Guerre en Ukraine en direct : Kiev propose à Moscou des négociations sur le sort de Marioupol – Le Monde

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La requête est venue de négociateurs ukrainiens de haut rang, alors que Volodymyr Zelensky a dénoncé, dans une interview accordée à BFM-TV, une « action terroriste » russe en évoquant la situation à Marioupol, assiégée par les forces de Moscou.
Plus de cinq millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, le 24 février, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Plus de la moitié d’entre eux, soit plus de 2,8 millions, ont fui au moins dans un premier temps vers la Pologne. Bien que beaucoup y soient restés, un nombre inconnu a poursuivi sa route vers d’autres pays européens.
Le HCR a fait savoir que, outre les départ du pays, plus de sept millions de personnes avaient été déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, soit une proportion importante : avant la guerre, l’Ukraine comptait 44 millions d’habitants.
Vous pouvez vous diriger vers notre nouveau direct du jour avec ce lien.
Des représentants de l’opérateur ukrainien de gazoducs et de la société gazière Naftogaz ont passé une semaine à Washington où ils ont rencontré des responsables de l’administration américaine et des parlementaires du Congrès pour les inciter à convaincre l’Allemagne et d’autres alliés européens à changer la route des livraisons de gaz russe du gazoduc Nord Stream 1 au profit du gazoduc ukrainien.
Une telle décision obligerait la Russie à faire transiter par l’Ukraine une plus grande partie de son gaz destiné à l’Europe. Moscou devrait ainsi payer davantage de droits de transit, ce qui pourrait aider à financer la défense de l’Ukraine en temps de guerre, et dissuader la Russie d’endommager les gazoducs ukrainiens dans l’intervalle, ont déclaré ces responsables aux parlementaires américains et aux responsables de l’administration Biden.
La Russie « dépend de nous pour transporter son gaz vers l’Europe. C’est un élément à exploiter dans nos discussions avec Moscou, et l’Europe peut nous aider », a déclaré Olga Bielkova, directrice des affaires internationales de l’opérateur ukrainien de gazoducs.
Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, a reproché, aujourd’hui, au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de ne pas coopérer avec son pays sur le sort de réfugiés ukrainiens en Russie, le soupçonnant d’être « complice » de « déportations ».
« Le CICR ne remplit pas son mandat », a lancé, à la télévision ukrainienne, Mme Denissova qui craint que des personnes soient évacuées de force vers la Russie par l’armée russe.
« Je soupçonne [la Croix-Rouge] d’être complice » de la Russie, a-t-elle poursuivi, après s’être entretenue dans la journée avec un responsable de la branche ukrainienne du CICR.
« Cela fait un mois que j’essaie de voir le président du CICR pour discuter avec lui de la déportation de nos citoyens vers la Russie. J’essaie de le faire après que le président du CICR a dit que le CICR allait ouvrir une représentation à Rostov-sur-le Don et encourager l’accueil des Ukrainiens sur le territoire de l’Etat-agresseur », a déclaré Mme Denissova. Rostov-sur-le-Don se situe au sud-ouest de la Russie à la frontière avec l’Ukraine.
« Aujourd’hui j’ai rencontré le représentant de la branche ukrainienne de la Croix-Rouge à qui j’ai écrit 120 lettres au sujet de la recherche de nos citoyens. Je n’ai reçu aucune réponse », a-t-elle dit mercredi.
Elle a cité les chiffres de l’ONU, selon lesquels 550 000 réfugiés ukrainiens se trouvent en Russie dont 121 000 enfants.
« Où se trouvent-ils ? Dans des camps de filtration ? Dans des foyers temporaires ? On a des témoignages de gens qui ont été amenés » en Russie, a-t-elle dit.
Mme Denissova a dit avoir demandé à son homologue russe Tatiana Moskalkova de lui fournir les listes des Ukrainiens réfugiés en Russie afin de travailler avec la Croix-Rouge pour leur rapatriement : « Zéro réponse de sa part et de la part du CICR ».
Interrogé par l’Agence France-Presse, le CICR a « fermement rejeté ces fausses accusations » en assurant une nouvelle fois ne pas « effectuer d’évacuations forcées » et en rappelant que l’organisation avait « facilité le passage volontaire de civils et de blessés en toute sécurité vers d’autres villes ukrainiennes ». L’organisation a confirmé « avoir exploré la possibilité d’ouvrir un bureau à Rostov-sur-le-Don » afin « d’alléger les souffrances des personnes touchées par le conflit armé ».

Les Etats-Unis et quatre autres pays occidentaux ont prévenu que leurs services de renseignement disposaient d’informations selon lesquelles la Russie s’apprêtait à lancer des cyberattaques massives contre les alliés de l’Ukraine. Les pays formant l’alliance dite des « Five Eyes » – Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande – ont précisé que Moscou pourrait faire appel à ces groupes cybercriminels pour lancer des attaques contre des Etats, des institutions, et des entreprises.
« Des renseignements croissants indiquent que l’Etat russe étudie les options pour de potentielles cyberattaques », ont-ils fait savoir dans un communiqué commun.
« L’invasion russe de l’Ukraine pourrait exposer des organisations aussi bien dans la région que dans le reste du monde à une cyberactivité malveillante », dit le communiqué. « Cette activité pourrait répondre au coût économique sans précédent imposé à la Russie, et au soutien matériel apporté [à l’Ukraine] par les Etats-Unis, leurs alliés et leurs partenaires ».
L’alliance des « Five Eyes » souligne que « certains cybercriminels ont récemment prêté publiquement allégeance au gouvernement russe ». « Certains groupes ont menacé de mener des cyberattaques contre les pays et les organisations qui soutiennent matériellement l’Ukraine », précise le communiqué.
Le communiqué des alliés occidentaux identifie une douzaine de groupes de hackers susceptibles de mener ces attaques, certains liés aux services de renseignement ou à l’armée russes, d’autres privés. Washington prévient depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février que Moscou risque d’utiliser l’arme des cyberattaques contre Kiev et ses alliés occidentaux, ce qui ne s’est pas encore produit.
Le numéro 1 mondial du tennis, Novak Djokovic, a déclaré mercredi à Belgrade qu’il ne cautionnait pas la décision des organisateurs de Wimbledon d’exclure les Russes et les Biélorusses de l’édition 2022 du Majeur sur gazon en raison de la guerre en Ukraine.
« Je condamnerai toujours la guerre, étant moi-même un enfant de la guerre (…) mais je ne peux pas soutenir la décision du tournoi de Wimbledon, je pense qu’elle est folle », a déclaré le Serbe à la presse, à l’issue de son premier match au tournoi ATP-250 de Belgrade.
Les joueurs de tennis, les sportifs n’ont rien à voir avec ce qui se passe. Lorsque la politique intervient dans le sport, ce n’est jamais bon.
Le tournoi britannique de Wimbledon est devenu le premier évènement de tennis à écarter individuellement les joueurs, une décision vivement critiquée par l’ATP et la WTA.

La photo que vous voyez en haut de ce direct
Le premier ministre britannique, Boris Johnson, considère qu’il sera difficile pour l’Ukraine d’obtenir un accord de paix avec Vladimir Poutine, un chef d’Etat qu’il juge peu fiable.
« Il est très difficile d’imaginer comment les Ukrainiens peuvent négocier avec Poutine, étant donné son manque évident de bonne foi », a affirmé Boris Johnson à des journalistes à bord d’un avion le transportant en Inde pour une visite de deux jours.
Selon le dirigeant britannique, Vladimir Poutine a clairement fait comprendre qu’il entendait prendre le contrôle d’une plus grande partie du territoire ukrainien et pourrait lancer une nouvelle offensive contre la capitale, Kiev. « Comment pouvez-vous négocier avec un crocodile qui a votre jambe entre ses mâchoires ? C’est la difficulté à laquelle font face les Ukrainiens », a-t-il jugé.
L’Ukraine a proposé, mercredi, à la Russie une « session spéciale de négociations » à Marioupol, ville portuaire de la mer d’Azov assiégée, ont déclaré deux négociateurs ukrainiens.
« Pour sauver nos gars, [le bataillon] Azov, les soldats, les civils, les enfants, les vivants et les blessés. Tout le monde », a écrit Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur son compte Twitter. « Nous sommes prêts à venir avec Mykhaïlo Podoliak à n’importe quel moment pour ces négociations, dès que nous recevons confirmation de la partie russe », a pour sa part déclaré le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia, sur sa chaîne Telegram.
Après des semaines de combats, la ville semble être en passe de tomber aux mains des forces russes, qui ont intensifié leurs frappes, selon l’un des commandants militaires ukrainiens assiégés à Marioupol.
Selon M. Zelensky, les militaires ukrainiens retranchés dans le vaste complexe sidérurgique Azovstal, dernier îlot de résistance dans la ville, « protègent au prix de leur vie (…) environ un millier de civils, femmes et enfants ».
Le Trésor américain a annoncé mercredi des sanctions contre la banque russe Transkapitalbank et un vaste réseau entourant l’oligarque Konstantin Malofeev. Les mesures contre Transkapitalbank visent à empêcher cet établissement privé d’accéder aux réseaux financiers mondiaux en interdisant aux institutions et aux individus américains ainsi qu’à ceux ayant des activités aux Etats-Unis de faire des affaires avec lui.
Selon le Trésor, la banque a mis en place son propre système de transferts financiers sur Internet et offre un accès à des banques en Chine, au Moyen-Orient et ailleurs, pour permettre le règlement de paiements en dollars américains sans passer par le système mondial Swift et en évitant de faire transiter les paiements par le système bancaire américain.
Le système de Transkapitalbank pourrait permettre à d’autres institutions et sociétés d’éviter les sanctions américaines contre la Russie, qui se sont durcies depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Le Trésor américain a aussi placé sur liste noire un vaste réseau composé d’une quarantaine de personnes, dont M. Malofeev, et d’entités, accusées de faciliter le contournement des sanctions, ainsi que plusieurs sociétés russes impliquées dans le minage de cryptomonnaies. Selon le Trésor, M. Malofeev a longtemps œuvré, au nom du gouvernement russe, pour soutenir les séparatistes en Ukraine et à saboter stabilité et démocratie dans plusieurs pays.
Plus de cinq millions d’hommes, femmes et enfants ont fui la guerre en Ukraine. De cet exode sans précédent en Europe depuis la seconde guerre mondiale, une part infime est allée en France.
A quelques heures du débat de l’entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen – que vous pouvez suivre ici –, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a invité la candidate du Rassemblement national (RN) à revoir sa position sur la Russie et Vladimir Poutine.
« Si madame la candidate comprend qu’elle s’est trompée, (…) notre relation pourrait changer », a déclaré M. Zelensky depuis Kiev, dans un entretien à BFM-TV. « Je veux dire que, bien évidemment, j’ai des relations avec Emmanuel Macron et je ne voudrais pas les perdre », a-t-il poursuivi. Mais, a ajouté le chef de l’Etat ukrainien, « je ne suis pas persuadé que j’ai le droit, aujourd’hui, d’influencer ce qui se passe chez vous ».
Mme Le Pen avait été interdite de séjour en Ukraine en janvier 2017 pour avoir défendu l’annexion de la région ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, jugée illégale par la communauté internationale. La candidate RN a condamné l’invasion de l’Ukraine par Moscou, mais elle a de nouveau plaidé, la semaine dernière, pour un « rapprochement stratégique entre l’OTAN et la Russie », une fois la guerre terminée, au cours d’une conférence de presse sur sa politique étrangère. « C’est l’intérêt de la France et de l’Europe, mais aussi je crois des Etats-Unis, qui n’ont (…) aucun intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe », a estimé la candidate d’extrême droite à la présidentielle, à rebours de l’actuelle position française.
Le président russe, Vladimir Poutine, ne s’est, pour sa part, pas exprimé sur le sujet.
La Russie est accusée d’utiliser en Ukraine ces deux types d’armes controversées, ce qu’elle n’a jamais reconnu.
Le ministre des affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, a accusé, mercredi, des pays de l’OTAN de vouloir faire durer la guerre en Ukraine. « Leur objectif est que la Russie s’affaiblisse », a jugé le chef de la diplomatie turque.
Les négociations russo-ukrainiennes, censées continuer en ligne depuis la dernière rencontre à Istanbul, à la fin de mars, semblent au point mort. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé mercredi que les Ukrainiens « ne cessent de se retirer de ce sur quoi il y avait des ententes ».
Membre de l’OTAN et alliée de l’Ukraine – à laquelle elle a livré des drones de combat –, la Turquie s’efforce depuis le début de la guerre de faciliter une médiation entre Moscou et Kiev. La Turquie a accueilli par deux fois des négociations directes entre les deux parties, le 10 mars au niveau ministériel à Antalya (sud) et le 29 mars à Istanbul.

Le couloir pour évacuer des civils, mercredi, du port assiégé de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, « n’a pas fonctionné », a déclaré la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. La responsable ukrainienne a fait cette déclaration dans la soirée après avoir annoncé ce matin un accord « préliminaire » avec la Russie pour ce couloir.
« En raison du manque de contrôle sur leur propre armée sur le terrain, les occupants n’ont pas été en mesure d’assurer un cessez-le-feu approprié », a souligné Mme Verechtchouk. « De plus, en raison de leur désorganisation et de leur négligence, ils n’ont pas été en mesure de fournir un transport rapide des personnes jusqu’au point où des dizaines de nos cars et ambulances attendaient », a-t-elle ajouté.
Aucun couloir d’évacuation n’avait été mis en place en Ukraine depuis samedi, faute d’accord avec les Russes, qui ont intensifié ces derniers jours leurs frappes dans l’est du pays.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a pour sa part évoqué la situation tragique à Marioupol, où les derniers militaires ukrainiens retranchés dans une usine, pilonnée et assiégée, ont avec eux « des centaines de blessés » et « environ un millier de civils, femmes et enfants », qu’ils « protègent au prix de leur vie ».
Bonsoir PB,
Pas encore, mais vous nous en donnez l’occasion !
C’était la première fois que les ministres des finances du G20 se retrouvaient depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, et les tensions étaient palpables. La présidence indonésienne avait été pressée dès le mois dernier d’exclure Moscou, mais s’y est refusée au nom de l’impartialité.
Mercredi, des ministres des finances et des banquiers centraux du G20, réunis en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington, ont quitté la salle de réunion ou éteint leur écran pour protester contre la présence de la Russie. Les ministres du G7 ont par ailleurs obtenu que l’Ukraine, qui n’est pas membre du G20, participe à cette réunion.
« La guerre est incompatible avec la coopération », a déclaré le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, en ouverture de la réunion du G20, en exhortant la Russie à « s’abstenir de participer aux réunions » de cette instance qui réunit les vingt grandes économies mondiales dont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Japon, la France et l’Allemagne. A défaut d’obtenir l’exclusion de Moscou, des ministres dont M. Le Maire et la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, ont décidé de boycotter les sessions où les responsables russes devaient prendre la parole.
« Les réunions de cette semaine à Washington ont pour but de soutenir l’économie mondiale et l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie constitue une grave menace pour l’économie mondiale », a tweeté la vice-première ministre canadienne, Chrystia Freeland, publiant une photo des responsables occidentaux ayant « quitté la plénière du G20 lorsque la Russie a cherché à intervenir ». « La Russie ne devrait pas participer ou être incluse dans ces réunions », a-t-elle ajouté. A Londres aussi, on souligne que les représentants britanniques ont quitté la salle.
A contrario, le ministre des finances allemand, Christian Lindner, a défendu la volonté de Berlin de participer à toutes les sessions, y compris celles en présence des responsables russes. « Nous n’offrirons pas une tribune à la Russie pour diffuser sa propagande et ses mensonges », a-t-il déclaré. Il a assuré que l’Allemagne, qui préside actuellement le G7 dont une réunion était prévue pour mercredi après-midi à Washington, s’efforçait en revanche d’obtenir « une réaction commune, en cas de participation de représentants russes aux réunions » du G20, sans entrer dans le détail.
L’annonce semblait marquer un tournant dans l’attitude des Occidentaux, mais les Etats-Unis viennent de revenir dessus. L’Ukraine a bien reçu des pièces détachées pour ses avions de chasse, afin de renforcer son armée de l’air, mais pas des appareils entiers, a corrigé, mercredi, le porte-parole du Pentagone, John Kirby. « J’avais compris que l’offre d’un autre pays de la région de fournir des avions entiers à l’Ukraine… avait été mise en œuvre. Ce n’est pas le cas, a déclaré le porte-parole à la presse. Je regrette cette erreur. »
« Cela dit, les Ukrainiens ont reçu (…) suffisamment de pièces détachées et d’équipements supplémentaires pour rendre opérationnels davantage d’avions » qu’il y a trois semaines, a-t-il ajouté.
La veille, M. Kirby avait affirmé que les Ukrainiens avaient « à leur disposition plus d’avions de chasse qu’il y a deux semaines », affirmant qu’ils avaient « reçu des appareils supplémentaires et des pièces détachées pour accroître leur flotte ». Il n’avait pas précisé le type des appareils fournis à l’armée ukrainienne, qui réclamait des avions de guerre depuis des semaines, mais avait laissé entendre qu’il s’agissait d’appareils de fabrication russe. « D’autres nations qui ont l’expérience de ce genre d’avions ont pu les aider à avoir plus d’appareils en service », avait-il dit.
Il avait aussi précisé que les Etats-Unis, qui ne veulent pas apparaître comme pays belligérant dans ce conflit, avaient facilité l’envoi de pièces détachées vers le territoire ukrainien mais n’y avaient pas acheminé d’avions.
« Nous avons foi en notre victoire, mais c’est une question de temps, et malheureusement c’est aussi une question du nombre de victimes. Rien n’est plus important pour moi que la vie des gens. » « Je suis optimiste », a toutefois conclu, en français, Volodymyr Zelensky.
Interrogé sur la présidentielle française, et le fait que Marine Le Pen soit pour l’heure interdite de séjour en Ukraine, Volodymyr Zelensky a expliqué que cette interdiction sera levée si la candidate du RN « comprend qu’elle s’est trompée », à propos de l’Ukraine.
« Je veux dire que bien évidemment j’ai des relations avec Emmanuel Macron et je ne voudrais pas les perdre », a poursuivi M. Zelensky. Mais, a ajouté le chef de l’Etat ukrainien, « je ne suis pas persuadé que j’ai le droit, aujourd’hui, d’influencer ce qui se passe chez vous ».
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est dit prêt à une rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, pour des pourparlers. « Je suis toujours prêt à les rencontrer, depuis 2019 », « il ne faut pas d’autre précision » qu’un lieu et une date pour organiser cette rencontre avec Vladimir Poutine, a-t-il dit à BFM-TV. « Il faut résoudre le problème du Donbass, du retrait des troupes russes. Il faudrait au moins qu’ils reculent » derrière la ligne franchie le 24 février avant de parler de paix, a-t-il expliqué.
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