Guerre en Ukraine : le point sur le conflit au 15e jour de l'invasion – Le Monde

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Les chefs de la diplomatie russe et ukrainien ont échoué jeudi à s’accorder en Turquie sur un cessez-le-feu en Ukraine, au lendemain du bombardement d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, où trois personnes ont été tuées, dont une fillette.
Le Monde avec AFP
Temps de Lecture 5 min.
Le premier face-à-face entre l’Ukraine et la Russie depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, le 24 février, semble, pour l’heure, peu fructueux. Les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne ont échoué, jeudi 10 mars, à s’accorder en Turquie sur un cessez-le-feu, au lendemain du bombardement d’un hôpital pédiatrique dans la ville assiégée de Marioupol, qui a tué trois personnes, dont une fillette.
Le ministre russe, Sergueï Lavrov, et l’Ukrainien Dmytro Kuleba ont campé sur leurs positions lors de cet entretien, le premier à ce niveau depuis le 24 février, sous les auspices de leur homologue turc, Mevlüt Çavusoglu, à Antalya (sud de la Turquie), station balnéaire prisée des touristes russes. « Nous avons évoqué un cessez-le-feu, mais aucun progrès n’a été accompli en ce sens », a déclaré le ministre ukrainien devant la presse, ajoutant cependant qu’il « espér[ait] » pouvoir poursuivre la discussion avec son homologue.
Selon M. Kuleba, M. Lavrov lui a assuré que la Russie « allait continuer son agression jusqu’à ce que [l’Ukraine] accept[e] [la] demande de capituler [formulée par Moscou] ». « Aujourd’hui, j’ai entendu que le cessez-le-feu était lié, par la Fédération de Russie, au respect des exigences posées par le président Poutine à l’Ukraine », a-t-il déclaré. Mais « l’Ukraine ne s’est pas rendue, ne se rend pas et ne se rendra pas », a-t-il répété devant les journalistes.
De son côté, M. Lavrov a que dit que la Russie voulait poursuivre le dialogue avec l’Ukraine, mais estimé que le « format russo-ukrainien en Biélorussie », qui se tient à un niveau de représentation inférieur, n’avait « pas d’alternative ».
Trois sessions de pourparlers entre négociateurs russes et ukrainiens ont déjà eu lieu en Biélorussie, pays allié de la Russie, depuis le début de l’invasion, qui ont abouti à plusieurs cessez-le-feu locaux et à l’ouverture de corridors humanitaires pour évacuer des civils de villes assiégées. Mais la Russie a été à plusieurs reprises accusée d’avoir violé ces accords.
Un établissement abritant un hôpital pédiatrique et une maternité à Marioupol, port assiégé du sud-est de l’Ukraine, a été détruit mercredi par des bombardements russes, faisant trois morts, dont une fillette, a annoncé, dans un nouveau bilan, la mairie de Marioupol, qui faisait état la veille de 17 blessés. Selon un premier bilan des autorités locales, dix-sept personnes ont été blessées. Par ailleurs, une quatrième personne a été tuée dans un raid jeudi matin.
Le bombardement s’est produit alors que des femmes étaient en train d’accoucher dans l’hôpital, qui venait d’être rééquipé, a rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) un membre de l’administration militaire de la région de Donetsk.
« Nous devons nous unir pour condamner ce crime de guerre de la Russie, qui reflète tout le mal que les envahisseurs ont fait à notre pays », a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo, appelant les leaders occidentaux à faire preuve de « courage », pour « faire enfin ce qu’ils auraient dû faire le premier jour de l’invasion. Soit fermer le ciel aérien aux missiles et bombes russes, soit nous donner des avions de chasse pour que nous puissions tout faire nous-mêmes ».
Le bombardement de l’hôpital a suscité une vague de condamnations internationales. La Maison Blanche a dénoncé un usage « barbare » de la force contre des civils, le premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié le bombardement d’« immoral » et le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a accusé la Russie de « crimes de guerre ».
A Antalya, Sergueï Lavrov a affirmé que l’hôpital servait de base à un bataillon nationaliste. « Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le régiment Azov et d’autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte », a-t-il assuré.
Les neuf jours de siège russe sur le port stratégique de Marioupol ont fait 1 207 morts parmi les civils, a affirmé mercredi la mairie sur Telegram. Quelque 300 000 civils sont coincés depuis des jours par les combats dans le port stratégique de Marioupol, sur la mer d’Azov, privés d’eau, de nourriture et d’électricité, et où l’aide humanitaire n’a pas pu arriver.
Selon l’état-major ukrainien, les forces russes poursuivent leur « opération offensive » pour encercler Kiev, tout en attaquant sur d’autres fronts les villes d’Izioum, de Petrovske, de Hrouchouvakha, de Soumy, d’Okhtyrka, ou dans les régions de Donetsk et Zaporijie.
Au nord de Kiev, des soldats élevaient jeudi matin des checkpoints et creusaient des tranchées, par − 9 °C. Au nord-est, des panaches de fumée s’élevaient au-dessus de Skybyn, à moins d’un kilomètre au nord-est de Kiev, a constaté un journaliste de l’AFP. La route était coupée et les soldats prévenaient que des tirs d’artillerie pouvaient débuter à tout moment.
Des couloirs humanitaires ont de nouveau été ouverts jeudi pour permettre l’évacuation de civils de zones durement frappées par les combats, qui ont obligé les habitants de plusieurs grandes villes à rester, parfois pendant des jours, cachés dans des caves.
Un long convoi de bus se dirigeait dans la matinée vers le nord-ouest de Kiev, où les autorités organisent l’évacuation de personnes bloquées à Irpin et Boutcha. Au moins 35 000 civils ont été évacués mercredi de Soumy, d’Enerhodar et de zones proches de la capitale, a annoncé Volodymyr Zelensky mercredi soir.
Les Etats-Unis ont définitivement rejeté, mercredi, la proposition de la Pologne de livrer à l’armée américaine ses avions Mig-29 pour qu’ils soient ensuite remis à l’Ukraine, jugeant l’offre de Varsovie « risquée » et susceptible de provoquer une escalade russe.
Washington ne « soutient pas le transfert d’avions de combat supplémentaires à l’armée de l’air ukrainienne à l’heure actuelle » pour l’aider à faire face à l’invasion décidée par Vladimir Poutine, a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby, à la suite d’un échange, mercredi, entre le ministre de la défense américain et son homologue polonais.
« Le Kremlin répand intentionnellement des mensonges purs et simples, selon lesquels les Etats-Unis et l’Ukraine mènent des activités liées à des armes chimiques et biologiques en Ukraine », a déclaré, aujourd’hui, le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, dans un communiqué.
« Nous avons aussi vu que des responsables de la République populaire de Chine colportaient ces théories complotistes », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas la première fois que la Russie invente de fausses accusations contre un autre pays », a-t-il affirmé, assurant qu’elles avaient été « infirmées de manière définitive et à plusieurs reprises ».
Interrogée mardi lors d’une audition parlementaire, la numéro trois de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, avait affirmé que l’Ukraine disposait d’« installations de recherche biologique ». « Nous sommes de fait à présent assez inquiets de la possibilité que les forces russes tentent d’en prendre le contrôle », avait-elle ajouté, assurant travailler avec les Ukrainiens pour éviter que ces matériaux sensibles « puissent tomber aux mains » de Moscou.
Le Monde avec AFP
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