Guerre en Ukraine: Moscou prépare les «moyens de destruction les plus puissants» – L'essentiel

La Russie a lancé l'assaut sur l'Ukraine le 24 février à l'aube. Depuis, les sanctions contre le pays de Poutine se multiplient et les Ukrainiens, résistant tant bien que mal, subissent la guerre. Suivez la situation en direct.
11.12 L'ancien président russe Dmitri Medvedev s'est une nouvelle fois montré menaçant.
11.12 Quelque 1,5 million de personnes étaient toujours privées d'électricité dans le sud de l'Ukraine, samedi soir.
9.12 En Roumanie, voisine de l'Ukraine, les chars français renforcent la digue otanienne.
Ton opinion
L'ancien président russe et actuel numéro 2 du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a affirmé dimanche que Moscou fabriquait les «moyens de destruction les plus puissants» basés sur de «nouveaux principes», en menaçant de s'en servir contre l'Occident.
«Notre ennemi ne s'est pas retranché uniquement dans le Gouvernement de Kiev (une entité territoriale administrative de la Russie impériale, NDLR) (…) Il est aussi en Europe, en Amérique du Nord, au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans d'autres endroits ayant prêté allégeance aux nazis de notre temps», a écrit M. Medvedev.
«Voilà pourquoi nous intensifions la production des moyens de destruction les plus puissants, y compris ceux basés sur de nouveaux principes», a-t-il poursuivi dans un message publié tôt dimanche matin sur son compte Telegram.
Il n'a pas détaillé ces nouveaux principes, mais faisait, semble-t-il, référence notamment aux nouvelles générations d'armes hypersoniques que Moscou se targue de développer activement ces dernières années. Le spectre d'une guerre nucléaire est revenu après l'offensive en Ukraine en février, soulignant l'érosion de l'architecture de sécurité mondiale datant de la guerre froide.
Environ 1,5 million d’habitants d’Odessa et de sa région, dans le sud de l’Ukraine, étaient privés d’électricité samedi soir à la suite de frappes russes menées à l’aide de drones kamikazes iraniens, a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les services de l’administration régionale ont indiqué que la réparation des réseaux énergétiques à la suite des frappes menées la nuit précédente prendraient «des semaines» et ont invité les habitants de cette grande ville portuaire qui le peuvent à quitter la région.
«La situation dans la région d’Odessa est très difficile. Après les frappes de la nuit par des drones iraniens, Odessa et d’autres villes et villages de la région sont plongés dans l’obscurité», a déclaré Volodymyr Zelensky dans sa vidéo quotidienne sur les réseaux sociaux. «À cette heure, plus d’un million et demi de personnes de la région d’Odessa sont sans électricité. Seules les infrastructures essentielles sont connectées – quand il est possible d’avoir de l’électricité», a-t-il ajouté.
Le marchand d’armes russe Viktor Bout, libéré lors d’un échange avec Washington contre la basketteuse américaine Brittney Griner, a apporté, samedi, son soutien à Vladimir Poutine et à l’offensive en Ukraine. Dans une interview au média russe RT, il a confirmé avoir «toujours» eu un portrait de Vladimir Poutine dans sa cellule, pendant son emprisonnement aux États-Unis, où il avait été condamné à 25 ans de prison, après avoir été arrêté en 2008 en Thaïlande.

«Si j’en avais la possibilité et les compétences nécessaires, je me porterais volontaire pour combattre en Ukraine», a-t-il déclaré, disant ne «pas comprendre» pourquoi l’offensive massive de Moscou n’avait pas eu lieu dès 2014. Il s’est également présenté, à nouveau, comme un homme d’affaires qui travaillait légalement et a également démenti avoir vendu des armes aux talibans, comme l’en ont accusé des articles dans la presse américaine.

La lauréate ukrainienne du Nobel de la paix a estimé samedi, en recevant son prix à Oslo, que la paix dans son pays ne pouvait être atteinte en «déposant les armes» face à la Russie de Vladimir Poutine.
«Le peuple d'Ukraine veut la paix plus que quiconque dans le monde», a déclaré la cheffe du Centre pour les libertés civiles (CCL) Oleksandra Matviïtchouk, lors de la cérémonie du Nobel. «Mais la paix pour un pays attaqué ne peut être atteinte en déposant les armes. Ce ne serait pas la paix, mais l'occupation».
La Russie pourrait modifier sa doctrine militaire en introduisant la possibilité d'une frappe préventive pour désarmer un ennemi, a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine.
S'adressant à la presse quelques jours après avoir averti que le risque de guerre nucléaire augmentait mais que la Russie ne frapperait pas la première, M. Poutine a déclaré que Moscou envisageait d'adopter ce qu'il a appelé le concept de Washington d'une frappe préventive.
«Tout d'abord, les Etats-Unis ont développé le concept d'une frappe préventive. Deuxièmement, ils développent un système de frappe visant à désarmer» (l'ennemi), a déclaré le président Poutine aux journalistes suivant sa visite au Kirghizstan.
Il a ajouté que Moscou devrait peut-être penser à adopter les «idées développées par les Américains pour assurer leur propre sécurité». «Nous ne faisons qu'y réfléchir», a-t-il toutefois précisé.
Les infrastructures énergétiques ukrainiennes autour de Kherson ont été «pratiquement détruites» lors du retrait des forces russes et la situation est «compliquée» à Odessa, ciblée par des frappes, a indiqué vendredi l'opérateur national Ukrenergo.
«Lundi, l'ennemi a encore frappé. Ce fut encore les installations d'Ukrenergo, les sous-stations de la ligne principale, en particulier dans le sud de l'Ukraine, et les centrales électriques qui ont été endommagées», a déploré son chef, Volodymyr Koudritskiï lors d'une conférence de presse.
Selon lui, «le travail réussi» de la défense antiaérienne ukrainienne a évité que plus de frappes russes ne touchent leurs cibles et endommagent encore plus le réseau énergétique national.
Deux tirs d'obus de 120 mm font trembler le sol boueux du champ de tir : récemment arrivés dans le camp d'entraînement de Cincu en Roumanie, les chars Leclerc français font une démonstration de force dans ce pays voisin de l'Ukraine, où l'Otan ne cesse de consolider son dispositif.
«La crise ukrainienne nous montre que ce qui se passe à l'Est peut être une menace pour l'Europe. On montre donc que l'Otan est présente, unie et prête à toute éventualité», commente le colonel français Alexandre de Feligonde, qui commande un bataillon interallié à Cincu, dans le centre de la Roumanie.
Nation-cadre d'un groupement tactique de présence avancée de l'Otan en Roumanie, la France vient d'y renforcer sa présence en déployant des moyens plus lourds : une vingtaine de véhicules blindés d'infanterie (VBCI) et 13 chars Leclerc.
La guerre en Ukraine a épuisé les stocks d’armes de l’Union européenne et montré qu’elle manque de «capacités de défense essentielles» pour se protéger en cas de conflit, a averti jeudi le chef de la diplomatie européenne, l’Espagnol Josep Borrell.
«Nous manquons des capacités dont nous avons besoin pour nous défendre contre un niveau de menace plus élevé» à cause «d’années de sous-investissement», a-t-il affirmé dans une intervention devant l’Agence de Défense Européenne (EDA).
«Nous sommes confrontés à des menaces réelles (…) Nous préférerions ne pas avoir à les affronter, mais elles sont là, proches et susceptibles d’empirer. Je ne veux pas être Cassandre annonçant les mauvaises nouvelles, mais c’est la réalité», a-t-il souligné.

Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi que son pays allait poursuivre ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, dont les précédentes salves ont provoqué des coupures d'électricité et d'eau massives en pleines températures hivernales.
«Oui, nous le faisons, mais qui a commencé?», a lancé M. Poutine en marge d'une cérémonie de remise de médailles au Kremlin, présentant ces bombardements comme une réplique à l'explosion ayant endommagé le pont de Crimée construit par la Russie et à d'autres attaques imputées à Kiev.
Il a aussi reproché à Kiev d'avoir «fait sauter les lignes électriques de la centrale nucléaire de Koursk», une région russe frontalière de l'Ukraine, et de «ne pas approvisionner en eau» le bastion séparatiste prorusse de Donetsk dans l'Est du pays.
La Croix-Rouge luxembourgeoise est venue en aide à 670 000 personnes en Ukraine et en Moldavie depuis le début de l'invasion russe en février 2022. «Soit l'équivalent de la population luxembourgeoise», fait savoir l'association jeudi. Un nombre «symbolique» derrière lequel se cachent «57 tonnes d'équipements médicaux», du matériel de réparation pour des hôpitaux, des «centaines de milliers de denrées alimentaires et kits d'hygiène»…

Sur place, les équipes luxembourgeoises accompagnent également la reconstruction d'hôpitaux ou d'habitations. L'occasion pour la Croix-Rouge de relancer aussi un appel: «Aujourd’hui, les besoins en aide humanitaire sont toujours présents. Suite aux récents bombardements, une majorité de la population est privée d’électricité et subit des difficultés d’accès à l’eau courante».

Le risque d'un recours à l'arme nucléaire par Moscou dans le conflit en Ukraine a diminué car la communauté internationale «a tracé une ligne rouge» à la Russie, a estimé le chancelier allemand Olaf Scholz dans une interview parue jeudi.
«Une chose a changé pour le moment: la Russie a cessé de menacer d'utiliser des armes nucléaires», affirme le chancelier dans un entretien au groupe de médias allemands Funke et à Ouest France. Il y voit une conséquence du fait que la communauté internationale, y compris la Chine, «a tracé une ligne rouge» à Moscou sur cette question.
Le président russe Vladimir Poutine a laissé entendre mercredi que la Russie n’utiliserait pas l’arme nucléaire en premier, mais uniquement «en réponse» à une éventuelle frappe ennemie de ce type sur son territoire.
«Nous considérions les armes de destruction massive, l’arme nucléaire, comme un moyen de défense. (Y recourir) est construit autour de ce qu’on appelle la 'frappe en représailles': si on nous frappe, on frappe en réponse», a déclaré M. Poutine lors d’une réunion télévisée.
Les forces de l’ordre russes ont arrêté mercredi un fugitif accusé d’avoir blessé par balles un policier et suspecté, selon des médias, d’être un déserteur du groupe paramilitaire Wagner qui combat en Ukraine.
Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe, chargé des prinicipales investigations criminelles, a indiqué que le suspect, âgé de 38 ans, a été interpellé dans le village de Kisselevo, dans la région de Rostov-sur-le-Don, frontalière de l’Ukraine.
Selon cette source, il est suspecté d’avoir ouvert le feu mardi avec un fusil mitrailleur sur des fonctionnaires de police, en blessant un, dans la ville de Novochakhtinsk.
Le président russe Vladimir Poutine a reconnu mercredi que le conflit en Ukraine était «long», tout en vantant des «résultats significatifs» en référence à l’annexion qu’il revendique de quatre régions ukrainiennes.
«Bien sûr, c’est un long processus», a déclaré M. Poutine lors d’une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l’Homme, une assemblée pro-Kremlin. L’offensive lancée en février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l’armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé la Russie à renoncer au printemps à prendre Kiev, puis à l’automne à se replier dans plusieurs autres régions.
Répondant à l’un de ses interlocuteurs, Vladimir Poutine a noté mercredi que «l’apparition de nouveaux territoires» était un «résultat significatif pour la Russie». «La mer d’Azov est devenue une mer intérieure, c’est une chose sérieuse», a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l’Ukraine dont Moscou contrôle désormais tout le rivage.
Au moins six civils ont été tués et cinq autres blessés dans une frappe russe mercredi sur la ville de Kourakhové, à 50 km à l'ouest de Donetsk dans l'est de l'Ukraine, a déploré le président Volodymyr Zelensky.
«Les terroristes ont attaqué la paisible ville de Kourakhové. Un marché, une gare routière, des stations-services et des immeubles d'habitation ont été les cibles de frappes. Au moins six civils ont été tués, cinq ont été blessés», a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux, qualifiant d"'inhumaine" l'armée russe.
«Ce que nous voyons maintenant, c’est que la Russie tente d’imposer une sorte de gel de cette guerre, au moins pour une courte période, afin qu’elle puisse se regrouper, réparer, récupérer et ensuite essayer de lancer une plus grande offensive au printemps prochain», a déclaré le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg, lors d’un événement public organisé par le quotidien britannique «Financial Times».
Le secrétaire général de l’Alliance atlantique a déclaré que les membres de l’Otan poursuivaient leur fourniture «sans précédent» d’armes et de soutien à l’Ukraine, malgré les inquiétudes sur un éventuel épuisement des stocks occidentaux. «Il est tout aussi important d’ajouter de nouveaux systèmes que de s’assurer que les systèmes ou les armes que nous avons déjà livrés sont effectivement opérationnels ou fonctionnent de manière efficace», a déclaré Jens Stoltenberg.
«Cela signifie qu’ils ont besoin d’une quantité importante de munitions, de pièces détachées et de maintenance», a-t-il précisé. 
Un camion de l’armée russe et un minibus civil sont entrés en collision dans une zone de l’est de l’Ukraine sous contrôle de Moscou, faisant au moins 16 morts et quatre blessés, ont indiqué mercredi les autorités locales.
Dans un communiqué, le chef des séparatistes prorusses de Donetsk, Denis Pouchiline (photo d'archives), a annoncé ce bilan et précisé que l’accident a eu lieu sur une route entre les localités de Torez et Chakhtiorsk.

«Cette tragédie a coûté la vie à 16 personnes, dont certains de nos défenseurs», a indiqué Denis Pouchiline, sans préciser le nombre de militaires tués.
Des images du lieu de l’accident, publiées par des médias locaux, montrent les deux véhicules très gravement endommagés: un minibus et un camion kaki de transport de troupes marqué d’un V, l’un des signes d’identification de l’armée russe en Ukraine.
Les États-Unis ont déclaré mardi «ne pas encourager» l'Ukraine à lancer des frappes en Russie après des attaques de drones sur deux bases aériennes russes considérées comme émanant de Kiev.

«Nous ne permettons pas à l'Ukraine d'organiser des frappes au-delà de ses frontières, nous n'encourageons pas l'Ukraine à lancer des frappes au-delà de ses frontières», a martelé à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. "Tout ce que nous faisons, tout ce que le monde fait pour soutenir l'Ukraine, vient en soutien à l'indépendance de l'Ukraine".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu mardi à Sloviansk, dans le Donbass ukrainien, à une quarantaine de kilomètres de Bakhmout, principal champ de bataille de la région, a indiqué la présidence sur les réseaux sociaux.

Dans une vidéo de M. Zelensky, filmée devant l'entrée de la ville de Sloviansk, le chef de l'Etat ukrainien a salué du «fond de (son) cœur» les militaires de son pays à l'occasion du Jour des forces armées, célébré ce mardi.

«Nous commençons toujours par nous souvenir de nos héros qui sont tombés, tous ceux qui ont donné leur vie à l'Ukraine», a-t-il dit, debout devant le nom de la ville sculpté en béton et peint aux couleurs jaune et bleu de l'Ukraine.

Contrairement au président russe Vladimir Poutine, M. Zelensky s'est rendu à de multiples reprises près du front depuis l'invasion de son pays par la Russie le 24 février dernier. Sloviansk est une ville symbole car elle avait été occupée en 2014 pendant quelques mois par des séparatistes prorusses armés par Moscou avant d'être reprise par les Ukrainiens.

Sloviansk est également situé à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.
Un drone a attaqué un aérodrome, situé dans la région russe de Koursk, à la frontière avec l’Ukraine, a annoncé mardi, son gouverneur, un jour après que Moscou a accusé Kiev d’avoir frappé avec des drones deux de ses bases aériennes.

En raison d’une «attaque au drone dans la zone de l’aérodrome de Koursk, un réservoir de stockage de pétrole a pris feu. Il n’y a pas de victimes, a déclaré le gouverneur Roman Starovoyt, sur les réseaux sociaux.

source

bilan professionnel Poitiers tours

bilan de compétences Poitiers tours

bilan de compétences Poitiers tours

bilan pro Poitiers tours

pourquoi faire un bilan de compétences Poitiers tours

bilan de compétences Poitiers tours

bilan de compétences Poitiers tours

contenu d’un bilan de compétences Poitiers tours

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire