Guerre russo-ukrainienne et propagande : la stratégie ukrainienne de communication par la peur face à la stratégie russe de la terreur – Theatrum Belli


Mes dernières interventions sur LCI ce vendredi 21 octobre (Cf. LCI 14h-15h puis LCI 15h-17h, +20mn à +1h20) et ce samedi 22 octobre (10h – 12h puis 12h – 13h, pas de replay, pourtant les échanges étaient éclairants) ainsi que ma contribution à un nouvel article dans le Figaro ce 19 octobre mis en ligne à la fin de ce billet (Cf. Le Figaro) sans oublier les Skype de ce jeudi 19 à 12h15 et de ce dimanche (15h30-16h30)
Ceux qui prennent le parti de l’Ukraine aujourd’hui le font sans nuance et sans prise en compte de l’ensemble des faits, rendant les arguments peu crédibles notamment sur les questions militaires où les méconnaissances, sinon le manque d’humilité, expriment des réponses bien peu objectives et même contradictoires au fil des semaines. Cette situation au quotidien montre cependant une stratégie ukrainienne de communication par la peur dans le but de préserver le soutien des opinions publiques occidentales face à la stratégie russe effective de la terreur.
La propagande de guerre, un peu dans mon domaine d’expertise, conduit par exemple des intervenants (et ce n’est pas la première fois) à demander l’interdiction de la « parole » russe sur les plateaux médias français (Cf. LCI 15h-17h). Seules les positions pro-ukrainiennes devraient s’exprimer, oubliant peut-être que la France n’est pas en guerre contre la Russie et que le fonctionnement d’un Etat démocratique permet le débat… Si l’on suit notamment les réseaux sociaux aux commentaires peu élaborés et souvent émotifs, cette stratégie est toute aussi offensive, bien souvent avec une grande faiblesse argumentaire, pour faire taire ceux qui exprimeraient des avis contraires aux éléments de langage ukrainiens, privilégiant l’indignation, l’émotion et non la réflexion à partir de faits.
A ce titre, l’exemple de la communication sur la reprise possible de la ville de Kherson au sud de l’Ukraine par l’armée ukrainienne est un exemple intéressant. Cette ville sera vraisemblablement le lieu d’une bataille qui peut s’avérer majeure pour la suite du conflit. Ce cas concret, mais il y en a d’autres, montre la mise en œuvre de cette propagande à travers les « angles » de la population civile et du droit international : la population civile ukrainienne quittant la ville de Kherson n’est pas « évacuée » mais serait « déportée ». Certes, cela est une interprétation possible.
En soi, pour une raison militaire, cette évacuation est pourtant compréhensible et ne peut être assimilée à une déportation : cette population civile devenue « russe » par l’annexion du territoire, ce qui est aisément contestable, se trouve dans une zone de combat. Il semble légitime dans ce contexte d’éviter les pertes sinon de prendre en charge cette population qui est considérée comme russe par les Russes. Néanmoins, une partie de cette population n’accepte pas cette situation. La possibilité de rejoindre la partie contrôlée par l’armée ukrainienne aurait pu être organisée par la mise en place de corridors humanitaires certes à la sécurité loin d’avoir été prouvée par ailleurs dans ce conflit (Cf. Marioupol). Mais cette solution du point de vue militaire n’est pas acceptable car elle offrirait une forte capacité de renseignement aux Ukrainiens sur les positions militaires russes. Elle gèlerait en outre les opérations permettant aux uns et aux autres de réorganiser leurs forces.
En ce 24 octobre, le contexte militaire de Kherson amène donc trois hypothèses qui impliquent directement les populations civiles. Ainsi :
Bref, évoquer la « déportation » des Ukrainiens de Kherson révèle une certaine forme de duplicité par l’instrumentalisation du droit international qu’il nous faut préciser dans ce contexte. Le droit issu principalement de la seconde guerre mondiale est d’influence occidentale, exprimé notamment dans les conventions de Genève et autres textes adoptés par la communauté internationale. A travers les guerres qui ont eu lieu depuis, chacun pourra constater que le temps de la guerre montre de graves défaillances dans l’application du droit, y compris par les occidentaux certes d’un niveau moindre. Il ne paraît plus adapté aux relations internationales d’aujourd’hui dans la mesure où un droit sans être garanti par la force laisse la place au seul recours à la force sans tenir compte du droit.
C’est ce que ne comprennent pas nos adeptes d’un droit international qui serait tout puissant oubliant qu’il n’est puissant et exécutoire qu’accompagné de contraintes efficaces sinon crédibles. La référence à des concepts et les mots afférents destinés à susciter l’émotion et le soutien de l’occident par l’indignation comme « crimes de guerre », « génocide », « déportation » aux fortes connotations avec la Seconde Guerre mondiale, n’ont pas tous les effets attendus au moins parce qu’ils sont instrumentalisés sans nuance par les deux camps. Il y a eu des crimes de guerre russes mais pour autant les civils restés dans les zones de combat, notamment dans les villes, sont-ils des victimes de crimes de guerre sauf s’ils sont visés sciemment comme c’est le cas de la stratégie russe de la terreur.
Cette « idéologie juridique » occidentale de se rattacher à des principes, certes louables, qui ne peuvent en temps de guerre avoir une stricte application pratique sauf par nos Etats face à ceux qui ne respecteront pas ces règles, confirme que ce droit n’est plus adapté et sera de plus en plus contesté par les nouvelles puissances. Cela signifie aussi que nous ne devons pas nous enfermer « intellectuellement » dans nos principes face à la réalité de la guerre. L’usage inconsidéré de termes forts du droit international se rattachant à nos principes contribue à une propagande qui ne devrait pas exister dans nos démocraties et fragilise nos positionnements notamment face à nos opinions publiques qui ne sont pas dupes.
Sur le point particulier de la « déportation » des populations de Kherson, la question suivante se pose : pour rester en conformité avec le droit international prôné par la partie ukrainienne et tous leurs soutiens, ce qui peut se défendre dans l’absolu, doit-on laisser les civils sans protection en zone de combat ? Rappelons-nous toutes les critiques justifiées par ailleurs dénonçant des civils tués dans les villes conquises hier par les Russes. Ceux-ci, au moins pour des raisons militaires, évacuent la population ukrainienne sous autorité russe aujourd’hui. Qu’aurait-il fallu faire ? Les laisser sur place ?
Pour conclure, si personne ne veut que des civils soient tués dans les combats, ne faudrait-il pas mieux se battre hors des villes, zone qui focalise l’attention de beaucoup, ce qui est valable aussi bien pour les Ukrainiens que pour les Russes mais qui oublie que plus de 65% de l’humanité vit dans les villes sans que la guerre ne soit bannie. Cette proposition se heurte à la réalité des villes qui sont des objectifs primordiaux pour ce qu’elles apportent : protection, logistique, administration, population, économie… ? La guerre se fera dans les villes qu’on le veuille ou non.
Bref, la guerre continue y compris celle de l’information sur laquelle nous (« je ») devons être vigilants. Hormis les « fake news », une propagande efficace a toujours un fond de vérité, des faits le plus souvent mais que le propagandiste présente de telle façon que le sens en est biaisé pour influencer son public-cible. Cette guerre russo-ukrainienne est donc riche en exemples qui nous seront utiles pour choisir la réflexion et non l’émotion pour agir.
Enfin, je vous invite à écouter cette intervention de V. Fédorowski, sur Public Sénat : https://youtu.be/mstgOaabXns, notamment lorsqu’il aborde la propagande au début de son intervention.
 
Par Jeanne Durieux
Le gouvernement ukrainien avait ouvert une hotline d’urgence à destination des soldats ennemis qui souhaitaient déserter. Le site recensant les indications pour une reddition est désormais bloqué sur le territoire russe.
«Soldats russes ! Épargnez vos vies – rendez-vous !». Le site web de l’État ukrainien intitulé «Je veux vivre», («Hochu zhit» en ukrainien) proposant le gite et le couvert aux soldats ennemis qui souhaiteraient déserter+
++ est interdit sur le territoire russe depuis dimanche 16 octobre.
Le dispositif, qui comportait une hotline d’urgence joignable à toute heure pour les potentiels déserteurs, a été censuré à l’initiative du Bureau du Procureur général de la Fédération de Russie, comme le rapporte l’ONG russe Roskomsvoboda. La décision aurait été prise le 11 octobre. «Le projet a été bloqué deux fois par le parquet général russe, explique l’ONG. Ils avaient d’abord posé une sorte d’écran restreignant l’accès à tous les domaines et les sous-domaines du site, pour ensuite le bloquer dans son intégralité».
L’initiative, baptisée «Je veux vivre» a été lancée le 16 septembre par le gouvernement ukrainien. Cette ligne de contact d’urgence propose deux numéros, avec au bout du fil des opérateurs disponibles à toute heure pour aiguiller les soldats ou les Ukrainiens enrôlés de force dans l’armée russe, qui combattent et cherchent à déserter. Un canal Telegram officiel en langue russe publie également des informations liées aux redditions, incitant continuellement les soldats ennemis à déposer les armes.
Sur le site officiel du projet d’état «Je veux vivre», l’argumentaire ne passe pas par quatre chemins. «Avez-vous remarqué qu’on ne vous accueille pas avec des fleurs, mais avec du feu et des malédictions ? Avez-vous remarqué que les commandants s’enfuient en premier ?» constatent les premières lignes d’introduction du site. Avant de marteler : «Sauvez votre vie pour vous et votre famille. Arrêtez de vous battre pour les slogans des autres», suivie d’une fiche d’instruction détaillée pour bénéficier de cette prise en charge. La procédure de reddition se veut réglée comme du papier à musique. «C’est une stratégie de communication commune à chaque guerre, souligne le général (2S) François Chauvancy, consultant en géopolitique, docteur en sciences de l’information et de communication. Dans chaque conflit, on cherche à susciter la désertion des soldats des forces armées de l’adversaire. Auparavant, c’était des flyers qu’on envoyait sur l’ennemi pour l’inciter à se rendre, maintenant ce sont des numéros verts». Une stratégie de propagande qui s’inscrit dans le contexte d’une guerre psychologique visant à affaiblir l’ennemi par tout moyen.
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Le site rassure ensuite les futurs déserteurs : ces derniers seront traités selon le respect des Conventions de Genève, comprenant ainsi « trois repas par jour, des soins médicaux, l’assistance juridique des organisations internationales…» « Une position intéressante, juge François Chauvancy. Les Ukrainiens rappellent qu’ils respectent les conventions de guerre et les droits des prisonniers, ce qui est aujourd’hui reproché aux Russes ». Là encore, ces déclarations font partie d’une « stratégie générale de communication» qui donne l’avantage aux armées ukrainiennes qui portent un discours de civilisés, face à des Russes qui ne communiquent que très peu. Avis à ceux qui hésitent : « Tous ceux qui se rendent volontairement seront déclarés capturés au combat ». Le dispositif garantit au personnel militaire déserteur ses avantages financiers, affirmant le protéger contre d’éventuelles persécutions russes.
« Cet outil soulève plusieurs questions », poursuit le général. « Promouvoir la possibilité de déserter, c’est décrédibiliser le pouvoir que Poutine a sur son territoire et sa population. Comment est-ce possible de fuir l’appel sous les drapeaux alors qu’on répète que la Russie est un état totalitaire ? » La réalité de ces désertions est en outre mal connue, par manque de chiffres sur le nombre de déserteurs et de prisonniers. « Se pose également la question des profils de ces déserteurs : qui va se rendre ? ». Il est plus que probable que les Ukrainiens mènent l’enquête sur ces personnes en question. « Il pourrait y avoir des soldats coupables de crimes de guerre, qui cherchent à se rendre pour s’offrir une nouvelle virginité : que ferait l’Ukraine dans ce cas-là ? »
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Le gouvernement russe a cherché à réprouver cette initiative, en interdisant le site sur son territoire. Contactés par le site d’informations ukrainien IMI, les opérateurs du projet « Je veux vivre » ont répondu qu’ils s’attendaient à une telle censure de la part des autorités russes. Les informations de base, et les instructions pour se rendre en toute sécurité sont donc désormais intégralement disponibles sur la chaîne Telegram. Les utilisateurs peuvent encore y accéder depuis le territoire russe en utilisant un VPN (réseau privé virtuel) et les numéros d’urgence restent également ouverts.
La plateforme indique avoir reçu plus de 2 000 demandes jusqu’à présent. Les autorités ukrainiennes proposent également 10 000 dollars à tout soldat russe désertant à bord d’un véhicule de l’armée du Kremlin, et jusqu’à un million de dollars pour un avion de combat. Une stratégie qui veut toucher ainsi divers profils : « On fait appel à ceux qui refusent de se battre parce qu’ils n’en n’ont pas envie, parce que la cause est injuste, mais aussi à ceux qui ont besoin d’argent. » Stratégie efficace ou coup d’épée dans l’eau ? « On manque d’éléments objectifs, conclut François Chauvancy. On répète que la Russie a beaucoup de déserteurs dans ses rangs, mais on n’a pas vu beaucoup de prisonniers de guerre pour le moment ».
On ne peut pas nier les déportations d’adultes et d’enfants, séparés de leurs parents, car certaines personnes revenues de russie en ont subi les faits, c’est avérés, je vous trouve pas très critiques sur ces réalités, ou tout au moins, un peu tiède…
Bonsoir vous avez tout à fait raison. C’est pourquoi je n’ai pas évoqué ce sujet non pour les raisons que vous supposez mais pour les raisons suivantes. D’une part, le sujet aurait mérité d’être traité en profondeur, d’autre part les chiffres venant notamment du côté ukrainien sont peu crédibles… entre 200 000 et 300 000 enfants « déportés » me semblent un chiffre bien élevé sans que je n’exclue la possibilité d’une russification des jeunes enfants. J’attends une enquête objective, donc internationale avec des chiffres vérifiés.
Pour ma part, au début de ce que j’appelle une campagne de propagande, j’ai évoqué cet été le principe d’humanité opposé au principe juridique sur le cas suivant: quelques centaines d’enfants ukrainiens à Marioupol sont des orphelins dans une ville détruite. sans parents donc, je défends l’idée que mieux vaut qu’ils soient adoptés par des parents adoptifs russes plutôt que de vivre dans des conditions indignes alors qu’ils sont peu susceptibles d’être adoptés avant de longs mois. réponses indignées sur le plateau, « génocide » et « déportation ». Je suis pragmatique pas un idéologue et cet exemple correspond à ce que j’exprime dans mon billet. cordialement
« je défends l’idée que mieux vaut qu’ils soient adoptés par des parents adoptifs russes plutôt que de vivre dans des conditions indignes alors qu’ils sont peu susceptibles d’être adoptés avant de longs mois.  »
Un, peu rapide comme conclusion…..
Bonjour, ce n’est pas une conclusion, c’est une prise de position qui correspond au fait et ne préjuge pas de la problématique générale. Par ailleurs, je me suis donné la peine de faire une longue réponse argumentée. Votre réponse est plutôt brève avec un apport de cinq mots. cordialement
Cela sous entend déjà , deux idées préconcus
1-« de vivre dans des conditions indignes »
2-« ..qu’ils sont peu susceptibles d’être adoptés avant de longs mois »
Donc une grosse expérience sur la rapidité d’adoption en Russie, par rapport à l’Ukraine..
Je n’ose imaginer la même chose pendant l’avancée des nazis en France.
Ok mais je ne comprends pas très bien, y compris le lien avec l’avancée des nazis en France mais je ne vais pas épiloguer, surtout si vous me lisez régulièrement. Bien cordialement :+)
Je trouve un peu « crispant » le fait que les enfants orphelins ukrainiens soient déportés en Russie, pour adoption ou autres, et surtout la remarque faite pour minimiser cette abomination!
Suis assez clair?
Beaucoup plus clair merci. Je conteste toujours le mot « déportation » pour les enfants orphelins ukrainiens pour le cas que j’évoquais. Mais après tout, si je comprends bien, les laisser là où ils étaient dans la situation où ils étaient vous parait préférable. Si vous aviez écrit qu’il fallait les renvoyer en Ukraine, j’aurai compris et c’était cohérent. A priori ce n’est pas non plus la solution.
Par ailleurs, je ne conteste pas la situation des autres enfants mais doute des chiffres donnés. Il a été évoqué des enfants arrachés à leurs familles. ceci en revanche n’est pas acceptable. Bonne journée
Ceci étant dit, j’adore votre site dont je suis un lecteur assidu depuis de nombreuses années..
Toute déclaration, dans un média supposé être « bien informé », qui nuance en quelque manière la honteuse et déshonorante frénésie pro ukrainienne de la société française et de ses médias officiels, est bienvenue ! Félicitations M. Chauvancy !
Quant aux désolants aveugles (à moins qu’ils ne soient cyniques) qui utilisent le mot « déportation » au sujet des évacuations russes sans avoir noté l’utilisation massive de la population civile de Marioupol comme bouclier humain, ni bien sur le soutien de la nation ukrainienne à son héros Stepan Bandera, l’organisateur du pogrome de Lvov le jour même de la dernière proclamation de l’indépendance ukrainienne, et bien je voudrais leur exprimer ma désapprobation complète.
Certaines évacuation de villes occupées ne se sont faites que dans un seul sens , la russie, les autres qui tentaient leur chance vers le front ukrainien se faisaient tirer dessus( prouvé et documenté) Donc le mot évacuation dans ces cas là , me fait sourire, surtout venant de gens qui dénient l’évidence par parti-pris!
A part ça, rien ne vous empêche de voir un aspect positif à « l’action spéciale  » de poutine
Bonsoir François, je vous remercie de m’accorder des propos nuancés. J’essaie mais cela n’est pas toujours compris dans le contexte propagandiste actuel.
Il n’en reste pas moins que la question des populations civiles en zone de combat est un sujet complexe. Comme nous le voyons dans ce conflit (parce qu’il est à nos portes, ailleurs l’opinion s’en fiche), il permet toutes les instrumentalisations que ce soit par les russes dans le cadre de la russification ou les ukrainiens dans la mobilisation des opinions publiques internationales. Bonne soirée
La « synchronisation rédactionnelle » de la presse française concernant la guerre en Ukraine est stupéfiante. J’en suis à aller sur des sites étrangers, NachDenkSeiten par exemple. Le sujet des « enfants déportés » ou des salles de torture russes, juste un marronnier de la propagande de guerre. Leur apparition est parfaitement synchronisée, donc il s’agit de communication planifiée, pas d’information. Pour les horreurs de la guerre, attendons les confirmations.
Sinon, cette propagande est la preuve que nous, les Français, nous sommes présentement en guerre avec la Russie sans que le parlement ait débattu à ce sujet. Nous tuons des Russes en Ukraine et l’opinion française est conditionnée pour la suite. Mais Sandrine Rousseau occupe l’espace médiatique…



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