Instagram fait état de problèmes de connexion au réseau social – Arabnews fr

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NEW YORK : Instagram a fait état lundi de difficultés de connexions rencontrées par des internautes, dont certains ont évoqué des comptes suspendus ou introuvables, et indiqué travailler à la résolution de l’incident.
« Nous sommes au courant que certains d’entre vous rencontrent des difficultés pour accéder à leur compte Instagram », a expliqué le service de communication de la filiale de Meta, sur son compte Twitter. « Nous y travaillons et nous excusons pour la gêne occasionnée. »
Des dizaines d’internautes ont affirmé lundi sur les réseaux sociaux que leurs identifiants Instagram n’étaient pas reconnus ou avoir reçu des messages leur signifiant que leur compte était suspendu.
Le site spécialisé Downdetector a chiffré le nombre d’incidents à plusieurs milliers, avec un pic autour de 14H00 GMT. Un incident similaire s’était produit le 22 septembre, sans qu’Instagram n’en explique les raisons.
La défaillance survient moins d’une semaine après la panne d’une autre application phare de Meta, WhatsApp, qui a affecté des milliards d’utilisateurs mardi dernier.
En octobre 2021, Instagram, WhatsApp, mais aussi le navire amiral de Meta, Facebook, avaient été mis hors service durant plusieurs heures après un problème de coordinations entre ses différents centres de stockage de données.
Meta perdait près de 5% à Wall Street, le cours de l’action se situant au plus bas depuis janvier 2016.
Le groupe a publié, mercredi dernier, des résultats jugés décevants par les analystes, marqués par le ralentissement de la publicité et l’émergence de concurrents, en premier lieu TikTok.
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VIENNE: La culture du pavot à opium a augmenté de 32% sur un an en Afghanistan, selon le premier rapport sur le sujet publié mardi par l’ONU depuis la prise de pouvoir par les talibans en août 2021.
« Elle atteint désormais 233 000 hectares », alerte l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), notant que les prix de l’opium « se sont envolés » depuis que les talibans ont interdit la plantation de la fleur en avril 2022.
La récolte de cette année a été largement exemptée du décret. Les agriculteurs afghans doivent maintenant décider début novembre s’ils plantent du pavot à opium pour l’année prochaine sans savoir si les autorités vont appliquer l’interdiction, explique l’organisme basé à Vienne, en Autriche.
Ils sont « pris au piège de l’économie illicite des opiacés », selon la Directrice exécutive de l’ONUDC, Ghada Waly, citée dans un communiqué, qui appelle la communauté internationale à « intensifier les interventions ».
L’Afghanistan est de loin le premier producteur mondial de pavot, dont sont extraits l’opium comme l’héroïne et « le revenu tiré par les agriculteurs de la vente d’opium a triplé » en un an, estime l’ONUDC.
Passé de 430 millions d’euros en 2021 à 1,4 milliard d’euros en 2022, il est le « plus rentable enregistré depuis des années » et représente 29% de la valeur agricole totale du pays, contre 9% un an plus tôt.
Cependant, l’augmentation des revenus ne s’est pas nécessairement traduite en pouvoir d’achat, car l’inflation a grimpé en flèche au cours de la même période, le prix des denrées alimentaires augmentant en moyenne de 35 pour cent, dit l’ONUDC.
Les saisies d’opiacés dans les pays frontaliers de l’Afghanistan indiquent que le trafic d’opium et d’héroïne afghans n’ont pas cessé.
Entre 80% et 90% de l’héroïne et de l’opium dans le monde provient d’Afghanistan, principalement du sud-ouest du pays, selon l’ONU.
La culture de la fleur avait été brièvement prohibée en 2000 par les talibans, quelques mois avant que le régime fondamentaliste ne soit renversé par la coalition internationale en réaction aux attentats du 11 septembre 2001.
Pendant leurs vingt ans de guérilla contre les forces étrangères, les talibans ont lourdement taxé les producteurs de pavot dans les régions sous leur contrôle, cette culture devenant ainsi une importante source de revenus pour eux.
Pendant leur présence en Afghanistan, les Etats-Unis et leurs alliés de l’Otan ont tenté d’inciter les paysans à produire du blé ou du safran. Des initiatives qui ont échoué, alors que les talibans contrôlaient les principales zones de production de pavot.
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PARIS: Décidée à mettre un frein à l’importation massive des véhicules neufs sur le marché, Alger négocie avec des constructeurs étrangers une nouvelle stratégie pour la mise en œuvre d’une industrie automobile plus intégrante et créatrice de plus-value sur le secteur de l’industrie mécanique dans le pays.
Convention de partenariat avec la marque italienne Fiat
Le 13 octobre 2022, Zineddine Boussoussa, directeur de la coopération internationale au ministère de l’Industrie, et Samir Cherfan, directeur de la région Afrique et Moyen-Orient du groupe Stellantis, ont signé une convention de partenariat entre le ministère de l’Industrie et le constructeur italien Fiat (groupe Stellantis). Cette dernière va permettre la construction d’une usine de production de véhicules Fiat et le développement des activités industrielles des services après-vente et des pièces détachées de la marque.
Selon Ahmed Zeghdar, ministre algérien de l’Industrie, les premiers véhicules Fiat devraient être disponibles sur le marché algérien à partir de la fin de l’année 2023. Il précise que le constructeur italien s’est engagé à assurer le transfert technologique et un taux d’intégration à hauteur de 30 %. «Ces deux éléments ont été déterminants dans le choix du constructeur (…), et assurent que la signature de cette convention marque le début d’une nouvelle ère industrielle dans notre pays.»
«La mission est claire. Avec la marque Fiat, nous allons apporter ce que nous avons de meilleur, en offrant aux Algériens une mobilité sûre, propre et abordable. Le consommateur algérien aura droit aux mêmes modèles et aux mêmes technologies», déclare Carlos Tavares, P.-D.G. du groupe Stellantis, lors de son déplacement à Alger.
Une industrie orientée vers l’électrique et l’hybride
Selon le ministre de l’Industrie, d’autres projets répondant aux mêmes exigences d’intégration sont à l’étude. «Aucun investissement dans l’industrie automobile répondant sur le simple montage ne sera approuvé.» En février 2022, il affirmait que «la nouvelle stratégie tracée pour l’industrie automobile tient en compte la fabrication de véhicules électriques et hybrides, au diapason de l’évolution des voitures à moyen et à long terme». Ainsi, le ministre a révélé que des négociations sont menées avec plusieurs constructeurs automobiles intéressés par l’implantation d’usines locales en Algérie.
Le spécialiste en développement économique, fondateur et P.-D.G. d’Intelligence Vector Consulting, Abderrahmane Hadef, affirme que la méthode algérienne en matière d’industrie automobile entre dans le cadre d’une stratégie globale de relance des activités industrielles. Interrogé par Arab News en français sur le plan à adopter, Abderrahmane Hadef explique: «Il faudra s’adapter aux évolutions technologiques du marché mondial de l’automobile. Les négociations engagées entre le gouvernement algérien et les constructeurs reflètent cette vision qui consiste à faire émerger une industrie intégrée via la valorisation des produits sidérurgiques pour la production des intrants comme les carcasses, les coques et les pièces détachées. En intégrant les nouvelles activités comme les systèmes embarqués, l’électronique et les ordinateurs de bords».
«Il est très important de se projeter dans cette optique pour ne pas tomber dans l’obsolescence dans trois ou quatre ans, car, selon les prévisions mondiales, les moteurs à combustion ne seront plus utilisés sur le marché mondial à l’horizon 2035. Cette orientation est stratégique pour la filière, car le pays ne peut se permettre de devenir un marché de substitution pour les véhicules qui ne circuleront plus ailleurs. Le gouvernement et ses partenaires étrangers visent à instaurer une industrie intégrante et moderne qui permet de se projeter sur la conquête des marchés africains, notamment avec l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)», conclut-il.
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NEW YORK: Une juge fédérale de Washington a bloqué lundi l’acquisition de la maison d’édition Simon & Schuster par sa rivale Penguin Random House, accédant ainsi à la demande du gouvernement américain, qui y voyait un risque de distorsion de concurrence.
Sollicité par l’AFP, Penguin Random House a immédiatement fait part de son intention d’interjeter appel et de demander une procédure d’urgence.
L’opération, portant sur un montant de 2,18 milliards de dollars, avait été annoncée en novembre 2020 et aurait réuni deux des cinq plus importants éditeurs américains.
C’est un succès marquant pour le gouvernement du président américain Joe Biden, qui se montre beaucoup plus offensif que ses prédécesseurs pour contester fusions et acquisitions au nom du principe de concurrence.
Le ministère américain de la Justice avait saisi la justice en novembre 2021, évoquant un risque de voir baisser le nombre de livres édités et le nouveau groupe diminuer les avances versées aux auteurs.
Les deux maisons occupent respectivement la première et la quatrième place en parts de marché du « Big Five » de l’édition américaine, un groupe qui comprend également HarperCollins, Hachette Book Group USA et Macmillan Publishers.
Avec 10 000 salariés dans le monde et près de 15 000 livres publiés par an, Penguin Random House, filiale du groupe allemand Bertelsmann, domine l’industrie aux Etats-Unis.
Le groupe a notamment publié le premier tome des mémoires de l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama en 2020, intitulé « Une Terre Promise », et celui de sa femme, Michelle Obama, en 2018, qui s’est écoulé à des dizaines de millions d’exemplaires.
Il s’apprête également à sortir les mémoires du prince Harry, début 2023.
Stephen King «ravi»
Le gouvernement américain a apporté la preuve que l’acquisition proposée « pourrait avoir pour effet d’affaiblir le jeu de la concurrence de manière significative » sur le marché des droits des livres à succès, a écrit la juge Florence Pan dans le jugement publié lundi.
L’ensemble du raisonnement juridique qui a mené la magistrate à prendre cette décision a été placé sous scellés, parce qu’il contient des informations « confidentielles » ou « hautement confidentielles », a indiqué la juge Pan.
Qualifiant la décision de « revers pour les lecteurs et les auteurs », Penguin Random House a dénoncé l’argumentation du gouvernement américain, qui se concentrait, selon le groupe, davantage sur les conséquences possibles pour les auteurs plus que pour les consommateurs.
« C’est contraire à sa mission de protection de la juste concurrence », a fait valoir l’éditeur.
Simon & Schuster, filiale du groupe Paramount Global qui publie environ 2 000 livres par an, compte à son catalogue des auteurs de best-sellers internationaux comme le romancier Stephen King, ou le journaliste Bob Woodward.
Stephen King s’est dit « ravi » de la décision, dans un message posté sur compte Twitter. « La fusion proposée n’a jamais eu pour objet les lecteurs et les écrivains; il s’agissait de préserver (et de faire croître) les parts de marché de PRH. »
« La décision rendue aujourd’hui protège la concurrence dans l’édition et est une victoire pour les auteurs, les lecteurs et le libre-échange des idées », a commenté Jonathan Kanter, du ministère de la Justice, cité dans un communiqué.
Paramount, maison mère de Simon & Schuster, s’est dit « déçu » par le jugement, dans une réaction transmise à l’AFP.
Avant la procédure du gouvernement américain, l’autorité britannique de la concurrence s’était également intéressée de près au rachat, les deux groupes ayant des divisions au Royaume-Uni. Elle avait rendu un avis favorable en mai 2021.
Depuis l’entrée en fonction de Joe Biden, en janvier 2021, son gouvernement a fait feu de tous bois pour tenter de remettre en cause de nombreux rapprochements d’entreprises.
Avant la décision de lundi, son bilan était mitigé. Il a obtenu que les courtiers en assurance Aon et Willis renoncent à leur union, ou que Maersk Container Industry et China Internationa Marine Containers ne fusionnent dans le secteur des containers réfrigérés.
Il a, en revanche, été débouté dans trois autres dossiers, notamment le rachat d’EverWatch Corp par Booz Allen Hamilton dans l’industrie de la défense.
En juillet, l’Agence américaine de protection des consommateurs FTC a également saisi la justice pour empêcher l’acquisition par Meta (Facebook) du spécialiste de réalité virtuelle Within Unlimited.
La procédure est toujours en cours.

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