Guerre en Ukraine : Kiev propose à la Russie des négociations à Marioupol – Le Figaro

Rubriques et services du Figaro

Rubriques et services du Figaro
Nos journaux et magazines
Les sites du Groupe Figaro
Le couloir pour évacuer mercredi des civils depuis le port assiégé de Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine «n’a pas fonctionné», a déclaré la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, en accusant les Russes d’avoir violé le cessez-le-feu et bloqué les cars.
TERMINÉ : Fin du direct
Vous pouvez suivre les dernières informations sur la guerre en Ukraine sur notre nouveau direct.
Les équipes du New York Times avaient filmé il y a trois mois le complexe industriel d’Azovstal, à Marioupol, aujourd’hui objet d’une résistance acharnée de la part des derniers soldats ukrainiens qui y sont retranchés. Un drone russe a filmé ce qu’il en reste aujourd’hui, après des semaines d’intenses bombardements :
Les Bourses chinoises ont ouvert jeudi en baisse après une séance mitigée à Wall Street la veille, plombé par les résultats du géant américain du streaming Netflix, qui a connu une fuite d’abonnés au premier trimestre.
Dans les premiers échanges à Hong Kong, l’indice Hang Seng cédait 0,78% à 20.780,86 points.
De son côté, l’indice composite de la Bourse de Shanghai perdait 0,40% à 3.138,43 points, tandis que la place de Shenzhen était en baisse de 1.975,22 points.
La Bourse de Tokyo était en progression jeudi dans la matinée malgré la clôture mitigée la veille de Wall Street, dont l’indice Dow Jones a cependant profité des solides résultats de grands groupes américains.
L’indice vedette Nikkei gagnait 0,84% à 27.447,15 points vers 01H10 GMT et l’indice élargi Topix prenait 0,5% à 1.924,63 points.
Une responsable ukrainienne a reproché mercredi au Comité international de la Croix-Rouge de ne pas coopérer avec son pays sur le sort de réfugiés ukrainiens en Russie, le soupçonnant d’être «complice» de «déportations», des accusations vivement rejetées par le CICR. «Le CICR ne remplit pas son mandat» concernant les personnes évacuées, selon elle, de force vers la Russie par l’armée russe, a lancé Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien à la télévision ukrainienne. «Je les soupçonne d’être complices» de la Russie, a-t-elle poursuivi, après s’être entretenue mercredi avec un responsable de la branche ukrainienne du CICR.
«Cela fait un mois que j’essaie de voir le président du CICR pour discuter avec lui de la déportation de nos citoyens vers la Russie. J’essaie de le faire après que le président du CICR a dit que le CICR allait ouvrir une représentation à Rostov-sur-le Don (sud de la Russie à la frontière avec l’Ukraine, ndlr) et encourager l’accueil des Ukrainiens sur le territoire de l’État-agresseur», a déclaré Lioudmyla Denissova. «Aujourd’hui j’ai rencontré le représentant de la branche ukrainienne de la Croix-Rouge à qui j’ai écrit 120 lettres au sujet de la recherche de nos citoyens. Je n’ai reçu aucune réponse», a-t-elle dit mercredi.
Elle a cité les chiffres de l’ONU, selon lesquels 550.000 réfugiés ukrainiens se trouvent en Russie dont 121.000 enfants. «Où se trouvent-ils? Dans des camps de filtration? Dans des foyers temporaires? On a des témoignages de gens qui ont été amenés» en Russie, a-t-elle dit. Lioudmyla Denissova a dit avoir demandé à son homologue russe Tatiana Moskalkova de lui fournir les listes des Ukrainiens réfugiés en Russie afin de travailler avec la Croix-Rouge pour leur rapatriement: «Zéro réponse de sa part et de la part du CICR
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: ces réfugiés qui rentrent malgré tout au pays
Des massacres de civils, des viols, des bombardements indiscriminés, des écoles ou des hôpitaux détruits… L’offensive russe en Ukraine a franchi les limites, fragiles et abstraites, de l’éthique militaire. Des limites légales aussi. Si la guerre semble relever d’abord du rapport de force, elle est en réalité régie par un droit – droit de la guerre ou droit international humanitaire, les deux formules recouvrent le même corpus – censé empêcher les déchaînements de violence. Toutes les armes ne sont pas autorisées. Les prisonniers de guerre doivent être respectés. Les civils doivent être épargnés autant que possible. Les pertes humaines sont tolérées à la condition qu’elles soient «proportionnées» et liées à un «objectif militaire». Tout est question ensuite de définitions. Lisez notre décryptage.
Le Trésor américain a annoncé mercredi des sanctions contre la banque russe Transkapitalbank et un vaste réseau entourant l’oligarque Konstantin Malofeev, qui aurait été utilisé pour contourner les punitions visant Moscou. Les mesures contre Transkapitalbank visent à empêcher cet établissement privé d’accéder aux réseaux financiers mondiaux en interdisant aux institutions et individus américains ainsi qu’à ceux ayant des activités aux États-Unis de faire des affaires avec lui.
LIRE AUSSI >> Guerre en Ukraine: les Russes pris dans le nœud coulant des sanctions internationales
Selon le Trésor, la banque a mis en place son propre système de transferts financiers sur internet et offre un accès à des banques en Chine, au Moyen-Orient et ailleurs, pour permettre le règlement de paiements en dollars américains sans passer par le système mondial SWIFT et en évitant de faire transiter les paiements par le système bancaire américain. Le système de Transkapitalbank pourrait permettre à d’autres institutions et sociétés d’éviter les sanctions américaines contre la Russie, qui se sont durcies depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Moscou.
Le Trésor américain a aussi placé sur liste noire un vaste réseau composé d’une quarantaine de personnes (dont M. Malofeev) et d’entités, accusé de faciliter le contournement des sanctions, ainsi que plusieurs sociétés russes impliquées dans le minage de cryptomonnaies.
L’Algérie et l’Égypte avant Pâques, le Congo et l’Angola cette semaine, le Mozambique en mai: l’Italie s’est lancée dans une offensive diplomatique en Afrique pour sortir de sa dépendance au gaz russe. Alors que la Russie fournit à la péninsule 45% de son gaz, le Premier ministre italien Mario Draghi souhaite changer cette situation en diversifiant au plus vite son portefeuille de fournisseurs.
LIRE AUSSI >> Sous l’effet du gaz, l’Italie enregistre un déficit commercial en février
«Nous ne voulons plus dépendre du gaz russe, parce que la dépendance économique ne doit pas devenir une sujétion politique», a-t-il affirmé dimanche dans un entretien au quotidien Il Corriere della Sera. «La diversification est possible et peut être mise en oeuvre relativement rapidement, plus vite que nous le pensions», a-t-il estimé.
Dans ce but, Mario Draghi devait se rendre mercredi à Luanda et jeudi à Brazzaville. Mais, positif au Covid-19, c’est son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio et celui de la Transition écologique Roberto Cingolani qui ont participé à la signature d’une «déclaration d’intention» pour développer des projets communs en Angola. «Nous avons conclu un accord important avec l’Angola pour accroître nos fournitures de gaz (…). L’engagement de l’Italie pour diversifier ses sources en sort conforté», a déclaré Luigi Di Maio au terme de cette visite à Luanda.
L’Ukraine a proposé mercredi à la Russie une «session spéciale de négociations» à Marioupol, ville portuaire sur la mer d’Azov assiégée, a déclaré Mykhaïlo Podolyak, conseiller de la présidence ukrainienne et un des négociateurs avec la Russie. «Nous sommes prêts à tenir une “session spéciale de négociations” à Marioupol. Pour sauver nos gars, (le bataillon) Azov, les soldats, les civils, les enfants, les vivants et les blessés. Tout le monde», a-t-il écrit sur son compte Twitter.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: tandis que Marioupol se meurt, l’Ukraine répare son aviation de combat
Emmanuel Macron a accusé mercredi Marine Le Pen de «dépendre du pouvoir russe» et «de monsieur Poutine» pour avoir «contracté un prêt auprès d’une banque russe», au cours du débat avant le second tour de la présidentielle. «Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c’est ça le problème madame Le Pen», a déclaré le président-candidat, la candidate du RN répondant être «une femme absolument et totalement libre».
» LIRE AUSSI – Présidentielle 2022 : le programme et les déclarations d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen passés au crible
Son épave gît au fond de la mer noire, mais son naufrage agite encore les États-majors. Le Moskva, navire amiral de la flotte russe en mer Noire, a été coulé vraisemblablement par deux missiles «Neptun» ukrainiens, malgré les dénégations du Kremlin le 13 avril dernier. Au même moment, un avion espion américain aurait survolé la zone affirme leTimes. Lisez notre article.
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a accusé mercredi des pays de l’Otan de vouloir une guerre qui dure en Ukraine, afin d’«affaiblir» Moscou. «Il y a des pays au sein de l’Otan qui souhaitent que la guerre continue», a jugé le chef de la diplomatie turque. «Leur objectif est que la Russie s’affaiblisse», a ajouté Mevlut Cavusoglu, alors que les négociations russo-ukrainiennes, censées continuer en ligne depuis la dernière séance en face à face à Istanbul fin mars, semblent au point mort.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: les drones turcs, clés de la résistance armée face à la force de frappe russe
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé mercredi que les Ukrainiens «ne cessent de se retirer de ce sur quoi il y avait des ententes». Membre de l’Otan et alliée de l’Ukraine – à laquelle elle a livré des drones de combat -, la Turquie s’efforce depuis le début du conflit en Ukraine de faciliter une médiation entre Moscou et Kiev.
Des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20, réunis mercredi en marge des réunions du FMI et de la banque mondiale, ont quitté la séance plénière ou éteint leur écran pour protester contre la présence de la Russie qui a envahi l’Ukraine. La présidence indonésienne avait été pressée dès le mois dernier d’exclure Moscou du G20. Elle s’y est toutefois refusée au nom de l’impartialité.
«La guerre est incompatible avec la coopération», a déclaré le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire en ouverture de la réunion du G20, en exhortant la Russie à «s’abstenir de participer aux réunions du G20». Son homologue russe Anton Siluanov a rétorqué: «Le G20 a toujours été et reste avant tout un forum économique». Cette instance réunit les vingt grandes économies mondiales dont les États-Unis, le Canada, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Japon, la France et l’Allemagne.
À défaut d’obtenir l’exclusion de Moscou, des ministres, dont la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, ont décidé de boycotter les sessions où les responsables russes devaient prendre la parole.
Debout dans le parc municipal, Vitaly fume une cigarette en chargeant son téléphone portable, branché sous un banc public. La petite esplanade est entourée par des barres d’immeubles grises. Au-dessus s’accroche le ciel gris. Seule tache de couleur dans le décor terne, un signe qui proclame en grosses lettres: «J’aime Avdiivka». Jour et nuit, des obus tombent un peu au hasard sur cette petite ville ouvrière du Donbass. «La nuit dernière, un magasin a été touché», dit Vitaly, «ce matin, un obus est tombé près d’une file d’attente devant un distributeur de billets. Il y a eu des blessés, peut-être des morts, je ne sais pas très bien», dit cet homme entre deux âges, les yeux chassieux et rougis par le manque de sommeil. Sur son téléphone, il fait défiler les images de son propre appartement, dévasté par un tir d’artillerie quelques semaines plus tôt.
Lisez le récit de notre envoyé spécial, Adrien Jaulmes.
Le couloir pour évacuer mercredi des civils depuis le port assiégé de Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine «n’a pas fonctionné», a déclaré la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, en accusant les Russes d’avoir violé le cessez-le-feu et bloqué les cars. «Malheureusement, le couloir humanitaire de Marioupol n’a pas fonctionné comme prévu aujourd’hui», a déploré la responsable dans la soirée après avoir annoncé mercredi matin un accord «préliminaire» avec la Russie pour ce couloir, premier de ce type depuis samedi.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine : les grands enjeux stratégiques de la prise de Marioupol
«Ici, on met les fauteuils. Et là, la caméra», montre Hennadiy Ivaniouk dans le sous-sol sombre et poussiéreux des locaux de la chaîne de télévision locale de Rivne, capitale de l’oblast éponyme du nord-ouest de l’Ukraine. Au milieu d’écrans d’ordinateurs datant des années 1990 et de monticules de câbles usagés, le technicien de 45 ans met en place avec ses collègues un studio de fortune. Dans cette région frontalière de la Biélorussie, touchée par de nombreuses frappes aériennes, les sirènes interrompent l’antenne tous les jours. Comme France Télévisions dans l’Hexagone, la chaîne publique ukrainienne Suspilne dispose d’antennes dans chaque région du pays. Quand le conflit a éclaté le 24 février dernier, les journalistes de ces chaînes télévisées régionales ont dû se muer en reporters de guerre.
Lisez le récit de notre envoyée spéciale Clara Marchaud.
Jusqu’à 500 étudiants, chercheurs et universitaires fuyant le conflit en Ukraine vont être accueillis à la rentrée 2022 à la Cité internationale universitaire de Paris, qui a demandé à l’architecte Jean-Michel Wilmotte de dessiner une «maison virtuelle» de l’Ukraine. Faute de pavillon ukrainien dans ce campus prestigieux situé dans le sud de Paris, les étudiants, chercheurs et universitaires fuyant l’Ukraine seront accueillis d’ici septembre dans des chambres libres, puis à partir de la rentrée répartis dans les 43 maisons du campus, a indiqué la Cité internationale mercredi dans un communiqué.
Premier site d’accueil des étudiants et chercheurs étrangers à Paris depuis sa création en 1925, la Cité internationale, une fondation privée reconnue d’utilité publique, accueille 7000 résidents de 150 nationalités. Le projet de «maison virtuelle de l’Ukraine», confié à Jean-Michel Wilmotte, permettra de «pallier symboliquement cette absence» de pavillon ukrainien et d’«offrir à ces personnes les meilleures conditions d’accueil», estime la Cité internationale, «solidaire du peuple ukrainien».
Une rencontre avec Vladimir Poutine est-elle toujours envisageable ? «C’est très simple : si on veut commencer à mener des pourparlers, il faut que les deux parties le veuillent. Je ne veux pas quitter mon pays quand il y a la guerre et ensuite, je n’ai pas besoin de l’ordre du jour, je ne suis pas un bureaucrate comme les Russes. Je suis toujours prêt, depuis 2019, à les rencontrer. Il faut que la Russie me donne la date et le lieu où on se rencontrera [avec Poutine, NDLR]. J’attends les faits», a martelé Volodymyr Zelensky sur BFMTV.
Sur l’élection présidentielle et Marine Le Pen, «persona non grata» en Ukraine pour ses positions passées en faveur de la Russie : «Si Madame la candidate comprend qu’elle s’est trompée, c’est une autre question. Nous avons des relations avec la France, tout d’abord avec les Français. Je respecte l’histoire de la France et votre peuple. J’ai souvent cité l’histoire de vos villes comme un exemple. Mais si quelqu’un, en tant que leader, a une rhétorique contre les Ukrainiens, évidemment, nos relations seront en conséquence».
» LIRE AUSSI – France : l’opposant russe Navalny appelle à voter Macron
Zelensky préfèrerait-il travailler avec Macron ou Le Pen ? «Je ne suis pas persuadé que j’ai le droit aujourd’hui d’influencer par mes mots ce qui se passe chez vous. J’ai des relations avec Emmanuel Macron et je ne voudrais pas les perdre».
À propos du refus d’Emmanuel Macron d’évoquer un génocide : «Ce n’est pas dans ma nature de me sentir offensé ou pas offensé. Je comprends que beaucoup de leaders dans le monde doivent être ici sur place pour comprendre ce qui s’y passe». Mais «comment comprendre la destruction totale de villes ? Je pense qu’Emmanuel Macron parle d’un point de vue strictement juridique. Je pense qu’il comprendra que c’est un génocide quand il viendra ici. Je l’invite, comme tous les leaders».
» LIRE AUSSI –Massacres à Boutcha : peut-on parler de «génocide» en Ukraine ?
Zelensky a également émis des réserves quant aux relations qu’entretiennent la France et la Russie. «Les élites russes sont toujours venues se reposer en France», a-t-il reproché. «On comprend l’influence de l’argent des oligarques russes en France. Je comprends la pression intérieure qui doit être assez importante, mais le président Macron doit choisir entre le business, l’argent, et la lutte contre la liberté, pour les droits de l’Homme pour la vie».
Sur la date symbolique du 9 mai, chère à Vladimir Poutine : «Nous n’avons pas peur du 9 mai et nous sommes tranquilles à l’idée que la Russie pourrait utiliser cette date pour montrer leur soi-disant victoire. Nous avons entendu qu’ils prévoient d’organiser des manifestations sur les territoires occupés pour fêter le 9 mai. Je pense que c’est une grande erreur», a balayé Volodymyr Zelensky.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine : pourquoi le 9 mai est une date butoir pour Vladimir Poutine
Sur BFMTV, le président ukrainien fait le point sur les livraisons d’armes occidentales : «À ce stade, nous n’avons pas encore d’avions de chasse. Je peux confirmer que l’attitude de l’Occident est devenue plus chaleureuse. On attend la livraison d’armements lourds. Aujourd’hui, nous avons ce que nous avons. Nous avons des garanties, mais nous voudrions d’abord obtenir cette aide et nous serons reconnaissants après».
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine : où en sont les livraisons d’armes occidentales à Kiev ?
Quelles armes l’Ukraine a-t-elle reçu de la France ? «Nous sommes reconnaissants envers la France pour son soutien, et aux autres États occidentaux. Nous avons reçu l’aide diplomatique et humanitaire de la France et nous comptons sur l’aide militaire. Nous attendons et nous espérons. J’ai confiance en la France. Nous espérons recevoir ces armements», a répondu Zelensky.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a donné la première interview depuis le début de la guerre à un média français. Auprès de BFMTV, le chef d’État a fait un point sur la situation dans le Donbass : «Les évacuations continuent et se font sur la base du volontariat. Nous avertissons la population, nous communiquons depuis quelques jours en insistant sur la nécessité d’évacuer le Donbass. Des milliers de chars et des dizaines de milliers de soldats sont amassés».
L’Ukraine a bien reçu des pièces détachées pour ses avions de chasse afin de renforcer son armée de l’air, mais pas des appareils entiers, a indiqué mercredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, corrigeant ses propos de la veille. «J’avais compris que l’offre d’un autre pays de la région de fournir des avions entiers à l’Ukraine … avait été mise en œuvre. Ce n’est pas le cas», a déclaré le porte-parole à la presse. «Je regrette cette erreur».
» LIRE AUSSI – «Juice», le pilote qui défie les Russes dans le ciel ukrainien
Sept semaines ont passé depuis le début de l’invasion russe, et l’Ukraine est déjà un pays différent. «Personne n’aurait cru tout ça possible, et moi non plus», dit Valeriy Kharchyshyn, chanteur de Druga Rika, un groupe de rock ukrainien très populaire. «Quand j’ai été réveillé dans la nuit le 24 février par les bombardements russes, j’ai cru que je rêvais. Mais c’était en fait la réalité, celle d’un nouveau monde, celui dans lequel nous vivons.»
Lisez le récit de notre envoyé spécial à Kiev, Adrien Jaulmes.
Le Pentagone a assuré que le tir russe d’un missile balistique intercontinental Sarmat, réussi pour la première fois mercredi, était un essai de «routine» et ne constituait «pas une menace» pour les États-Unis ni leurs alliés. Moscou a «convenablement informé» Washington de la réalisation de ce test, conformément à ses obligations relevant des traités sur le nucléaire, et il ne s’agissait donc pas d’une «surprise» pour le ministère américain de la Défense, a ajouté son porte-parole John Kirby.
» LIRE AUSSI – L’armée de Poutine, miroir des forces, faiblesses et désordres qui sévissent dans l’État et la société russes
À VOIR AUSSI – Le missile Sarmat, une «arme unique» qui «fera réfléchir» les ennemis de la Russie, assure Poutine
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a envoyé mardi des lettres aux dirigeants russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, leur demandant d’être reçu à Moscou et Kiev, a annoncé mercredi son porte-parole, Stéphane Dujarric. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, l’ONU est marginalisée dans le conflit, entre autres à cause de la rupture qu’elle a provoqué entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité dont Moscou fait partie avec Washington, Paris, Londres et Pékin.
» LIRE AUSSI – François d’Orcival: «L’unité de l’ONU se fissure face à la Russie»
«En cette période de grands périls en termes de conséquences, il souhaite discuter des mesures urgentes pour ramener la paix en Ukraine et de l’avenir du multilatéralisme fondé sur la Charte des Nations Unies et le droit international», a précisé le porte-parole. Antonio Guterres note «que l’Ukraine et la Fédération de Russie sont des membres fondateurs de l’ONU et ont toujours été de fervents partisans de l’ONU», a-t-il ajouté.
Retranchées au cœur du complexe métallurgique Azovstal, les dernières troupes ukrainiennes «se battront jusqu’au bout», a prévenu le premier ministre Denys Chmyhal, dans une interview à la chaîne américaine ABC. Pour l’heure, «20 à 25% de la ville est toujours sous contrôle ukrainien», a de son côté assuré le maire-adjoint de Marioupol, Sergeï Orlov, auprès de BFMTV. Si la résistance ukrainienne s’évertue depuis plus de 45 jours à préserver Marioupol, c’est que cette ville représente des avantages à la fois militaires, politiques et géostratégiques pour le Kremlin. Lisez notre décryptage.
Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a confirmé mercredi qu’il allait rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors de sa visite à Kiev prévue ces prochains jours et qu’il redirait «l’engagement» de Madrid et l’Union européenne au pays envahi par la Russie. «Je vais rencontrer ces prochains jours le président Zelensky et je lui transmettrai l’engagement sans faille, clair de l’Union européenne, qui est aussi celui du gouvernement espagnol, de la société espagnole, pour la paix» en Ukraine, a déclaré Pedro Sánchez lors d’une visite d’un centre d’accueil des réfugiés ukrainiens à Malaga, en Andalousie (sud).
L’annonce de ce déplacement imminent du leader socialiste dans la capitale ukrainienne, dans le sillage d’autres dirigeants européens depuis l’invasion russe du 24 février, a été faite mardi par le gouvernement qui n’a pas fourni la date exacte pour des raisons de sécurité. L’Espagne continuera à travailler pour la paix en Ukraine, mais elle continuera également à envoyer «toute l’aide humanitaire et l’aide militaire» nécessaire, tout en garantissant «l’accueil sur notre territoire» des réfugiés ukrainiens, a ajouté Pedro Sánchez.
Vladimir Poutine «ne réussira pas» à diviser l’Union européenne, a affirmé mercredi le président de la Conseil européen Charles Michel, en visite à Kiev pour la première fois depuis le début de l’invasion russe le 24 février. «Il ne réussira ni à détruire la souveraineté de l’Ukraine, ni à diviser l’Union européenne», a lancé Charles Michel lors d’une conférence de presse commune avec Volodymyr Zelensky, saluant au passage la capacité des Vingt-Sept à «prendre des décisions tous ensemble, à l’unanimité» sur les sanctions contre la Russie.
» LIRE AUSSI – Washington peine à faire face aux demandes en armes de Kiev
«Vous n’êtes pas seuls, nous sommes avec vous et nous ferons tout notre possible pour vous soutenir et pour faire en sorte que l’Ukraine gagne la guerre», a aussi déclaré Charles Michel. En visite à Kiev, il s’est dit «extrêmement impressionné» par le «commandement personnel» de Zelensky depuis le début de l’invasion le 24 février, qui montre «le courage de la population ukrainienne» face aux forces russes.
L’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne est «une priorité», a déclaré mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse commune à Kiev avec le président du Conseil européen, Charles Michel. «C’est une priorité pour notre État, pour la puissance de notre peuple», a affirmé Volodymyr Zelensky face à la presse, après une réunion avec Charles Michel.
Le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Kiev, a assuré mercredi que l’UE ferait «tout son possible» pour que l’Ukraine «gagne la guerre» contre la Russie, qui a envahi le pays le 24 février. «Vous n’êtes pas seuls, nous sommes avec vous et nous ferons tout notre possible pour vous soutenir et pour faire en sorte que l’Ukraine gagne la guerre», a déclaré Charles Michel lors d’une conférence de presse commune avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mercredi de réviser la politique de Moscou au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en réaction aux sanctions occidentales en lien avec l’offensive du Kremlin en Ukraine. Lors d’une réunion gouvernementale, Vladimir Poutine a regretté que des entreprises métallurgiques russes aient été interdites d’exporter en Occident ou d’acheter à l’étranger des composants nécessaires pour la production de métal et d’acier.
«Ces mesures sont contraires aux principes de l’OMC que nos collègues européens ont sans cesse appelé à respecter. J’ordonne donc au gouvernement d’étudier la légalité de ces décisions (…) et de préparer d’ici le 1er juin une stratégie mise à jour de nos activités au sein de l’OMC», a déclaré le président russe. «Ces mesures inamicales visant les métallurgistes russes sont prises sur la base d’intérêts politiques momentanés», a-t-il poursuivi, assurant que ces mesures allaient entraîner une hausse des prix des métaux en Europe.
Vladimir Poutine a souligné que la Russie est l’un des leaders mondiaux de la métallurgie, «dans le top 5 des producteurs d’acier» et occupe une «position dominante» pour la production de certains métaux non-ferreux. Pour écouler les invendus, il a exigé de stimuler en Russie la demande de métaux avec des «projets sur le long terme» et en stimulant le secteur de la construction et de l’industrie.
L’armée russe a annoncé mercredi le premier tir d’essai réussi du missile balistique intercontinental Sarmat, une arme de nouvelle génération de très longue portée que le président Vladimir Poutine a salué comme «sans équivalent».
«C’est véritablement une arme unique qui va renforcer le potentiel militaire de nos forces armées, qui assurera la sécurité de la Russie face aux menaces extérieures et qui fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer notre pays avec une rhétorique déchaînée et agressive», a déclaré Vladimir Poutine, lors d’une annonce diffusée à la télévision.
» LIRE AUSSI –Comment contrer les missiles hypersoniques ?
Les Russes et les Biélorusses, Daniil Medvedev en tête, ont été exclus mercredi de l’édition 2022 de Wimbledon en réponse à l’invasion de l’Ukraine, a annoncé la direction du tournoi londonien.
«Dans les circonstances d’une agression militaire injustifiée et sans précédent, il serait inacceptable que le régime russe tire le moindre bénéfice de la participation de joueurs russes ou bélarusses», explique l’All England Lawn Tennis Club dans un communiqué diffusé mercredi. «Nous avons par conséquent l’intention, avec un profond regret, de rejeter l’inscription de joueurs russes et bélarusses à Wimbledon
La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a exhorté mercredi les pays à continuer leur coopération alors que certains ministres des Finances ont décidé de ne pas participer à certaines sessions du G20 mercredi en raison de la présence de responsables russes.
» LIRE AUSSI – Inflation et croissance mondiale : le cri d’alarme du FMI
«Aucun pays ne peut résoudre ses problèmes seul. Il est évident que la coopération doit et va se poursuivre», a-t-elle estimé lors d’une conférence de presse. Selon elle, même s’il «plus difficile de coopérer quand il y a des tensions, ce n’est pas impossible». «Je n’ai aucun doute qu’il y aura des discussions substantielles» au cours de ce G20, a-t-elle également souligné.
Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a confirmé mercredi qu’il allait rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors de sa visite à Kiev prévue ces prochains jours et qu’il redirait «l’engagement» de Madrid et l’Union européenne au pays envahi par la Russie.
» LIRE AUSSI – Kiev panse ses plaies et revient lentement à une vie normale: le récit de l’envoyée spéciale du Figaro
«Je vais rencontrer ces prochains jours le président Zelensky et je lui transmettrai l’engagement sans faille, clair de l’Union européenne, qui est aussi celui du gouvernement espagnol, de la société espagnole, pour la paix» en Ukraine, a déclaré Pedro Sanchez lors d’une visite d’un centre d’accueil des réfugiés ukrainiens à Malaga, en Andalousie.
L’annonce de ce déplacement imminent du leader socialiste dans la capitale ukrainienne, dans le sillage d’autres dirigeants européens depuis l’invasion russe du 24 février, a été faite mardi par le gouvernement qui n’a pas fourni la date exacte pour des raisons de sécurité.
À VOIR AUSSI – Espagne: Pedro Sanchez annonce l’envoi de «matériel militaire offensif» à la «résistance ukrainienne»
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a invité jeudi Marine Le Pen, candidate à la présidentielle française accusée de proximité avec la Russie, à admettre qu’elle «s’est trompée» et a souhaité ne pas «perdre» ses relations avec le président français, candidat lui aussi, Emmanuel Macron.
» LIRE AUSSI – Les hauts et les bas de la relation entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky
«Si madame la candidate comprend qu’elle s’était trompée, (…) notre relation pourrait changer», a déclaré sur BFMTV le président ukrainien dans un entretien à distance depuis Kiev. Mais, a ajouté le chef de l’État ukrainien, «je ne suis pas persuadé que j’ai le droit, aujourd’hui, d’influencer ce qui se passe chez vous».
Marine Le Pen et Emmanuel Macron, candidats au second tour de la présidentielle française dimanche, doivent s’affronter mercredi soir lors d’un débat télévisé.
«Je veux dire que bien évidemment j’ai des relations avec Emmanuel Macron et je ne voudrais pas les perdre», a encore dit Zelensky. Marine Le Pen avait été interdite de séjour en Ukraine en janvier 2017 après avoir défendu l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, jugée illégale par la communauté internationale.
Un total de 1,1 million d’Ukrainiens sont retournés dans leur pays depuis le début de l’invasion russe le 24 février, a annoncé mercredi le porte-parole du service ukrainien des garde-frontières, Andriï Demtchenko.
» LIRE AUSSI – La guerre a forgé une nouvelle Ukraine, résolue, fière et déliée de la Russie: le récit de l’envoyé spécial du Figaro
«Depuis cette date (le 24 février), 1,1 million de nos concitoyens sont entrés en Ukraine», a-t-il affirmé durant une conférence de presse, alors que le nombre d’Ukrainiens s’étant réfugiés à l’étranger depuis le début de l’invasion russe a été estimé mercredi par l’ONU à cinq millions.
Andriï Demtchenko n’a pas précisé dans quelle proportion ces personnes étaient des Ukrainiens ayant fui le pays au début de l’invasion ou des Ukrainiens qui vivaient déjà à l’étranger avant la guerre. Il a précisé que les frontières ukrainiennes avaient été franchies par «presque cinq millions de personnes dans les deux sens».
L’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny a appelé mercredi à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle française, accusant le parti de sa rivale Marine Le Pen de compromission avec Vladimir Poutine.
» LIRE AUSSI – «Plus on l’accusait d’être pro-Poutine, plus j’étais d’accord avec lui» : en Russie, Zemmour plébiscité par les expatriés
Alexeï Navalny s’est dit «choqué» dans une série de tweets du prêt de 9 millions d’euros contracté en 2014 par l’ancien parti Front National (devenu Rassemblement national) auprès d’une banque russe. «C’est de la corruption. Et c’est une vente de l’influence politique à Poutine», a dénoncé l’opposant, emprisonné en Russie depuis janvier 2021.
«Je me rends compte de l’ironie de la situation : un prisonnier politique russe s’adresse aux électeurs de France. Mais techniquement, je suis en prison d’après une société française» écrit-il sur Twitter

Berlin a choisi de ne pas rendre publiques toutes les armes qu’elle a envoyées pour soutenir l’Ukraine, a déclaré la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, ajoutant que l’Allemagne aiderait Kiev à maintenir des systèmes d’armes plus avancés qu’elle pourrait acheter et à former des soldats à les utiliser.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: fuir vers l’Allemagne, le pays d’où venait autrefois l’ennemi
«Nous avons livré des missiles antichars, des Stingers et d’autres choses dont nous n’avons jamais parlé publiquement afin que ces livraisons puissent avoir lieu rapidement», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Riga avec son homologue letton.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, en visite à Sofia, a appelé mercredi la Bulgarie à fournir au plus vite une assistance militaire à son pays, blâmant ceux qui refusent de livrer tout équipement au sein du gouvernement.
Les autorités «savent parfaitement quelles sont nos requêtes», a déclaré à la presse le ministre, arrivé lundi soir en voiture après 20 heures de route. «Quand on est en guerre, on a besoin de tout, des balles aux avions de combat», a-t-il ajouté.
Membre de l’UE et de l’Otan, la Bulgarie produit des munitions, des missiles, des armes légères et possède des avions MiG-29 de conception soviétique. Mais les socialistes du PSB, qui font partie de la coalition au pouvoir, sont fermement opposés à tout envoi d’aide militaire dans ce pays traditionnellement proche de Moscou. La cheffe du parti et ministre de l’Économie Kornelia Ninova, qui contrôle les autorisations d’exportations d’armes, a affirmé à plusieurs reprises que tant qu’elle était au gouvernement, «pas un clou» ne serait exporté vers l’Ukraine.
» LIRE AUSSI – Les Roumains de Bucovine reçoivent par milliers les nouveaux arrivants ukrainiens
«Nous respectons la situation politique en Bulgarie et nous laissons le Parlement et le gouvernement décider comment et quand aider l’Ukraine», a souligné Dmytro Kouleba. «Mais je le répète: tous ceux qui sont réticents, qui s’élèvent contre la fourniture d’armes et de différents équipements militaires à l’Ukraine, soutiennent en réalité l’agression russe et le meurtre de nos citoyens».
Au cours de sa visite, le responsable ukrainien a rencontré le président bulgare Roumen Radev, lui-même sceptique sur l’envoi d’aide, et le premier ministre Kiril Petkov.«Disons-le dans ces termes, parfois je me dois d’être diplomate, je suis satisfait de mes entrevues», a commenté Dmytro Kouleba.
Plus de 578 enfants ont été blessés en Ukraine à la suite d’une agression armée à grande échelle par la Fédération de Russie. Au matin du 20 avril, le bilan officiel n’a pas changé – 205. Le nombre de blessés est passé à 373.
» LIRE AUSSI – «On lui parle d’autre chose et on joue avec elle»: les premiers enfants ukrainiens accueillis à l’école

Selon le Bureau du Procureur général d’Ukraine, les victimes se trouvaient dans la région de Donetsk – 118 enfants morts à Kiev – 108, Kharkiv – 91, Chernihiv – 57, Kherson – 43, Mykolaiv – 40, Luhansk – 36, Zaporijia – 25, la capitale – 16, Sumy – 16 , Jytomyr – 15.
À VOIR AUSSI – En Ukraine, un enfant devient un réfugié à chaque seconde, alerte l’Unicef
Plus de cinq millions d’Ukrainiens ont fui leur pays depuis l’invasion russe, selon de nouveaux chiffres publiés mercredi par l’ONU sur la plus importante crise des réfugiés en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.
» LIRE AUSSI – Dans Kiev en guerre, le combat pour le salut de l’âme des chrétiens: le récit de l’envoyé spécial du Figaro
Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), 5.034.439 Ukrainiens ont quitté leur pays depuis le début de l’invasion russe le 24 février.
«Après huit semaines de conflit, nous en sommes à cinq millions, et ce n’est pas fini, cinq millions d’histoires singulières de pertes et de traumatismes», a déclaré Kelly Clements, la Haut-Commissaire adjointe de l’agence de l’ONU pour les réfugiés.
Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans étant susceptibles d’être mobilisés et n’ayant pas le droit de partir. Près des deux tiers des enfants ukrainiens ont dû fuir leur foyer, y compris ceux se trouvant toujours dans le pays. Par ailleurs, près de 7,1 millions de personnes ont quitté leur foyer mais se trouvent toujours en Ukraine, selon l’OIM.
«L’Histoire n’oubliera pas les crimes de guerre» en Ukraine, a déclaré mercredi le président du Conseil européen, Charles Michel, en visite à Borodianka près de Kiev, où des civils ont été victimes de «massacres» commis par les Russes selon les autorités ukrainiennes.
«À Borodianka, comme à Boutcha et tant d’autres villes en Ukraine, l’Histoire n’oubliera pas les crimes de guerre qui ont été commis ici», a écrit sur Twitter Charles Michel, accompagnant son message d’une photo de lui étreignant une femme. «Il ne peut pas y avoir de paix sans justice», a-t-il ajouté.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: la délicate appréciation du «crime de guerre»
«Il ne peut pas y avoir de paix sans justice», a-t-il ajouté.
Le 8 avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’était elle aussi rendue à Boutcha, au nord-ouest de Kiev, devenue un symbole des atrocités de la guerre en Ukraine. Accompagnée du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, elle était aller voir les fosses communes creusées dans cette petite ville pour y enterrer les dizaines de civils tués dans les combats.
A VOIR AUSSI – Ursula von der Leyen à Boutcha, lieu d’atrocités en Ukraine
Il serait «inacceptable» d’interdire aux joueurs de tennis russes de participer au tournoi de Wimbledon, a fulminé mercredi le Kremlin, après la publication d’informations dans la presse britannique faisant état d’une telle mesure à venir.
«Une nouvelle fois, ils font des sportifs les otages de préjugés politiques, d’intrigues politiques (…) C’est inacceptable», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
» LIRE AUSSI – Ces idéologues russes qui veulent faire disparaître l’Ukraine
«Vu que la Russie est un pays très fort en tennis, nos athlètes figurant au sommet des classements mondiaux, leur exclusion aura un impact sur la compétition elle-même», a-t-il estimé.
Selon le quotidien britannique The Times, les organisateurs du tournoi de Wimbledon, l’un des plus prestigieux, ont décidé d’exclure les joueurs russes et bélarusses de la prochaine édition qui doit se tenir du 27 juin au 10 juillet à cause de l’offensive de Moscou en Ukraine, soutenue par Minsk.
Une telle mesure, qui n’a pas fait l’objet d’une annonce officielle pour le moment, toucherait notamment le Russe Daniil Medvedev, numéro deux mondial, et la Bélarusse Aryna Sabalenka, demi-finaliste à Wimbledon l’an dernier.
A 18h50, le président ukrainien sera interviewé sur BFMTV par Ulysse Gosset et Yves Calvi.
La famille d’Aiden Aslin, un Britannique capturé lors de combats en Ukraine, a dénoncé une vidéo diffusée en Russie et prise selon eux «sous la contrainte», en violation de la convention de Genève sur le traitement des prisonniers. «La vidéo d’Aiden parlant sous la contrainte et ayant clairement subi des blessures physiques est profondément éprouvante. Utiliser des images et des vidéos de prisonniers de guerre est contraire à la Convention de Genève et doit cesser», indique sa famille dans une déclaration relayée sur Twitter par le député Robert Jenrick.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: la chute de Medvedtchouk, l’homme qui se rêvait en proconsul de Poutine à Kiev
Aiden Aslin, né en 1994, figure aux côtés de son compatriote Shaun Pinner, lui aussi capturé en Ukraine, dans des enregistrements présentés comme des interviews et diffusés par la télévision publique russe lundi. Les deux hommes, qui apparaissent les traits tirés, demandent à être échangés contre Viktor Medvedtchouk, un riche homme d’affaires ukrainien proche de Vladimir Poutine et arrêté en Ukraine.
Selon les médias russes, ils ont été capturés après avoir combattu côté ukrainien à Marioupol. Ils appartiendraient à une unité qui s’est rendue la semaine dernière aux forces russes. La famille d’Aiden Aslin a expliqué que ce dernier avait déménagé en 2018 en Ukraine, où il a rencontré sa petite-amie et s’est finalement installé à Mykolaïv. Il a décidé de rejoindre les Marines ukrainiens et a servi dans cette unité pendant près de quatre ans.
» LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine: Boris Johnson a la main qui tremble face aux grandes fortunes russes
Robert Jenrick a interpellé le premier ministre Boris Johnson à ce sujet à la chambre des Communes mercredi midi, dénonçant une vidéo réalisée «à des fins de propagande» et une «violation flagrante de la convention de Genève».
«J’espère qu’il a été traité avec attention et compassion» a déclaré Boris Johnson, qui a souligné que sa situation était «très différente de celle d’un mercenaire», puisque le jeune homme servait dans l’armée ukrainienne «depuis un certain temps». Boris Johnson a également dit partager l’opinion du député sur «ceux qui diffusent des messages de propagande».
Symbole des capacités de résistance de l’armée ukrainienne, Marioupol résiste encore aux assauts russes. Assiégée depuis le 3 mars, la ville portuaire, ouverte sur la très stratégique mer d’Azov, plie mais ne rompt pas. Le 12 avril, sur Twitter, le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaïlo Podoliak a estimé que l’offensive du Kremlin y avait provoqué la mort de «dizaines de milliers» de personnes et détruit «90% des maisons». Dimanche 17 avril, le ministère russe de la Défense a donc conseillé aux ultimes résistants de «déposer les armes» et d’évacuer la zone.
> LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine : les grands enjeux stratégiques de la prise de Marioupol
À VOIR AUSSI – «En faisant tomber Marioupol, Poutine pourra dire que son objectif de dénazification est atteint», analyse Alexis Feertchak
Les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine ont affirmé mercredi que cinq militaires ukrainiens défendant le dernier réduit contrôlé par les forces de Kiev à Marioupol (sud-est de l’Ukraine) avaient déposé les armes et que 140 civils avaient été évacués. «Cinq militaires ukrainiens ont déposé les armes et ont quitté de leur propre gré l’usine d’Azovstal», où les ultimes défenseurs de Marioupol sont retranchés, ont déclaré dans un communiqué les autorités de l’autoproclamée république séparatiste de Donetsk, non reconnue par la communauté internationale.
Dans un autre communiqué publié mardi soir, les séparatistes ont déclaré que 140 civils avaient été évacués de la ville. Ces affirmations étaient invérifiables de manière indépendante. L’armée russe et ses supplétifs indépendantistes s’efforcent depuis près de deux mois de s’emparer de Marioupol, grande ville portuaire ravagée par les bombardements et en proie à une catastrophe humanitaire.
À VOIR AUSSI – La Russie assure que plus d’un millier de soldats ukrainiens ont déposé les armes à Marioupol
«Nous avons reçu la confirmation que deux de nos employés portés disparus début mars sont décédés. Lorsque la guerre a commencé, ils sont restés dans l’Ecopark et ont aidé à nourrir les animaux. Nous sommes arrivés à l’Ecopark le 7 mars et nous ne les y avons pas trouvés», rappelle le zoo écopark Feldman, situé au nord de la ville, dans un communiqué. «Mais hier, nous avons reçu la confirmation que leurs corps avaient été retrouvés. Nos gars ont été abattus par les ennemis, et leurs corps avaient été barricadés dans l’arrière-salle», poursuit-il.
À VOIR AUSSI – Le plus grand zoo d’Ukraine piégé près de la ligne de front
La ligne de front a changé du tout au tout depuis le lancement de l’«opération militaire spéciale» par Vladimir Poutine le 24 février 2022. Jusqu’aux premiers jours d’avril, elle traçait les contours d’une invasion globale de l’Ukraine avec trois fronts, au Nord, au Sud et à l’Est.
À l’Est, la bataille décisive du Donbass
À l’est du pays, les forces russes maintiennent une pression aux abords de Kharkiv, deuxième plus grande ville d’Ukraine avec 1,5 million d’habitants, pour y fixer les forces ukrainiennes, mais ont interrompu leur tentative d’encerclement, qui était pour eux hors de portée. Ils se sont par ailleurs retirés de Soumy, plus au nord. Cette autre grande ville était sur le passage d’une percée qui conduisait en ligne droite vers Kiev.
Au Sud, percée interrompue au-delà du Dniepr
La bataille de Marioupol et plus largement celle du Donbass ne se jouent pas seulement sur le front de l’Est. L’encerclement de la ville et la tentative de prise en tenaille de la région n’auraient pas été possibles si, sur le front du Sud, l’armée russe n’avait pas avancé depuis la Crimée dans le but de constituer un corridor terrestre entre la péninsule annexée en 2014 par Moscou et les séparatistes de Donetsk et Lougansk. Avant d’atteindre le verrou de Marioupol, les Russes ont conquis la ville de Melitopol le 26 février puis le port de Berdiansk le 27.
Au Nord, la fin de la bataille de Kiev
Le principal retournement, début avril, a été la fin – au moins temporaire – de la bataille de Kiev. Face aux contre-attaques ukrainiennes, les Russes se sont retirés du nord du pays alors qu’ils n’étaient qu’à 30 km du centre de la capitale. La prise du berceau de la Rus de Kiev du IXe siècle – premier grand État slave dont l’Ukraine et la Russie se disputent la descendance historique – et même le siège de la cité de 2,8 millions d’habitants étaient hors de portée des Russes : il leur aurait fallu tenir une zone circulaire de 100 à 150 km de périmètre pour l’encercler. Même s’ils n’ont pas formellement été battus – puisqu’ils se sont retirés de la région – cela sonne comme une défaite pour le Kremlin puisque, depuis le 24 février, au regard de la répartition géographique du dispositif militaire russe, le front du Nord apparaissait comme le plus stratégique.
Echec de la stratégie russe ?
La stratégie russe en Ukraine a subi un revers. Elle s’inscrivait au départ dans la tradition soviétique des «opérations en profondeur». Il ne s’agit pas du «Blitzkrieg» allemand bien connu, qui s’appuie sur une percée initiale très rapide, mais plutôt du lancement sur plusieurs fronts de vastes manœuvres en profondeur pour créer un «choc» – l’«oudar» – contre l’ensemble du dispositif ennemi, visant à le morceler et à le déstructurer. L’«art opératique» russe passe par des vastes mouvements d’enveloppement de l’adversaire pour le réduire dans de larges poches, des «chaudrons» – «kottel» en russe -, tentative que l’on peut encore observer à plus petite échelle dans la prise en tenaille des forces ukrainiennes dans le Donbass. Mais à Kiev, à Kharkiv, à Tchernihiv ou à Mykolaïv, la marche était trop haute.
> LIRE AUSSI – Guerre en Ukraine et bataille du Donbass : les trois cartes pour suivre la situation militaire en direct
La Norvège a donné une centaine de missiles antiaériens de conception française à l’Ukraine en guerre contre la Russie, a annoncé mercredi le gouvernement norvégien. Le don, déjà réalisé, porte sur des lanceurs Mistral avec une centaine de missiles qui étaient jusqu’à présent embarqués sur des navires de la marine norvégienne, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
> LIRE AUSSI – Où en sont les livraisons d’armes occidentales à Kiev ?
Construit depuis la fin des années 1980 par le groupe de défense Matra, fusionné depuis au sein du géant européen MBDA, le Mistral est un missile sol-air de très courte portée. Fin mars, lors d’un discours par visioconférence devant le Parlement norvégien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait demandé à Oslo des missiles antiaériens, mais d’un type plus moderne, le NASAMS, produit par le norvégien Kongsberg Defense & Aerospace.
«Le missile (Mistral) doit être retiré du service dans l’armée norvégienne mais cela reste une arme moderne et efficace qui sera d’une grande utilité pour l’Ukraine», a déclaré le ministre norvégien de la Défense, Bjørn Arild Gram, cité dans le communiqué. «D’autres pays ont aussi donné des systèmes d’armes similaires», a-t-il ajouté.
Selon les informations du quotidien britannique The Times, un avion de lutte anti sous-marine américain, un Boeing P8 Poseidon, aurait patrouillé en Mer Noire à l’heure où le navire amiral de la flotte russe, le Moskva a été coulé.
Le président du Conseil européen Charles Michel, ancien premier ministre belge, est arrivé dans la capitale ukrainienne «au cœur de l’Europe libre et démocratique».
Un accord a été trouvé avec la Russie sur un couloir humanitaire pour évacuer des civils depuis le port assiégé de Marioupol, dans le Sud-Est de l’Ukraine, premier accord de ce type depuis samedi, a indiqué une responsable ukrainienne.
«Nous avons réussi à trouver un accord préliminaire (avec les Russes) sur un couloir humanitaire pour femmes, enfants et personnes âgées», a déclaré la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram.
«La présence militaire russe à la frontière orientale de l’Ukraine continue de se renforcer, tandis que les combats dans le Donbass s’intensifient», a assuré sur Tweeter le renseignement britannique. «L’activité aérienne russe dans le nord de l’Ukraine devrait rester faible depuis son retrait du nord de Kiev. Cependant, il existe toujours un risque de frappes de précision contre des cibles prioritaires dans toute l’Ukraine», a-t-il ajouté. «Les attaques russes contre des villes à travers l’Ukraine montrent leur intention d’essayer de perturber le mouvement des renforts et de l’armement ukrainiens vers l’est du pays».
Difficiles à produire, les automobiles neuves ont vu leurs ventes plonger dans l’Union européenne en mars, victimes des pénuries de semi-conducteurs et de la guerre en Ukraine, a indiqué mercredi l’Association européenne des constructeurs (ACEA). Au total, 844.187 véhicules ont été écoulés au mois de mars 2022, soit une baisse de 20,5% par rapport à mars 2021, et près d’un tiers de moins qu’en 2019. Il s’agit du plus faible volume de ventes pour un mois de mars depuis le début de la série statistique en 1990, hors le cas exceptionnel de 2020, qui avait paralysé l’économie au début de la pandémie de Covid-19.
> LIRE AUSSI – Pourquoi les prix des voitures s’envolent
L’arrêt d’usines ukrainiennes s’est ajoutée aux pénuries de composants électroniques et aux problèmes de livraison qui minent l’industrie automobile depuis le printemps 2021. L’Ukraine est notamment le principal fournisseur européen de faisceaux de câblage, des pièces décrites comme le «système nerveux» des voitures.
Faute de pièces, plusieurs usines ont été mises en pause à travers l’Europe. Volkswagen a dû interrompre temporairement sa production sur plusieurs sites allemands, dont une partie de son usine historique à Wolfsburg, et Zwickau, son centre de production de voitures électriques.
À VOIR AUSSI – La guerre en Ukraine «affecte sévèrement» l’économie de la zone euro, estime Christine Lagarde
La société américaine AeroVironment, spécialiste dans le confection de drones, a décidé de donner plus d’une centaine de «Quantix Recon Unmanned Aircraft Systems» au ministère de la défense ukrainien et à la défense territoriale.
> LIRE AUSSI – En Ukraine, les drones civils sont devenus des armes
Les «communications directes» entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la centrale nucléaire de Tchernobyl ont été rétablies, a assuré l’AIEA dans un communiqué.
> LIRE AUSSI – Le contrôle de Tchernobyl par les Russes est plus symbolique que dangereux

Les forces russes avaient occupé Tchernobyl pendant cinq semaines avant de se retirer le 31 mars. Ils avaient coupé le contact avec l’AIEA vingt-et-un jours plus tôt, le 10 mars. «Cette situation n’était clairement pas viable, et c’est une très bonne nouvelle que l’autorité de régulation puisse désormais contacter directement la centrale en cas de besoin», a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, dans un communiqué. Il prévoyait de diriger une mission d’experts de l’AIEA dans la centrale désaffectée dans le courant du mois d’avril pour vérifier la sûreté nucléaire ainsi que pour livrer des équipements et réparer les systèmes de contrôle à distance de l’agence.
À VOIR AUSSI – Tchernobyl: les rares images de tranchées abandonnées près de la centrale
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé mardi l’offensive russe dans l’est de l’Ukraine et demandé aux deux parties d’arrêter les combats pour une «pause humanitaire» de quatre jours à l’occasion de la Pâque orthodoxe. «Je demande aujourd’hui une pause humanitaire de quatre jours pour la semaine sainte», de jeudi à dimanche, «pour permettre l’ouverture d’une série de couloirs humanitaires» en Ukraine, a déclaré le chef de l’ONU sur le parvis du siège des Nations unies, devant une sculpture représentant un pistolet au canon noué de l’artiste suédois Carl Fredrik Reutersward.
> LIRE AUSSI – Pâques : le vibrant plaidoyer du pape pour la paix
Cette suspension des combats servirait à l’évacuation des civils «des zones de confrontations actuelles et attendues», avec l’aide de la Croix-Rouge, et à l’acheminement de l’aide humanitaire «dans les zones les plus touchées comme Marioupol, Kherson, Donetsk et Lougansk», a ajouté le chef de l’ONU. «Plus d’un tiers» des 12 millions de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire en Ukraine se trouvent dans ces quatre villes, selon lui. «Nous prévoyons que ce chiffre va atteindre 15,7 millions — soit 40% des Ukrainiens qui sont encore dans le pays», a-t-il ajouté. «Cette année, la semaine sainte orthodoxe est observée à l’ombre d’une guerre qui représente la négation totale du message de la Pâque», «une saison pour le renouveau, la résurrection et l’espoir», a regretté Antonio Guterres, appelant encore au dialogue entre Russes et Ukrainiens.
À VOIR AUSSI – L’Assemblée générale de l’ONU suspend la Russie du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies
L’Algérie et l’Egypte avant Pâques, le Congo et l’Angola cette semaine, le Mozambique en mai: l’Italie s’est lancée dans une offensive diplomatique en Afrique pour sortir de sa dépendance au gaz russe. Alors que la Russie fournit actuellement à la péninsule 45% de son gaz, le premier ministre Mario Draghi souhaite changer cette situation en diversifiant au plus vite son portefeuille de fournisseurs.
«Nous ne voulons plus dépendre du gaz russe, parce que la dépendance économique ne doit pas devenir une sujétion politique», a-t-il affirmé dimanche dans un entretien au quotidien Il Corriere della Sera. «La diversification est possible et peut être mise en oeuvre relativement rapidement, plus vite que nous le pensions il y a seulement un mois», a-t-il estimé.
> LIRE AUSSI – L’Europe pourrait-elle vraiment se passer du gaz russe ?
Dans ce but, Mario Draghi devait se rendre en personne mercredi à Luanda et jeudi à Brazzaville pour y conclure de nouveaux contrats de fourniture mais, positif au Covid, il a été remplacé au pied levé par son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, accompagné de son collègue de la Transition écologique Roberto Cingolani.
À VOIR AUSSI – Mario Draghi promet au président Zelensky que l’Italie aidera l’Ukraine à rejoindre l’Union européenne
Selon le média The Kyiv independent, des explosions ont été entendues ce soir dans la ville de Mykolaïv, au sud de l’Ukraine. Le maire Oleksandr Senkevich a demandé aux habitants de s’éloigner des fenêtres et de trouver refuge dans les abris les plus proches.
Le Parlement finlandais commence mercredi à débattre d’une adhésion à l’Otan pour mieux se protéger contre une éventuelle agression russe, avec une candidature désormais «très probable». Malgré les derniers avertissements de Moscou sur des renforts nucléaires dans la région baltique si la Finlande ou la Suède voisine rejoignaient l’alliance militaire menée par les Etats-Unis, Helsinki entend prendre une décision rapidement.
> LIRE AUSSI – La course des pays nordiques vers l’Otan
«Je pense que ça interviendra assez vite. D’ici quelques semaines», avait affirmé la semaine dernière la jeune dirigeante sociale-démocrate du pays nordique, Sanna Marin. Longtemps partagés sur la question jusqu’à l’invasion de l’Ukraine, les 200 membres de l’Eduskunta, le Parlement du pays à peine centenaire, se dirigent vers une nette majorité en faveur de l’adhésion lors d’un probable vote d’ici l’été.
Selon les pointages effectués par les médias finlandais, une centaine d’entre eux a déjà décidé de voter pour une adhésion, quand seulement 12 sont contre. Les autres attendent les débats pour afficher leur position. Sans exprimer de recommandation formelle, un nouveau «livre blanc» remis la semaine dernière par le gouvernement aux parlementaires a souligné que seule une adhésion à l’Otan permettait de bénéficier du parapluie de son célèbre article 5 de défense collective.
Sept semaines ont passé depuis le début de l’invasion russe, et l’Ukraine est déjà un pays différent. «Personne n’aurait cru tout ça possible, et moi non plus», dit Valeriy Kharchyshyn, chanteur de Druga Rika, un groupe de rock ukrainien très populaire. «Quand j’ai été réveillé dans la nuit le 24 février par les bombardements russes, j’ai cru que je rêvais. Mais c’était en fait la réalité, celle d’un nouveau monde, celui dans lequel nous vivons
À VOIR AUSSI – Ukraine: la Russie accuse l’Occident de faire durer les hostilités
> LIRE NOTRE REPORTAGE – La guerre a forgé une nouvelle Ukraine, résolue, fière et déliée de la Russie: le récit de l’envoyé spécial du Figaro
Le président Ukrainien Volodymyr Zelensky a adressé mardi soir un message aux dirigeants occidentaux, affirmant que si l’Ukraine avait accès à toutes les armes dont elle a besoin, la guerre serait «déjà terminée» lors de son allocution quotidienne.
À VOIR AUSSI – La guerre serait plus courte si l’Ukraine recevait plus d’armes, affirme Zelensky
«Si nous avions accès à toutes les armes dont nous avons besoin, dont disposent nos partenaires et qui sont comparables aux armes utilisées par la Fédération de Russie, nous aurions déjà mis fin à cette guerre. Nous aurions déjà rétabli la paix et libéré notre territoire des occupants. Parce que la supériorité de l’armée ukrainienne en tactique et en sagesse est assez évidente … Il est injuste que l’Ukraine soit encore obligée de demander ce que ses partenaires stockent quelque part depuis des années. S’ils ont les armes dont l’Ukraine a besoin ici, a besoin maintenant, s’ils ont les munitions dont nous avons besoin ici et maintenant, c’est avant tout leur devoir moral d’aider à protéger la liberté. D’aider à sauver la vie de milliers d’Ukrainiens», a-t-il déclaré.
Les Etats-Unis et l’Union européenne sont parvenus à «un large consensus sur la nécessité d’accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l’adoption de nouvelles sanctions», a déclaré mardi soir le gouvernement italien. Les alliés sont aussi tombés d’accord sur la nécessité «d’accroître l’isolement international de Moscou», a-t-il précisé dans un communiqué.
Cette prise de position a été prise au cours d’une réunion virtuelle consacrée à l’offensive russe en Ukraine entre le président américain Joe Biden et les principaux alliés des Etats-Unis.
À VOIR AUSSI – Guerre en Ukraine: Zelensky appelle à un «cocktail Molotov» de sanctions contre la Russie
La Russie a annoncé mardi avoir mené une dizaine de frappes aériennes et de missiles dans l’est de l’Ukraine, entamant selon Kiev «la bataille pour le Donbass» crainte depuis des semaines. Selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, il s’agit d’une «nouvelle phase» de la guerre.
> LIRE NOTRE RÉCIT – La Russie lance son offensive sur le Donbass par une campagne d’intenses bombardements
Selon Moscou, «des missiles de haute précision» ont «neutralisé 13 places fortes» ainsi que des «concentrations» de troupes près de la ville clé de Sloviansk, dans la région de Donetsk. Les combats «sont incessants» dans plusieurs villes, «c’est l’enfer», a déclaré le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, appelant les habitants à fuir.
À VOIR AUSSI – «Les dirigeants russes envoient leurs troupes à la mort» dans le Donbass, affirme un conseiller présidentiel ukrainien
«Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures», a affirmé un commandant de militaires ukrainiens assiégés à Marioupol, port stratégique du sud-est de l’Ukraine, dont Moscou s’est juré de prendre le contrôle. «L’ennemi est dix fois plus nombreux que nous», a déclaré Serguiy Volyna, de la 36e brigade de la marine nationale, sur Facebook. «Nous appelons et supplions tous les dirigeants du monde de nous aider. Nous leur demandons d’utiliser la procédure d’extraction et de nous emmener sur le territoire d’un pays tiers».
La Russie affirme de son côté avoir ouvert un couloir censé permettre aux forces ukrainiennes ayant décidé de se rendre de sortir de Marioupol. Mardi dans la soirée, l’armée russe a cependant déploré que «personne» n’ait emprunté ce couloir humanitaire. Ce dernier sera rouvert de nouveau mercredi à partir de 11H00 GMT, selon la même source. Dans cette ville où les autorités craignent la mort de 20.000 à 22.000 civils, les combats se concentrent autour du complexe métallurgique d’Azovstal.
> LIRE AUSSI – Le Donbass, un enjeu stratégique pour l’Ukraine
Des combattants ukrainiens y sont retranchés, mais aussi «au moins mille civils, la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées, dans les abris souterrains» de l’usine, a affirmé mardi le conseil municipal de Marioupol sur Telegram. La Russie, qui a appelé mardi les défenseurs de Marioupol à cesser «leur résistance insensée» après un premier ultimatum dimanche, est déterminée à s’emparer de ce port. Cette prise stratégique lui permettrait de faire la jonction entre la Crimée, annexée en 2014, et les républiques séparatistes prorusses du Donbass.
L’Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l’air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, refusant de préciser leur nombre ou les pays ayant fourni les appareils. Après l’envoi de pièces d’artillerie Howitzer annoncé la semaine dernière par Joe Biden, cette annonce, qui intervient au moment où la Russie vient de lancer une nouvelle offensive dans le Donbass, témoigne d’un changement d’attitude des Occidentaux, qui ont pendant plus d’un mois refusé de fournir à l’Ukraine des armements lourds, pour éviter toute escalade du conflit.
> LIRE NOTRE ANALYSE – L’armée de Poutine, miroir des forces, faiblesses et désordres qui sévissent dans l’État et la société russes
«Aujourd’hui, (les Ukrainiens) ont à leur disposition plus d’avions de chasse qu’il y a deux semaines», a déclaré le porte-parole au cours d’un point de presse. «Sans entrer dans les détails sur ce que d’autres pays fournissent, je dirais qu’ils ont reçu des appareils supplémentaires et des pièces détachées pour accroître leur flotte», a-t-il ajouté. Il s’agit vraisemblablement de Mig-29 de fabrication russe, que Kiev réclamait depuis le début du conflit et dont disposent une poignée de pays d’Europe de l’Est. La Pologne avait proposé de transférer de tels avions via une base américaine début mars, mais les États-Unis s’y étaient opposés, redoutant que la Russie puisse y voir une trop grande implication directe de l’Otan dans le conflit.
Bienvenue sur ce direct consacré à une nouvelle journée de guerre en Ukraine. Suivez toutes les dernières informations liées à l’invasion russe minute par minute.
Vous pouvez retrouver la journée d’hier ici.

3956203 (profil non modéré)
le
Meme les ukrainiens ne veulent pas du Mistral ^^ en Missile anti Aerien ^^ …
Ces troupes constitueront le «groupement militaire régional» censé défendre la Biélorussie face à une prétendue menace ukrainienne.
L’ancien président du Conseil italien, dont le parti Forza Italia fait partie de la coalition victorieuse des dernières élections législatives, a fait polémique avec des déclarations prorusses.
EN IMAGES – Des chars Leclerc doivent également être envoyés dans les prochains jours vers la base militaire de Cincu, en Roumanie, afin de renforcer une mission de l’Otan sous commandement français, lancée en février après les frappes russes en Ukraine.
À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.
Guerre en Ukraine : Kiev propose à la Russie des négociations à Marioupol
Partager via :
1 commentaire
1
Le Figaro
Les articles en illimité à partir de 0,99€ sans engagement

source

A propos de l'auteur

Backlink pro

Ajouter un commentaire