Guerre en Ukraine, en direct : Volodymyr Zelensky juge actuellement impossible la reprise des négociations avec la Russie – Le Monde

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« Personne ne croit » Moscou, a estimé vendredi le président ukrainien lors d’une réunion international à Kiev. Les forces ukrainiennes poursuivent leur contre-offensive dans le Sud et l’Est, ils ont notamment regagné la ville de Koupiansk.
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Interrogé samedi, toujours lors du forum international Yalta European Strategy (YES) à Kiev, sur les relations de l’Ukraine avec la Chine, qui n’a non plus condamné l’invasion russe, le ministre des affaires étrangères ukrainien a dit souhaiter un dialogue plus actif avec Pékin.
« Ce n’est pas que nous n’avons pas de contacts du tout, mais nous aimerions en entendre davantage de leur part », a fait valoir Dmytro Kouleba. « Chaque fois que des responsables chinois disent quelque chose qui va à l’encontre de l’intérêt national de l’Ukraine, nous n’hésitons pas à réagir. Mais en principe, nous ne voyons pas que la Chine aide la Russie (…) et c’est déjà une bonne chose », a-t-il conclu.
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a critiqué samedi la neutralité de l’Inde face à l’invasion russe de l’Ukraine accusant ce pays de « bénéficier » des « sacrifices » ukrainiens et occidentaux. « Tu ne peux pas être neutre et prétendre que rien ne s’est passé quand en gros tu tires des bénéfices de nos sacrifices », a-t-il estimé lors du forum international Yalta European Strategy (YES) à Kiev.
Depuis le début de son invasion de l’Ukraine, qui lui a valu une série de sanctions occidentales dont des embargos sur le pétrole russe, Moscou est devenu le premier fournisseur de brut de New Delhi. Les raffineurs indiens bénéficient de rabais importants alors que le prix de l’essence s’est envolé en Europe.
« L’Inde n’a la possibilité d’acheter du pétrole russe à un très bas prix, réglant ainsi ses problèmes domestiques, que parce que quelqu’un meurt en Ukraine et que quelqu’un en Europe applique des sanctions », a déclaré M. Kouleba. « Je pense que l’Inde nous est redevable », a-t-il poursuivi.
Dans l’interview qu’il a accordée au Journal du dimanche, Dmytro Kouleba, le ministère des affaires étrangères ukrainien, s’oppose à la mise hors service de la centrale de Zaporijia, actuellement aux mains des Russes, mais toujours opérée par des Ukrainiens.
« En aucun cas nous ne sommes intéressés par un arrêt. Notre intérêt vital est de la garder connectée au réseau électrique ukrainien. Cela nous permet d’abord d’assurer notre sécurité énergétique et ensuite de pouvoir exporter de l’électricité vers l’Union européenne. Cela vous [les Européens] aiderait à affronter les conséquences des coupures de gaz », affirme-t-il.
Emmanuel Macron a de nouveau échangé par téléphone samedi avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à propos de la situation toujours « très préoccupante » autour de la centrale nucléaire de Zaporijia. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait fait état vendredi d’une « coupure totale de courant » dans la ville ukrainienne d’Enerhodar, où est située la centrale, ce qui « compromet la sécurité des opérations ». Par ailleurs, le patron de l’opérateur ukrainien de la centrale, Petro Kotin, avait dénoncé, vendredi, auprès de l’Agence France-Presse des exactions perpétrées par les forces russes sur le personnel, évoquant « des tortures, des passages à tabac, des enlèvements ».
Il est « inutile » de parler à Vladimir Poutine car « c’est un menteur », déclare le chef de la diplomatie ukrainienne à l’adresse d’Emmanuel Macron, tout en saluant les efforts diplomatiques du président français. Emmanuel Macron avait appelé le 1er septembre à poursuivre le dialogue avec la Russie pour bâtir une solution de paix dans le conflit ukrainien, une approche décriée, y compris par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
« C’est le droit du président Macron de décider à qui parler. Toutefois, l’expérience nous a montré que le meilleur terrain de discussion avec Poutine, c’est le champ de bataille », déclare Dmytro Kouleba Kouleba dans Le Journal du Dimanche. « Poutine, vous pouvez toujours l’appeler, cela ne donnera pas de résultats. C’est inutile car c’est un menteur et je pense qu’Emmanuel Macron le sait », poursuit-il.
« Je me souviens des efforts incroyables qu’il a déployés avant la guerre pour empêcher ce conflit. Cela n’a pas fonctionné. Aucun indicateur ne montre que Poutine a changé d’avis depuis ou est prêt à négocier », dit le ministre ukrainien des affaires étrangères.
Selon The Institute for the Study of War (l’Institut pour l’étude de la guerre), un groupe de réflexion basé à Washington, l’avancée des troupes ukrainiennes est plus importante que les chiffres donnés par Kiev. Son dernier rapport, publié vendredi, évalue à environ 2 500 kilomètres carrés les territoires repris dans l’est du pays. Les forces armées ukrainiennes avaient, elles, communiqué vendredi un gain de « plus de 1 000 km2 ». Le président ukrainien avait lui évoqué « 2 000 kilomètres de territoire » repris depuis le début de septembre dans son adresse quotidienne, sans préciser s’il s’agissait de kilomètres carrés.
Selon l’institut américain, « les forces russes désorganisées [sont] prises au piège par l’avancée rapide des Ukrainiens ». Il s’appuie notamment sur des images diffusées sur les réseaux sociaux montrant des prisonniers russes apparemment capturés autour d’Izioum et des villes environnantes.
Le même rapport indique que les forces ukrainiennes « pourraient faire tomber les positions russes autour d’Izioum si elles coupent les lignes de communication terrestres russes » au nord et au sud de la ville.
L’armée russe a annoncé samedi avoir « retiré » ses forces présentes dans les zones de Balakliïa et d’Izioum, dans l’est ukrainien. Vladislav Sokolov, chef de l’administration locale nommée par la Russie, a déclaré, de son côté, sur les réseaux sociaux que les autorités d’Izioum avaient commencé à évacuer les résidents vers la Russie.
Les combats dans l’est de l’Ukraine interviennent alors qu’une autre offensive est en cours autour de Kherson, dans le Sud. Les analystes suggèrent que la Russie pourrait avoir retiré des soldats de l’Est pour renforcer cette dernière zone, offrant aux Ukrainiens la possibilité de frapper une ligne de front affaiblie.
Le ministre ukrainien de la défense, Oleksii Reznikov, a déclaré à la chaîne de télévision Ukraina que les Russes n’avaient ni nourriture ni carburant pour leurs troupes dans la région, Kiev ayant coupé leurs lignes d’approvisionnement. « Ce sera comme une avalanche, a-t-il dit, prédisant un repli russe. Une ligne de défense va vaciller puis tomber.  »
Les négociations avec Moscou sont actuellement impossibles, car « personne ne croit » les autorités russes, a jugé vendredi le président ukrainien au forum international annuel Yalta European Strategy (YES) qui se tenait à Kiev. Selon un site internet d’information ukrainien, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a évoqué l’idée de la reprise de négociations de paix, au cours de sa rencontre avec Volodymyr Zelensky jeudi dans la capitale ukrainienne.
Le ministre ukrainien de la défense, Oleksii Reznikov, a de son côté exclu tout compromis territorial avec la Russie, notamment concernant la Crimée, une péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014, et le Donbass, un vaste bassin industriel de l’est de l’Ukraine, en partie aux mains des séparatistes soutenus par la Russie depuis la même année.
« On ne peut parler que du rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières reconnues en 1991 », quand ce pays a proclamé son indépendance de l’URSS, a-t-il martelé. « Cela veut dire que la Crimée entière, c’est l’Ukraine et le Donbass » aussi, a souligné M. Reznikov, insistant également sur les sommes que Moscou devra à l’avenir verser au titre des réparations à son pays et sur la nécessité de punir les dirigeants russes.
Moscou espère « casser » la résistance ukrainienne cet hiver, comptant sur des problèmes de chauffage en Ukraine et sur un éventuel affaiblissement du soutien occidental à Kiev en raison de la hausse des prix de l’énergie, a averti samedi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
« La brutalité de l’hiver est censée aider quand la brutalité de l’homme ne suffit plus », a-t-il ajouté, dans le cadre du forum international annuel Yalta European Strategy (YES), à Kiev. La Russie pourrait ainsi viser avec ses frappes « entreprises et infrastructures qui assurent le chauffage » en Ukraine, a assuré M. Zelensky, appelant l’Occident à fournir à son pays davantage de systèmes de défense anti-aérienne.
Pour M. Zelensky, Moscou pourrait également « réduire à zéro » ses livraisons de gaz vers l’Europe afin de contraindre les capitales occidentales à chercher des compromis avec Moscou. « Nous devons préparer les sociétés (…). L’hiver sera dur pour tous, de la Lettonie et la Pologne à la Grande-Bretagne et les Etats-Unis », a lancé M. Zelensky. « Nous devons survivre à cet hiver ».
Il a également appelé les Occidentaux à rester unis face à la Russie mettant en garde contre « la fatigue » vis-à-vis de la guerre en Ukraine. « Le soutien de l’Ukraine dans sa guerre doit être maintenu », a-t-il souligné. « Ne vous attendez pas à ce que l’on dise “assez”. Il n’y aura pas d’“assez” tant qu’on n’aura pas gagné », a martelé M. Zelensky.
Le premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a déploré samedi une « attitude passive » du Fonds monétaire international, en s’inquiétant des « délais » dans l’examen par le FMI de la demande d’aide ukrainienne. Contrairement aux Etats-Unis et à l’Union européenne (UE) qui agissent comme des « leaders », « nous observons une attitude assez passive du FMI », a déclaré M. Chmygal au forum international Yalta European Strategy (YES) à Kiev.
L’Ukraine a demandé en août au FMI un nouveau programme d’aide alors que son économie, lourdement frappée par l’invasion russe, risque de se contracter de plus de 30 % cette année. « Nous faisons de notre mieux, nous leur avons transmis tous les documents et nous appelons évidemment le FMI à intensifier son activité », a ajouté M. Chmygal. L’assistance du FMI est censée s’inscrire dans un effort international plus large porté notamment par les Etats-Unis et l’UE pour aider l’Ukraine face aux conséquences de la guerre.
L’aide occidentale promise à court terme à l’Ukraine devrait totaliser 39 milliards d’euros. Mais cette somme devrait s’avérer largement insuffisante, car elle avait été calculée en faisant l’hypothèse que l’invasion russe prendrait fin en août, selon un diplomate européen. Elle ne prend pas non plus en compte les besoins immenses pour la reconstruction du pays. La Banque mondiale a estimé vendredi le coût « actuel » de cette reconstruction à 349 milliards d’euros, précisant qu’il devrait « augmenter encore dans les prochains mois alors que la guerre se poursuit ».
L’armée ukrainienne a repris quelque « 2 000 kilomètres de territoire » depuis le début de septembre, a annoncé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son adresse quotidienne. Il n’a pas précisé s’il s’agissait de km2. Jeudi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Valery Zaloujny, avait affirmé que ses troupes avaient repris 1 000 km2.
« Ces derniers jours, l’armée russe nous montre ce qu’elle a de mieux : son dos. Après tout, c’est un bon choix pour eux que de fuir », a ajouté M. Zelensky. « Il n’y pas de place en Ukraine pour les occupants, et il n’y en aura jamais », a-t-il ajouté.
Début septembre, l’armée ukrainienne a d’abord annoncé une contre-offensive dans le sud, avant de réaliser cette semaine une percée surprise et éclair des lignes russes dans le nord-est, dans la région de Kharkiv.
Une trentaine de localités ont été libérées, a dit M. Zelensky vendredi, mais d’autres se sont ajoutées à la liste samedi, avec l’entrée de l’armée ukrainienne dans la ville de Koupiansk, une localité clé aux mains de l’armée russe depuis plusieurs mois. Sa prise de contrôle par les forces ukrainiennes pourrait poser un sérieux problème à Moscou, la ville se trouvant sur des routes d’approvisionnement vers d’autres positions russes sur la ligne de front.
La reprise d’une autre ville stratégique, Izioum semblait-elle aussi imminente, l’armée russe ayant annoncé qu’elle en retirait ses troupes pour défendre la zone séparatiste de Donetsk.
Selon une information de l’agence de presse russe TASS reprise par le Guardian, il a été conseillé aux habitants des zones occupées de la région de Kharkiv d’évacuer vers la Russie. Cela « sauvera des vies », a affirmé l’administrateur de la zone, installé par Moscou, Vitaly Ganchev.
Le gouverneur de l’oblast de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, a dit que de la nourriture et de l’assistance humanitaire seraient fournies aux personnes qui devaient attendre dans leur véhicule pour entrer en Russie, au niveau de Logachevka.
Un responsable du parti pro-Kremlin Russie unie, Andreï Tourtchak, a ajouté que des volontaires avaient été déployés pour aider ceux qui fuyaient l’Ukraine vers la Russie, et a fait état de la présence de quatre cents véhicules à la frontière.
Balakliïa, l’une des villes-clés de la région de Kharkiv, a été reprise aux Russes cette semaine. La localité et ses alentours ont été transformés en champ de bataille et portent les traces de violents combats. Au nord de la ville, des voitures de civils, des camions et des blindés russes carbonisés – dont certains encore frappés de la lettre Z, symbole des forces russes qui ont conduit l’invasion de l’Ukraine – gisent sur le bord de la route par dizaines.
Quelques kilomètres plus loin, des soldats ukrainiens s’apprêtent à déplacer des véhicules blindés et un char abandonnés par l’armée russe ces derniers jours, au milieu de l’offensive ukrainienne. A tous les carrefours, des caisses de munitions ont été abandonnées par l’armée russe.
L’accès à Balakliïa, 27 000 habitants avant la guerre, a été rendu difficile par la destruction de deux ponts par les forces russes avant leur retrait mercredi, selon les habitants interrogés par l’Agence France-Presse. Selon les médias ukrainiens, un tiers de la population seulement est resté dans la ville pendant l’occupation, en majorité des personnes de plus de 50 ans.
Autour de la rue principale, des soldats ukrainiens patrouillent et quelques habitants circulent, à pied ou à vélo pour la plupart. Entre les immeubles détruits ou endommagés, quelques habitations ont échappé au pire. Les rues sont quasi désertes, mais le drapeau ukrainien a été hissé et orne la statue du poète national ukrainien Taras Chevtchenko, sur la place principale de la ville.
L’armée russe a annoncé samedi avoir « retiré » ses forces présentes dans les zones de Balakliïa et d’Izioum, dans l’Est ukrainien où Kiev fait état d’avancées dans sa contre-offensive, afin de les « regrouper » près de Donetsk, plus au sud.
« Il a été décidé de regrouper les forces russes déployées dans les régions de Balakliïa et d’Izioum », a fait savoir le ministère de la défense russe dans un communiqué relayé par les agences, assurant y avoir procédé « afin de renforcer les efforts » autour de Donetsk, l’une des capitales des séparatistes prorusses.
Dans la région séparatiste, la situation est « difficile », a reconnu samedi un dirigeant séparatiste prorusse, Denis Pouchiline. A Lyman en particulier, tombée aux mains des forces de Moscou à la fin de mai, « la situation reste assez difficile, tout comme dans un nombre d’autres localités dans le nord de la République » autoproclamée de Donetsk, a déclaré M. Pouchiline, dans une vidéo sur Telegram.
Emmanuel Macron a de nouveau échangé par téléphone samedi avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à propos de la situation toujours « très préoccupante » autour de la centrale nucléaire de Zaporijia, a annoncé l’Elysée. Les deux présidents « sont revenus sur la situation autour de la centrale de Zaporijia, qui demeure très préoccupante. Ils ont marqué leur soutien au travail de l’Agence internationale de l’énergie atomique », l’AIEA, a souligné la présidence française.
Le chef de l’Etat français a aussi « interrogé le président Zelensky sur les développements du conflit sur le terrain, et sur les besoins de l’Ukraine auxquels la France pourrait contribuer à répondre », a ajouté l’Elysée, alors que les Etats-Unis ont déjà annoncé une nouvelle aide militaire de 2,7 milliards de dollars pour Kiev et des pays de la région.
Au sujet de la centrale de Zaporijia, MM.Macron et Zelensky « partagent la même exigence d’un retrait des forces russes de la zone pour garantir la sécurité et sûreté des installations nucléaires », a affirmé l’Elysée. Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky s’étaient déjà entretenus lundi à ce sujet.
Vendredi, l’AIEA avait fait état d’une « coupure totale de courant » dans la ville ukrainienne d’Enerhodar (sud), où est située la centrale nucléaire de Zaporijia, une situation qui « compromet la sécurité des opérations ». « C’est totalement inacceptable. Cela ne peut pas continuer », avait dénoncé son directeur général, Rafael Grossi, appelant à « cesser immédiatement les bombardements dans la zone ».
Les forces ukrainiennes viennent de reprendre la ville de Koupiansk, dans l’Est, et progressent également dans le Sud, a affirmé une porte-parole du commandement militaire.
« Nos soldats avancent sur les lignes de front dans le Sud, dans plusieurs zones allant de deux à plusieurs dizaines de kilomètres », a déclaré à des médias locaux la porte-parole du commandement militaire du sud de l’Ukraine, Natalia Houmeniouk.
Dans son rapport du 9 septembre, publié samedi, l’Institut pour l’étude de la guerre, l’ISW, note lui aussi une « avancée ukrainienne rapide » dans l’oblast de Kharkiv, face à laquelle « des forces russes désorganisées [se sont] retrouvées ». Les auteurs du rapport mentionnent des images publiées sur les réseaux sociaux, qui montreraient des prisonniers russes capturés près d’Izioum et d’autres villes voisines. Ils ajoutent que les forces ukrainiennes « pourraient faire tomber les positions russes autour d’Izioum si elles coupent les lignes de communication terrestres » au nord et au sud de la ville.
Un peu plus tôt, samedi matin, le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleh Synehoubov, déplorait la mort d’une femme de 62 ans dans un bombardement russe sur sa maison. Il rapportait également l’hospitalisation de cinq civils dans le district d’Izioum, et faisait état de neuf blessés dans le reste de la région. M. Synehoubov accuse Moscou d’attaquer des sites, dont des zones résidentielles, récemment repris par Kiev. « L’ennemi se venge des actions menées avec succès par les forces armées ukrainiennes pour libérer Kharkiv », écrit-il sur Telegram.
Depuis vendredi, une image montrant des soldats ukrainiens devant un bâtiment administratif de la ville de Koupiansk, à environ 70 kilomètres au nord d’Izioum, circulait sur Telegram et sur Twitter. Les autorités ukrainiennes, qui n’avaient pas confirmé l’information dans un premier temps, ont fini par annoncer, samedi, la présence de leurs troupes dans la cité.
Les forces spéciales ukrainiennes ont diffusé des photographies sur les réseaux sociaux montrant leurs officiers « à Koupiansk, qui a été et sera toujours ukrainienne ». Un responsable régional a publié de son côté une image de soldats ukrainiens dans la ville avec ce texte : « Koupiansk, c’est l’Ukraine ». Située sur les routes d’approvisionnement de ses lignes de front, cette ville de 27 000 habitants est d’un intérêt stratégique crucial pour l’armée russe.

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