Floride, le républicain Ron DeSantis, au prodige français du basket Victor Wembanyama en passant par la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen : dix personnalités à suivre dans le monde en 2023.
Ron DeSantis 
Année critique pour Ron DeSantis, 44 ans. Le très populaire gouverneur de Floride, réélu haut la main en novembre à la tête de cet Etat du sud-est américain, devrait annoncer sa candidature aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle de 2024.
Cette étoile montante du camp conservateur affronterait alors son ancien mentor Donald Trump, qui l’afflige du sobriquet “Ron la Morale” (“Ron de Sanctimonious”).
Kristalina Georgieva 
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva sera en première ligne en 2023 pour tenter de conjurer une crise de la dette à grande échelle.
La pandémie et le conflit russo-ukrainien ont fragilisé l’économie mondiale, fait exploser les emprunts des Etats et nourri une inflation vertigineuse. Entre hausse des taux d’intérêt et récession qui guette, nombre de pays plus fragiles risquent le défaut de paiement.
Prince Harry
Après son départ fracassant de la famille royale avec son épouse Meghan en 2020, son interview-choc en 2021 et une série documentaire diffusée sur Netflix le 8 décembre, le prince Harry publie ses mémoires en janvier.
Ce livre titré “Le Suppléant” et annoncé sans filtre, risque de faire grand bruit à quelques mois du couronnement de son père Charles, le 6 mai.
Bob Iger
Rappelé en novembre à la tête de Disney, Bob Iger a deux ans pour sauver son héritage et rattraper les pertes des plateformes de streaming avec lesquelles le géant américain du divertissement s’est lancé à l’assaut de Netflix.
Son prédécesseur Bob Chapek, parti par la petite porte, s’était aussi attiré le courroux du gouverneur de Floride Ron DeSantis en critiquant sa loi “Don’t say gay”. Ce texte proscrit l’enseignement de sujets liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre en école primaire. En représailles, DeSantis a supprimé le statut particulier dont bénéficiait le parc d’attractions Disney World en Floride depuis les années 1960.
Ons Jabeur
Première femme arabe à disputer la finale du tournoi de Wimbledon, la joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur, a deux objectifs pour l’année prochaine: devenir N.1 mondiale et gagner un tournoi du Grand Chelem.
La N.2 mondiale âgée de 28 ans, est célébrée comme une star en Tunisie où le ministre des Sports lui a décerné le titre de “Ministre du Bonheur”. La joueuse, qui a commencé à percer dans le classement professionnel en 2018, a entraîné tout le pays à goûter cette discipline.
Sydney McLaughlin
L’Américaine Sydney McLaughlin, première coureuse à avoir brisé la barrière des 51 secondes sur le 400 mètres haies, devrait faire des étincelles lors des prochains championnats du monde d’athlétisme à Budapest en août.
La championne de 23 ans, qui a déjà pulvérisé quatre fois le record du monde (50’68) de sa discipline fétiche, a laissé entendre qu’elle pourrait s’essayer au 400 mètres simple ou au 100 mètres haies.
Peter Obi
Créera-t-il la surprise à l’élection présidentielle de février au Nigeria ? Le travailliste Peter Obi veut incarner le changement attendu par la jeunesse du pays le plus peuplé d’Afrique, en succédant au président Muhammadu Buhari.
Ce catholique de 61 ans, qui affirme avoir la même montre depuis 17 ans et porter des chaussures valant moins de 60 euros, s’affiche comme le candidat incorruptible face à ses adversaires des deux principaux partis nigérians.
Margot Robbie 
Elle incarnera “Barbie” au côté de Ryan Gosling, dans le film très attendu de la réalisatrice féministe Greta Gerwig, puis retrouvera Brad Pitt dans “Babylon” de Damien Chazelle : la star australienne Margot Robbie poursuit l’an prochain sa prodigieuse ascension à Hollywood.
Tsai Ing-wen
Présidente de Taïwan depuis 2016, Tsai Ing-wen devra affronter ces prochains mois la pression grandissante de la Chine, qui a multiplié les incursions dans l’espace aérien de l’île, détachée du continent depuis 1949.
En août dernier, les tensions ont atteint un niveau inédit après la visite à Taïwan de la cheffe des députés américains Nancy Pelosi, à laquelle Pékin a répondu par de grandes manoeuvres militaires.
Victor Wembanyama
L'”extraterrestre” Victor Wembanyama est hautement pressenti pour devenir en juin prochain le basketteur N°1 de la prochaine draft de la NBA (vivier dans lequel piochent les équipes du championnat américain).
Le prodige filiforme de 2,21m, tout juste majeur mais déjà suivi de près par le public américain, joue actuellement pour les Metropolitans 92 (région parisienne) dont les matches sont retransmis aux Etats-Unis, du jamais-vu pour un joueur et un championnat non-américain.
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PARIS: D’apocalypse à soupe de tomate, retour sur 10 mots ou expressions qui ont marqué l’actualité en 2022.
Apocalypse
Avec la guerre en Ukraine et les menaces plus ou moins explicites de Vladimir Poutine, la possibilité d’une guerre nucléaire, ou au moins d’une frappe nucléaire tactique, s’est réinvitée dans le débat public comme jamais depuis des décennies.
“Nous n’avons pas été confrontés à la perspective d’une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains”, en 1962, résume le président américain Joe Biden début octobre.
Face à Moscou, les puissances dotées elles aussi de l’arme nucléaire se voient contraintes de se poser des questions vertigineuses sur leur capacité de dissuasion et leur éventuelle réplique.
Authentification
La coche bleue qui certifie l’identité du titulaire d’un compte sur Twitter illustre à elle seule la cacophonie qui règne sur le réseau social depuis son rachat fin octobre pour 44 milliards de dollars par le milliardaire Elon Musk.
Après avoir lancé une version payante de la certification des profils, le réseau social est contraint de suspendre le nouveau système au bout de deux jours à peine : faute de vérification d’identité, de nombreux comptes se font passer pour ceux de célébrités ou de grandes entreprises, du basketteur LeBron James à Nintendo. Fin novembre, nouvelle annonce : Twitter va lancer prochainement des badges gris, dorés et bleus pour distinguer les différents types de comptes authentifiés de la plateforme.
«Femme, vie, liberté»
Le slogan des manifestants iraniens, devenu un des symboles de la révolte qui a éclaté après la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée à Téhéran par la police des mœurs.
Il a été repris dans les rassemblements quasi quotidiens et très violemment réprimés depuis ce décès, arboré dans des messages de soutien sur les réseaux sociaux, en Iran comme à l’étranger, et même affiché sur une banderole dans le stade lors du premier match des Iraniens au Mondial de foot.
Feuilles A4
De nombreux Chinois ont exprimé fin novembre leur opposition au gouvernement et à sa stricte politique “zéro Covid”, usant de créativité pour contourner la censure et montrer leur colère et leur soutien aux manifestations.
Dans plusieurs villes, dont Pékin, les manifestants ont ainsi brandi en signe de solidarité des feuilles de papier A4 blanches, en référence au manque de liberté d’expression en Chine. D’autres ont aussi publié des carrés blancs sur leur profil WeChat.
London Bridge
De l’annonce du décès au protocole des funérailles et aux conditions d’accession au trône de son successeur, l’opération London Bridge (Pont de Londres) prévoyait étape par étape le déroulé des événements après la mort de la reine Elizabeth II, décédée à 96 ans après 70 ans de règne le 8 septembre.
Réglée au millimètre depuis des années, fréquemment révisée, elle a toutefois dû être adaptée au dernier moment, la souveraine s’étant éteinte en Ecosse, loin de la capitale britannique.
«Pertes et dommages»
Au bout d’une année 2022 qui a tristement illustré l’accélération des impacts catastrophiques du réchauffement de la planète, la conférence sur le climat de l’ONU a finalement abouti à un accord qualifié d'”historique” sur la mise en oeuvre d’un fond destiné à compenser les “pertes et dommages” climatiques déjà subis par les pays les plus pauvres.
Adoptée presque à la sauvette au milieu de la nuit alors que le sujet n’était même pas à l’ordre du jour d’une COP27 au bilan par ailleurs plutôt contrasté, cette mesure était réclamée depuis longtemps par les nations les plus modestes. Craignant notamment d’admettre une quelconque responsabilité juridique, les pays riches, gros émetteurs historiques de gaz à effet de serre, s’y refusaient depuis des années.
Post-fasciste
Un siècle après l’arrivée au pouvoir de Benito Mussolini, la victoire du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia aux élections législatives fin septembre a permis à sa dirigeante, la Romaine Giorgia Meloni de devenir la première femme à diriger le gouvernement italien.
Présentée comme “post-fasciste”, elle n’a eu de cesse depuis son élection de tenter de rassurer. “Je n’ai jamais eu de sympathie ou de proximité vis-à-vis des régimes antidémocratiques. Pour aucun régime, fascisme compris”, a tenu à souligner celle qui fut dans sa jeunesse une admiratrice de Mussolini.
«Roe v. Wade»
Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré en juin l’emblématique arrêt “Roe v. Wade”, datant de 1973, qui garantissait le droit des Américaines à avorter mais n’avait jamais été accepté par la droite religieuse.
Sa décision a fait entrer les Etats-Unis dans un monde “post-Roe”, où chaque Etat est libre d’autoriser ou non les interruptions volontaires de grossesse sur son sol.
Une quinzaine les ont déjà bannies et d’épiques batailles politiques et judiciaires se poursuivent ailleurs, témoignant des passions que suscite toujours la question de l’avortement dans le pays. Les résultats des récentes élections de mi-mandat ont toutefois été l’occasion pour les défenseurs de l’IVG de se réjouir de plusieurs victoires, y compris par exemple dans le très conservateur Etat du Kentucky où les électeurs ont rejeté un référendum hostile au droit à l’avortement.
Sobriété
Baisser le chauffage, enfiler des cols roulés, limiter l’emploi des appareils électriques…: en pleine crise énergétique, sur fond de guerre en Ukraine et de volonté de se défaire de la dépendance au gaz russe, les appels à la sobriété énergétique se sont multipliés, en particulier en Europe.
Visant à éviter coupures et pannes, s’inscrivant aussi dans le contexte de la lutte contre le réchauffement climatique, cette sobriété tant vantée est aussi pour beaucoup de consommateurs une nécessité économique, dans de nombreux pays heurtés de plein fouet par l’inflation.
Soupe de tomate
Les “Tournesols” de Van Gogh aspergés de soupe de tomate à Londres, “Les Meules” de Claude Monet recouvertes de purée près de Berlin, une BMW repeinte par Andy Warhol saupoudrée de farine à Milan…: la fin d’année a été marquée par des actions coups de poing de militants écologistes visant des oeuvres d’art pour alerter l’opinion sur le réchauffement climatique.
Protégées par des vitres –sur lesquelles d’autres se sont collé les mains, comme sur celle recouvrant la célébrissime “Jeune fille à la perle” de Vermeer–, les oeuvres n’ont pas été endommagées. Ces actions, et d’autres menées par ces militants, comme l’interruption de compétitions sportives ou le blocage de routes, ont visé à relancer le débat autour du climat, quitte à braquer une partie de l’opinion.

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